Un Noël solidaire en préparation avec Solidarité Kosovo

Jeudi 12/12/2019 :: Communiqué

Le départ au Kosovo approche pour les huit bénévoles de Solidarité Kosovo qui feront partie de la nouvelle édition du convoi d’hiver. Pour la 15e année consécutive, Solidarité Kosovo distribuera des colis cadeaux aux familles des enclaves du Kosovo-Métochie, du 26 décembre au 2 janvier, pour que la joie de Noël se partage cette année encore.

Les petites mains de Noël, à l’œuvre depuis septembre

Chez Solidarité Kosovo, les Pères et les Mères Noël se lèvent à 5 heures du matin, portent des chaussures de sécurité et savent manier un transpalette.
Tous les week-ends depuis le mois de septembre, une dizaine de bénévoles de l’association s’est donnée rendez-vous dans l’entrepôt logistique en Isère pour préparer les colis cadeaux de Noël.

Ils ont trié, inventorié et reconditionné des centaines de jouets, vêtements, matériels scolaires donnés gracieusement par des entreprises françaises.
Une grande partie a été achevée. Reste encore quelques palettes avant le départ du convoi de Noël. Pour les terminer, la valeureuse équipe est aujourd’hui encore sur le pont !

Et si vos vœux de fin d’année devenaient solidaires eux aussi ?

Solidarité Kosovo a besoin de vous pour l’aider à financer les frais de transport inhérents au convoi des 30m3 de cadeaux minutieusement préparés. L’association française vous invite à contribuer par votre générosité au Noël des enfants serbes du Kosovo en envoyant un don dès aujourd’hui à l’adresse suivante : Solidarité Kosovo, BP 1777, 38220 VIZILLE (chèque à l’ordre de «Solidarité Kosovo») ou directement via Paypal en cliquant ici.

Nous rappelons aux bienfaiteurs de Solidarité Kosovo que les dons versés avant le 31 décembre 2019 ouvrent droit à une réduction d’impôt égale à 66 % de leur montant. À titre d’exemple, un don de 100 euros ne vous coûte en réalité que 34 euros après déduction fiscale.

Pour tous ces foyers chrétiens que vous aiderez, Solidarité Kosovo vous remercie du fond du cœur et vous souhaite de joyeuses fêtes de Noël !

Solidarité Kosovo, Rénovation des écoles : programme 2019

Jeudi 14/11/2019 :: Communiqué

Maintenir les écoles serbes debout malgré la tempête 

Le premier trimestre de la rentrée 2019 est déjà bien entamé. À quelques jours de l’hiver, il est venu le temps pour Solidarité Kosovo d’amorcer sa traditionnelle opération de rénovation des écoles. Pour la huitième année consécutive, l’ONG française opérera de grands travaux pour réhabiliter des établissements scolaires. Cette année, trois écoles situées au sud du Kosovo bénéficieront d’une nouvelle tranche d’envergure en raison de leurs états de délabrement avancé. 

Préserver sa culture et instruire la jeunesse

Comme chaque année depuis 2012, Solidarité Kosovo engage une opération majeure au bénéfice des plus jeunes. Père Serdjan s’attelle depuis la rentrée à sélectionner les établissements les plus endommagés. La tâche est rude pour le prêtre, tant les écoles serbes sont en mauvais état au Kosovo!
 Il faut pourtant comprendre que dans le contexte du Kosovo, les écoles ne sont pas uniquement le lieu de l’instruction. C’est également là où les jeunes Serbes se sociabilisent lorsqu’ils ne sont pas dans leurs foyers dispersés dans de petites enclaves isolées en rase campagne. Pour les petits chrétiens du Kosovo, l’école est un véritable lieu de vie où ils peuvent se retrouver, se former intellectuellement et humainement, faire du sport, apprendre leur culture… Depuis 1999, les écoles serbes sont laissées à l’abandon. Alarmée par la vétusté et l’insalubrité du patrimoine scolaire chrétien, Solidarité Kosovo a décidé de venir à la jeunesse et d’en faire son action pilier.
Depuis huit ans, Solidarité Kosovo déploit toute son énergie à rénover les écoles des jeunes chrétiens lesquelles sont totalement abandonnées par les autorités. Aussi ce sont les parents d’élèves et les professeurs qui, les week-ends, viennent couper du bois pour alimenter les poêles à bois durant la semaine, ou passer un coup de peinture ici ou là. Mais la seule bonne volonté ne suffit pas pour protéger les enfants du froid et de l’insalubrité. 

