Une moniale orthodoxe parmi les victimes des inondations dans l’Aude

Une moniale orthodoxe parmi les victimes des inondations dans l’Aude
Une moniale orthodoxe parmi les victimes des inondations dans l’Aude

 

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Le monastère du Buisson Ardent, situé à Villardonnel, dans l’Aude a été durement frappé par les très fortes pluies qui ont provoqué des inondations dans la région.
La communauté monastique de la Résurrection se trouve dans la juridiction de la  métropole orthodoxe antiochienne d’Europe occidentale et centrale.
Sœur Elisabeth, une moniale de 88 ans a été retrouvée morte sous les cyprès qui bordent le monastère hier lundi en début de matinée.
Ces inondations sans précédent ont causé de très importants dégâts. Au milieu de la nuit, la véranda du rez-de chaussée a explosé, et lorsque les sœurs sont descendues le matin, elles ont constaté que tout était inondé. Elles ont expliqué avoir eu de l’eau jusqu’aux épaules. Des volontaires sont venus du voisinage afin d’aider la communauté à remettre les meubles et les objets à leur place.
La chapelle a été l’une des pièces les plus touchées. Les livres liturgiques ont été détruits par l’eau et la boue, les stalles ont été déplacées, brisées, mais, grâce à Dieu, les fresques qui ornent le cloître sont presque intactes.
Face à cette situation exceptionnelle, la solidarité des voisins et amis s’est immédiatement manifestée. Pour aider le monastère, vous pouvez faire un don par virement bancaire.

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Source: Orthodoxie.com

Vidéo ci-dessous : un reportage de France 3 Occitanie sur le nettoyage au monastère.

Le patriarche Irénée visite le Mont Athos

Le patriarche de Serbie Irénée visite le Mont Athos

Le patriarche de Serbie Irénée visite le Mont Athos

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Dès son arrivée sur le Mont Athos, le 1er octobre, le patriarche Irénée s’est rendu à Karyès, où il a été reçu solennellement par les membres de la Sainte Épistasie et le gouverneur civil de la Sainte Montagne, Konstantinos Dimtsas. Après la doxologie en l’église du Protaton, une réception officielle a eu lieu dans le bâtiment de la Sainte Épistasie. De Karyès, le patriarche s’est rendu au monastère de Chilandar, où il a été accueilli par l’higoumène, l’archimandrite Méthode, et sa communauté. Le 2 octobre, le patriarche Irénée a célébré la sainte Liturgie en l’église du monastère, dédiée l’Entrée au Temple de la Très sainte Mère de Dieu. Un grand nombre de fidèles, venus vénérer l’icône miraculeuse de la Mère de Dieu dite « Tricheroussa » (« aux trois mains »), ont assisté à la Liturgie patriarcale.

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Source: Orthodoxie.com

Le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II a appelé les Ukrainiens à demeurer dans l’Église canonique

Le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II a appelé les Ukrainiens à demeurer dans l’Église canonique

Le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II a appelé les Ukrainiens à demeurer dans l’Église canonique

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Lors de sa visite amicale au diocèse d’Odessa de l’Église orthodoxe d’Ukraine, le patriarche d’Alexandrie Théodore II a appelé les Ukrainiens à demeurer les fidèles enfants de l’Église canonique présidée par le métropolite de Kiev Onuphre. Après un office d’intercession pour l’unité de l’Église du Christ, la cessation des schismes et la paix en Ukraine, célébré en la cathédrale de la Transfiguration du Sauveur à Odessa, le 27 septembre 2018, le patriarche a dit : « Je suis venu ici afin de vous dire : demeurez dans la foi orthodoxe, dans l’Église canonique. L’apôtre Pierre, au premier siècle a vu la Tunique du Christ déchirée. Cette Tunique a été ensanglantée tant d’années. Et il faut tenir cette Tunique dans nos cœurs ». Comme l’a fait remarquer le primat de l’Église orthodoxe d’Alexandrie, « il y a en Ukraine une Église canonique qui est présidée par S.B. le métropolite Onuphre, un homme béni de Dieu et un véritable moine. La semaine dernière, j’ai rendu visite à l’Église orthodoxe de Pologne et j’ai signé avec le métropolite Sava un document selon lequel nous nous trouvons aux côtés de l’Église canonique d’Ukraine. Nous sommes avec ceux qui veulent une Orthodoxie en paix, parce que mon amour est toujours avec vous », a souligné le hiérarque. S’adressant à celui-ci, le métropolite d’Odessa et Izmaïl Agathange a exprimé le souhait que, à l’aide de S.B. le patriarche Théodore II, la situation ecclésiale en Ukraine soit portée à la discussion des Primats des Églises locales orthodoxes. « Nous demandons à Votre Béatitude, d’avoir le discernement spirituel, de ne pas délaisser le peuple de Dieu qui s’adresse au Seigneur et à vous, parce que vous avez exercé votre ministère dans ce pays. Vous connaissez le peuple fidèle d’Ukraine, vous connaissez leur foi, leur espoir. Et nous croyons que le début de votre séjour sur la terre d’Odessa peut résoudre cette question, parce que ce le temps n’est pas venu de diviser, mais de préserver notre unité ecclésiale et rechercher ce qui sert à la paix, à l’unité et à l’édification réciproque », a déclaré le métropolite Agathange. À la fin de l’office, le patriarche d’Alexandrie a béni les nombreux fidèles et s’est exclamé « Le Christ est ressuscité », le peuple répondant « En vérité, Il est ressuscité ! » On peut visionner ci-dessous une vidéo de l’office et des allocutions. Le 28 septembre, le patriarche Théodore II a présidé la divine Liturgie en l’église grecque de la Sainte-Trinité à Odessa, où il a célébré de nombreuses années en tant que représentant du patriarcat d’Alexandrie.

