Des rires, des chants, des larmes, des danses… Un convoi de Solidarité Kosovo sous le signe de la rencontre.

Des rires, des chants, des larmes, des danses... Un convoi sous le signe de la rencontre

Lundi 03/02/2020 :: Communiqué

“Les jours se suivent et ne se ressemblent pas”, dit le proverbe. C’est vrai aussi pour les convois de Noël de Solidarité Kosovo ! Chaque année, en partant, nos volontaires, même les plus expérimentés, ne peuvent pas savoir comment se déroulera leur semaine. Cette année encore en a été une belle illustration, avec un convoi particulièrement riche en rencontres.

C’est au pied de l’église de Leposavic, au Nord de Mitrovica, dans la partie encore majoritairement serbe, que nous retrouvons le Père Serdjan, responsable du bureau humanitaire de Solidarité Kosovo à Gracanica, accompagné de Milovan et Slavko, que la plupart d’entre nous connaissent déjà. Les sourires sont resplendissants, la joie de se retrouver évidente, les embrassades chaleureuses. On redécouvre le grand rire généreux de Serdjan, les blagues incessantes de Milovan et le sourire plus discret de Slavko. On se demande et on se donne des nouvelles, puis on remonte dans les fourgonnettes, direction Gracanica où nous passons la nuit.

Dès le lendemain matin, nous entrons de plain-pied dans l’esprit de ce convoi. En effet, nous partons directement en Métochie, la moitié Ouest du Kosovo, dont le nom signifie “terre des églises”. Habituellement, nous y allons en fin de séjour, avec en point d’orgue une nuit passée dans le magnifique monastère de Visoki Decani, joyau de l’orthodoxie serbe et de la chrétienté.

Le sourire d’un jeune garçon de l’enclave de Banja.

Cette année, c’est par là que nous commençons : les enclaves de Banja, Suvo Grlo et Crkolez, que nous visitons presque chaque année en raison de leur isolement dans une région où les attaques et menaces sont fréquentes, sont les premières que nous visitons. Nous y retrouvons avec bonheur ces quelques dizaines d’enfants que nous voyons grandir depuis plusieurs années. Tel jeune garçon qui se cachait il y a quelques années dans les jupes de sa mère est aujourd’hui un jeune homme au visage fier et déterminé, qui nous offre un verre de la rakija qu’il a distillée avec son père pour la première fois cette année ; telle jeune fille vue pour la première fois à la fin de l’adolescence vient aujourd’hui aux distributions chercher des vêtements pour son premier enfant qu’elle porte serré contre elle pour le protéger du froid mordant.

À Decani, nous retrouvons le Père Petar, père hôtelier, qui nous accueille comme toujours comme des hôtes de marque.

Nos volontaires dans l’église du monastère de Decani, avec le Père Petar.

Le lendemain, nous retrouvons les deux enclaves de Orahovac et Velika Hoca, que nous connaissons bien également. Dans cette dernière, nous sommes invités à déjeuner chez le Pope Milenko, qui nous accueille avec son fils, pope lui aussi. Pendant le repas, nous parlons notamment de son ami Peter Handke, grand écrivain élu Prix Nobel de littérature en 2019, grand ami du Kosovo-Métochie et de Velika Hoca en particulier… et qui a depuis son élection été lui aussi interdit de séjour par les autorités du Kosovo.

Ici aussi, nous retrouvons ces enfants tellement attachants, que repartent les bras chargés de cadeaux et les yeux écarquillés.

Un enfant de l’enclave d’Orahovac qui rentre chez lui les bras chargés de cadeaux apportés par nos volontaires passe devant l’une des nombreuses maisons en ruine qu’on peut voir dans ce petit quartier serbe.

Dans l’après-midi, nous nous rendons — autre nouveauté — dans la région de Prizren, à l’extrême Sud de la Métochie. Depuis des années, Solidarité Kosovo y aide des enclaves et des familles, mais le convoi de Noël n’y passait pas. Cette année, nous y sommes allés : c’est l’occasion de découvrir de nouveaux visages, de serrer de nouvelles mains, de faire naître de nouveaux sourires.

À Prizren même, nous touchons un peu mieux du doigt ce que fut la violence des pogroms antiserbes de mars 2004. En deux jours, les extrémistes albanais ont rasé l’intégralité du quartier serbe de la ville, détruit par le feu toutes les églises de la ville, dont la cathédrale Saint-Georges, siège de l’évêché du Kosovo-Métochie, et chassé tous les Serbes. Aujourd’hui, ils sont une vingtaine à être revenus vivre à Prizren, dans quelques maisons reconstruites dans le quartier serbe et dans une ruelle du centre-ville. L’évêché a été déplacé à Gracanica, bien que la cathédrale soit en cours de reconstruction, sous la protection de la Kfor. Reconstruit également après avoir été intégralement détruit, le séminaire, qui accueille environ 40 élèves, là aussi sous protection permanente.

Nous visitons la cathédrale, magnifique bien que les travaux ne soient pas finis, ainsi que l’église de la Vierge de Levisa, entourée de barbelés et dont l’intérieur est encore presque intégralement noirci par la fumée des pneus enflammés par les extrémistes albanais. Quand la fumée laisse apparaître les fresques pluricentenaires, on constate qu’elles ont été attaquées à coups de pics ou de marteaux…

Le soir, nous dormons au Monastère des Saints-Archanges, à 10 km environ de Prizren, après une soirée mémorable durant laquelle Serdjan, Milovan et Pajo — ami de longue date de l’association, récupéré la veille à Banja — nous ont régalés de chants populaires serbes magnifiques, auxquels nous avons répondu par des chants tirés de nos souvenirs de scoutisme.

Les ruines de l’églises du Monastère des Saints-Archanges, près de Prizren, vues depuis l’hôtellerie. Le monastère a été détruit et reconstruit plusieurs fois, la dernière fois pendant les pogroms antiserbes de 2004.

Le lendemain, nous allons à Novake, non loin de Prizren : ce village martyr en 1999, puis à nouveau en 2004, a vu quelques familles réinvestir ces ruines qui avaient été leurs maisons. Ils y vivent à une vingtaine de personnes, sur ces terres que la violence de leurs voisins les avait obligés à quitter, travaillant la terre pour survivre (cf. magazine Automne 2019). C’est ce que nous a raconté un des hommes du village, la voix ferme malgré la souffrance et l’angoisse qui ont dû jadis la faire trembler, et peut-être encore aujourd’hui, parfois : “Nous avons décidé de revenir ici, d’où nous n’aurions jamais dû partir : nous avons toujours été ici chez nous et nous serons ici chez nous jusqu’au bout. Et tant pis si ce bout doit être la mort : nous ne partirons plus.”

À Novake, quelques familles vivent au milieu des ruines de leur village, attaqué sauvagement en 1999 et en 2004.

