Festival de la Jeunesse orthodoxe en France 2020

« Orthodoxe avant tout ? »

En cette dix-septième édition du Festival de la Jeunesse Orthodoxe (FJO), une réflexion sur l’unité de l’Orthodoxie et son ancrage en terre d’Occident nous a paru importante. La Communion Orthodoxe est avant tout fondée sur la confession de la Foi Orthodoxe et la vie Liturgique, indépendamment de nos différences culturelles.

Comment vivait l’Église en Occident avant le schisme de 1054 ? Quelles ont été les conséquences religieuses en Occident de la Révolution Russe de 1917 ? Quel avenir pour l’Orthodoxie en Occident ? Est-il possible de vivre la Prière du cœur en dehors d’un monastère ?

Telles sont les questions que nous aborderons durant ce FJO 2020.

Nous sommes un mouvement de jeunesse orthodoxe en France et de France issues de toutes les juridictions de l’Église Orthodoxe : Albanais, Arabes, Bulgares, Grecs, Russes, Roumains, Serbes…

Notre vocation est de :

  • Réunir des jeunes orthodoxes pour vivre l’unité de l’Orthodoxie en découvrant les richesses de nos diversités
  • Prier et communier ensemble dans l’Église Orthodoxe
  • Organiser un festival annuel et d’autres événements pour s’interroger sur notre vie chrétienne
  • Partager durant ces rencontres des moments festifs : concerts, chants, agapes, jeux…
  • Échanger et réfléchir à l’émergence d’une Église locale

N’hésitez pas à nous contacter, même si vous ne connaissez personne !

Communiqué du Saint-Synode de Serbie au sujet du Covid-19 et du confinement

En ce qui concerne les dernières recommandations du gouvernement de la Serbie, afin de supprimer la propagation du virus COVID-19, “les services religieux dans les églises et en plein air doivent être effectués sans la présence des fidèles”, avec la précision que le but de ces recommandations est un culte sûr et la protection de la santé publique, tout en permettant au service liturgique de continuer, nous informons tous nos clercs, moines et fidèles que l’Église orthodoxe serbe mettra en œuvre ces recommandations, comme elle l’a déjà fait dans les pays de la diaspora serbe et dans d’autres régions où de telles mesures de protection ont été prises il y a quelques jours. L’Église n’interrompra pas le service de la Divine Liturgie et ne cessera pas de communiquer avec les fidèles, car c’est une question qui ne peut être débattue: c’est la base de notre foi dans le Dieu vivant. Plus précisément, cela signifie que pendant les services dans l’église, il doit y avoir un prêtre (ou des prêtres) avec un diacre, un chantre et un acolyte (selon les besoins et les circonstances).
Nous exhortons les fidèles de 65 ans et plus, ainsi que ceux les plus jeunes à la santé fragile et à faible immunité, à s’abstenir de venir à l’église pour le culte dans les jours et les semaines à venir afin de ne pas se mettre eux-mêmes et les autres en danger. Nous le répétons : le risque n’est pas dans la sainte communion (au contraire, nous la recevons, entre autres, “pour la guérison de l’âme et du corps“, mais le vrai danger du virus, sans rapport avec la sainte communion, est dû à sa récente propagation partout, et la période à venir a été considérée par les Chinois et nos propres experts comme la plus critique et considère une augmentation de l’isolement comme le seul moyen de l’empêcher de se répandre et d’éviter la tragique expérience en Italie et dans certains autres pays.
À nos fidèles, nous transmettons notre bénédiction paternelle, responsable et aimante qu’ils suivent les services divins par des émissions de télévision et / ou en ligne, via les sites Web de l’ Église, et qu’ils planifient avec leurs prêtres paroissiaux la communion à la maison en temps voulu. Tous les autres services, en particulier le Saint-Baptême, devraient être reportés à une date ultérieure lorsque la situation sera revenue à la normale, mais lorsque cela est nécessaire de toute urgence, ils devraient être effectués conformément aux mesures de l’état d’urgence. Les funérailles doivent être faites avec le moins de monde possible. Nous notons en particulier que nous ne devons pas utiliser la fréquentation de l’église comme excuse devant notre conscience et nos voisins pour ne pas respecter les mesures de confinement. Nous exhortons le clergé, moines et fidèles à respecter les prescriptions de l’État et les règles de vie ecclésiale prescrites par le Saint-Synode des évêques.
Source : http://www.spc.rs/eng/communique_holy_synod_bishops_1

Plus de 50 000 fidèles en procession au Monténégro (Podgorica)

15 février 2020  par Sonja Đokić Petrel

Plus de 50 000 fidèles en procession au Monténégro (Podgorica)

Le 9 février, après un office d’intercession en la cathédrale de la Résurrection du Christ, le métropolite Amphiloque du Monténégro et du Littoral, avec les évêques Jean de Caracas et d’Amérique (Église orthodoxe russe hors frontières), Marc de Bregalnica et locum tenens de Bitola (Archevêché d’Ohrid), Mère Anastasia, higoumène du monastère de Devič, se sont rendus en procession dans les rues de Podgorica, avec le clergé, les enfants et plus de 50 000 fidèles.