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Source: Orthodoxie.com

Le métropolite Hilarion a rencontré le patriarche Irénée et les membres du Saint-Synode de l’Église orthodoxe serbe

Le métropolite Hilarion a rencontré le primat et les membres du Saint-Synode de l’Eglsie orthodoxe serbe

Le métropolite Hilarion a rencontré le primat et les membres du Saint-Synode de l’Église orthodoxe serbe

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Le 25 septembre 2018, avec la bénédiction de Sa Sainteté le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, est arrivé dans la capitale serbe. Le 26 septembre, le métropolite Hilarion a rencontré Sa Sainteté le patriarche Irénée de Serbie et les membres du Saint-Synode de l’Eglise orthodoxe serbe : le métropolite Porphyre de Zagreb et de Ljubljana, l’évêque Irénée de Bačka, l’évêque Jean de Sumadija et l’évêque Milutin de Valjevo. L’entretien, qui s’est déroulé dans un climat de fraternité et de concorde, a porté sur la coopération entre les Eglises orthodoxes russe et serbe, ainsi que sur les rapports inter-orthodoxes. L’évêque Antoine de Moravici, recteur du métochion de l’Eglise orthodoxe serbe à Moscpou, et l’évêque Stéphane de Remesiana, vicaire de l’archevêché de Belgrade, prenaient part à la rencontre.

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Source: Orthodoxie.com

Le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II et le métropolite de Kiev Onuphre ont concélébré la liturgie au monastère de la Dormition à Odessa

Le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II et le métropolite de Kiev Onuphre ont concélébré la liturgie au monastère de la Dormition à Odessa

Le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II et le métropolite de Kiev Onuphre ont concélébré la liturgie au monastère de la Dormition à Odessa

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Le 29 septembre, jour de la fête de saint Koukcha d’Odessa, le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II et le métropolite de Kiev Onuphre ont célébré la divine liturgie au monastère de la Dormition à Odessa. Aux portes du monastère, le primat de l’Église d’Ukraine a accueilli un grand nombre d’archipasteurs de l’Église orthodoxe d’Ukraine, de Russie et de Moldavie, ainsi que des hiérarques des patriarcats d’Alexandrie et de Bulgarie, le clergé du diocèse d’Odessa et une grande foule de fidèles. Dans son allocution, à l’issue de la liturgie, le primat de l’Église orthodoxe d’Alexandrie a déclaré : « Votre Béatitude le métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine, Votre Éminence le métropolite d’Odessa et d’Izmaïl, je suis toujours avec vous. C’est pourquoi je suis ici aujourd’hui. Je suis venu pour fêter le 1030ème anniversaire du baptême de la Rous. Je suis venu pour que tous voient que le patriarche d’Alexandrie est en personne avec vous en ces temps complexes. L’Église d’Alexandrie a toujours préservé les dogmes de l’orthodoxie. Saint Cyrille d’Alexandrie fit convoquer le IIIème Concile œcuménique, afin d’affirmer les dogmes de l’Église. Si nous regardons l’histoire, il y a toujours eu de bonnes relations entre les Églises d’Alexandrie et de Russie. Je voudrais vous offrir, Votre Béatitude, l’icône du saint patriarche d’Alexandrie (Loukaris) qui a visité la terre d’Ukraine pour soutenir la sainte orthodoxie contre l’uniatisme et les schismes. Aujourd’hui, le Seigneur est parmi nous. Qu’Il bénisse l’Ukraine par la paix. C’est ce pour quoi prie l’Église canonique d’Ukraine, qui est présidée par Sa Béatitude le métropolite Onuphre. Comme vous le savez, la vie ecclésiale n’est pas toujours paisible : il y a des troubles et des schismes. Mais restez dans l’Église canonique ! » On peut visionner ici des extraits de la liturgie concélébrée par le patriarche d’Alexandrie et le métropolite de Kiev.

Source (dont photographie)

Source: Orthodoxie.com

Note de mgr Irénée de Bačka à propos de l’Ukraine

Mgr Irénée, évêque de Bačka : « Note à propos du discours ecclésiastique et journalistique imprécis relativement à l’Ukraine »

Mgr Irénée, évêque de Bačka : « Note à propos du discours ecclésiastique et journalistique imprécis relativement à l’Ukraine »

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Nous publions en exclusivité la traduction française d’une note de Mgr Irénée de Bačka(Patriarcat de Serbie) parue en grec sur le site Romfea, où il donne son analyse de la situation ecclésiastique en Ukraine.