Pour cette première visite à cet héroïque village, nous ne pouvons pas refuser d’entrer dans une maison et de nous asseoir autour de la collation généreusement préparée sur la table. Nous ne pouvons pas refuser de trinquer plusieurs fois à l’amitié neuve, à la vie qui continue malgré tout, à l’avenir que nous construisons ensemble en dépit des tempêtes passées et de celles qui s’annoncent. Alors nous prenons le temps, nous mangeons ce nécessaire dont ils n’hésitent pas à se priver pour nous faire honneur, nous buvons le sang de leur terre. Nous serrons ces mains qui seules peuvent assurer la subsistance de ces corps vieillis par une vie âpre mais portés par des âmes pétries d’espérance et de volonté farouche. Nous embrassons ces hommes dont les yeux — qui ont vu tant de choses terribles, leurs maisons détruites, leurs familles jetées sur les routes, parfois pire encore — se mouillent à l’évocation de l’amitié entre nos deux peuples.

Et alors que nous partons, se déroule cette jolie scène qui fera de cette visite un moment inoubliable : une de nos volontaires s’agenouille, pour lui dire au revoir, devant la petite fille d’un de nos hôtes, petite brune au sourire pétillant. Immédiatement, celle-ci ouvre grand les bras et se jette dans ceux de notre volontaire. Elle restera blottie un long moment dans les bras de cette inconnue venue d’un pays lointain et ne parlant pas sa langue, abandonnée comme savent l’être les enfants ; autour d’elles, on se regarde en souriant, plus émus qu’on ne veut bien le montrer…

Le calin de Novake, sans doute l’image que nous retiendrons le plus longtemps de ce convoi.

Au moment de monter dans les fourgons, résonne à nouveau cette phrase que les premiers volontaires de Solidarité Kosovo, il y a 15 ans maintenant, entendaient déjà : “Revenez nous voir. Même les mains vides, revenez : ce dont nous avons le plus besoin, c’est de votre amitié. Revenez.” Alors l’émotion prend le dessus, et nous nous embrassons tous à nouveau, avec aux lèvres et au cœur une seule promesse : nous reviendrons, amis de Novake !

Autre nouveauté encore : à Strpce — prononcez “Cht(eu)rrrpcé”, il n’est pas forcément inutile de le préciser… —, nous sommes accueillis dans une petite pièce qui jouxte une jolie église, et qui est déjà presque pleine d’une vingtaine d’enfants qui nous regardent avec curiosité. Nous les écoutons chanter pour nous plusieurs chansons populaires de la région. Les voix s’affirment peu à peu, les regards s’emplissent de fierté. Les nôtres s’humidifient encore une fois d’entendre ces enfants chanter tour à tour la gloire de leurs ancêtres morts au Champ des Merles, la beauté de leurs monastères ou l’espérance qu’un jour ils pourront vivre ici en paix. Nous apprenons que ces enfants chantent ensemble un peu partout au Kosovo-Métochie, et qu’ils ont, pour pouvoir nous recevoir, chamboulé le programme d’un récital qu’ils iront donner le soir même. Nous leur laissons plusieurs cartons de vêtements et de cadeaux qui seront distribués le lendemain, ainsi que plusieurs guitares, flûtes et percussions qui leur permettront d’accompagner leurs chants. Un volontaire accorde les guitares et leur montre trois accords. Puis nous les voyons s’envoler, nuée de rossignols joyeux, vers le bus qui les mène à leur récital du soir, pendant que nous partageons un verre avec le pope de la paroisse, qui nous fait part de sa fierté devant les progrès accomplis en quelques mois par cette jeune chorale.

Puis nous rentrons à Gracanica. Dans la nuit qui est tombée depuis longtemps — ici, le soleil se couche avant 17 heures —, nous retrouvons l’entrepôt de l’association, où nous travaillons encore un moment pour réorganiser les chargements des fourgonnettes pour les distributions du lendemain.

Au réveil, une autre surprise nous attend : pendant la nuit, les températures sont tombées largement en dessous de zéro. Avec la neige qui tombe par intermittence depuis le premier jour de distributions, ça annonce une journée compliquée. En effet, nous allons aujourd’hui parcourir la région de Novo Brdo : une succession de plusieurs enclaves réparties dans les montagnes à l’Est de Gracanica. Chaque année, cette partie du convoi est celle qui est le plus amenée à changer : les routes dans la région sont en mauvais état, de nombreuses enclaves ne sont joignables que par des chemins de terre défoncés. Avec la neige qui a gelé pendant la nuit, il ne fait aucun doute que certains de ces chemins seront impraticables, en tout cas avec nos fourgonnettes.

Alors que nous partons, Serdjan décroche son téléphone et passe de nombreux coups de fil dans le but d’avoir une idée un peu plus précise de là où on peut aller ou non, et de prévenir les uns et les autres de venir nous attendre à des endroits où nous pouvons nous rendre sans danger. Cette organisation de dernière minute nous permettra de bien remplir la journée malgré l’imprévu. Quand nous ne pouvons nous rendre jusqu’aux maisons, nous déposons des cartons en bas des chemins y menant. Parfois, une vieille voiture dévale le chemin et nous pouvons alors charger le coffre. Ici ou là, deux volontaires montent dans ces vieilles voitures pour aller au moins saluer les familles qui se retrouvent pratiquement isolées jusqu’à ce que la neige fonde : notre présence est aussi importante que ce que nous apportons, ce convoi 2019 nous l’a particulièrement bien montré.

Dans un des nombreux hameaux isolés de l’enclave de Novo Brdo, deux volontaires passent un long moment à montrer à un petit garçon le fonctionnement d’une boite à musique qu’il vient de recevoir. 

Finalement, c’est au terme d’une journée harassante que nous retrouvons notre auberge pour fêter ensemble le passage à la nouvelle année. Une nouvelle soirée à nouveau ponctuée de chants serbes et français (et même bretons !), mais aussi de danse, nos hôtes tenant à nous apprendre les rudiments du Kolo, une tentative qui se finira en éclats de rire, en embrassades et en verres levés à la santé de tous les nouveaux amis rencontrés pendant ces quelques jours.

Le lendemain, nous repartons vers Belgrade, laissant derrière nous ce Kosovo-Métochie que nous aimons tant et des amis très chers. Quelques jours plus tard, nous échangeons nos impressions. Elles sont unanimes, résumées dans ces deux extraits des messages échangés à ce moment-là : “Les sourires, les visages, les voix, les paysages et les regards des petits et grands que nous avons croisés resteront longtemps dans ma mémoire”, affirmait une des nouvelles de cette année, pendant qu’un autre, plus expérimenté, déclarait de son côté : “Je reviens de ce convoi encore plus retourné que les années précédentes. J’ai vraiment réalisé l’importance de ce que nous faisons pour ces gens”.