L’omophore et la Croix du saint Basile d’Ostrog étaient portés dans la procession. Après le retour de la procession devant la cathédrale, Mgr Amphiloque s’est adressé au peuple fidèle, déclarant que la bonne nouvelle du Christ ressuscité se poursuivait sans interruption pendant deux mille ans, ce dont témoignent cette cathédrale ainsi que les processions au Monténégro : « Un grand don de Dieu sont les processions qui durent ici depuis 1700 ans déjà, depuis l’époque du grand empereur Constantin, quand, après le maudit empereur Dioclétien, il accorda la liberté à l’Église de Dieu et rendit les temples et les domaines à l’Église, aux communautés religieuses, aux prêtres, aux évêques de cette époque. Depuis, sa loi est devenue un modèle pour toute la législation européenne jusqu’à nos jours », a déclaré le métropolite du Monténégro et du Littoral.

Malheureusement, dit-il, ce n’est qu’au Monténégro, où l’Église du Christ est présente depuis le IVe siècle, que ceux qui ne croient pas au Christ et à sa résurrection pensent pouvoir Le tuer de la même manière que Ponce Pilate L’avait jugé par intérêt, et par là ils réitèrent la loi de l’empereur maudit Dioclétien. Le métropolite a aussi souligné que ce n’était pas bon pour le Monténégro de saint Jean-Vladimir, qui avait donné sa vie pour empêcher la guerre fratricide. Le métropolite Amphiloque a exprimé l’espoir que les autorités au pouvoir reviendraient à la raison et abrogeraient la loi sur la liberté de religion, qui est une honte pour eux-mêmes et pour l’État.

« C’est surtout une honte pour le Monténégro, ce dont témoigne toute l’Europe. Nous recevons le soutien de Berlin, de Paris, de New York, de Londres, non seulement des représentants de l’Église orthodoxe avec, à sa tête, le Patriarche serbe et celui de Constantinople, mais aussi du Pape et de nos frères musulmans », a déclaré le métropolite du Monténégro. Il a ajouté que le gouvernement et les autorités du Monténégro, adoptant les lois iniques, n’hésitaient pas à appeler Hashim Thaçi, « que même l’honorable peuple albanais considère comme un criminel honteux. »

« Hashim Thaçi n’est pas un représentant de cet honorable peuple, mais des criminels du Kosovo qui ont détruit le Kosovo et la Métochie avec l’aide des criminels internationaux, qui ont démoli 150 églises avec les bombardiers occidentaux. Lui aussi, il menace de s’emparer du Patriarcat de Peć et du monastère de Dečani, de saisir les églises de Dieu, de la même manière que ceux qui sont au pouvoir au Monténégro menacent de s’emparer des sanctuaires de Dieu. Pour les donner à qui ? », a demandé Mgr Amphiloque, alors que retentissaient les voix des dizaines de milliers de manifestants : « Nous ne céderons pas nos sanctuaires ! »

Le métropolite a ajouté que personne ne s’emparera des sanctuaires, parce qu’ils y ont été construits, « mais il y a Celui qui les a gardés à travers les siècles et qui les gardera jusqu’à la fin du monde et des temps. »

L’évêque Marc de Bregalnica de l’archevêché orthodoxe d’Ohrid, à son tour, a déclaré que de telles lois avaient été imposées aux fidèles de Macédoine du Nord, il y a vingt ans. « Et nous sommes toujours confrontés au fait que des non-croyants veulent déterminer le destin de l’Église. Cela me fait vraiment plaisir de voir combien de personnes se sont réunies à cette procession. C’est une résurrection spirituelle », a déclaré Mgr Marc. Dieu ne laissera pas périr ce qui a été construit dans l’Église de Dieu pendant des siècles. « Dieu bénit un tel exploit et ne permettra pas aux incroyants de s’occuper des questions ecclésiastiques », a déclaré l’évêque de Bregalnica.