“Il est chaque jour perceptible, d’une part, que souvent les ecclésiastiques, et davantage encore les hiérarques et théologiens cultivés, et, d’autre part et en règle générale les journalistes, tant ceux du « dehors » que ceux du « dedans », parlent et écrivent, en se rapportant au problème ecclésiastique en Ukraine, que le patriarcat œcuménique de Constantinople envisage ou, selon d’autres, n’envisage pas, d’accorder l’autocéphalie à l’Église d’Ukraine. Toutefois, cette manière de s’exprimer est imprécise sur les plans de l’ecclésiologie et des saints canons, et donc forcément fallacieuse, indépendamment des bonnes intentions de la grande majorité de ceux qui s’expriment de la sorte. Je ne prétends point, naturellement, que pareille formulation est due à un déficit théologique de certains hiérarques et théologiens de l’Église, ou à la volonté des non-théologiens de déformer les choses. J’ai l’impression, à ce sujet, que la terminologie imparfaite est plutôt due à l’inattention et à la négligence.

Je m’explique. En Ukraine il y a l’Église orthodoxe d’Ukraine, canonique, qui d’une part, relève en tant qu’Église locale autonome, du patriarcat de Moscou et qui, d’autre part, est reconnue sans exception aucune par toutes les Églises orthodoxes, avec lesquelles elle est en communion eucharistique. Cette Église ne désire ni n’a demandé à quiconque l’autocéphalie – ni du patriarcat de Moscou, auquel elle appartient, patriarcat qui, en pareil cas, aurait lancé l’ensemble du processus via une proposition propre, ni du patriarcat de Constantinople qui, alors, en tant que premier trône de l’Église, aurait, dans un but de coordination, transmis la question à un jugement panorthodoxe et une décision finale, positive ou rejetant la demande pour un temps ou sine die. À part cette Église ukrainienne canonique, on compte aussi trois entités schismatiques coexistant dans le pays, auxquelles s’ajoute la communauté uniate agressive. C’est précisément avec ces « Églises » schismatiques que les pourparlers sur l’autocéphalie sont menés et, parallèlement, avec les autorités d’Ukraine, à l’exclusion de l’Église canonique et, malgré leur désir, des uniates qui interviennent de manière arrogante aux côtés des schismatiques, cela va de soi. Dès lors, il ne s’agit pas d’un plan destiné à octroyer l’autocéphalie à l’Église d’Ukraine, comme sans cesse on l’entend et le lit, mais d’un programme visant à conférer l’autocéphalie aux entités schismatiques d’Ukraine.

Les actions de Constantinople s’expliquent et se justifient par le fait qu’elles ont pour objectif d’éteindre les schismes et de rétablir l’unité ecclésiastique du peuple ukrainien, en vertu de la théorie récemment formulée, selon laquelle l’Église de Constantinople, en tant que trône œcuménique et mère historique des Églises slaves, a le droit de décider, de jure et per se, faisant fi des limites juridictionnelles existantes des Églises autocéphales locales et sans être liée par leur position ou leur opposition. Néanmoins, cette théorie est infondée car, en accord avec la gouvernance de l’Église, il n’y a aucune instance supérieure à la hiérarchie et au plérôme de l’Église autocéphale si ce n’est l’institution synodale, à savoir l’autorité du Synode (concile) de toutes ou de la majorité des Églises autocéphales (concile œcuménique) ou du Synode de la plupart des Églises d’une région plus large (grand concile). Le premier évêque de l’Église d’Orient n’est pas le premier dans l’absolu, comme c’est le cas dans la juridiction de l’ancienne Rome, mais il est le premier dans le Synode. Selon le 34e canon apostolique bien connu, le synode sans le premier est inopérant, mais aussi bien le premier sans le synode est inexistant. Il s’ensuit donc que le patriarche œcuménique n’a pas le droit de discuter, et bien davantage de décider, relativement au statut de l’Église d’Ukraine -et, implicitement, de toute autre Église- per se, par-dessus le synode et de sa propre initiative.

Il y a un autre problème ! De quelle manière serait-il possible de rétablir les évêques et les prêtres réduits à l’état laïc, de leur chef, Denisenko, pseudo-patriarche de Kiev, qui n’est pas seulement réduit à l’état laïc mais est en outre excommunié et frappé d’anathème ? Une Église, quelle qu’elle soit, y compris la première quant au rang et à l’honneur, peut-elle rejeter ou considérer comme nulles et non avenus les actes et décisions d’une autre Église-sœur ? De plus, une Église, quelle qu’elle soit, a-t-elle le droit de reconnaître ou de ne pas reconnaître les actes canoniques d’une autre Église, au cas par cas, en se fondant, en outre, sur des critères non affirmés ? C’est tout le contraire : les ordinations, promotions, transferts, canonisations etc. qui ont lieu dans une Église, d’une part, mais également les réductions à l’état laïc, les suspensions, les exclusions et autres peines, d’autre part, deviennent automatiquement recevables et valables dans toutes les Églises sans aucune exception. Si ce principe de réciprocité et de périchorèse devenait caduque, c’est toute la structure et tout le mode de fonctionnement de l’organisme ecclésiastique qui serait aussitôt aboli. L’application correcte de ce principe précité exclut tout d’abord, d’une part, le dialogue « sur pied d’égalité » avec les schismatiques, et ensuite, d’autre part, débouche sur leur retour, une fois repentis, dans l’unité et l’ordre canonique de l’Église. C’est alors qu’ils peuvent et ont le droit de présenter leurs requêtes, et surtout l’autocéphalie, dans leur Église, d’abord et, par elle, ensuite, dans l’Église tout entière.

