CLASSE DE MER 2021 SOLADARITÉ KOSOVO : UNE QUARANTAINE D’ENFANTS DES ENCLAVES EN VACANCES AU MONTÉNÉGRO

16 juillet, 2021 

Au début du mois d’août 2021, nous serons à Tivat (Monténégro) avec une quarantaine d’enfants des enclaves du Kosovo-Métochie pour notre neuvième classe de mer depuis le lancement de l’opération en 2012.

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NOUVELLE VAGUE D’ATTAQUES ANTISERBES AU KOSOVO : « QUE DOIT-IL ENCORE ARRIVER !?

Nikola Perić agressé au Kosovo

2 juillet, 2021 Par Solidarité-Kosovo

L’attaque le 1er juillet au soir d’un jeune garçon serbe par plusieurs individus qui lui ont arraché sa croix met en lumière l’augmentation des violences antiserbes depuis quelques semaines, et particulièrement au cours du mois de juin. Solidarité Kosovo dénonce ces violences et demande à la communauté internationale de s’engager enfin avec fermeté dans la protection de la minorité serbe du Kosovo-Métochie.
Le 1er juillet au soir, Nikola Perić, jeune garçon de 13 ans, a été battu par un groupe d’Albanais dans le village de Gojbulja, près de Mitrovica. Alors qu’il revenait du football, plusieurs jeunes hommes l’ont jeté au sol, l’ont battu et ont arraché la croix qu’il portait autour du cou. Il a été soigné à l’hôpital de Mitrovica.

Ces dernières semaines, les attaques, menaces et provocations antiserbes se sont multipliées partout au Kosovo-Métochie. Parmi les plus marquantes, l’arrestation le 28 juin de Risto Jovanović.

Risto Jovanović lors de son arrestation le 28 juin, juste devant Gazimestan.

Ce jeune homme est venu du Monténégro pour fêter Vidovdan à Gazimestan : ce monument élevé à la mémoire des soldats chrétiens de l’armée du Prince Lazar qui, le 28 juin 1389, se sont sacrifiés pour porter un coup d’arrêt à l’avancée de l’armée ottomane vers l’Europe. La veille, les autorités autoproclamées de Pristina avaient publié un communiqué annonçant qu’elles ne tolèreraient aucune « provocation » en cette fête de Vidovdan et qu’elles arrêteraient tous les fauteurs de trouble. Devant l’absence de troubles, et malgré les tentatives d’humiliations de nombreux jeunes hommes contraints de retirer leurs T-shirts portant un drapeau serbe ou n’importe quel signe religieux (croix, monastère, etc), la police présente sur place a entrepris de fouiller une religieuse orthodoxe. Risto Jovanović, passant devant cette scène choquante, a interpelé les policiers, signalant l’ignominie de ce qu’ils étaient en train de faire. À peine avait-il fini sa phrase que des agents en civil l’embarquaient sans ménagement dans un véhicule de police ; Pristina tenait son « fauteur de trouble »… Le 30 juin, après plus d’une journée de garde à vue, Risto Jovanović a été jugé en première instance et condamné à un mois de détention pour « provocation à la haine raciale ». Une décision injustifiable qui prouve une fois de plus qu’un Serbe n’est jamais en sécurité nulle part au Kosovo, et surtout pas dans un palais de « Justice ».

Autre affaire marquante, et tout aussi scandaleuse : Dragica Gašić est revenue vivre depuis début juin dans la ville de Djakovica, qu’elle a dû quitter pendant la guerre.

Dragica Gašić avec Petar Petković, directeur du Bureau pour le Kosovo-Métochie, au monastère de Gracanica.

La ville de Djakovica se trouve en Métochie, non loin du monastère de Decani. Avant le retour de Dragica Gašić, les seules Serbes qui y vivaient encore étaient trois religieuses qui vivent dans le monastère de la ville. Chaque année ou presque, des pèlerins qui veulent venir fêter Noël ou Pâques dans ce monastère sont refoulés par les Albanais.

