LE MONASTÈRE DE DECANI PARMI LES SEPT SITES LES PLUS MENACÉS D’EUROPE

Monastère de Decani

Le 8 avril, l’association Europa Nostra publiait une liste des « sept monuments et sites les plus menacés » d’Europe en 2021. Parmi eux, le monastère serbe orthodoxe de Visoki Decani au Kosovo, l’un des plus importants de l’orthodoxie serbe, que nos soutiens connaissent bien puisque nous condamnons depuis plus de seize ans les attaques dont il est la cible.

C’est une nomination qui fait résonnance au plaidoyer mené durant presque deux décennie par Solidarité Kosovo et aujourd’hui partagé par « Europa Nostra » qui alerte sur les dangers pesant sur le monastère de Visoki Decani. Une désignation loin d’être anodine compte tenu de l’autorité et de l’influence accordée à l’association. Fondée en 1963 à Paris, Europa Nostra a pour objectif de « célébrer, protéger et faire connaître notre héritage culturel ». Elle est aujourd’hui reconnue comme l’une des plus importantes associations de défense du patrimoine en Europe, avec des membres venant de plus de 40 pays.

A l’occasion de cette nomination, Solidarité Kosovo souhaite rappeler de nombreux faits reflétant l’insoutenable épée de Damoclès qui plane sur le monastère de Visoki Decani ainsi que sur sa communauté paroissiale.

– Le fait que quatre attaques à la roquette ont été dirigées contre le monastère de Visoki Decani depuis la fin de la guerre en 1999 ;

– Le fait que des militaires de la Kfor continuent de garder ce même monastère jour et nuit, avec bunkers et checkpoints ;

– Le fait que ces militaires ont déjoué en janvier 2016 une attaque en arrêtant quatre hommes armés juste devant la porte du monastère, au pied de la muraille construite par Solidarité Kosovo à la demande des moines ;

– Le fait que les moines du monastère sont en procès depuis des années avec la municipalité de Decani, qui refuse de leur rendre un terrain qui leur appartient ;

– Le fait que des pèlerins sont chaque année empêchés de se rendre dans le monastère, notamment pour y fêter Pâques ou Noël ;

– Le fait que des tags à la gloire de Daesh ont été retrouvés sur les murs du monastère.

Sur la situation générale des Serbes au Kosovo, nous rappelons que le Département d’État américain lui-même a reconnu en 2019 qu’une attaque contre les personnes ou les biens de cette minorité avait lieu tous les deux jours en moyenne. Nous rappelons également que cette situation s’est encore dégradée l’année dernière, avec une augmentation de ces attaques et une aggravation de leur violence.

Nous rappelons enfin que de nombreuses personnes ayant apporté leur soutien à la minorité serbe du Kosovo ont été purement et simplement interdites de séjour par Pristina, sans aucune raison valable. Parmi elles, le Prix Nobel de littérature, l’autrichien Peter Handke, qui a notamment écrit un livre sur l’enclave serbe de Velika Hoca, ainsi que plusieurs humanitaires, dont le Président de Solidarité Kosovo, Arnaud Gouillon.

Preuve supplémentaire, comme s’il en fallait d’autres, de l’acharnement politique et médiatique exercé par les autorités de Pristina contre les Serbes du Kosovo, l’Abbé du monastère de Visoki Decani, Sava Janjic, vient d’être accusé par voie de presse de crimes de guerre. Une réaction aussi violente que grotesque à l’annonce de la liste d’Europa Nostra qui fait craindre aux autorités albanaises de voir soulever la question très épineuse des Serbes du Kosovo jusqu’alors couverte par l’omerta.

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LES VOLONTAIRES DU 17E CONVOI DE NOËL DE SOLIDARITÉ-KOSOVO PROLONGENT LEUR ACTION

12 mars, 2021
LES VOLONTAIRES DU 17E CONVOI DE NOËL PROLONGENT LEUR ACTION

Plus de deux mois après être rentrés en France, les volontaires du dernier convoi de Noël sont venus en aide à une vieille femme qui les avait particulièrement touchés.
Dans notre compte-rendu, nous vous racontions cette rencontre éprouvante avec une femme vivant dans une misère terrible quelque part dans les montagnes de la région de Novo Brdo :

Le Père Stevo, curé de Novo Brdo qui nous guide aujourd’hui, nous regroupe autour de lui : « Ici, c’est particulièrement difficile, ce sont des gens très pauvres, ils n’ont presque rien. Nous avons pu leur installer des fenêtres au début de l’hiver : depuis des années, seuls des grands plastiques et des vieilles couvertures les séparaient du froid de dehors ». Au moment où il ouvre la porte, une odeur très forte nous agresse, malgré le vent froid. Dans la seule pièce, minuscule, de la maison, une vieille femme allongée sur un lit fait de palettes. Alitée depuis des années, elle vit avec son fils qui s’occupe d’elle comme il peut.

Nos volontaires, dont certains ont pourtant une certaine expérience, n’avaient jamais vu ça, et ils étaient repartis le cœur lourd de ne pouvoir faire plus pour cette femme.

Alors que nous reprenons à l’envers le chemin qui nous a menés ici et qui sépare cette pauvre femme du reste du monde, l’ambiance dans les fourgons est morose. Un volontaire finit par murmurer : « Elle aurait pu être ma grand-mère… Comment peut-on la laisser là comme ça ? »

Quelques jours après le retour en France, l’idée a finalement fait son chemin, entre coups de téléphone et échanges de mail, et les sept volontaires de ce convoi se sont cotisés pour offrir à cette femme un nettoyage complet de la pauvre pièce dans laquelle elle vit ainsi qu’un lit neuf.