L’archimandrite Danilo Ljubotina de Peroj (métropole de Zagreb et de Ljubljana) a déclaré qu’eux aussi n’avaient pas cédé leurs sanctuaires, qu’ils n’avaient pas trahi leur identité, leur langue, leurs ancêtres, ni l’histoire que ceux-ci leur avaient transmis. « Il n’y a pas d’argent terrestre qui puisse acheter notre conscience, nos sanctuaires, notre nom, notre prénom, notre langue, notre culture et tout ce qui est notre passé, car c’est notre signe distinctif. Le monde nous reconnaît par la vaillance, la bonne parole, l’amour envers tous » a-t-il dit. Il a ajouté que ce qui se passait au Monténégro était un miracle. « Nous avons vu d’autres manifestations dans de grandes villes, mais personne n’était aussi calme que vous. Vous avez fait preuve de paix, de patience et de sagesse », a déclaré l’archimandrite Danilo Ljubotina.

Source 

Traduction : Orthodoxie.com

Communiqué du Saint-Synode de l’Église orthodoxe serbe relatif au Monténégro

Communiqué du Saint-Synode de l’Église orthodoxe serbe et des hiérarques ayant juridiction sur le Monténégro
Saint Synode des évêques de l’Église orthodoxe serbe

Alors qu’il s’apprêtait à célébrer la radieuse fête de la Nativité du Christ, le Saint Synode des évêques de l’Église orthodoxe serbe, sous la présidence de Sa Sainteté la patriarche serbe Irénée, a tenu une session à la Résidence patriarcale de Belgrade, le 4 janvier 2020, avec la participation des hiérarques qui ont leur juridiction au Monténégro: Son Excellence le métropolite Amphiloque du Monténégro et leurs Grâces les évêques: Joannice de Budimlje-Nikšić, Mgr Athanase de Mileseva et Mgr Dimitri de Zahum-Herzégovine. Ont également assisté à la session leurs vicaires, les évêques Stephane de Remesiana et Methode de Dioclaea.

La raison immédiate de cette prolongation de la session du Synode était l’adoption d’une loi anticonstitutionnelle et contraire à la civilisation sur la liberté de religion ou de conviction et le statut juridique des communautés religieuses, qui serait plus correctement appelée la loi contre l’Église orthodoxe au Monténégro.

Il est évident que la loi susmentionnée aggrave sans précédent les divisions et les conflits existants dans la société monténégrine. Le Saint Synode des Évêques, à l’issue de cette session prolongée, appelle une fois de plus les autorités de l’État du Monténégro à être conscientes de leur responsabilité envers le passé et l’avenir, et à reconsidérer leur position sur les droits et libertés religieuses de leurs citoyens et de l’Église majoritaire du Monténégro.

L’Église orthodoxe serbe et ses diocèses au Monténégro protégeront, par tous les moyens légaux et juridiques disponibles, les droits, les libertés religieuses et, en même temps, inviteront tous les acteurs concernés à reprendre un dialogue approfondi sur cette question très importante et sensible.

Source: http://www.spc.rs/eng/communique_13

« Monténégro : la loi sur les religions, une nouvelle onde de choc pour l’orthodoxie ? » – entretien avec le professeur Boško Bojović

5 janvier 2020  par Jivko Panev

« Monténégro : la loi sur les religions, une nouvelle onde de choc pour l’orthodoxie ? » – entretien avec le professeur Boško Bojović

Le 27 décembre dernier, le Parlement monténégrin a adopté une nouvelle loi qui prévoit que l’État devienne propriétaire de tous les édifices religieux construits avant 1918. La métropole orthodoxe du Monténégro et du Littorale (Église orthodoxe serbe), la seule juridiction canonique, risque de perdre la propriété de ses 600 églises, 60 monastères et dénonce une « loi de spoliation ». Nous avons demandé à Boško Bojović, professeur associé à l’EHESS, directeur de recherches à l’Institut des études balkaniques de l’Académie serbe des sciences, en retraite et professeur à l’ECPD (Europian Center of Peace and Developement). Boško Bojović de nous donner son analyse de la situation.