Cette méthode a été suivie de manière immuable par le patriarcat œcuménique de Constantinople, tant vis-à-vis des entités schismatiques en Ukraine, que du schisme à Skopje. A l’époque de Sa Sainteté l’actuel patriarche de Constantinople, il fut un temps où les schismatiques de Skopje n’étaient pas reçus au Phanar, pour discuter de leur sujet, sans l’accord préalable du patriarche serbe. Il était, alors, inconcevable qu’ils s’adressent directement au patriarche œcuménique, passant outre à l’Église dont ils s’étaient séparés, et que leurs écrits soient inscrits sur l’ordre du jour du saint et sacré synode de Constantinople : l’Église de Serbie pour sa part n’a été mise au courant de ces événements que par les mass media, comme cela a eu lieu il y a trois jours. L’analogie avec la question de l’Ukraine saute aux yeux. Et l’on peut s’interroger : quel est le contenu du terme Église autocéphale ?

Cependant, ce qui est pire et bien plus triste, c’est que le but annoncé de l’entreprise Ukraine -à savoir l’abolition des schismes et la réunification des chrétiens orthodoxes d’Ukraine est d’avance condamné à l’échec. On ne vient pas à bout des schismes avec des demi-mesures et sur la base du retour formel et artificiel des schismatiques qui jouissent du soutien actif du pouvoir séculier et de centres politiques étrangers indéfinis, qui agissent généralement dans l’ombre. Tout au plus, c’est la baisse relative du nombre des entités schismatiques qui sera atteinte : en lieu et place des trois entités d’aujourd’hui, nous aurons, éventuellement ou probablement, une nouvelle « fédération », fondamentalement très peu unie, reconnu epar quelques Églises, non reconnue par d’autres, tandis que l’Église canonique, majoritaire, demeurera là où elle se trouve actuellement – sous le patronage et l’égide du patriarcat de Moscou. Et ce même sieur Denisenko -antérieurement Philarète, métropolite de Kiev, l’un des deux candidats les mieux placés, alors, pour occuper le trône patriarcal de Moscou ,et aujourd’hui prétendu « patriarche de Kiev » auto-proclamé (mais conservera-t-il ce titre ?)-, il confirme la certitude de ma parole, en affirmant qu’à l’avenir les russophones appartiendront à Moscou, comme c’est le cas jusqu’à présent, quant à ceux qui parlent ukrainien appartiendront à lui-même (à qui d’autre ?). Un détail pourtant a échappé à cet homme vénérable quant à l’âge mais à part cela pitoyable et lamentable : il a oublié de mentionner que tous les habitants de l’Ukraine sont russophones, tandis que certains, et pas un peu, parlent aussi l’ukrainien. Je présume d’ailleurs que l’âge avancé dans le cas de M. Denisenko, et l’approche des élections dans le cas de Monsieur Porochenko, constituent des tremplins non négligeables pour l’empressement et l’impatience des deux ; mais je ne saisis point la raison pour laquelle Constantinople devait se hâter. Quel est le gain de tout cela pour l’Orthodoxie ? Cela vaut-il la peine de mettre en jeu son unité pour un pareil objectif ? J’en doute fort. Le schisme demeurera d’une façon ou d’une autre, à trois ou à un seul. C’est donc en vain que la grande Église du Christ se fatigue. J’ai bon espoir qu’elle a en vue le glaive tremblant du grand schisme, non seulement en Ukraine mais encore dans toute l’oecumène orthodoxe. Que Dieu nous en garde !

Je sais que dans le passé, de nombreux schismes -mais encore des mouvements hérétiques ont été résorbés et que leurs adeptes, ayant fait pénitence et désavoué leurs erreurs, ont été réunis à l’Église. Mais d’après ce que je sais, c’est la première fois que se produit dans l’histoire multiséculaire de l’Église, l’entreprise de rétablissement des schismatiques dans le Corps ecclésial et simultanément leur ascension automatique vers le mode historique supérieur d’existence ecclésiale ainsi que de leur entrée dans la constellation des Églises les plus illustres et éminentes, et cela sans la moindre période intermédiaire de mûrissement, d’ascèse et de recouvrement de l’esprit et de la conscience ecclésiaux, mais simplement et uniquement « par la grâce et les intercessions » du premier trône de l’Église.

Mentionnons de même, que certaines Églises historiques, glorieuses de par leur niveau spirituel, de leur témoignage et de leur apport, qui ne sont jamais tombées dans le gouffre de l’hérésie ou du schisme, qui n’ont pas encore obtenu l’autocéphalie et ne l’obtiendront jamais, et qui malgré cela ne protestent pas, et encore moins se plaignent ou se lamentent. Par conséquent la conclusion oxymore s’impose : une communauté schismatique, tôt ou tard, sera innocentée et rétablie, et plus encore promue Église autocéphale. De cette manière, le schisme cesse d’être un péché et un crime mortel, même pas lavé par le sang du martyre, et est transformé en faute simple et légère, facilement guérissable et, finalement c’est un comble !- sera récompensé. Que nous le voulions ou non, les clôtures sont ignorées pour de nouveaux schismes, et l’Église orthodoxe court le danger de devenir une quelconque vigne sans clôture : dommage irréparable, scandale pour les consciences, et la perte de tout crédit dans le chef de notre Église face aux hétérodoxes, aux autres croyants et aux incroyants.