La somme, récoltée par l’un d’eux, a été envoyée à notre bureau humanitaire, qui, en lien avec le Père Stevo, curé de la paroisse de Novo Brdo, a géré l’opération avec efficacité, et quelques jours après, les volontaires ont eu la joie de recevoir une photo témoignant de son succès !

Le fils de la vieille femme de Novo Brdo avec le nouveau lit offert par les volontaires du 17e convoi de Noël.

Une belle action qui témoigne de l’engagement de nos volontaires auprès des populations les plus abandonnées du Kosovo-Métochie !

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COMMENT SOLIDARITÉ-KOSOVO FINIT L’ANNÉE 2020 AU KOSOVO-MÉTOCHIE, MALGRÉ LE COVID…

Le 3 janvier vers midi, un message s’affiche sur le groupe WhatsApp appelé « SK – convoi 2020 » : « Bien arrivé, merci pour tout, à l’année prochaine ! » C’est le dernier volontaire français qui vient d’arriver chez lui, après 3 jours de voyage depuis le Kosovo, marquant ainsi la fin de ce 17e convoi de Noël.

Dimanche matin 27 décembre, Annecy, 9h. Le 17e convoi de Solidarité Kosovo s’élance, pile à l’heure prévue. En soi, c’est déjà une victoire pour les volontaires qui entament le voyage qui les mènera, dans deux jours, au Kosovo-Métochie. Une victoire sur cette année désastreuse, une victoire sur l’incertitude qui, depuis plusieurs semaine, pesait sur eux.

En effet, s’il était évident pour tout le monde que ce 17e convoi aurait bien lieu de toute façon, nul n’aurait pu affirmer jusqu’à la veille de son départ qu’il aurait bien lieu à l’époque habituelle et d’une façon relativement semblable aux années précédentes.

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LE MATÉRIEL POUR LE CONVOI DE NOËL DE SOLIDARITÉ-KOSOVO DÉCHARGÉ À GRACANICA

16 décembre, 2020

LE MATÉRIEL POUR LE CONVOI DE NOËL DÉCHARGÉ AU KOSOVO

Le 15 décembre, les bénévoles de notre bureau humanitaire de Gracanica ont déchargé les 15 palettes de matériel que nous avions envoyées de Grenoble une semaine plus tôt.

Après six jours de voyage à travers l’Europe, notre nouvel ami Darko est bien arrivé à notre entrepôt de Gracanica. Le passage des douanes s’est déroulé sans encombre, notamment grâce au sérieux du travail de nos bénévoles en France, ce qui a grandement facilité les choses. Les 15 palettes de matériel que nous livrerons dans les enclaves dans quelques semaines ont été déchargées devant notre entrepôt sous l’oeil attentif du Père Serdjan, responsable de notre bureau humanitaire.

Sur une photo que nous avons reçue (ci-dessous), on l’aperçoit assister tout sourire à cette opération de déchargement.

Avec lui, nous nous réjouissons de l’avancée de ce 17e convoi de Noël de Solidarité Kosovo. Voir les deux premières étapes se dérouler sans accrocs malgré les difficultés propres à cette année si particulière nous donne confiance pour la suite. En France, nos volontaires sont déjà en train de préparer leurs affaires, et les détails pratiques de ce convoi qui sera forcément exceptionnel sont en train d’être affinés par l’ensemble de l’équipe.


Vous pouvez toujours nous aider à faire de convoi un nouveau succès !
Cette année encore, nous offrirons des poêles à bois à des familles dans le besoin, ainsi que des petits troupeaux. Poêles comme bétail sont achetés sur place, au Kosovo, au dernier moment.
Vous pouvez donc nous aider en nous faisant un don en cliquant sur le bouton ci-dessous.
Ce don pourra être déduit de votre impôt au titre de l’année 2020 s’il est fait avant le 31 décembre à 23h59.
Merci pour votre générosité !

 

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Convoi de Noël de Solidarité Kosovo

Mercredi 9 décembre, 15 palettes de matériel ont quitté notre entrepôt de Grenoble, marquant comme chaque année le lancement concret de ce convoi de Noël. Avec, cette année, une petite pointe supplémentaire d’émotion…
Ce matin du 9 décembre était particulièrement froid. Une couche de neige tombée dans la nuit couvrait le sol devant l’entrepôt où attendaient les 15 palettes de jouets, de vêtements et de chaussures attentivement préparées ces dernières semaines par nos volontaires. Ceux-ci attendaient devant la porte, se frottant les mains ou se tapant les épaules pour se réchauffer, qu’arrive le camion dans lequel ces palettes rejoindront notre entrepôt de Gracanica au Kosovo.

Puis le camion est arrivé et s’est garé juste devant la porte. Habituellement, nous échangeons quelques salutations rapides avec le chauffeur avant de nous mettre au travail le plus rapidement possible. Cette fois-ci, ça s’est passé un peu différemment : à peine descendu de sa cabine, le chauffeur s’est présenté à nous, dans un anglais hésitant : « Je suis Darko. Je suis Serbe, je suis né au Kosovo, ma femme aussi… »

Pendant quelques minutes, oubliant le froid et rassemblant nos quelques souvenirs d’anglais, nous avons discuté comme nous le pouvions du Kosovo, de notre association, de ce convoi de Noël. Nous lui avons expliqué le soutien de nos plus de 12000 donateurs, nos plus de 45 convois humanitaire depuis 16 ans, notre travail pour faire connaitre la situation des enclaves aux Français, etc.