C’est effectivement ce qui a fait la beauté de ce convoi en particulier : cette chance que nous avons eue de pouvoir prendre plus de temps à chaque rencontre nous a permis de vraiment réaliser à quel point notre présence est importante pour ces gens qui ont souvent l’impression que le monde entier les oublie.

Grâce à vous, nous avons pu cette année leur montrer que de nombreux Français les gardent dans leurs pensées et leurs prières. Merci encore pour votre générosité et votre soutien, merci de faire de nous vos ambassadeurs, année après année, auprès des Serbes du Kosovo-Métochie !

Source: Solidarité Kosovo

Convoi de Noël 2019 : cap sur la Métochie !

Convoi de Noël 2019 : cap sur la Métochie !

Lundi 30/12/2019 :: Communiqué

Voilà déjà deux jours que nous parcourons les routes du Kosovo pour, allant d’enclave en enclave, apporter notre soutien à leurs habitants. Cette année, nous avons un peu chamboulé l’ordre dans lequel nous visitons ces enclaves.

Habituellement, nous allions par exemple en Métochie, à l’Ouest du Kosovo, plutôt en fin de séjour, et passions l’avant-dernière nuit de notre séjour au monastère de Visoki Decani. Cette année, c’est par là que nous avons commencé : les enclaves de Banja, Suvo Grlo et Crkolez, que nous visitons presque chaque année en raison de leur isolement dans une région où les extrémistes albanais resserrent particulièrement leur emprise, ont été les premières que nous avons visitées. Nous y avons retrouvé ces quelques dizaines d’enfants que nous avons parfois vus grandir depuis plusieurs années. Tel jeune garçon qui se cachait il y quelques années derrière les jambes de sa mère est aujourd’hui un jeune homme au visage fier et déterminé ; telle jeune fille vue pour la première fois à la fin de l’adolescence vient aujourd’hui aux distributions chercher des vêtements pour son premier enfant qu’elle porte serré contre elle pour le protéger du froid mordant. Parfois, on peine à les reconnaitre, à cet âge où les enfants changent presque chaque semaine, et seul un détail permet de se dire “Ah si, il était bien déjà là l’an dernier” : c’est un regard particulièrement vif, ou une mimique joyeuse au moment où le cadeau est donné.

On se surprend même parfois à penser, quand on ne voit plus un visage qu’on avait retenu les dernières fois, que les vexations ont obtenu le résultat attendu et qu’une famille a fini par partir, épuisée, chercher ailleurs un avenir plus paisible. Généralement, il n’en est rien : ils ont juste mis plus de temps à se préparer pour venir, et on soupire de soulagement quand on les voit apparaitre au bout du chemin ou derrière une maison.

Cette année a aussi vu quelques nouveautés, même pour nos volontaires les plus anciens. Aucun d’entre nous n’a ainsi le souvenir d’être déjà passé par Prizren et sa région : depuis des années, Solidarité Kosovo y aide des enclaves et des familles, mais le convoi de Noël n’y passait pas. Cette année, nous y sommes allés : c’est l’occasion de découvrir de nouveaux visages, de serrer de nouvelles mains, de faire naître de nouveaux sourire.

Ainsi à Novake, non loin de Prizren : ce village martyr en 1999 puis à nouveau en 2004 a vu quelques familles réinvestir ces ruines qui avaient été leurs maisons. Ils y vivent à une vingtaine de personnes, sur ces terres que la violence de leurs voisins les avait obligés à quitter, travaillant la terre pour survivre. C’est ce que nous a raconté un des hommes du village, la voix ferme malgré la souffrance et l’angoisse qui ont dû jadis la faire trembler, et peut-être encore aujourd’hui, parfois. “Nous avons décidé de revenir ici, d’où nous n’aurions jamais dû partir : nous avons toujours été ici chez nous et nous serons ici chez nous jusqu’au bout. Et tant pis si ce bout doit être la mort : nous ne partirons plus.”

Dans les villages connus, on peut rester juste le temps de la distribution puis d’un verre partagé et d’une photo de groupe. Dans ces endroits qu’on découvre et qui nous accueillent pour la première fois, nous ne pouvons pas refuser d’entrer dans les maisons et de nous asseoir autour de la collation généreusement préparée sur la table. Nous ne pouvons pas refuser de trinquer plusieurs fois à l’amitié neuve, à la vie qui continue malgré tout, à l’avenir que nous construisons ensemble en dépit des tempêtes passées et de celles qui s’annoncent. Alors nous prenons le temps, nous mangeons ce nécessaire dont ils n’hésitent pas à se priver pour nous faire honneur, nous buvons le sang de leur terre. Nous serrons ces mains qui seules peuvent assurer la subsistance de ces corps vieillis par une vie âpre mais portés par des âmes pétries d’espérance et de volonté farouche. Nous embrassons ces hommes dont les yeux – qui ont vu tant de choses terribles, leurs maisons détruites, leurs familles jetées sur les routes, parfois pire encore –  se mouillent à l’évocation de l’amitié entre nos deux peuples.

Au moment de partir enfin, déjà, résonne à nouveau cette phrase que les premiers volontaires de Solidarité Kosovo, il y a 15 ans maintenant, entendaient déjà : “Revenez nous voir. Même les mains vides, revenez : ce dont nous avons le plus besoin, c’est de votre amitié. Revenez.” Et c’est à nos yeux de se mouiller à leur tour, promesse bien suffisante : nous reviendrons.

Nous vous raconterons tout ça et tout le reste bientôt, quand nous serons de retour en France : le convoi n’est pas fini, il nous reste encore de belles choses à vivre pendant ces deux jours de distributions qui restent.

Nous voulions juste vous dire que ce nouveau convoi se passe du mieux possible. Il y a des contretemps, des ratages, des déceptions. Mais l’amour qui nous entoure à chaque halte que nous faisons fait que tout cela n’est rien. Nous n’en sommes qu’au milieu du convoi mais nous pouvons déjà le dire : c’est un nouveau succès, parce que nous avons apporté ici votre soutien et votre amitié, et en avons reçu bien plus que nous pouvions l’imaginer.

Comme chaque année, ce convoi va recharger nos batteries à bloc pour une nouvelle année pour laquelle nous avons déjà de nombreux projets. Nous vous en parlerons le moment venu, bien entendu, mais savons d’ors-et-déjà que nous aurons cette année encore besoin de vous, de votre soutien. Vous le savez, il vous reste moins de 24 heures maintenant pour nous faire un don déductible des impôts au titre de l’année 2019. Comme d’habitude, vous pouvez le faire via Paypal en cliquant ici ou par chèque à l’ordre de Solidarité Kosovo et envoyé à ” BP 1777, 38220 Vizille”.

Merci encore pour votre soutien et votre générosité.