J’écris cela avec beaucoup de peine et plus encore de douleur, respectueux et aimant, du fond de mon âme, la grande Église du Christ martyre. « Je dis la vérité en Christ, je ne mens point, ma conscience m’en rend témoignage par le Saint-Esprit : J’éprouve une grande tristesse, et j’ai dans le cœur un chagrin continuel » (Rom 9,1 ; cf. 2 Cor 11,31. Gal 1,20. 1 Tim 2,7), en raison des situations, tensions et dissensions à propos de la guérison des plaies dues aux schismes. Les schismes, comme celui dont il est question, au lieu d’être abolis, provoquent, paradoxalement, des schismes spirituels et psychiques supplémentaires au sein même de ceux qui luttent pour l’unité, la stabilité et la marche harmonieuse des saintes Églises de Dieu. Et c’est précisément pour ces dernières valeurs que « le souci pour toutes les Églises » (2 Cor, 11, 28) irrigue aussi mon cœur, moi évêque orthodoxe, de sorte qu’à « moi qui suis le moindre de tous les saints » (Eph. 3,8 ; cf. 1 Cor, 15,9), c’est-à-dire des chrétiens, il n’est pas permis de me taire, afin d’échapper aux causes, méprisables et nombreuses, de manque de foi, de traîtrise, de désertion, etc. Au contraire, mon amour pour l’Église du saint apôtre André et pour toute Église orthodoxe me pousse à m’exprimer au lieu de me taire, et de parler en conscience et sincérité.

Je souhaite de tout cœur et avec passion : que le Fondateur et Époux de l’Église, notre Seigneur Jésus Christ, par la grâce du très saint Esprit, et la complaisance de Dieu le Père, par les intercessions de nos saints Pères théophores Jean Chrysostome, Grégoire le Théologien, Photius le Grand et de tous ceux qui ont orné le siège de la Nouvelle Rome, ainsi que des saints métropolites de Kiev et des patriarches de Moscou, et de tous les saints, aie pitié de nous, nous illumine et nous sauve tous !

† Irénée de Bačka”

Source: Orthodoxie.com

Protestation du Patriarche Irénée au sujet de “l’autocéphalie” ukrainienne

Le patriarche de Serbie Irénée adresse une protestation au patriarche de Constantinople Bartholomée au sujet de « l’autocéphalie » ukrainienne et d’autres entités schismatiques semblables

Le patriarche de Serbie Irénée adresse une protestation au patriarche de Constantinople Bartholomée au sujet de « l’autocéphalie » ukrainienne et d’autres entités schismatiques semblables