Un puits, un chauffage, une isolation,…

Cette année, trois écoles situées au sud du Kosovo vont bénéficier grâce au soutien de Solidarité Kosovo de travaux de grande ampleur. Dans l’une d’elles par exemple, nous allons creuser un puits pour la rendre autonome dans son approvisionnement en eau. Dans les deux autres établissements, nous allons renforcer l’isolation actuellement quasi nulle des murs et installer le chauffage central. De quoi mieux vivre le long et rude hiver des Balkans ! 


Tous ces travaux ont un coût et, au total, nous avons besoin de 100 000 €.

Chaque année, notre opération de rénovation d’écoles rencontre un vrai succès. Des centaines d’enfants bénéficient déjà de salles de classe et de sanitaires dignes de ce nom grâce à votre soutien. Cette année, aidez-nous à financer les travaux de trois nouvelles écoles situées dans la partie la plus pauvre du Kosovo.
Grâce à vous, les élèves suivront des cours au chaud cet hiver et auront accès à l’eau courante. En France, cela nous semble la moindre des choses. Là-bas, à deux heures de vol de Paris, ça ne l’est pas lorsque l’on est Serbe et chrétien. Pour tous ces enfants et leurs familles qui voient l’hiver approcher avec inquiétude, Solidarité Kosovo vous remercie par avance pour le soutien que vous apporterez au financement des travaux ! 
L’urgence est maintenant à la récolte de fonds, indispensables à la réalisation de ce vaste chantier.
Vous pouvez effectuer un don :
–    Par chèque : en libellant l’ordre à Solidarité Kosovo puis en l’envoyant à : Solidarité Kosovo – BP 1777 – 38220 Vizille – France
–    Par virement Paypal : rendez-vous sur notre site en cliquant ici et suivez les instructions « Dons en ligne».
–    Par virement bancaire, contactez-nous : contact@solidarite-kosovo.org 

Solidarité Kosovo Classe de mer 2019

Classe de mer, adieux en musique et en danse


Jeudi 8 août, avant-dernier jour de cette huitième classe de mer. Après une matinée de baignade, nous recevons la visite de Monseigneur Métodijé, qui arrive alors que les enfants sont en train de finir les dessins commencés la veille. Chacun reçoit de la main de l’évêque une croix fabriquée à la main par les moines de différents monastères du Monténégro et échange quelques mots avec lui.

Nous faisons une photo de groupe autour de Monseigneur, qui dit quelques mots aux enfants avant de repartir.


Puis nous prenons la direction de la petite église de Donja Latsva, qu’on aperçoit depuis l’extrémité de la plage de l’hôtel. Nous embarquons, sur le quai juste en face de l’église, dans un de ces bateaux-restaurants qui le soir emmènent les touristes dîner au beau milieu de la baie de Kotor. Sur le pont supérieur nous attend un goûter que les enfants entament alors que le bateau commence ses manœuvres. Nous partons pour une virée de trois heures dans la baie de Kotor. 

Entre mer et montagne, l’église de Donja Lastva

Nous tournons autour de Notre-Dame du Rocher, construite au beau milieu de la baie par les pêcheurs pour demander la protection de la Vierge. Apercevons la route prise deux jours auparavant pour se rendre au mausolée de Petar Njegos. Admirons les montagnes immenses qui entourent la baie de partout. Retraversons l’embouchure de la baie de Kotor, au pied de la jolie église Sveta Nedelja, pour retourner dans la baie de Tivat. Faisons une visite aux yachts immenses de Porto Montenegro. Allons jusque devant Tivat et son aéroport, d’où les avions en décollant semblent frôler la toile tendue au-dessus du pont pour l’ombrager. Contournons une autre église posée sur un rocher, Notre-Dame de la Miséricorde, noyée de lumière par le soleil qui se glisse vers la mer tout au bout de la baie de Tivat, au-delà d’Herceg Novi. Apercevons un bateau-pirate d’un côté, une épave fraîchement échouée de l’autre. Puis retournons vers notre point de départ.