Un Noël solidaire en préparation avec Solidarité Kosovo

Jeudi 12/12/2019 :: Communiqué

Le départ au Kosovo approche pour les huit bénévoles de Solidarité Kosovo qui feront partie de la nouvelle édition du convoi d’hiver. Pour la 15e année consécutive, Solidarité Kosovo distribuera des colis cadeaux aux familles des enclaves du Kosovo-Métochie, du 26 décembre au 2 janvier, pour que la joie de Noël se partage cette année encore.

Les petites mains de Noël, à l’œuvre depuis septembre

Chez Solidarité Kosovo, les Pères et les Mères Noël se lèvent à 5 heures du matin, portent des chaussures de sécurité et savent manier un transpalette.
Tous les week-ends depuis le mois de septembre, une dizaine de bénévoles de l’association s’est donnée rendez-vous dans l’entrepôt logistique en Isère pour préparer les colis cadeaux de Noël.

Ils ont trié, inventorié et reconditionné des centaines de jouets, vêtements, matériels scolaires donnés gracieusement par des entreprises françaises.
Une grande partie a été achevée. Reste encore quelques palettes avant le départ du convoi de Noël. Pour les terminer, la valeureuse équipe est aujourd’hui encore sur le pont !

Et si vos vœux de fin d’année devenaient solidaires eux aussi ?

Solidarité Kosovo a besoin de vous pour l’aider à financer les frais de transport inhérents au convoi des 30m3 de cadeaux minutieusement préparés. L’association française vous invite à contribuer par votre générosité au Noël des enfants serbes du Kosovo en envoyant un don dès aujourd’hui à l’adresse suivante : Solidarité Kosovo, BP 1777, 38220 VIZILLE (chèque à l’ordre de «Solidarité Kosovo») ou directement via Paypal en cliquant ici.

Nous rappelons aux bienfaiteurs de Solidarité Kosovo que les dons versés avant le 31 décembre 2019 ouvrent droit à une réduction d’impôt égale à 66 % de leur montant. À titre d’exemple, un don de 100 euros ne vous coûte en réalité que 34 euros après déduction fiscale.

Pour tous ces foyers chrétiens que vous aiderez, Solidarité Kosovo vous remercie du fond du cœur et vous souhaite de joyeuses fêtes de Noël !

Solidarité Kosovo, Rénovation des écoles : programme 2019

Jeudi 14/11/2019 :: Communiqué

Maintenir les écoles serbes debout malgré la tempête 

Le premier trimestre de la rentrée 2019 est déjà bien entamé. À quelques jours de l’hiver, il est venu le temps pour Solidarité Kosovo d’amorcer sa traditionnelle opération de rénovation des écoles. Pour la huitième année consécutive, l’ONG française opérera de grands travaux pour réhabiliter des établissements scolaires. Cette année, trois écoles situées au sud du Kosovo bénéficieront d’une nouvelle tranche d’envergure en raison de leurs états de délabrement avancé. 

Préserver sa culture et instruire la jeunesse

Comme chaque année depuis 2012, Solidarité Kosovo engage une opération majeure au bénéfice des plus jeunes. Père Serdjan s’attelle depuis la rentrée à sélectionner les établissements les plus endommagés. La tâche est rude pour le prêtre, tant les écoles serbes sont en mauvais état au Kosovo!
 Il faut pourtant comprendre que dans le contexte du Kosovo, les écoles ne sont pas uniquement le lieu de l’instruction. C’est également là où les jeunes Serbes se sociabilisent lorsqu’ils ne sont pas dans leurs foyers dispersés dans de petites enclaves isolées en rase campagne. Pour les petits chrétiens du Kosovo, l’école est un véritable lieu de vie où ils peuvent se retrouver, se former intellectuellement et humainement, faire du sport, apprendre leur culture… Depuis 1999, les écoles serbes sont laissées à l’abandon. Alarmée par la vétusté et l’insalubrité du patrimoine scolaire chrétien, Solidarité Kosovo a décidé de venir à la jeunesse et d’en faire son action pilier.
Depuis huit ans, Solidarité Kosovo déploit toute son énergie à rénover les écoles des jeunes chrétiens lesquelles sont totalement abandonnées par les autorités. Aussi ce sont les parents d’élèves et les professeurs qui, les week-ends, viennent couper du bois pour alimenter les poêles à bois durant la semaine, ou passer un coup de peinture ici ou là. Mais la seule bonne volonté ne suffit pas pour protéger les enfants du froid et de l’insalubrité. 

Un puits, un chauffage, une isolation,…

Cette année, trois écoles situées au sud du Kosovo vont bénéficier grâce au soutien de Solidarité Kosovo de travaux de grande ampleur. Dans l’une d’elles par exemple, nous allons creuser un puits pour la rendre autonome dans son approvisionnement en eau. Dans les deux autres établissements, nous allons renforcer l’isolation actuellement quasi nulle des murs et installer le chauffage central. De quoi mieux vivre le long et rude hiver des Balkans ! 


Tous ces travaux ont un coût et, au total, nous avons besoin de 100 000 €.

Chaque année, notre opération de rénovation d’écoles rencontre un vrai succès. Des centaines d’enfants bénéficient déjà de salles de classe et de sanitaires dignes de ce nom grâce à votre soutien. Cette année, aidez-nous à financer les travaux de trois nouvelles écoles situées dans la partie la plus pauvre du Kosovo.
Grâce à vous, les élèves suivront des cours au chaud cet hiver et auront accès à l’eau courante. En France, cela nous semble la moindre des choses. Là-bas, à deux heures de vol de Paris, ça ne l’est pas lorsque l’on est Serbe et chrétien. Pour tous ces enfants et leurs familles qui voient l’hiver approcher avec inquiétude, Solidarité Kosovo vous remercie par avance pour le soutien que vous apporterez au financement des travaux ! 
L’urgence est maintenant à la récolte de fonds, indispensables à la réalisation de ce vaste chantier.
Vous pouvez effectuer un don :
–    Par chèque : en libellant l’ordre à Solidarité Kosovo puis en l’envoyant à : Solidarité Kosovo – BP 1777 – 38220 Vizille – France
–    Par virement Paypal : rendez-vous sur notre site en cliquant ici et suivez les instructions « Dons en ligne».
–    Par virement bancaire, contactez-nous : contact@solidarite-kosovo.org 

Solidarité Kosovo Classe de mer 2019

Classe de mer, adieux en musique et en danse


Jeudi 8 août, avant-dernier jour de cette huitième classe de mer. Après une matinée de baignade, nous recevons la visite de Monseigneur Métodijé, qui arrive alors que les enfants sont en train de finir les dessins commencés la veille. Chacun reçoit de la main de l’évêque une croix fabriquée à la main par les moines de différents monastères du Monténégro et échange quelques mots avec lui.

Nous faisons une photo de groupe autour de Monseigneur, qui dit quelques mots aux enfants avant de repartir.