Quand nous avons fini, Darko nous a regardés, ses yeux ne laissant aucun doute sur le fait que, sous son masque, se cachait un grand sourire. « Je suis très heureux de travailler pour vous, de pouvoir vous aider à apporter votre soutien à mes frères du Kosovo. Et maintenant, au travail ! »

Une heure plus tard, le camion était chargé et l’entrepôt vidé. Nous n’avions plus froid du tout, réchauffés par l’effort et l’enthousiasme. Nous avons signé tous les papiers habituels avec Darko, qui est monté dans sa cabine en nous remerciant encore mille fois pour notre travail et notre soutien. Alors qu’il s’engageait sur la route qui devait le mener jusqu’à Gracanica en passant par l’Italie, la Slovénie, la Croatie et la Serbie centrale, il a fait résonner un long coup de klaxon, accompagné d’un grand geste par la fenêtre ouverte.

Il devrait arriver à Gracanica demain dans l’après-midi, en tout cas si les douanes ne lui font pas de difficultés, comme cela arrive de temps en temps. Dans tous les cas, le matériel sera forcément à Gracanica quand notre équipe de volontaires y arrivera, juste après Noël et un long trajet en minibus, pour aller répartir le contenu de ces 15 palettes un peu partout dans les enclaves serbes.

Srecan put, Darko ! Bonne route !

Si la première partie du matériel est bien en route vers notre entrepôt de Gracanica au Kosovo, vous pouvez toujours nous aider à financer ce convoi.
En effet, il y a du matériel dont les habitants des enclaves serbes ont besoin que nous achetons sur place. Nous distribuerons notamment du bétail et des poêles à bois, comme nous l’avons fait à plusieurs reprises ces dernières années. Vous pouvez donc nous aider en nous faisant un don, qui pourra être déduit de votre impôt au titre de l’année 2020, en cliquant sur le bouton ci-dessous.
Merci pour votre générosité !

Source : Solidarité Kosovo

Arrestation de Mgr Joannice de Budva-Nikšić au Monténégro

À l’occasion de la fête de Saint-Basile d’Ostrog, le 12 mai 2020, après une longue discussion, la police a remis une assignation au domicile de la paroisse de Nikšić, vers 22 heures, et a tenté d’amener de force l’évêque Joannice ainsi que sept autres prêtres comme annoncés sur le site officiel du diocèse de Budva-Nikšić.

 La police avait l’intention d’humilier l’éminent archevêque de l’Église de Dieu,  au grand dam des personnes rassemblées (plusieurs milliers), en le conduisant au centre de sécurité dans un véhicule pour criminels, ce que l’évêque a dignement refusé. Ils se sont rendus au centre de sécurité à pied, accompagnés d’un prêtre, que la police avait également l’intention de détenir.

En traitant les responsables religieux dans cette affaire, en l’occurrence l’archevêque de l’Église de Dieu et le clergé de la cathédrale de Nikšić, la police fait preuve de non-professionnalisme, essayant ainsi de provoquer les citoyens et les fidèles et de compromettre la paix et la stabilité au Monténégro”, indique le communiqué.

Selon une annonce du Métropolite Amphiloque, l’objectif de la police dans le petit pays adriatique était d’humilier l’évêque orthodoxe, les autorités tentant d’abord de traîner violemment le hiérarque vers un poste de police, au lieu de lui permettre de se présenter volontairement le lendemain. Des dizaines de personnes ont manifesté à l’extérieur de l’enceinte de la police, chantant des hymnes et exigeant la fin de la persécution de l’Orthodoxie par l’État au Monténégro.

“Le fait que la loi sur la liberté religieuse ait été adoptée à la fin de l’année dernière malgré les réactions populaires, que l’évêque et les prêtres soient arrêtés et détenus, n’est que la preuve que l’État monténégrin persécute l’Église orthodoxe serbe”, a déclaré le patriarche serbe.

“La loi sur la liberté religieuse au Monténégro n’est pas juste”, a déclaré le patriarche œcuménique Bartholomé.

L’Église serbe accuse maintenant le gouvernement monténégrin d’utiliser la pandémie pour intensifier sa persécution de l’Église orthodoxe.

Selon le dernier recensement de 2011, environ 71% de la population du Monténégro sont membres de l’Église orthodoxe. Les Serbes représentent environ 29% de la population.

Procession avec le Métropolite Amphiloque et Mgr Joannice

Dans le même temps, la persécution des chrétiens se poursuit au Kosovo.

Bien que la pandémie soit actuellement gelée, les autorités n’ont pas renoncé à leur projet de transformer l’église du Christ-Sauveur de Pristina en musée. Cette église a d’ailleurs été vandalisée à plusieurs reprises pendant la guerre de 1999. Dans les faits, les institutions respectives du Kosovo n’ont pas respecté le caractère sacré du site et l’ont transformé à plusieurs reprises en entrepôt ou en refuge pour sans-abri. En 2016, un incendie  qui s’est déclaré a causé d’énormes dégâts, à la suite de quoi l’église est restée fermée.

Le monastère historique de Decani est toujours sous occupation.

Mais un maire du Kosovo refuse également de remettre des terres litigieuses  du monastère serbe sous l’égide de l’UNESCO, malgré l’ordonnance d’un tribunal et les pressions de l’UE.

Le monastère de Decani, datant du XIVe siècle, est toujours gardé par les forces de l’OTAN et a été impliqué dans un conflit de plusieurs décennies avec les autorités locales sur une superficie de plus de 24 hectares.