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L’agence grecque Romfea.gr publie en exclusivité des extraits d’une lettre de 15 pages adressée par le patriarche de Serbie Irénée au patriarche œcuménique Bartholomée, au sujet de l’autocéphalie ukrainienne, et des problèmes similaires au Monténégro et en République de Macédoine. Nous publions ci-dessous le résumé de la lettre effectué par Romfea.gr avec les citations du document original :
“La raison de la lettre est l’inquiétude du Saint-Synode de l’Église orthodoxe serbe et de son patriarche suite aux immixtions des hiérarques du Patriarcat œcuménique relatives à l’octroi du Tomos d’autocéphalie à des entités schismatiques ukrainiennes « contre la volonté… de l’Église orthodoxe russe… au nom de la maternité ecclésiastique du passé, qui est un paramètre canonique récemment apparu », ajoutant qu’un « argument semblable est programmé également pour ‘l’Église orthodoxe de Macédoine’ ». « L’hérésie de l’ethnophylétisme constitue l’une des infortunes essentielles de l’Orthodoxie contemporaine », est-il dit entre autres dans la lettre. En outre, le patriarche de Serbie souligne que les États contemporains sécularisés s’efforcent d’utiliser l’Église pour servir leur idéologie et leur autorité et, pour atteindre ce but, recourent à un ethnophylétisme malsain et à une mentalité étatique sécularisée, qui à leur tour « ne réussissent qu’à une chose – menacer le caractère catholique et universel de l’Église de Dieu, et ce faisant, sa mission naturelle envers tous les peuples ». Le patriarche Irénée écrit : « Les États, peuples et ‘peuples’, parmi lesquels est demandée aujourd’hui l’autocéphalie, mènent en réalité des                « schismes politiques » et justifient ouvertement leur activité funeste en invoquant l’intérêt étatique et national (Ukraine, « Macédoine du Nord », Monténégro…). Ces États sont des créations des communistes, ayant aujourd’hui pour la plupart à leur tête des athées, comme c’est le cas du gouvernant non baptisé et athée du Monténégro [Milo Đukanović, ndt] ou le « fidèle très rassemblant » à la tête de l’Ukraine [i.e. Petro Porochenko, ndt], qui se fait voir tant dans l’Église canonique, que chez les schismatiques et les uniates. Ces gouvernants ne demandent pas l’Église autocéphale en tant que – prétendus – membres fidèles de celle-ci, mais dans un but opportuniste ou plutôt inopportun, l’utilisant pour consolider une idéologie séculière, en fait athée, ainsi que leurs intérêts mesquins. Il s’agit, en dernière analyse, d’une maltraitance de l’Église et de la foi ». « Le consentement de l’Église à une telle maltraitance est-elle    permise ? Destinée à transformer et à sauver le monde déchu, lui est-il permis de s’adapter et de plaire à celui-ci ? » sont les questions que pose le primat de l’Église de Serbie, en premier lieu au Patriarcat œcuménique « notre Église-mère, qui est appelée, en sa qualité d’Église primatiale, à servir, de façon désintéressée et sacrificielle, l’unité de l’Église ». Selon l’opinion du patriarche de Serbie Irénée, « dans toutes les conditions, sous les influences et les pressions possibles, il ne saurait être permis [au Patriarcat œcuménique, ndt] de procéder à quelque action hâtive pouvant provoquer un dommage à l’unité panorthodoxe, et particulièrement de prolonger la vie des schismes, que par ailleurs il aspire à guérir et à dépasser». Se référant à l’Ukraine, le patriarche de Serbie caractérise de « fort périlleux voire de catastophique, probablement aussi fatal pour l’unité de la sainte Orthodoxie », l’acte « d’innocenter et de rétablir les schismatiques au rang des évêques, particulièrement l’archi-schismatique, le ‘patriarche’ de Kiev Philarète Denissenko, et de faire revenir des schismatiques dans la communion liturgique et canonique, sans leur repentir et leur retour dans l’unité de l’Église orthodoxe russe dont ils se sont détachés, et tout cela sans le consentement du Patriarcat de Moscou et sans coordination avec lui ». Le patriarche de Serbie souligne que l’immixtion de feu le patriarche [de Constantinople] Grégoire VII dans les affaires de l’Église russe et sa position envers le saint patriarche Tykhon (auquel il avait proposé de démissionner), son soutien au schisme des « rénovés » [formation schismatique moderniste soutenue par les bolcheviques, ndt] dans les années 1920, ne peut en aucun cas servir d’exemple à imiter. Selon l’auteur de la lettre, l’acte de rétablissement des schismatiques ukrainiens « signifierait en même temps une attitude inamicale envers l’Église martyre des pays russes », ce que le patriarche Serbe ne saurait attendre « de la Grande Église du Christ [i.e. le Patriarcat de Constantinople, ndt] martyre ». Examinant la question de la soi-disant subordination du diocèse métropolitain de Kiev à la juridiction de Constantinople, l’affirmation selon laquelle ce diocèse « a appartenu continuellement » à cette dernière, le patriarche Irénée demande « comment on peut alors expliquer le fait que Moscou, aussi longtemps, durant plus de trois siècles, a exercé et exerce maintenant sa juridiction sur Kiev sans protestation aucune, y compris de la Grand Église du Christ », concluant que « les sources historiques disponibles ne confirment pas l’affirmation selon laquelle Moscou n’aurait pas en fait de compétence sur Kiev ». La lettre fait encore référence à l’ancienne tradition et pratique canoniques « de l’ancienneté », « des anciens usages », des « relations admises par tous » qui soutiennent les droits des Russes sur Kiev. Le patriarche Irénée rappelle que le Concile de Crète a entériné l’existence des quatorze Églises orthodoxes autocéphales dans leur limites territoriales canoniques actuelles. « Par la constatation en question du Concile de Crète, il est reconfirmé implicitement que l’Église autonome d’Ukraine se trouve sous la juridiction du patriarcat de Moscou et qu’elle appartient entièrement à celui-ci organiquement ». Soulignant le fait que l’Église de Constantinople est à égalité Église-Mère tant de Kiev, de Moscou, de Tarnovo et d’autres, le patriarche de Serbie observe : « L’honneur et la dignité de la maternité ecclésiastique n’accorde pas ipso facto à l’Église-Mère le droit de mépriser et, d’autant plus, de mettre en doute, les autocéphalies et juridictions historiquement instituées ». Il ressort de ce qui est dit que le Patriarcat œcuménique ne peut décider de plein droit, sans les Églises de Serbie et de Russie, l’avenir de l’archevêché d’Ohrid et du diocèse de Kiev. La lettre souligne que la procédure d’acquisition et de proclamation de nouvelles autocéphalies a été convenue d’un commun accord par les Églises orthodoxes locales [lors d’une réunion préconciliaire à Chambésy, ndt]. Elle prévoit que Constantinople est une simple coordinatrice du problème. Après avoir reçu la proposition d’une Église quelconque relativement à l’octroi de l’autocéphalie à certains diocèses de celle-ci, elle [i.e. Constantinople, ndt] transmet la demande à toutes les Églises locales autocéphales, et la question est réglée en conformité avec leur décision commune. « Le texte officiel définitif y relatif a été publié dans les pages de la publication périodique « Synodika » du Centre du Patriarcat œcuménique à Chambésy ». Le patriarche de Serbie déclare : « C’est là la prise de position acceptée et reçue communément par les Églises orthodoxes et non la position de l’un des hiérarques de Votre très-sainte Église, selon laquelle le Trône œcuménique seul, sans les autres, sans les égaux (sine paribus), accorde ou abroge les autocéphalies, agissant ainsi depuis 1350 années continues ( !) ». Dans un autre passage de la lettre, le patriarche Irénée s’adresse au Patriarche œcuménique comme suit : « Il ne vient nullement à notre esprit, Toute-Sainteté – le souhait et l’intention ne nous en effleurent même pas – de vous froisser ou de vous attrister tant soit peu, mais nous sommes néanmoins contraints de vous rappeler votre promesse, donnée à Chambésy, en présence des Primats des Églises orthodoxes – en présence, par conséquent de notre humble personne également – que vous n’interviendrez pas dans les affaires de l’Église d’Ukraine ». La lettre du patriarche de Serbie attribue une grande importance au danger de violation des droits juridictionnels de sa propre Église au Monténégro, où « une parasynagogue ou secte dépourvue de la grâce divine », s’appelle « Église du Monténégro », tandis que « sa sœur aînée à Skoplje, croit et claironne qu’après l’octroi de l’autocéphalie aux schismatiques ukrainiens, elle aussi recevra la reconnaissance et l’autocéphalie ». Évoquant les dirigeants des schismes au Monténégro et en Ukraine, le patriarche serbe conclut que le cas du Monténégro est à mettre en relation avec celui de l’Ukraine et que le clergé non canonique de l’ex-République Yougoslave de Macédoine et du Monténégro espère bien qu’il sera rétabli à l’instar de Denissenko [le « patriarche » schismatique de Kiev, ndt]. Le patriarche Irénée croit qu’une telle chose, du point de vue du droit canon, serait tragiquement absurde. En conclusion, le Primat de l’Église serbe appelle le patriarche œcuménique à être circonspect, souhaitant en même temps que le Christ accorde la force à l’Église-Mère « afin de ne pas se courber devant les pressions, ainsi que la sagesse qui vient d’en-haut afin de demeurer toujours et à jamais fidèle à elle-même, à sa mission et à son ministère ».”