Puis nous prenons la direction de la petite église de Donja Latsva, qu’on aperçoit depuis l’extrémité de la plage de l’hôtel. Nous embarquons, sur le quai juste en face de l’église, dans un de ces bateaux-restaurants qui le soir emmènent les touristes dîner au beau milieu de la baie de Kotor. Sur le pont supérieur nous attend un goûter que les enfants entament alors que le bateau commence ses manœuvres. Nous partons pour une virée de trois heures dans la baie de Kotor. 

Entre mer et montagne, l’église de Donja Lastva

Nous tournons autour de Notre-Dame du Rocher, construite au beau milieu de la baie par les pêcheurs pour demander la protection de la Vierge. Apercevons la route prise deux jours auparavant pour se rendre au mausolée de Petar Njegos. Admirons les montagnes immenses qui entourent la baie de partout. Retraversons l’embouchure de la baie de Kotor, au pied de la jolie église Sveta Nedelja, pour retourner dans la baie de Tivat. Faisons une visite aux yachts immenses de Porto Montenegro. Allons jusque devant Tivat et son aéroport, d’où les avions en décollant semblent frôler la toile tendue au-dessus du pont pour l’ombrager. Contournons une autre église posée sur un rocher, Notre-Dame de la Miséricorde, noyée de lumière par le soleil qui se glisse vers la mer tout au bout de la baie de Tivat, au-delà d’Herceg Novi. Apercevons un bateau-pirate d’un côté, une épave fraîchement échouée de l’autre. Puis retournons vers notre point de départ.

Les enfants sont émerveillés par la beauté de la baie de Kotor


Pendant ces trois heures, on rit, on discute, on admire le paysage, on joue aux cartes, on goûte, on fait des photos. Les plus jeunes se retrouvent même au poste de pilotage et ont l’autorisation de manœuvrer le volant du bateau pendant quelques instants !
Bref, on vit la vie d’enfants libres et joyeux lâchés dans un quotidien extraordinaire et qui en profitent à fond.

Conduire un bateau-mouche ? Encore quelques leçons pour ces jeunes garçons


Puis arrive le dernier jour, parce qu’il en faut bien un. Dernière baignade, derniers jeux, derniers repas tous ensemble. Et dernière soirée. Dans la cour de l’hôtel, une grande table est installée et couverte de boissons et de gâteaux. Les enfants, en rang par équipe, écoutent Boban distribuer les prix. Arnaud conclut la semaine en remerciant tous les enfants pour leur bon esprit et tous les encadrants pour leur travail et lance les festivités. Un joueur de gusle, instrument traditionnel des Balkans, chante un long chant épique monténégrin, dernier aperçu pour les enfants de l’Histoire et de la culture de ce pays, qui est tellement intimement liée à l’Histoire de la Serbie qu’elle est aussi la leur.

Le son épique de la gusla

Puis les enfants entonnent à leur tour un chant traditionnel du Kosovo, surprise préparée longuement en cachette pendant la semaine. Enfin, tout le monde se retrouve autour de la table pour clore en chansons et en danses ce très beau huitième séjour en bord de mer.

Le lendemain matin, samedi 10 août, nous nous disons adieu au pied du bus qui renverra les enfants à leur quotidien, à leurs difficultés, à leurs craintes. Mais ils y retournent, nous en sommes certains, avec des forces renouvelées et renforcées par une dose supplémentaire d’espérance : un jour, leur vie pourra ressembler à celle qu’ils ont vécue ici pendant une semaine. Une vie libre, libérée de la peur, libérée des frontières de leurs enclaves.

Nous remercions encore tous nos donateurs, qui ont rendu ce huitième séjour possible. Nous remercions aussi tous ceux qui nous ont suivi sur les réseaux sociaux pendant cette semaine, réagissant avec enthousiasme à nos publications. Merci enfin les enfants pour votre joie de vivre et pour vos sourires !

L’équipe de “Solidarité Kosovo

PS : les personnes souhaitant nous aider peuvent contribuer au développement de nos activités en nous faisant un don. Par chèque à l’ordre de « Solidarité Kosovo », BP 1777, 38220 Vizille ou par Internet en cliquant sur paypal :

PS2 : « Solidarité Kosovo » étant reconnu d’intérêt général, chaque don ouvre droit à une déduction fiscale à hauteur de 66% du montant du don. A titre d’exemple, un don de 100 € vous permet de déduire 66 € sur la somme de vos impôts à payer. Ainsi votre don ne vous coûte en réalité que 34 €.www.solidarite-kosovo.org       Solidarité Kosovo BP 1777, 38220 VIZILLE, FRANCE
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Classe de mer 2019 : un démarrage agité (Solidarité Kosovo)

Classe de mer 2019 : un démarrage agité On se serait cru sur la grille de départ d’une course de Formule 1, samedi 3 août, sur une des plages bordant la baie de Tivat : quarante-trois enfants frissonnaient d’impatience en attendant un « top départ » qui ne venait pas.

Cette impatience grandissait déjà depuis plus de 16 heures. À minuit dans la nuit du vendredi au samedi, ils étaient montés dans un bus pour dix heures de voyage sur des routes sinueuses dans les montagnes séparant le Kosovo du Monténégro. Dix heures de route pendant lesquels ils avaient somnolé, secoués par les virages incessants, avant que le soleil se lève enfin et leur laisse le loisir d’observer le paysage, le nez collé à la vitre, pour être le premier à apercevoir, au loin, cette mer tant attendue. 

En route vers la première baignade du séjour!

Arrivés à Tivat, les yeux gonflés de fatigue, il a d’abord fallu se répartir les chambres, puis aller déjeuner. Toujours sans avoir pu voir vraiment la mer, encore moins y glisser le pied. Après le déjeuner, le soleil au zénith les avait poussés dans leurs chambres pour deux heures de repos. Mais comment se reposer quand on sent l’air marin par la fenêtre entrouverte ?

Enfin, à 16 heures, a retenti le signal tant attendu. Enfiler les maillots de bain, se regrouper, se recouvrir mutuellement de crème solaire, écouter les consignes… et enfin, faire le premier pas vers la mer. Enfin !

Située dans la baie de Kotor, la ville de Tivat offre un cadre de vacances magnifique.

Hélas, l’attente n’allait pas pouvoir être satisfaite tout de suite. Chose rare dans cette baie séparée du large par deux larges bandes de terre, des vagues, petites mais nerveuses, venaient frapper le quai bétonné de la plage de l’hôtel, éclaboussant largement les chaises longues installées là. Dans ces conditions, impossible de laisser 40 enfants de 10 à 14 ans se jeter à l’eau. Il fallut donc attendre, encore, que le vent baisse et que l’eau s’apaise. Quarante-trois enfants au bord de l’eau, prêts à bondir. Quarante-trois voitures sur la grille de départ ; quarante-trois fauves affamés sentant le repas arriver…

Heureusement, le vent tomba bien vite, au grand soulagement de l’équipe d’encadrement qui commençait à s’inquiéter : « Qu’allons-nous pouvoir leur faire faire pour qu’ils oublient ce rendez-vous raté ? » On descendit dans l’eau doucement, peu à peu, prudemment. Les éléments continuèrent de se calmer, si bien qu’en un rien de temps tout le monde était dans l’eau, s’éclaboussant, se jetant, poussant de grands cris. Cette attente interminable prenait fin, enfin.