En 2016, la Cour constitutionnelle du Kosovo a jugé que la terre appartenait au monastère, qui l’utilise pour la culture.

Cependant, le maire de la région a clairement indiqué qu’il ne respecterait pas la décision, malgré le récent appel de l’Union européenne à honorer celle-ci.

Avec sa dernière annonce, l’Alliance de l’Atlantique Nord par laquelle le monastère est toujours gardé par les forces de l’OTAN, il convient de noter que plus de 200 000 chrétiens serbes orthodoxes ont été expulsés du Kosovo lors du nettoyage ethnique. Plus de 1 000 sont morts. Alors qu’au moins 150 églises et monastères ont été détruits, beaucoup d’entre eux datant du XIIIe et XIVe siècle.

Des rires, des chants, des larmes, des danses… Un convoi de Solidarité Kosovo sous le signe de la rencontre.

Des rires, des chants, des larmes, des danses... Un convoi sous le signe de la rencontre

Lundi 03/02/2020 :: Communiqué

“Les jours se suivent et ne se ressemblent pas”, dit le proverbe. C’est vrai aussi pour les convois de Noël de Solidarité Kosovo ! Chaque année, en partant, nos volontaires, même les plus expérimentés, ne peuvent pas savoir comment se déroulera leur semaine. Cette année encore en a été une belle illustration, avec un convoi particulièrement riche en rencontres.

C’est au pied de l’église de Leposavic, au Nord de Mitrovica, dans la partie encore majoritairement serbe, que nous retrouvons le Père Serdjan, responsable du bureau humanitaire de Solidarité Kosovo à Gracanica, accompagné de Milovan et Slavko, que la plupart d’entre nous connaissent déjà. Les sourires sont resplendissants, la joie de se retrouver évidente, les embrassades chaleureuses. On redécouvre le grand rire généreux de Serdjan, les blagues incessantes de Milovan et le sourire plus discret de Slavko. On se demande et on se donne des nouvelles, puis on remonte dans les fourgonnettes, direction Gracanica où nous passons la nuit.

Dès le lendemain matin, nous entrons de plain-pied dans l’esprit de ce convoi. En effet, nous partons directement en Métochie, la moitié Ouest du Kosovo, dont le nom signifie “terre des églises”. Habituellement, nous y allons en fin de séjour, avec en point d’orgue une nuit passée dans le magnifique monastère de Visoki Decani, joyau de l’orthodoxie serbe et de la chrétienté.

Le sourire d’un jeune garçon de l’enclave de Banja.

Cette année, c’est par là que nous commençons : les enclaves de Banja, Suvo Grlo et Crkolez, que nous visitons presque chaque année en raison de leur isolement dans une région où les attaques et menaces sont fréquentes, sont les premières que nous visitons. Nous y retrouvons avec bonheur ces quelques dizaines d’enfants que nous voyons grandir depuis plusieurs années. Tel jeune garçon qui se cachait il y a quelques années dans les jupes de sa mère est aujourd’hui un jeune homme au visage fier et déterminé, qui nous offre un verre de la rakija qu’il a distillée avec son père pour la première fois cette année ; telle jeune fille vue pour la première fois à la fin de l’adolescence vient aujourd’hui aux distributions chercher des vêtements pour son premier enfant qu’elle porte serré contre elle pour le protéger du froid mordant.

À Decani, nous retrouvons le Père Petar, père hôtelier, qui nous accueille comme toujours comme des hôtes de marque.

Nos volontaires dans l’église du monastère de Decani, avec le Père Petar.

Le lendemain, nous retrouvons les deux enclaves de Orahovac et Velika Hoca, que nous connaissons bien également. Dans cette dernière, nous sommes invités à déjeuner chez le Pope Milenko, qui nous accueille avec son fils, pope lui aussi. Pendant le repas, nous parlons notamment de son ami Peter Handke, grand écrivain élu Prix Nobel de littérature en 2019, grand ami du Kosovo-Métochie et de Velika Hoca en particulier… et qui a depuis son élection été lui aussi interdit de séjour par les autorités du Kosovo.

Ici aussi, nous retrouvons ces enfants tellement attachants, que repartent les bras chargés de cadeaux et les yeux écarquillés.

Un enfant de l’enclave d’Orahovac qui rentre chez lui les bras chargés de cadeaux apportés par nos volontaires passe devant l’une des nombreuses maisons en ruine qu’on peut voir dans ce petit quartier serbe.

Dans l’après-midi, nous nous rendons — autre nouveauté — dans la région de Prizren, à l’extrême Sud de la Métochie. Depuis des années, Solidarité Kosovo y aide des enclaves et des familles, mais le convoi de Noël n’y passait pas. Cette année, nous y sommes allés : c’est l’occasion de découvrir de nouveaux visages, de serrer de nouvelles mains, de faire naître de nouveaux sourires.

À Prizren même, nous touchons un peu mieux du doigt ce que fut la violence des pogroms antiserbes de mars 2004. En deux jours, les extrémistes albanais ont rasé l’intégralité du quartier serbe de la ville, détruit par le feu toutes les églises de la ville, dont la cathédrale Saint-Georges, siège de l’évêché du Kosovo-Métochie, et chassé tous les Serbes. Aujourd’hui, ils sont une vingtaine à être revenus vivre à Prizren, dans quelques maisons reconstruites dans le quartier serbe et dans une ruelle du centre-ville. L’évêché a été déplacé à Gracanica, bien que la cathédrale soit en cours de reconstruction, sous la protection de la Kfor. Reconstruit également après avoir été intégralement détruit, le séminaire, qui accueille environ 40 élèves, là aussi sous protection permanente.