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Source: Orthodoxie.com

Appel du clergé et des moines du diocèse de Ras et Prizren

Appel du clergé et des moines du diocèse de Ras et Prizren

Le jour de la fête de la Transfiguration du Seigneur, le 6/19 août de cette année, tout le clergé paroissial, les pères et mères higoumènes avec tous les moines et moniales du diocèse de Ras et Prizren, avec à leur tête leur archipasteur, l’évêque Théodose, ont adressé un appel pour le Kosovo et la Métochie, par lequel ils soutiennent le message de l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe adopté cette année lors de son assemblée au mois de mai à Belgrade, et dans lequel les représentants politiques sont appelés à défendre le peuple serbe et ses lieux saints séculaires. Les pères et mères higoumènes de 20 monastères, qui au total rassemblent 120 moines et moniales, 70 prêtres et clercs paroissiaux ont signé l’appel commun suivant:

« Avec responsabilité pastorale, nous membres du clergé et de l’ordre monastique du diocèse de Ras et de Prizren, dirigés par notre archipasteur l’évêque Théodose, sommes profondément conscients des temps et de la situation difficiles dans lesquels nous vivons. Guidés par les décisions claires et non équivoques de la sainte Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe du mois de mai 2018, nous soutenons ce qui suit :
– Le Kosovo et la Métochie, avec ses 1500 monastères, fondations et monuments orthodoxes serbes, est une partie inaliénable de la Serbie et la préservation de cette partie de notre terre n’est pas une question d’idéologie ou de mythologie nationales. Qui plus est, [le Kosovo et la Métochie] ne représente pas seulement un territoire, mais le noyau de notre être ecclésial et national, ce qui nous a préservés comme peuple de Dieu et Église vivante du Christ, pendant des siècles, sur ce territoire.
– La préservation du Kosovo et de la Métochie comme partie intégrante de la Serbie, selon tous les standards internationaux, conformément à la Constitution de la République de Serbie et à la résolution 1244 de l’ONU, ne signifie pas la confrontation avec le monde, mais plutôt une affirmation de l’idée selon laquelle, sans droits fondamentaux et la liberté d’un peuple, de son identité, de sa spiritualité et de sa culture, une décision stable et durable ne peut être trouvée.
– La partition éventuelle, l’échange de territoires ou « la ligne de démarcation entre Serbes et Albanais » sur le territoire souverain de la Serbie, la plus grande partie de notre peuple au Kosovo et en Métochie serait automatiquement laissé à la merci de ceux qui jusqu’à maintenant n’ont pas montré de disposition à respecter nos droits. Dans un tel développement malheureux des événements existe le grand danger que nous soyons exposés à un pogrom analogue à celui de mars 2004, voire que, sous la pression et une terreur feutrée, nous soyons contraints à l’exode.