Source: Orthodoxie.com

Des dizaines de milliers de Monténégrins ont remplacé les réjouissances du Nouvel An par des processions pour la défense de leur Église

2 janvier 2020  par Jivko Panev

Des dizaines de milliers de Monténégrins ont remplacé les réjouissances du Nouvel An par des processions pour la défense de leur Église

Des dizaines de milliers de Monténégrins, dont de nombreux jeunes, ont remplacé les réjouissances du Jour de l’an par des processions pour la défense de l’Église orthodoxe au Monténégro, menacée par la nouvelle loi votée par le Parlement et signée par le président Milo Djukanović. Après un office d’intercession dans leurs églises, les fidèles ont défilé en procession dans les principales villes du pays. On peut visionner ici les processions à Podgorica :

La procession à Podgorica
La procession à Podgorica

la procession à Budva :

la procession à Pljevlja :

La procession à Budva
La procession à Pljevlja
La procesion à Berane
La procession à Bar
Zablak

Source: Orthodoxie.com

Le patriarche de Serbie a reçu le président serbe Vučić et a évoqué avec lui la situation au Monténégro

2 janvier 2020  par Jivko Panev

Le patriarche de Serbie a reçu le président serbe Vučić et a évoqué avec lui la situation au Monténégro

Le 31 décembre 2019, le patriarche de Serbie Irénée a reçu le président serbe Aleksandar Vučić dans les locaux du Patriarcat à Belgrade. À la rencontre étaient également présents l’évêque de Remesiana Stéphane, Ivica Dacić, ministre des Affaires étrangères, Nikola Selaković secrétaire du président de la République de Serbie, ainsi que le secrétaire particulier du patriarche de Serbie, Dejan Nakić. Après la rencontre, le patriarche et le président se sont adressés aux nombreux représentants des médias. « Malheureusement, là-bas, les Serbes sont confrontés à un assez grand problème. Nous avons discuté [avec le président] et avons examiné la manière de résoudre ces problèmes. Mon opinion personnelle, dont j’ai fait part, est que les choses doivent se calmer », a déclaré le patriarche Irénée. « Nous considérions le Monténégro comme une partie de notre peuple. Nous n’avons rien contre le Monténégro en tant qu’État. Le Monténégro a été indépendant dans le passé et il peut l’être aujourd’hui. Nos relations mutuelles ne doivent pas changer, car nous sommes un seul peuple, mais il y a des gens qui le nient, qui considèrent qu’ils sont un peuple particulier. L’histoire a son jugement sur tout cela et il doit être entendu » a poursuivi le patriarche. Au sujet des relations de l’Église et de l’État en Serbie, celui-ci a déclaré que « l’Église s’occupe de ses affaires, tandis que l’État s’occupe des siennes. Dans notre histoire, l’époque la meilleure a été lorsque prédominait la symphonie entre l’État et l’Église, et c’était lorsque l’État s’occupait de ses affaires, tandis que l’Église s’occupait des siennes. Nous nous efforçons de vivre cela aujourd’hui également », a souligné le primat. « Je suis fort reconnaissant à l’État, à ceux qui le représentent, pour ce qu’ils font pour le bien de l’Église, car ce qui est fait pour le bien de l’Église est fait pour le bien du peuple. Ce qui nous surprend [dans ce qui se passe au Monténégro] c’est que ce n’est pas seulement l’Église profitait des sanctuaires, mais le Monténégro tout entier ». Le patriarche a remercié les représentants de l’État pour leur compréhension des nécessités de l’Église et a souligné qu’il remerciait particulièrement le président Vučić pour l’aide à la construction de la cathédrale Saint-Sava : « Tant l’Église que l’État en bénéficieront. Nous sommes une seule et unique entité ». Le primat a ajouté qu’il avait pleine compréhension pour le bien de l’État et qu’il ne ressentait pas de difficultés particulières, « car nombres d’entre elles sont résolues par l’État ». À la question de savoir ce que feront l’État et l’Église si les autorités de Podgorica se mettent à s’emparer des sanctuaires, le patriarche a répondu qu’il espérait que la raison l’emportera et qu’on n’en arrivera pas à saisir les sanctuaires de l’Église orthodoxe serbe au Monténégro. Au même sujet, le patriarche a ajouté que les autorités monténégrines doivent réfléchir, car elles voient la réaction du peuple : « Le peuple est prêt à défendre ses sanctuaires historiques et je crois que l’on n’en arrivera pas là. Si c’est le cas, j’ignore quelles mauvaises conséquences en découleront. Je prie Dieu pour que malgré tout la raison l’emporte sur les problèmes ». À son tour, le président Vucic a déclaré qu’il n’avait rien à ajouter aux paroles du patriarche. Questionné au sujet du monastère d’Ostrog [le plus grand lieu de pèlerinage au Monténégro, dont les revenus sont importants, ndt] le président a déclaré qu’il espérait que personne n’aurait l’idée de s’en emparer. « Il est important pour nous que la paix soit préservée au Monténégro et que l’on arrive à l’apaisement des tensions, et je suis certain que personne ne pense là-bas qu’il serait bien de s’emparer du monastère d’Ostrog » a souligné le président.

Source

Traduction: Orthodoxie.com