Nous visitons la cathédrale, magnifique bien que les travaux ne soient pas finis, ainsi que l’église de la Vierge de Levisa, entourée de barbelés et dont l’intérieur est encore presque intégralement noirci par la fumée des pneus enflammés par les extrémistes albanais. Quand la fumée laisse apparaître les fresques pluricentenaires, on constate qu’elles ont été attaquées à coups de pics ou de marteaux…

Le soir, nous dormons au Monastère des Saints-Archanges, à 10 km environ de Prizren, après une soirée mémorable durant laquelle Serdjan, Milovan et Pajo — ami de longue date de l’association, récupéré la veille à Banja — nous ont régalés de chants populaires serbes magnifiques, auxquels nous avons répondu par des chants tirés de nos souvenirs de scoutisme.

Les ruines de l’églises du Monastère des Saints-Archanges, près de Prizren, vues depuis l’hôtellerie. Le monastère a été détruit et reconstruit plusieurs fois, la dernière fois pendant les pogroms antiserbes de 2004.

Le lendemain, nous allons à Novake, non loin de Prizren : ce village martyr en 1999, puis à nouveau en 2004, a vu quelques familles réinvestir ces ruines qui avaient été leurs maisons. Ils y vivent à une vingtaine de personnes, sur ces terres que la violence de leurs voisins les avait obligés à quitter, travaillant la terre pour survivre (cf. magazine Automne 2019). C’est ce que nous a raconté un des hommes du village, la voix ferme malgré la souffrance et l’angoisse qui ont dû jadis la faire trembler, et peut-être encore aujourd’hui, parfois : “Nous avons décidé de revenir ici, d’où nous n’aurions jamais dû partir : nous avons toujours été ici chez nous et nous serons ici chez nous jusqu’au bout. Et tant pis si ce bout doit être la mort : nous ne partirons plus.”

À Novake, quelques familles vivent au milieu des ruines de leur village, attaqué sauvagement en 1999 et en 2004.

Pour cette première visite à cet héroïque village, nous ne pouvons pas refuser d’entrer dans une maison et de nous asseoir autour de la collation généreusement préparée sur la table. Nous ne pouvons pas refuser de trinquer plusieurs fois à l’amitié neuve, à la vie qui continue malgré tout, à l’avenir que nous construisons ensemble en dépit des tempêtes passées et de celles qui s’annoncent. Alors nous prenons le temps, nous mangeons ce nécessaire dont ils n’hésitent pas à se priver pour nous faire honneur, nous buvons le sang de leur terre. Nous serrons ces mains qui seules peuvent assurer la subsistance de ces corps vieillis par une vie âpre mais portés par des âmes pétries d’espérance et de volonté farouche. Nous embrassons ces hommes dont les yeux — qui ont vu tant de choses terribles, leurs maisons détruites, leurs familles jetées sur les routes, parfois pire encore — se mouillent à l’évocation de l’amitié entre nos deux peuples.

Et alors que nous partons, se déroule cette jolie scène qui fera de cette visite un moment inoubliable : une de nos volontaires s’agenouille, pour lui dire au revoir, devant la petite fille d’un de nos hôtes, petite brune au sourire pétillant. Immédiatement, celle-ci ouvre grand les bras et se jette dans ceux de notre volontaire. Elle restera blottie un long moment dans les bras de cette inconnue venue d’un pays lointain et ne parlant pas sa langue, abandonnée comme savent l’être les enfants ; autour d’elles, on se regarde en souriant, plus émus qu’on ne veut bien le montrer…

Le calin de Novake, sans doute l’image que nous retiendrons le plus longtemps de ce convoi.

Au moment de monter dans les fourgons, résonne à nouveau cette phrase que les premiers volontaires de Solidarité Kosovo, il y a 15 ans maintenant, entendaient déjà : “Revenez nous voir. Même les mains vides, revenez : ce dont nous avons le plus besoin, c’est de votre amitié. Revenez.” Alors l’émotion prend le dessus, et nous nous embrassons tous à nouveau, avec aux lèvres et au cœur une seule promesse : nous reviendrons, amis de Novake !

Autre nouveauté encore : à Strpce — prononcez “Cht(eu)rrrpcé”, il n’est pas forcément inutile de le préciser… —, nous sommes accueillis dans une petite pièce qui jouxte une jolie église, et qui est déjà presque pleine d’une vingtaine d’enfants qui nous regardent avec curiosité. Nous les écoutons chanter pour nous plusieurs chansons populaires de la région. Les voix s’affirment peu à peu, les regards s’emplissent de fierté. Les nôtres s’humidifient encore une fois d’entendre ces enfants chanter tour à tour la gloire de leurs ancêtres morts au Champ des Merles, la beauté de leurs monastères ou l’espérance qu’un jour ils pourront vivre ici en paix. Nous apprenons que ces enfants chantent ensemble un peu partout au Kosovo-Métochie, et qu’ils ont, pour pouvoir nous recevoir, chamboulé le programme d’un récital qu’ils iront donner le soir même. Nous leur laissons plusieurs cartons de vêtements et de cadeaux qui seront distribués le lendemain, ainsi que plusieurs guitares, flûtes et percussions qui leur permettront d’accompagner leurs chants. Un volontaire accorde les guitares et leur montre trois accords. Puis nous les voyons s’envoler, nuée de rossignols joyeux, vers le bus qui les mène à leur récital du soir, pendant que nous partageons un verre avec le pope de la paroisse, qui nous fait part de sa fierté devant les progrès accomplis en quelques mois par cette jeune chorale.