Depuis son retour, Dragica Gašić vit un calvaire : menaces de mort, caillassages de son appartement, insultes dans la rue, etc. Il y a quelques jours, 11 associations de la ville de Djakovica ont publié une pétition exigeant des autorités qu’ils l’excluent purement et simplement…

Elle dit qu’elle savait que ça serait difficile de revenir vivre chez elle, seule Serbe dans une ville entièrement albanaise, mais qu’elle n’imaginait pas que ça serait aussi violent. « Je n’ai pourtant jamais fait de mal à personne, ni avant la guerre, ni pendant. Je veux juste vivre chez moi, en paix avec tout le monde », déclare-t-elle.

Les autorités ont laissé faire pendant un mois, avant de passer à leur tour à l’action : alors que le Bureau serbe pour le Kosovo-Métochie avait financé l’achat et l’installation d’une porte blindée pour le logement de Dragica Gašić, pour qu’elle soit au moins en sécurité chez elle, la municipalité de Djakovica a tout simplement interdit que cette porte soit installée…

En plus de ces trois affaires particulièrement choquantes, de nombreuses autres provocations ont été enregistrées récemment. Il y a quelques jours, un grand drapeau de l’Église orthodoxe serbe installé sur le monastère de Gracanica pour les célébrations entourant les 700 ans de sa fondation a été volé une nuit, puis une vidéo a circulé montrant ce drapeau piétiné et brûlé par des individus arborant le drapeau albanais ; une large affiche représentant ce même monastère de Gracanica a été taguée des mots « UCK » et « Albanie » ; des bus de pèlerins ont été stoppés à la limite administrative entre la Serbie centrale et le Kosovo, et refoulés ; un autre bus de pèlerins a dû faire demi-tour quelques kilomètres après ce même passage, refoulé par la police ; des graffitis ont été peints sur la porte de la basilique Saint-Sauveur à Pristina après qu’un office y a été célébré pour la première fois depuis la fin de la guerre ; un panneau indiquant le monastère de Draganac a été une nouvelle fois détruit ; etc.

Le panneau du monastère de Draganac a été une nouvelle fois détruit.

Suite à l’attaque contre Nikola Perić, le Bureau pour le Kosovo-Métochie demande dans un communiqué : « Que doit-il encore arriver avant que la communauté internationale prenne au sérieux les risques que courent quotidiennement les Serbes au Kosovo-Métochie ? Faut-il que d’autres enfants soient encore pris pour cible pour qu’on obtienne enfin une réaction, ou tout le monde va-t-il continuer à prétendre que rien de tout ça n’arrive ? »

Le communiqué précise également que cette attaque est survenue le jour où le Secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg était justement au Kosovo pour faire de la préservation de la paix et de la sécurité la mission principale de la Kfor…

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La Hongrie estime que les pays des Balkans ne pourront être admis dans l’UE sans l’adhésion préalable de la Serbie

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban, qui a rencontré le président serbe Aleksandar Vučić à Belgrade jeudi, a déclaré à Bruxelles qu’elle devait savoir qu’il n’y aura pas d’adhésion à l’Union européenne pour les pays des Balkans occidentaux sans l’État central de la région – la Serbie. Un tel message d’Orban doit être pris au sérieux étant donné que la Hongrie dispose d’un droit de veto au sein de l’UE et qu’elle en profitera certainement, d’autant plus que le premier ministre tente de positionner son pays comme un acteur clé de la région.

La position de la Hongrie au sein de l’UE se renforce en raison de sa politique indépendante, provoquant ainsi une immense frustration en Europe occidentale (chez les dirigeants plus que chez les peuples). La position de Budapest repose en partie sur la coopération avec les membres du groupe de Visegrad (V4), composé de quatre pays d’Europe centrale – Hongrie, Pologne, Slovaquie et République tchèque. Par le biais du V4, ces pays font progresser l’intégration de l’Europe centrale, notamment dans les domaines économique et énergétique. La Hongrie devient également un acteur régional plus actif dans les Balkans, notamment grâce à sa coopération avec la Serbie.