Tenant compte de tout cela, nous appelons unanimement les plus hauts représentants de la République de Serbie ainsi que les représentants internationaux, à ce que soit rendu possible à notre clergé, nos moines et moniales ainsi qu’à notre peuple fidèle, la survie et la vie paisible au Kosovo et en Métochie, à ce que soient préservés nos lieux saints et, ce faisant, soit assurée la continuité séculaire de l’existence de notre Église sur cet espace. Cet appel ne constitue pas une immixtion dans la politique, mais avant tout la clameur de ceux qui, vivant au Kosovo et en Métochie, ont devant Dieu et leur conscience, la responsabilité envers le peuple fidèle, avec lequel nous constituons l’Église vivante. Profondément dévoués en Christ à notre archipasteur, l’évêque de Ras et Prizren Théodose, ainsi qu’aux autres hiérarques de la sainte Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe, les soussignés ont donné leur accord sur ce qui précède. Le jour de la Transfiguration, le 6/19 août 2018 » [suivent les noms et les signatures]

Source : http://www.spc.rs/eng/node/59449

Traduction: Orthodoxie.com

Novak Djokovic défend le Kosovo

Novak Djokovic dans la légende du tennis… et défenseur du Kosovo serbe ! [Vidéos]

Dimanche soir, Novak Djokovic est devenu le premier joueur de tennis à remporter l’ensemble des tournois ATP. L’occasion de revenir sur le parcours atypique du Serbe, qui n’a jamais accepté la perte du Kosovo…

Grands chelems, Masters 1000…Djokovic a tout gagné !

Il y a quelques mois encore, on le croyait dépassé pour de bon, il avait perdu son jeu…mais Novak Djokovic l’a retrouvé au meilleur moment ! Après un succès aussi prestigieux qu’inattendu à Wimbledon en juillet, le Serbe a confirmé son retour au premier plan ce dimanche soir aux Etats-Unis.
A l’occasion d’une affiche de rêve contre le Suisse Roger Federer, il n’a pas manqué l’occasion qui s’offrait à lui de remporter le Master 1000 de Cincinnati, soit le dernier tournoi ATP qui manquait à son riche palmarès.

Sa victoire en deux sets, 6-4, 6-4, n’a pas vraiment souffert de contestation. Agressif sur les jeux de services de son adversaire, sûr de lui et poussant Federer à la faute, il remporte la première manche sans trembler. La seconde fut plus difficile avec le break réalisé d’entrée par le Suisse, avant que Djokovic n’inverse la tendance dans la foulée et ne conclut l’affaire en un peu moins d’une heure et demie.

Ce succès vient donc s’ajouter à ses treize victoires obtenues sur les quatre tournois du Grand Chelem ainsi qu’à ses trophées acquis lors des huit autres Masters 1000, à Indian Wells, Miami, Monte Carlo, Madrid, Rome, au Canada, à Shangai et à Paris.

Les autres légendes vivantes du tennis, Roger Federer et Rafael Nadal, voient donc leur rival les coiffer au poteau !

Djokovic, défenseur du Kosovo serbe

Cela ne fera certainement pas l’objet d’un reportage lors du journal télévisé de TF1 de demain, ni dans « Stade 2 » de dimanche prochain, mais Novak Djokovic est bien plus qu’un joueur de tennis, c’est aussi un fervent défenseur du Kosovo serbe.
En 2008, lors de la déclaration d’indépendance de la province, il avait exprimé son opposition via un message diffusé à l’occasion d’un rassemblement patriotique à Belgrade. Il faut dire que son père est originaire de la région et que la famille avait dû fuir lors des bombardements de l’OTAN en 1999.

Le tennisman est toujours très engagé dans les actions caritatives qui y sont organisées et est naturellement devenu l’une des personnalités préférées des Serbes, au même titre qu’Arnaud Gouillon, le responsable français de l’association Solidarité Kosovo.

En 2016, l’émission Terres de Sport de TV Libertés avait consacré un reportage sur les liens unissant Novak Djokovic à la Serbie et au Kosovo. La preuve que les sportifs ne sont pas toujours les enfants pourris-gâtés et arrogants que l’on décrit !

Novak Djokovic et les autres têtes d’affiche du circuit se retrouveront le mois prochain à l’occasion de l’US Open.

Source:

Crédit photos : DR
[cc] Breizh-info.com, 2018

Le patriarche de Serbie Irénée séjournera en Suisse du 31 août au 4 septembre 2018

Le patriarche de Serbie Irénée séjournera en Suisse du 31 août au 4 septembre 2018
Le patriarche de Serbie Irénée séjournera en Suisse du 31 août au 4 septembre 2018

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Le patriarche de Serbie Irénée a reçu, le 6 août 2018, en la résidence patriarcale de Belgrade, l’évêque d’Autriche et de Suisse André (Église orthodoxe serbe) et S.E. Mme Snežana Janković, ambassadrice de Serbie en Suisse. L’évêque André et l’ambassadrice ont remercié le patriarche pour son accueil chaleureux. Au cours de l’entretien ont été discutés les préparatifs de la visite patriarcale au diocèse d’Autriche et de Suisse de l’Église orthodoxe serbe, du 31 août jusqu’au 4 septembre 2018. Le 1er septembre 2018, le patriarche Irénée célébrera la sainte Liturgie en l’église de la Sainte-Trinité à Zurich, tandis que le 2 septembre, il consacrera l’église Saints-Cyrille-et-Méthode à Berne. Une rencontre avec de hauts dignitaires ecclésiastiques et des personnalités de l’État aura lieu le 3 septembre 2018. L’archiprêtre stavrophore Stanko Marković, vicaire épiscopal pour la Suisse de l’Église orthodoxe serbe, et le diacre Alexandre Prašćević, chef de cabinet du patriarche de Serbie assistaient à la réunion du 6 août 2018.

Source: Orthodoxie.com