Puis nous rentrons à Gracanica. Dans la nuit qui est tombée depuis longtemps — ici, le soleil se couche avant 17 heures —, nous retrouvons l’entrepôt de l’association, où nous travaillons encore un moment pour réorganiser les chargements des fourgonnettes pour les distributions du lendemain.

Au réveil, une autre surprise nous attend : pendant la nuit, les températures sont tombées largement en dessous de zéro. Avec la neige qui tombe par intermittence depuis le premier jour de distributions, ça annonce une journée compliquée. En effet, nous allons aujourd’hui parcourir la région de Novo Brdo : une succession de plusieurs enclaves réparties dans les montagnes à l’Est de Gracanica. Chaque année, cette partie du convoi est celle qui est le plus amenée à changer : les routes dans la région sont en mauvais état, de nombreuses enclaves ne sont joignables que par des chemins de terre défoncés. Avec la neige qui a gelé pendant la nuit, il ne fait aucun doute que certains de ces chemins seront impraticables, en tout cas avec nos fourgonnettes.

Alors que nous partons, Serdjan décroche son téléphone et passe de nombreux coups de fil dans le but d’avoir une idée un peu plus précise de là où on peut aller ou non, et de prévenir les uns et les autres de venir nous attendre à des endroits où nous pouvons nous rendre sans danger. Cette organisation de dernière minute nous permettra de bien remplir la journée malgré l’imprévu. Quand nous ne pouvons nous rendre jusqu’aux maisons, nous déposons des cartons en bas des chemins y menant. Parfois, une vieille voiture dévale le chemin et nous pouvons alors charger le coffre. Ici ou là, deux volontaires montent dans ces vieilles voitures pour aller au moins saluer les familles qui se retrouvent pratiquement isolées jusqu’à ce que la neige fonde : notre présence est aussi importante que ce que nous apportons, ce convoi 2019 nous l’a particulièrement bien montré.

Dans un des nombreux hameaux isolés de l’enclave de Novo Brdo, deux volontaires passent un long moment à montrer à un petit garçon le fonctionnement d’une boite à musique qu’il vient de recevoir. 

Finalement, c’est au terme d’une journée harassante que nous retrouvons notre auberge pour fêter ensemble le passage à la nouvelle année. Une nouvelle soirée à nouveau ponctuée de chants serbes et français (et même bretons !), mais aussi de danse, nos hôtes tenant à nous apprendre les rudiments du Kolo, une tentative qui se finira en éclats de rire, en embrassades et en verres levés à la santé de tous les nouveaux amis rencontrés pendant ces quelques jours.

Le lendemain, nous repartons vers Belgrade, laissant derrière nous ce Kosovo-Métochie que nous aimons tant et des amis très chers. Quelques jours plus tard, nous échangeons nos impressions. Elles sont unanimes, résumées dans ces deux extraits des messages échangés à ce moment-là : “Les sourires, les visages, les voix, les paysages et les regards des petits et grands que nous avons croisés resteront longtemps dans ma mémoire”, affirmait une des nouvelles de cette année, pendant qu’un autre, plus expérimenté, déclarait de son côté : “Je reviens de ce convoi encore plus retourné que les années précédentes. J’ai vraiment réalisé l’importance de ce que nous faisons pour ces gens”.

C’est effectivement ce qui a fait la beauté de ce convoi en particulier : cette chance que nous avons eue de pouvoir prendre plus de temps à chaque rencontre nous a permis de vraiment réaliser à quel point notre présence est importante pour ces gens qui ont souvent l’impression que le monde entier les oublie.

Grâce à vous, nous avons pu cette année leur montrer que de nombreux Français les gardent dans leurs pensées et leurs prières. Merci encore pour votre générosité et votre soutien, merci de faire de nous vos ambassadeurs, année après année, auprès des Serbes du Kosovo-Métochie !

Source: Solidarité Kosovo

Convoi de Noël 2019 : cap sur la Métochie !

Convoi de Noël 2019 : cap sur la Métochie !

Lundi 30/12/2019 :: Communiqué

Voilà déjà deux jours que nous parcourons les routes du Kosovo pour, allant d’enclave en enclave, apporter notre soutien à leurs habitants. Cette année, nous avons un peu chamboulé l’ordre dans lequel nous visitons ces enclaves.

Habituellement, nous allions par exemple en Métochie, à l’Ouest du Kosovo, plutôt en fin de séjour, et passions l’avant-dernière nuit de notre séjour au monastère de Visoki Decani. Cette année, c’est par là que nous avons commencé : les enclaves de Banja, Suvo Grlo et Crkolez, que nous visitons presque chaque année en raison de leur isolement dans une région où les extrémistes albanais resserrent particulièrement leur emprise, ont été les premières que nous avons visitées. Nous y avons retrouvé ces quelques dizaines d’enfants que nous avons parfois vus grandir depuis plusieurs années. Tel jeune garçon qui se cachait il y quelques années derrière les jambes de sa mère est aujourd’hui un jeune homme au visage fier et déterminé ; telle jeune fille vue pour la première fois à la fin de l’adolescence vient aujourd’hui aux distributions chercher des vêtements pour son premier enfant qu’elle porte serré contre elle pour le protéger du froid mordant. Parfois, on peine à les reconnaitre, à cet âge où les enfants changent presque chaque semaine, et seul un détail permet de se dire “Ah si, il était bien déjà là l’an dernier” : c’est un regard particulièrement vif, ou une mimique joyeuse au moment où le cadeau est donné.