Les relations entre la Serbie et la Hongrie sont aujourd’hui au plus haut niveau possible, que ce soit sur le plan économique, politique ou culturel. Les deux pays sont reliés par un certain nombre de projets régionaux, dont le plus important est sans doute le gazoduc Turk Stream, qui n’a été réalisé que récemment. La Serbie étant devenue une plaque tournante énergétique pour les Balkans et l’Europe centrale, la Hongrie est devenue le partenaire le plus fiable de la Serbie dans la région.
De son côté, Vučić a déclaré à Orban : « Beaucoup disent qu’ils soutiennent le chemin de la Serbie vers l’UE, mais peu agissent avec courage et ouvertement, prêts à subir des critiques à cause de la Serbie, comme vous le faites. »

Il a également souligné que la Hongrie était autrefois le 13e partenaire commercial de la Serbie, mais qu’elle est aujourd’hui cinquième. Cette situation ne fera qu’augmenter, surtout lorsque la construction de la ligne ferroviaire à grande vitesse entre Belgrade et Budapest sera terminée. La ligne ferroviaire à grande vitesse entre Belgrade et Novi Sad, deuxième ville de Serbie située entre Belgrade et la Hongrie, sera achevée d’ici la fin de l’année. La construction du tronçon entre Novi Sad et Subotica, ville frontalière de la Serbie avec la Hongrie, commencera en septembre.

Novi Sad et Subotica se trouvent toutes deux dans la région autonome de Vojvodina, au nord de la Serbie, qui compte une importante minorité hongroise d’environ 250 000 personnes, soit 13 % de la population de la région. La coopération que Belgrade entretient avec la minorité hongroise de Voïvodine contribue à la confiance entre la Serbie et la Hongrie, car les minorités vivent sans être persécutées ou harcelées par l’État, ce qu’Orban identifie.

Le plus grand impact de la visite d’Orban a été sa déclaration : « Je comprends la Serbie et je pense qu’elle doit être admise dans l’UE car c’est le pays central des Balkans occidentaux, sans l’adhésion duquel il n’y aura pas d’admission pour les autres. La Serbie est un pays clé ».

L’UE tente d’accélérer l’adhésion de l’Albanie et de la Macédoine du Nord au sein de son espace sans aucune considération pour la Serbie, pourtant la locomotive économique des Balkans occidentaux. La Grèce s’est longtemps opposée à l’adhésion de la Macédoine du Nord en raison du différend sur son nom, mais cette question ayant été en grande partie résolue à la suite de l’accord de Prespa de 2018, la voie semblait libre. Cependant, en novembre 2020, la Bulgarie a effectivement bloqué le début officiel des négociations d’adhésion de la Macédoine du Nord à l’UE en raison des violations par Skopje du traité d’amitié de 2017 entre les deux pays, Sofia affirmant que son voisin occidental se livre à des discours de haine soutenus par l’État et à des revendications de minorités contre la Bulgarie. La Bulgarie a même aggravé la rupture des relations en affirmant qu’il n’existe pas de langue macédonienne, mais que la langue de la Macédoine du Nord est un dialecte bulgare, un sentiment apparemment partagé la semaine dernière par la vice-ministre portugaise des Affaires étrangères Ana Paula Zacarias, secrétaire d’État aux Affaires européennes.

La fonctionnaire portugaise, explique que « Les négociations entre la Macédoine du Nord et la Bulgarie sont difficiles… évidemment liées à la langue de la Macédoine du Nord, qui était auparavant le bulgare. »

Pour les Macédoniens du Nord et les Albanais, la déclaration d’Orban selon laquelle l’expansion de l’UE dans les Balkans occidentaux est impossible sans la Serbie sera un nouveau coup porté à leurs aspirations. Avec l’Albanie confrontée à la résistance de la Grèce en raison des persécutions contre la minorité nationale grecque dans le sud de l’Albanie, et la Macédoine du Nord confrontée à l’opposition de la Bulgarie, la Hongrie a ajouté une autre dimension aux espoirs d’expansion de l’UE dans les Balkans occidentaux.