Une mer agitée attendait les enfants pour leur premier bain de mer.

On ne sortit de l’eau que pour aller dîner. Et on ne sortit de table que pour aller dormir, enfin, l’excitation retombée, l’attente satisfaite.

Le lendemain, après une baignade matinale, ce fut le moment d’inaugurer les olympiades, qui courront tout le long du séjour. Chaque début d’après-midi, à l’heure où le soleil frappe trop fort sur les plages, les enfants se retrouveront à l’ombre d’un bosquet, sous la direction de « Professor » Dejan, professeur de gymnastique, assisté de Boban, professeur d’arts plastiques, pour une épreuve sportive en équipe. Ces équipes mêlent des enfants de différents âges et venant d’enclaves différentes, afin que les liens se créent au-delà des affinités naturelles et des groupes déjà constitués. Ce dimanche 4 août, c’est à une course de relais que s’affrontèrent les enfants, chaque équipe rencontrant toutes les autres et les scores étant notés dûment. L’équipe la plus méritante sera spécialement récompensée lors de la dernière soirée du séjour.

Stefan (à droite) est champion de Serbie en course 800m. Il a brillé sur ce relais!

Voilà deux jours déjà que nous sommes ici tous ensembles. La glace est brisée, le groupe est sympathique et soudé. Cela ne fait aucun doute : la semaine va être bonne !

Merci à vous tous qui nous soutenez, merci aux donateurs qui ont rendu ce huitième séjour possible !

Nous postons des photos chaque jour sur nos réseaux sociaux, accessibles même sans compte : n’hésitez pas à y passer régulièrement pour suivre nos aventures presque en direct : https://www.facebook.com/solidarite.kosovo

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France-Serbie : retour sur plusieurs mois de vexations, par Alexis Troude

France-Serbie : retour sur plusieurs mois de vexations, par Alexis Troude

Le président serbe Aleksandar Vucic et Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse de l’Elysée le 17 juillet.

Après l’annulation de la visite du président serbe en France, le spécialiste des Balkans Alexis Troude revient sur les derniers mois des relations entre Paris et Belgrade marquées par les brimades diplomatiques sur fond de tensions avec le Kosovo.

Alexis Troude est spécialiste des Balkans, chercheur en géographie et en géopolitique et chargé de cours à l’Université de Versailles-Saint Quentin.

Le 2 juillet, Emmanuel Macron devait recevoir à Paris le président de Serbie Aleksandar Vucic. Ce dernier a finalement refusé de venir à Paris, répliquant que les autorités kosovares et l’Union Européenne, le garant des discussions, ne respectent pas leurs engagements. Après de nombreux efforts diplomatiques, la Serbie a donc décidé de ne pas se rendre à Paris.

Pour saisir cette décision de Vucic, il faut comprendre que les vexations ont été nombreuses. A l’occasion des commémorations du 11 novembre 2018, le président de Serbie avait été relégué au troisième rang, alors que les présidents de pays ennemis (Turquie, Allemagne, Bosnie) ou inexistant en 1918 (Kosovo) étaient placés au premier rang ou aux côtés d’Emmanuel Macron.

En décembre 2018, la politique très habile des Albanais du Kosovo a abouti à l’installation du drapeau albanais, aux côtés de nombreux drapeaux des pays vainqueurs de la Première guerre mondiale, à l’intérieur de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Cela est d’autant plus tragique que c’est au sein de cette même cathédrale, siège des rois de France, qu’en juin 1389, les cloches ont retenti pour saluer les premières victoires serbes contre l’envahisseur ottoman !

Les 250 000 Serbes et 60 000 Roms expulsés de leur terre natale par ces mêmes autorités depuis 1999 seront contents de savoir que «la paix règne au Kosovo»

Enfin, en mai 2019, les autorités auto-proclamées de Pristina ont réussi à inverser totalement le sens de l’histoire. Grâce à la bénédiction du gouverneur militaire des Invalides et d’un appui au gouvernement français, l’ambassadeur du Kosovo à Paris a réussi le tour de force d’organiser, au sein de la chapelle des Invalides, jouxtant la tombe de Napoléon, une soirée en l’hommage, selon lui, des «20 ans de paix au Kosovo» et, ultime sacrilège, de faire chanter à un muezzin l’appel à la prière musulmane dans un des plus hauts lieux du christianisme français. Les 250 000 Serbes et 60 000 Roms expulsés de leur terre natale par ces mêmes autorités depuis 1999 seront contents de savoir que «la paix règne au Kosovo»; sans parler des 135 églises orthodoxes détruites et du pogrom anti-serbe de mars 2004, durant lequel 19 personnes ont été tuées et 34 églises orthodoxes serbes ont été détruites sous le regard quasiment impassible de l’ONU et des soldats de l’OTAN sur place.

En 2018, plusieurs événements ont amené le Kosovo au bord de la guerre civile. En mars 2018, le directeur du bureau du Kosovo-Métochie, Marko Djurić, en visite officielle auprès des maires des communes serbes du Kosovo-Nord, a été scandaleusement interpellé à Mitrovica puis molesté dans les rues de Pristina par la police du Kosovo. En décembre 2018, les autorités autoproclamées de Pristina ont déclaré un blocus commercial aux frontières avec la Serbie, provoquant des manques alimentaires importants dans la partie majoritairement serbe du Kosovo-Nord.

C’est en suivant cette escalade des tensions que Pristina a également décidé de transformer la Force de sécurité du Kosovo en véritable armée et ce, contre l’avis de l’OTAN, des Etats-Unis, parrain du Kosovo, et de la plupart des pays Occidentaux.

Par son refus de venir à Paris, Vucic a donc décidé de rejeter les pressions exercées envers lui et la Serbie. 

La question est donc, dans ce contexte très tendu, de savoir ce que Macron va proposer à Vucic pour continuer les discussions entre Belgrade et Pristina. En effet, la Serbie a entamé en 2008 les négociations d’adhésion à l’UE et nous en sommes à l’article 25 sur 34. L’UE repousse à chaque fois l’entrée de la Serbie et, aux dernières nouvelles, ce devrait être en 2025. Mais le point 35, le dernier chapitre, est le point crucial. Il concerne la province autonome méridionale de la Serbie : le Kosovo-Métochie. Lire aussi Kosovo : prime à la mafia

Même si les autorités albanaises de Pristina ont déclaré la sécession en février 2008, la résolution 1 244 de l’ONU stipule que le Kosovo-Métochie fait partie intégrante de la Serbie. D’autre part, plus de 115 pays sur 193 de l’ONU n’ont toujours pas reconnu l’indépendance autoproclamée de Pristina. Enfin, les accords de Belgrade, signés en 2013, prévoyaient un compromis entre Belgrade et Pristina, avec notamment l’obligation pour les autorités albanaises de reconnaître la création du Kosovo-Nord, c’est-à-dire une autonomie de cinq communes à majorité serbe au sein du Kosovo.