On se surprend même parfois à penser, quand on ne voit plus un visage qu’on avait retenu les dernières fois, que les vexations ont obtenu le résultat attendu et qu’une famille a fini par partir, épuisée, chercher ailleurs un avenir plus paisible. Généralement, il n’en est rien : ils ont juste mis plus de temps à se préparer pour venir, et on soupire de soulagement quand on les voit apparaitre au bout du chemin ou derrière une maison.

Cette année a aussi vu quelques nouveautés, même pour nos volontaires les plus anciens. Aucun d’entre nous n’a ainsi le souvenir d’être déjà passé par Prizren et sa région : depuis des années, Solidarité Kosovo y aide des enclaves et des familles, mais le convoi de Noël n’y passait pas. Cette année, nous y sommes allés : c’est l’occasion de découvrir de nouveaux visages, de serrer de nouvelles mains, de faire naître de nouveaux sourire.

Ainsi à Novake, non loin de Prizren : ce village martyr en 1999 puis à nouveau en 2004 a vu quelques familles réinvestir ces ruines qui avaient été leurs maisons. Ils y vivent à une vingtaine de personnes, sur ces terres que la violence de leurs voisins les avait obligés à quitter, travaillant la terre pour survivre. C’est ce que nous a raconté un des hommes du village, la voix ferme malgré la souffrance et l’angoisse qui ont dû jadis la faire trembler, et peut-être encore aujourd’hui, parfois. “Nous avons décidé de revenir ici, d’où nous n’aurions jamais dû partir : nous avons toujours été ici chez nous et nous serons ici chez nous jusqu’au bout. Et tant pis si ce bout doit être la mort : nous ne partirons plus.”

Dans les villages connus, on peut rester juste le temps de la distribution puis d’un verre partagé et d’une photo de groupe. Dans ces endroits qu’on découvre et qui nous accueillent pour la première fois, nous ne pouvons pas refuser d’entrer dans les maisons et de nous asseoir autour de la collation généreusement préparée sur la table. Nous ne pouvons pas refuser de trinquer plusieurs fois à l’amitié neuve, à la vie qui continue malgré tout, à l’avenir que nous construisons ensemble en dépit des tempêtes passées et de celles qui s’annoncent. Alors nous prenons le temps, nous mangeons ce nécessaire dont ils n’hésitent pas à se priver pour nous faire honneur, nous buvons le sang de leur terre. Nous serrons ces mains qui seules peuvent assurer la subsistance de ces corps vieillis par une vie âpre mais portés par des âmes pétries d’espérance et de volonté farouche. Nous embrassons ces hommes dont les yeux – qui ont vu tant de choses terribles, leurs maisons détruites, leurs familles jetées sur les routes, parfois pire encore –  se mouillent à l’évocation de l’amitié entre nos deux peuples.

Au moment de partir enfin, déjà, résonne à nouveau cette phrase que les premiers volontaires de Solidarité Kosovo, il y a 15 ans maintenant, entendaient déjà : “Revenez nous voir. Même les mains vides, revenez : ce dont nous avons le plus besoin, c’est de votre amitié. Revenez.” Et c’est à nos yeux de se mouiller à leur tour, promesse bien suffisante : nous reviendrons.

Nous vous raconterons tout ça et tout le reste bientôt, quand nous serons de retour en France : le convoi n’est pas fini, il nous reste encore de belles choses à vivre pendant ces deux jours de distributions qui restent.

Nous voulions juste vous dire que ce nouveau convoi se passe du mieux possible. Il y a des contretemps, des ratages, des déceptions. Mais l’amour qui nous entoure à chaque halte que nous faisons fait que tout cela n’est rien. Nous n’en sommes qu’au milieu du convoi mais nous pouvons déjà le dire : c’est un nouveau succès, parce que nous avons apporté ici votre soutien et votre amitié, et en avons reçu bien plus que nous pouvions l’imaginer.

Comme chaque année, ce convoi va recharger nos batteries à bloc pour une nouvelle année pour laquelle nous avons déjà de nombreux projets. Nous vous en parlerons le moment venu, bien entendu, mais savons d’ors-et-déjà que nous aurons cette année encore besoin de vous, de votre soutien. Vous le savez, il vous reste moins de 24 heures maintenant pour nous faire un don déductible des impôts au titre de l’année 2019. Comme d’habitude, vous pouvez le faire via Paypal en cliquant ici ou par chèque à l’ordre de Solidarité Kosovo et envoyé à ” BP 1777, 38220 Vizille”.

Merci encore pour votre soutien et votre générosité.

Un Noël solidaire en préparation avec Solidarité Kosovo

Jeudi 12/12/2019 :: Communiqué

Le départ au Kosovo approche pour les huit bénévoles de Solidarité Kosovo qui feront partie de la nouvelle édition du convoi d’hiver. Pour la 15e année consécutive, Solidarité Kosovo distribuera des colis cadeaux aux familles des enclaves du Kosovo-Métochie, du 26 décembre au 2 janvier, pour que la joie de Noël se partage cette année encore.

Les petites mains de Noël, à l’œuvre depuis septembre

Chez Solidarité Kosovo, les Pères et les Mères Noël se lèvent à 5 heures du matin, portent des chaussures de sécurité et savent manier un transpalette.
Tous les week-ends depuis le mois de septembre, une dizaine de bénévoles de l’association s’est donnée rendez-vous dans l’entrepôt logistique en Isère pour préparer les colis cadeaux de Noël.