De cette manière, non seulement Orban contribue à renforcer la position de la Serbie en Europe, en particulier dans ses relations avec Bruxelles, mais il positionne également la Hongrie comme l’État leader d’Europe centrale qui exerce une influence significative non seulement dans le V4, mais aussi dans les Balkans. Il est probable que cela provoquera de nouvelles tensions entre Budapest et Bruxelles, l’Europe occidentale étant de plus en plus frustrée de ne pas pouvoir étendre sa propre influence à cause d’un pays d’Europe centrale sur le papier moins puissant.

Paul Antonopoulos, analyste géopolitique indépendant (via Infobrics, traduit par Breizh-info)

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2021,

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Neuvaine à l’icône miraculeuse Notre Dame aux trois mains en l’église Sainte Foy de Nérac, ce dimanche 11 juillet 2021 pour la France

Ô toute Sainte Souveraine, Mère de Dieu, mon espérance, Toi qui défends les orphelins et les errants, qui protège ceux qui sont offensés, Toi qui sauves ceux qui sont en train de se perdre et qui apportes à tous les affligés la consolation, vois ma peine, vois mon affliction et mon chagrin. Aide-moi dans mon infirmité, fortifie-moi, moi qui souffre. Toi qui connais mes peines et chagrins, disperse-les, étends sur moi Ta main, car je n’ai qu’en Toi mon espérance. Tu es ma seule défense, Toi qui intercèdes auprès du Seigneur, car j’ai péché sans mesure contre toi et contre les gens. Ma Mère, sois ma consolatrice et mon aide, et sauve-moi, éloigne de moi l’affliction, le chagrin et la sécheresse spirituelle. Aide-moi, Toi la Mère de mon Sauveur.

Amen.

Aujourd’hui, peuple fidèle, nous triomphons spirituellement en glorifiant celle qui intercède avec ferveur pour les chrétiens, et accourant vers ta très sainte image, nous te supplions : Ô Toute Sainte Souveraine, Vierge Mère de Dieu riche en miséricorde, donne-nous une joie inattendue, à nous qui sommes chargés du lourd fardeau de nos péchés et de nos afflictions, et délivre-nous de tout mal. Prie ton Fils le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.

Le Kosovo est serbe et Emmanuel Macron n’y changera rien

Mercredi dernier, Emmanuel Macron a reçu à l’Élysée le Premier ministre de l’État autoproclamé du Kosovo, Albin Kurti. Et Emmanuel Macron a déclaré que le Kosovo avait « vocation, le moment venu et lorsque les conditions seront pleinement remplies, à adhérer à l’Union européenne ». Ce rêve atlantiste révolte les Serbes et se heurte à de nombreux obstacles.

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LE MONASTÈRE DE DECANI PARMI LES SEPT SITES LES PLUS MENACÉS D’EUROPE

Monastère de Decani

Le 8 avril, l’association Europa Nostra publiait une liste des « sept monuments et sites les plus menacés » d’Europe en 2021. Parmi eux, le monastère serbe orthodoxe de Visoki Decani au Kosovo, l’un des plus importants de l’orthodoxie serbe, que nos soutiens connaissent bien puisque nous condamnons depuis plus de seize ans les attaques dont il est la cible.

C’est une nomination qui fait résonnance au plaidoyer mené durant presque deux décennie par Solidarité Kosovo et aujourd’hui partagé par « Europa Nostra » qui alerte sur les dangers pesant sur le monastère de Visoki Decani. Une désignation loin d’être anodine compte tenu de l’autorité et de l’influence accordée à l’association. Fondée en 1963 à Paris, Europa Nostra a pour objectif de « célébrer, protéger et faire connaître notre héritage culturel ». Elle est aujourd’hui reconnue comme l’une des plus importantes associations de défense du patrimoine en Europe, avec des membres venant de plus de 40 pays.

A l’occasion de cette nomination, Solidarité Kosovo souhaite rappeler de nombreux faits reflétant l’insoutenable épée de Damoclès qui plane sur le monastère de Visoki Decani ainsi que sur sa communauté paroissiale.