Par son refus de venir à Paris, Vucic a donc décidé de rejeter les pressions exercées envers lui et la Serbie. En effet, au cas où le président serbe subisse une pression en lui imposant la perte du Kosovo-Métochie, consubstantiel à l’identité serbe et à l’existence de l’état serbe, en échange d’une accélération du processus d’intégration européenne, on assisterait à une inversion des valeurs défendues jusque là par l’UE. Ce serait la première fois qu’en temps de paix, une région se sépare d’un pays – un blanc-seing serait donné à des dirigeants – le président kosovar Hashim Thaci et son Premier ministre Ramush Haradinaj, tous deux pourtant poursuivis par plusieurs cours de justice en Europe.

Et enfin, l’UE reconnaîtrait de facto en son sein un Etat failli, plaque tournante du trafic d’héroïne et du trafic de femmes en Europe, en contradiction avec la Charte européenne des droits de l’homme et avec celle de l’ONU.

Source: RT France

Dossier spécial Kosovo dans le Figaro Magazine

Dossier spécial Kosovo dans le Figaro Magazine

Vendredi 14/06/2019 :: Communiqué

Dans son édition du 14 juin, LE FIGARO MAGAZINE publie un large dossier sur le Kosovo. À cette occasion, Arnaud Gouillon, Président de Solidarité Kosovo, a accordé un entretien exclusif à la rédaction que nous vous invitons à découvrir ci-après.

Rédigé sous la plume de Jean-Louis Tremblais, le dossier condense des jours de reportages sur place qui montrent pourquoi le Kosovo, vingt ans après la guerre, est une désillusion pour les Albanais, pourquoi, aujourd’hui, les Serbes y vivent en danger. Et comment Solidarité Kosovo continue malgré les sanctions et les menaces à leur venir en aide. Des citoyens, des religieux, des élus témoignent et disent leurs attentes.

Solidarité Kosovo vous encourage à vous procurer un exemplaire de ce numéro inédit du FIGARO MAGAZINE en vente dès aujourd’hui chez votre buraliste.

Interview d’Arnaud Gouillon, président de Solidarité Kosovo, au Figaro Magazine
14 juin 2019


Arnaud Gouillon, président-fondateur de l’association humanitaire Solidarité Kosovo, qui vient en aide aux Serbes des enclaves, est interdit de séjour depuis septembre 2018. C’est donc au poste-frontière de Jarinje, côté serbe, que nous avons rencontré la bête noire des autorités kosovares.

Propos recueillis par Jean-Louis Tremblais

– Racontez-nous les origines et les circonstances de votre interdiction de séjour…

Solidarité Kosovo a été créée il y a quinze ans, suite aux pogroms anti-serbes de 2004. Depuis, je me rends régulièrement dans les enclaves serbes du Kosovo afin de coordonner notre action humanitaire auprès des populations chrétiennes qui y survivent tant bien que mal. Sans ennui notable, si ce ne sont les tracasseries administratives que vous pouvez imaginer. Tout a fonctionné ainsi jusqu’au 10 septembre 2018. Ce jour-là, je devais inaugurer une ferme financée par notre association à Novo Brdo. J’y étais attendu par les bénévoles et toute la presse réunie. Mais rien ne s’est passé comme prévu : au poste-frontière de Merdare, j’ai été arrêté (échappant de peu aux menottes !) par les douaniers kosovars qui m’ont menacé de prison. Tandis que mon véhicule était intégralement désossé, j’ai subi un interrogatoire ubuesque mené par deux agents des services de renseignement venus spécialement de Pristina. L’opération a duré plusieurs heures, au terme desquelles les deux fonctionnaires m’ont remis une interdiction d’entrée et de séjour au Kosovo. Ce document ne mentionne ni raison ni motif puisque je n’ai commis aucun délit. Il n’est même pas daté…

– C’est donc une mesure arbitraire. Quelle est sa véritable signification ?

Cela relève de l’intimidation. Un avertissement, un coup de semonce. Je vis en Serbie où le ministre de l’Intérieur m’a fait l’honneur de m’octroyer la nationalité serbe au mérite et Solidarité Kosovo (la seule ONG étrangère œuvrant dans les enclaves chrétiennes) agace Pristina. Pourquoi me viser personnellement ? D’abord, parce que notre travail est efficace, médiatisé et que je fais tout pour sensibiliser l’opinion publique sur la situation humanitaire au Kosovo. La preuve : suite à mes déboires, nos 12 000 donateurs réguliers ont immédiatement réagi en intensifiant leurs efforts. Ensuite, parce que le lancement et le suivi des opérations humanitaires (réfection d’écoles, acheminement de matériel médical, colis de Noël pour les enfants, etc.) nécessite ma présence sur place. Heureusement, nous travaillons avec l’Eglise orthodoxe, dont le rayonnement et l’organisation nous permettent de poursuivre les chantiers en cours. J’espère que ma situation va se débloquer mais c’est un imbroglio juridique : l’interdiction de séjour étant sans fondement, mon avocat ne peut même pas contre-attaquer au tribunal. Cela ne m’empêchera pas de continuer car les Serbes du Kosovo ont besoin de soutien. Leur esprit de résistance est intact : suivons leur exemple !

Solidarité Kosovo développe la culture sous serre

La culture sous serre fleurit au Kosovo sous l’impulsion de Solidarité Kosovo qui renouvelle pour la 3e année consécutive son opération agraire encouragée par le succès des précédentes éditions.
Ce printemps, Solidarité Kosovo a installé vingt serres agricoles à autant de familles des enclaves serbes ainsi que trois serres de grande taille au profit de la soupe diocésaine. Grâce à cet outil, les familles pourront cultiver de leur propre main assez de fruits et de légumes pour subvenir à leur besoin tout au long de l’année. 

Cette année, Solidarité Kosovo a installé vingt serres agricoles à autant de familles des enclaves serbes ainsi que trois serres de grande taille au profit de la soupe diocésaine

Des hommes dignes 

Longues de 10 mètres et larges de 5, les serres ont été installées pour favoriser l’autonomie alimentaire des foyers serbes en leur permettant de cultiver eux-mêmes leur potager. Les terres cultivées produiront davantage de fruits et de légumes de mars à novembre grâce à la chaleur de la serre mais aussi durant les mois froids de janvier et février. La culture sous serre leur assura une récolte de légumes d’hiver tels que le chou, la betterave, ou l’épinard. Les serres sont l’assurance de disposer de légumes à tout moment de l’année ce qui correspond à un besoin prioritaire pour ces familles démunies. 
A titre indicatif, la valeur d’une serre agricole est égale à 550€, une somme qu’aucune de ces familles bénéficiaires n’aurait jamais pu épargner sachant que le revenu moyen par foyer dans les enclaves est de 100€.