Ils ont trié, inventorié et reconditionné des centaines de jouets, vêtements, matériels scolaires donnés gracieusement par des entreprises françaises.
Une grande partie a été achevée. Reste encore quelques palettes avant le départ du convoi de Noël. Pour les terminer, la valeureuse équipe est aujourd’hui encore sur le pont !

Et si vos vœux de fin d’année devenaient solidaires eux aussi ?

Solidarité Kosovo a besoin de vous pour l’aider à financer les frais de transport inhérents au convoi des 30m3 de cadeaux minutieusement préparés. L’association française vous invite à contribuer par votre générosité au Noël des enfants serbes du Kosovo en envoyant un don dès aujourd’hui à l’adresse suivante : Solidarité Kosovo, BP 1777, 38220 VIZILLE (chèque à l’ordre de «Solidarité Kosovo») ou directement via Paypal en cliquant ici.

Nous rappelons aux bienfaiteurs de Solidarité Kosovo que les dons versés avant le 31 décembre 2019 ouvrent droit à une réduction d’impôt égale à 66 % de leur montant. À titre d’exemple, un don de 100 euros ne vous coûte en réalité que 34 euros après déduction fiscale.

Pour tous ces foyers chrétiens que vous aiderez, Solidarité Kosovo vous remercie du fond du cœur et vous souhaite de joyeuses fêtes de Noël !

Solidarité Kosovo, Rénovation des écoles : programme 2019

Jeudi 14/11/2019 :: Communiqué

Maintenir les écoles serbes debout malgré la tempête 

Le premier trimestre de la rentrée 2019 est déjà bien entamé. À quelques jours de l’hiver, il est venu le temps pour Solidarité Kosovo d’amorcer sa traditionnelle opération de rénovation des écoles. Pour la huitième année consécutive, l’ONG française opérera de grands travaux pour réhabiliter des établissements scolaires. Cette année, trois écoles situées au sud du Kosovo bénéficieront d’une nouvelle tranche d’envergure en raison de leurs états de délabrement avancé. 

Préserver sa culture et instruire la jeunesse

Comme chaque année depuis 2012, Solidarité Kosovo engage une opération majeure au bénéfice des plus jeunes. Père Serdjan s’attelle depuis la rentrée à sélectionner les établissements les plus endommagés. La tâche est rude pour le prêtre, tant les écoles serbes sont en mauvais état au Kosovo!
 Il faut pourtant comprendre que dans le contexte du Kosovo, les écoles ne sont pas uniquement le lieu de l’instruction. C’est également là où les jeunes Serbes se sociabilisent lorsqu’ils ne sont pas dans leurs foyers dispersés dans de petites enclaves isolées en rase campagne. Pour les petits chrétiens du Kosovo, l’école est un véritable lieu de vie où ils peuvent se retrouver, se former intellectuellement et humainement, faire du sport, apprendre leur culture… Depuis 1999, les écoles serbes sont laissées à l’abandon. Alarmée par la vétusté et l’insalubrité du patrimoine scolaire chrétien, Solidarité Kosovo a décidé de venir à la jeunesse et d’en faire son action pilier.
Depuis huit ans, Solidarité Kosovo déploit toute son énergie à rénover les écoles des jeunes chrétiens lesquelles sont totalement abandonnées par les autorités. Aussi ce sont les parents d’élèves et les professeurs qui, les week-ends, viennent couper du bois pour alimenter les poêles à bois durant la semaine, ou passer un coup de peinture ici ou là. Mais la seule bonne volonté ne suffit pas pour protéger les enfants du froid et de l’insalubrité. 

Un puits, un chauffage, une isolation,…

Cette année, trois écoles situées au sud du Kosovo vont bénéficier grâce au soutien de Solidarité Kosovo de travaux de grande ampleur. Dans l’une d’elles par exemple, nous allons creuser un puits pour la rendre autonome dans son approvisionnement en eau. Dans les deux autres établissements, nous allons renforcer l’isolation actuellement quasi nulle des murs et installer le chauffage central. De quoi mieux vivre le long et rude hiver des Balkans ! 


Tous ces travaux ont un coût et, au total, nous avons besoin de 100 000 €.

Chaque année, notre opération de rénovation d’écoles rencontre un vrai succès. Des centaines d’enfants bénéficient déjà de salles de classe et de sanitaires dignes de ce nom grâce à votre soutien. Cette année, aidez-nous à financer les travaux de trois nouvelles écoles situées dans la partie la plus pauvre du Kosovo.
Grâce à vous, les élèves suivront des cours au chaud cet hiver et auront accès à l’eau courante. En France, cela nous semble la moindre des choses. Là-bas, à deux heures de vol de Paris, ça ne l’est pas lorsque l’on est Serbe et chrétien. Pour tous ces enfants et leurs familles qui voient l’hiver approcher avec inquiétude, Solidarité Kosovo vous remercie par avance pour le soutien que vous apporterez au financement des travaux ! 
L’urgence est maintenant à la récolte de fonds, indispensables à la réalisation de ce vaste chantier.
Vous pouvez effectuer un don :
–    Par chèque : en libellant l’ordre à Solidarité Kosovo puis en l’envoyant à : Solidarité Kosovo – BP 1777 – 38220 Vizille – France
–    Par virement Paypal : rendez-vous sur notre site en cliquant ici et suivez les instructions « Dons en ligne».
–    Par virement bancaire, contactez-nous : contact@solidarite-kosovo.org