– Le fait que quatre attaques à la roquette ont été dirigées contre le monastère de Visoki Decani depuis la fin de la guerre en 1999 ;

– Le fait que des militaires de la Kfor continuent de garder ce même monastère jour et nuit, avec bunkers et checkpoints ;

– Le fait que ces militaires ont déjoué en janvier 2016 une attaque en arrêtant quatre hommes armés juste devant la porte du monastère, au pied de la muraille construite par Solidarité Kosovo à la demande des moines ;

– Le fait que les moines du monastère sont en procès depuis des années avec la municipalité de Decani, qui refuse de leur rendre un terrain qui leur appartient ;

– Le fait que des pèlerins sont chaque année empêchés de se rendre dans le monastère, notamment pour y fêter Pâques ou Noël ;

– Le fait que des tags à la gloire de Daesh ont été retrouvés sur les murs du monastère.

Sur la situation générale des Serbes au Kosovo, nous rappelons que le Département d’État américain lui-même a reconnu en 2019 qu’une attaque contre les personnes ou les biens de cette minorité avait lieu tous les deux jours en moyenne. Nous rappelons également que cette situation s’est encore dégradée l’année dernière, avec une augmentation de ces attaques et une aggravation de leur violence.

Nous rappelons enfin que de nombreuses personnes ayant apporté leur soutien à la minorité serbe du Kosovo ont été purement et simplement interdites de séjour par Pristina, sans aucune raison valable. Parmi elles, le Prix Nobel de littérature, l’autrichien Peter Handke, qui a notamment écrit un livre sur l’enclave serbe de Velika Hoca, ainsi que plusieurs humanitaires, dont le Président de Solidarité Kosovo, Arnaud Gouillon.

Preuve supplémentaire, comme s’il en fallait d’autres, de l’acharnement politique et médiatique exercé par les autorités de Pristina contre les Serbes du Kosovo, l’Abbé du monastère de Visoki Decani, Sava Janjic, vient d’être accusé par voie de presse de crimes de guerre. Une réaction aussi violente que grotesque à l’annonce de la liste d’Europa Nostra qui fait craindre aux autorités albanaises de voir soulever la question très épineuse des Serbes du Kosovo jusqu’alors couverte par l’omerta.

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LES VOLONTAIRES DU 17E CONVOI DE NOËL DE SOLIDARITÉ-KOSOVO PROLONGENT LEUR ACTION

12 mars, 2021
LES VOLONTAIRES DU 17E CONVOI DE NOËL PROLONGENT LEUR ACTION

Plus de deux mois après être rentrés en France, les volontaires du dernier convoi de Noël sont venus en aide à une vieille femme qui les avait particulièrement touchés.
Dans notre compte-rendu, nous vous racontions cette rencontre éprouvante avec une femme vivant dans une misère terrible quelque part dans les montagnes de la région de Novo Brdo :

Le Père Stevo, curé de Novo Brdo qui nous guide aujourd’hui, nous regroupe autour de lui : « Ici, c’est particulièrement difficile, ce sont des gens très pauvres, ils n’ont presque rien. Nous avons pu leur installer des fenêtres au début de l’hiver : depuis des années, seuls des grands plastiques et des vieilles couvertures les séparaient du froid de dehors ». Au moment où il ouvre la porte, une odeur très forte nous agresse, malgré le vent froid. Dans la seule pièce, minuscule, de la maison, une vieille femme allongée sur un lit fait de palettes. Alitée depuis des années, elle vit avec son fils qui s’occupe d’elle comme il peut.

Nos volontaires, dont certains ont pourtant une certaine expérience, n’avaient jamais vu ça, et ils étaient repartis le cœur lourd de ne pouvoir faire plus pour cette femme.