Les familles pourront subvenir à leur besoin en fruits et en légumes tout au long de l’année

Cultiver l’autonomie alimentaire

La redynamisation économique des territoires chrétiens par le développement d’activités rurales est l’une des priorités de Solidarité Kosovo. Depuis la construction de la ferme alpine en 2013, qui fait figure de première réalisation en la matière, l’ONG française n’a eu de cesse de lui ramifier des programmes agricoles complémentaires, avec notamment la mise en place d’une laiterie en 2014, la création d’une ferme bovine, d’une ferme avicole en 2018 et tout dernièrement la construction d’une confiturerie artisanale. S’inscrivant dans cette dynamique, l’opération des cultures sous serre est un projet agraire renouvelé chaque année depuis 2016.

Père Serdjan aux côtés d’une famille bénéficiaire du programme agraire


Le témoignage de Maria, 29 ans

“Je ne connais pas une maman au Kosovo qui ne souhaite pas posséder une serre. C’est une ressource considérable pour le panier alimentaire quotidien de la famille. J’ai moi aussi longtemps souhaité acquérir une serre mais sans véritablement oser sauter le pas, le coût étant trop élevé. Et lorsque Père Serdjan m’a informé du don de Solidarité Kosovo, mon vœu s’est exaucé !
Depuis l’installation de l’équipement, je dispose d’un potager de tomates, poivrons, aubergines et courgettes. Grâce à la culture sous serres, j’ai la possibilité de réussir une diversité de culture en quantité bien plus importante c’est l’autre avantage des serres ! Je ramène chaque soir à la maison un beau panier de légumes. De quoi ravir mes trois enfants en bas âges en bonnes purées et délicieux gratin !” Le papa semble tout aussi ravi selon les dires du père Serdjan ! 

Maria accompagnée par l’une de ses filles pour nous présenter les récoltes de sa culture sous serre

L’équipe de “Solidarité Kosovo

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[info] 100.000€ de rénovation pour les écoles du Kosovo

Mardi 14/05/2019 ::

Communiqué:

L’état était sans appel pour les écoles chrétiennes de Binač, Budriga et Zupče en matière de salubrité, sécurité et commodité. Mais c’était sans compter sur l’aide de Solidarité Kosovo. Avec plus d’un tour dans son cartable, l’ONG française a dédié une enveloppe de 100.000€ pour la rénovation complète de ces trois établissements scolaires qui accueillent désormais en toute sécurité 200 écoliers.

Patrimoine scolaire : une priorité renouvelée 

Initié en 2012, le chantier de réfection scolaire est renouvelé fidèlement pour la 8e année consécutive. Cette année, la tranche de rénovation concerne les écoles primaires de de Binač, Budriga et Zupče sélectionnés à partir de critère de vétusté, d’hygiène et de conditions de travail. Une attention particulière a été portée à l’isolation et à l’hygiène. 

 Si l’instruction est un puissant moteur de développement, le lieu où elle s’exerce n’en est pas moins prépondérant.  Alors que l’école joue un rôle crucial dans le retour à la normalité et dans la transmission de la mémoire collective, elle continue d’être sacrifiée au Kosovo-Métochie au détriment des élèves serbes. Pourtant, le retour à une vie normale est essentiel pour que ces enfants chrétiens puissent se reconstruire et construire leur avenir. Dans ce sens, Solidarité Kosovo insiste sur la nécessité d’un environnement scolaire sûre et sain, bien souvent le seul espace de quiétude pour ces enfants qui subissent une exclusion sociale de fait. 

Le délabrement des écoles chrétiennes 

En berne depuis la guerre et les bombardements de 1999, fortement endommagé au cours des pogroms antichrétiens de 2004, l’état du système éducatif serbe est l’expression d’une triste réalité. 
Il faut comprendre que se rendre à l’école représente un parcours du combattant pour des milliers d’enfants chrétiens du Kosovo-Métochie. Les obstacles sont nombreux et persistent encore : manque d’enseignants, éloignement des établissements scolaires, absence de transports scolaires, dangers des lieux traversés, manque de ressources des familles…  

 Plus dramatique encore, quand les enfants surmontent toutes ces épreuves et accèdent à l’école, les conditions de scolarité y sont souvent déplorables. Dans certaines écoles primaires, les carreaux des vitres sont cassés, la toiture fuit, l’humidité s’infiltre. Dans d’autres écoles secondaires, le chauffage est inexistant, les toilettes sont insalubres et le mobilier scolaire vétuste. Partout, le constat est sans appel : le système éducatif chrétien est à bout de souffle, détérioré par deux décennies de déficits d’entretien et d’investissement. 

L’école de Binač accède à l’eau 

Grâce aux trois mois de travaux intensifs supervisés par Solidarité Kosovo, les travaux de réhabilitation dans les trois écoles ont été menées à bien. Les travaux ont notamment concerné l’étanchéité, la plomberie, la boiserie, la peinture et la vitrerie. Sur les trois chantiers, l’objectif était commun : rétablir la sécurité des lieux et améliorer les conditions scolaires des enfants chrétiens malmenés par un destin peu clément.L’école de Binač en est le parfait exemple puisque les écoliers étaient jusqu’à lors privés d’eau potable. Depuis que Solidarité Kosovo a forgé un puits aux abords de leur établissement, les petits résidents ont enfin accès à de l’eau potable via un bloc sanitaire construit au cours de la même tranche. Une ressource qui nous paraît évidente alors qu’elle a été vécue comme un véritable cadeau de Pâques à l’école de Binač! 

Apprendre et s’épanouir dans un espace adapté 

C’est un chantier qui lui tient particulièrement à cœur de renouveler tant son rayonnement sur les plus jeunes âmes du Kosovo est bénéfique. Solidarité Kosovo vous remercie pour votre aide qui lui a permis d’intervenir auprès des populations les plus isolées dans les zones serbes du Kosovo-Métochie en renouvelant son programme de réhabilitation du bâti scolaire. Les écoliers de ces trois établissements, tous traumatisés par les épisodes de violence récurrents qu’ils vivent depuis leur naissance, disposent désormais de conditions scolaires dignes et décentes. Pour beaucoup de familles chrétiennes, l’école n’est pas seulement un vecteur de savoirs, c’est un également un lieu «refuge » où les enfants peuvent se reconstruire, espérer et imaginer. 

L’équipe de “Solidarité Kosovo

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