Alors que nous reprenons à l’envers le chemin qui nous a menés ici et qui sépare cette pauvre femme du reste du monde, l’ambiance dans les fourgons est morose. Un volontaire finit par murmurer : « Elle aurait pu être ma grand-mère… Comment peut-on la laisser là comme ça ? »

Quelques jours après le retour en France, l’idée a finalement fait son chemin, entre coups de téléphone et échanges de mail, et les sept volontaires de ce convoi se sont cotisés pour offrir à cette femme un nettoyage complet de la pauvre pièce dans laquelle elle vit ainsi qu’un lit neuf.

La somme, récoltée par l’un d’eux, a été envoyée à notre bureau humanitaire, qui, en lien avec le Père Stevo, curé de la paroisse de Novo Brdo, a géré l’opération avec efficacité, et quelques jours après, les volontaires ont eu la joie de recevoir une photo témoignant de son succès !

Le fils de la vieille femme de Novo Brdo avec le nouveau lit offert par les volontaires du 17e convoi de Noël.

Une belle action qui témoigne de l’engagement de nos volontaires auprès des populations les plus abandonnées du Kosovo-Métochie !

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COMMENT SOLIDARITÉ-KOSOVO FINIT L’ANNÉE 2020 AU KOSOVO-MÉTOCHIE, MALGRÉ LE COVID…

Le 3 janvier vers midi, un message s’affiche sur le groupe WhatsApp appelé « SK – convoi 2020 » : « Bien arrivé, merci pour tout, à l’année prochaine ! » C’est le dernier volontaire français qui vient d’arriver chez lui, après 3 jours de voyage depuis le Kosovo, marquant ainsi la fin de ce 17e convoi de Noël.

Dimanche matin 27 décembre, Annecy, 9h. Le 17e convoi de Solidarité Kosovo s’élance, pile à l’heure prévue. En soi, c’est déjà une victoire pour les volontaires qui entament le voyage qui les mènera, dans deux jours, au Kosovo-Métochie. Une victoire sur cette année désastreuse, une victoire sur l’incertitude qui, depuis plusieurs semaine, pesait sur eux.

En effet, s’il était évident pour tout le monde que ce 17e convoi aurait bien lieu de toute façon, nul n’aurait pu affirmer jusqu’à la veille de son départ qu’il aurait bien lieu à l’époque habituelle et d’une façon relativement semblable aux années précédentes.

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LE MATÉRIEL POUR LE CONVOI DE NOËL DE SOLIDARITÉ-KOSOVO DÉCHARGÉ À GRACANICA

16 décembre, 2020

LE MATÉRIEL POUR LE CONVOI DE NOËL DÉCHARGÉ AU KOSOVO

Le 15 décembre, les bénévoles de notre bureau humanitaire de Gracanica ont déchargé les 15 palettes de matériel que nous avions envoyées de Grenoble une semaine plus tôt.

Après six jours de voyage à travers l’Europe, notre nouvel ami Darko est bien arrivé à notre entrepôt de Gracanica. Le passage des douanes s’est déroulé sans encombre, notamment grâce au sérieux du travail de nos bénévoles en France, ce qui a grandement facilité les choses. Les 15 palettes de matériel que nous livrerons dans les enclaves dans quelques semaines ont été déchargées devant notre entrepôt sous l’oeil attentif du Père Serdjan, responsable de notre bureau humanitaire.

Sur une photo que nous avons reçue (ci-dessous), on l’aperçoit assister tout sourire à cette opération de déchargement.

Avec lui, nous nous réjouissons de l’avancée de ce 17e convoi de Noël de Solidarité Kosovo. Voir les deux premières étapes se dérouler sans accrocs malgré les difficultés propres à cette année si particulière nous donne confiance pour la suite. En France, nos volontaires sont déjà en train de préparer leurs affaires, et les détails pratiques de ce convoi qui sera forcément exceptionnel sont en train d’être affinés par l’ensemble de l’équipe.


Vous pouvez toujours nous aider à faire de convoi un nouveau succès !
Cette année encore, nous offrirons des poêles à bois à des familles dans le besoin, ainsi que des petits troupeaux. Poêles comme bétail sont achetés sur place, au Kosovo, au dernier moment.
Vous pouvez donc nous aider en nous faisant un don en cliquant sur le bouton ci-dessous.
Ce don pourra être déduit de votre impôt au titre de l’année 2020 s’il est fait avant le 31 décembre à 23h59.
Merci pour votre générosité !

 

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Convoi de Noël de Solidarité Kosovo

Mercredi 9 décembre, 15 palettes de matériel ont quitté notre entrepôt de Grenoble, marquant comme chaque année le lancement concret de ce convoi de Noël. Avec, cette année, une petite pointe supplémentaire d’émotion…
Ce matin du 9 décembre était particulièrement froid. Une couche de neige tombée dans la nuit couvrait le sol devant l’entrepôt où attendaient les 15 palettes de jouets, de vêtements et de chaussures attentivement préparées ces dernières semaines par nos volontaires. Ceux-ci attendaient devant la porte, se frottant les mains ou se tapant les épaules pour se réchauffer, qu’arrive le camion dans lequel ces palettes rejoindront notre entrepôt de Gracanica au Kosovo.

Puis le camion est arrivé et s’est garé juste devant la porte. Habituellement, nous échangeons quelques salutations rapides avec le chauffeur avant de nous mettre au travail le plus rapidement possible. Cette fois-ci, ça s’est passé un peu différemment : à peine descendu de sa cabine, le chauffeur s’est présenté à nous, dans un anglais hésitant : « Je suis Darko. Je suis Serbe, je suis né au Kosovo, ma femme aussi… »

Pendant quelques minutes, oubliant le froid et rassemblant nos quelques souvenirs d’anglais, nous avons discuté comme nous le pouvions du Kosovo, de notre association, de ce convoi de Noël. Nous lui avons expliqué le soutien de nos plus de 12000 donateurs, nos plus de 45 convois humanitaire depuis 16 ans, notre travail pour faire connaitre la situation des enclaves aux Français, etc.

Quand nous avons fini, Darko nous a regardés, ses yeux ne laissant aucun doute sur le fait que, sous son masque, se cachait un grand sourire. « Je suis très heureux de travailler pour vous, de pouvoir vous aider à apporter votre soutien à mes frères du Kosovo. Et maintenant, au travail ! »

Une heure plus tard, le camion était chargé et l’entrepôt vidé. Nous n’avions plus froid du tout, réchauffés par l’effort et l’enthousiasme. Nous avons signé tous les papiers habituels avec Darko, qui est monté dans sa cabine en nous remerciant encore mille fois pour notre travail et notre soutien. Alors qu’il s’engageait sur la route qui devait le mener jusqu’à Gracanica en passant par l’Italie, la Slovénie, la Croatie et la Serbie centrale, il a fait résonner un long coup de klaxon, accompagné d’un grand geste par la fenêtre ouverte.

Il devrait arriver à Gracanica demain dans l’après-midi, en tout cas si les douanes ne lui font pas de difficultés, comme cela arrive de temps en temps. Dans tous les cas, le matériel sera forcément à Gracanica quand notre équipe de volontaires y arrivera, juste après Noël et un long trajet en minibus, pour aller répartir le contenu de ces 15 palettes un peu partout dans les enclaves serbes.

Srecan put, Darko ! Bonne route !

Si la première partie du matériel est bien en route vers notre entrepôt de Gracanica au Kosovo, vous pouvez toujours nous aider à financer ce convoi.
En effet, il y a du matériel dont les habitants des enclaves serbes ont besoin que nous achetons sur place. Nous distribuerons notamment du bétail et des poêles à bois, comme nous l’avons fait à plusieurs reprises ces dernières années. Vous pouvez donc nous aider en nous faisant un don, qui pourra être déduit de votre impôt au titre de l’année 2020, en cliquant sur le bouton ci-dessous.
Merci pour votre générosité !

Source : Solidarité Kosovo

Arrestation de Mgr Joannice de Budva-Nikšić au Monténégro

À l’occasion de la fête de Saint-Basile d’Ostrog, le 12 mai 2020, après une longue discussion, la police a remis une assignation au domicile de la paroisse de Nikšić, vers 22 heures, et a tenté d’amener de force l’évêque Joannice ainsi que sept autres prêtres comme annoncés sur le site officiel du diocèse de Budva-Nikšić.

 La police avait l’intention d’humilier l’éminent archevêque de l’Église de Dieu,  au grand dam des personnes rassemblées (plusieurs milliers), en le conduisant au centre de sécurité dans un véhicule pour criminels, ce que l’évêque a dignement refusé. Ils se sont rendus au centre de sécurité à pied, accompagnés d’un prêtre, que la police avait également l’intention de détenir.

En traitant les responsables religieux dans cette affaire, en l’occurrence l’archevêque de l’Église de Dieu et le clergé de la cathédrale de Nikšić, la police fait preuve de non-professionnalisme, essayant ainsi de provoquer les citoyens et les fidèles et de compromettre la paix et la stabilité au Monténégro”, indique le communiqué.

Selon une annonce du Métropolite Amphiloque, l’objectif de la police dans le petit pays adriatique était d’humilier l’évêque orthodoxe, les autorités tentant d’abord de traîner violemment le hiérarque vers un poste de police, au lieu de lui permettre de se présenter volontairement le lendemain. Des dizaines de personnes ont manifesté à l’extérieur de l’enceinte de la police, chantant des hymnes et exigeant la fin de la persécution de l’Orthodoxie par l’État au Monténégro.

“Le fait que la loi sur la liberté religieuse ait été adoptée à la fin de l’année dernière malgré les réactions populaires, que l’évêque et les prêtres soient arrêtés et détenus, n’est que la preuve que l’État monténégrin persécute l’Église orthodoxe serbe”, a déclaré le patriarche serbe.

“La loi sur la liberté religieuse au Monténégro n’est pas juste”, a déclaré le patriarche œcuménique Bartholomé.

L’Église serbe accuse maintenant le gouvernement monténégrin d’utiliser la pandémie pour intensifier sa persécution de l’Église orthodoxe.

Selon le dernier recensement de 2011, environ 71% de la population du Monténégro sont membres de l’Église orthodoxe. Les Serbes représentent environ 29% de la population.

Procession avec le Métropolite Amphiloque et Mgr Joannice

Dans le même temps, la persécution des chrétiens se poursuit au Kosovo.

Bien que la pandémie soit actuellement gelée, les autorités n’ont pas renoncé à leur projet de transformer l’église du Christ-Sauveur de Pristina en musée. Cette église a d’ailleurs été vandalisée à plusieurs reprises pendant la guerre de 1999. Dans les faits, les institutions respectives du Kosovo n’ont pas respecté le caractère sacré du site et l’ont transformé à plusieurs reprises en entrepôt ou en refuge pour sans-abri. En 2016, un incendie  qui s’est déclaré a causé d’énormes dégâts, à la suite de quoi l’église est restée fermée.

Le monastère historique de Decani est toujours sous occupation.

Mais un maire du Kosovo refuse également de remettre des terres litigieuses  du monastère serbe sous l’égide de l’UNESCO, malgré l’ordonnance d’un tribunal et les pressions de l’UE.

Le monastère de Decani, datant du XIVe siècle, est toujours gardé par les forces de l’OTAN et a été impliqué dans un conflit de plusieurs décennies avec les autorités locales sur une superficie de plus de 24 hectares.

En 2016, la Cour constitutionnelle du Kosovo a jugé que la terre appartenait au monastère, qui l’utilise pour la culture.

Cependant, le maire de la région a clairement indiqué qu’il ne respecterait pas la décision, malgré le récent appel de l’Union européenne à honorer celle-ci.

Avec sa dernière annonce, l’Alliance de l’Atlantique Nord par laquelle le monastère est toujours gardé par les forces de l’OTAN, il convient de noter que plus de 200 000 chrétiens serbes orthodoxes ont été expulsés du Kosovo lors du nettoyage ethnique. Plus de 1 000 sont morts. Alors qu’au moins 150 églises et monastères ont été détruits, beaucoup d’entre eux datant du XIIIe et XIVe siècle.