Les enfants sont émerveillés par la beauté de la baie de Kotor


Pendant ces trois heures, on rit, on discute, on admire le paysage, on joue aux cartes, on goûte, on fait des photos. Les plus jeunes se retrouvent même au poste de pilotage et ont l’autorisation de manœuvrer le volant du bateau pendant quelques instants !
Bref, on vit la vie d’enfants libres et joyeux lâchés dans un quotidien extraordinaire et qui en profitent à fond.

Conduire un bateau-mouche ? Encore quelques leçons pour ces jeunes garçons


Puis arrive le dernier jour, parce qu’il en faut bien un. Dernière baignade, derniers jeux, derniers repas tous ensemble. Et dernière soirée. Dans la cour de l’hôtel, une grande table est installée et couverte de boissons et de gâteaux. Les enfants, en rang par équipe, écoutent Boban distribuer les prix. Arnaud conclut la semaine en remerciant tous les enfants pour leur bon esprit et tous les encadrants pour leur travail et lance les festivités. Un joueur de gusle, instrument traditionnel des Balkans, chante un long chant épique monténégrin, dernier aperçu pour les enfants de l’Histoire et de la culture de ce pays, qui est tellement intimement liée à l’Histoire de la Serbie qu’elle est aussi la leur.

Le son épique de la gusla

Puis les enfants entonnent à leur tour un chant traditionnel du Kosovo, surprise préparée longuement en cachette pendant la semaine. Enfin, tout le monde se retrouve autour de la table pour clore en chansons et en danses ce très beau huitième séjour en bord de mer.

Le lendemain matin, samedi 10 août, nous nous disons adieu au pied du bus qui renverra les enfants à leur quotidien, à leurs difficultés, à leurs craintes. Mais ils y retournent, nous en sommes certains, avec des forces renouvelées et renforcées par une dose supplémentaire d’espérance : un jour, leur vie pourra ressembler à celle qu’ils ont vécue ici pendant une semaine. Une vie libre, libérée de la peur, libérée des frontières de leurs enclaves.

Nous remercions encore tous nos donateurs, qui ont rendu ce huitième séjour possible. Nous remercions aussi tous ceux qui nous ont suivi sur les réseaux sociaux pendant cette semaine, réagissant avec enthousiasme à nos publications. Merci enfin les enfants pour votre joie de vivre et pour vos sourires !

L’équipe de “Solidarité Kosovo

PS : les personnes souhaitant nous aider peuvent contribuer au développement de nos activités en nous faisant un don. Par chèque à l’ordre de « Solidarité Kosovo », BP 1777, 38220 Vizille ou par Internet en cliquant sur paypal :

PS2 : « Solidarité Kosovo » étant reconnu d’intérêt général, chaque don ouvre droit à une déduction fiscale à hauteur de 66% du montant du don. A titre d’exemple, un don de 100 € vous permet de déduire 66 € sur la somme de vos impôts à payer. Ainsi votre don ne vous coûte en réalité que 34 €.www.solidarite-kosovo.org       Solidarité Kosovo BP 1777, 38220 VIZILLE, FRANCE
Conformément à la loi« “Informatique et liberté »” du 6 janvier 1978, vous disposez d’un droit d’accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui vous concernent.Pour vous désinscrire, ENVOYEZ SIMPLEMENT UN MESSAGE SANS RIEN ÉCRIRE D’AUTRE à cette adresse  info-unsubscribe@solidarite-kosovo.org

Classe de mer 2019 : un démarrage agité (Solidarité Kosovo)

Classe de mer 2019 : un démarrage agité On se serait cru sur la grille de départ d’une course de Formule 1, samedi 3 août, sur une des plages bordant la baie de Tivat : quarante-trois enfants frissonnaient d’impatience en attendant un « top départ » qui ne venait pas.

Cette impatience grandissait déjà depuis plus de 16 heures. À minuit dans la nuit du vendredi au samedi, ils étaient montés dans un bus pour dix heures de voyage sur des routes sinueuses dans les montagnes séparant le Kosovo du Monténégro. Dix heures de route pendant lesquels ils avaient somnolé, secoués par les virages incessants, avant que le soleil se lève enfin et leur laisse le loisir d’observer le paysage, le nez collé à la vitre, pour être le premier à apercevoir, au loin, cette mer tant attendue. 

En route vers la première baignade du séjour!

Arrivés à Tivat, les yeux gonflés de fatigue, il a d’abord fallu se répartir les chambres, puis aller déjeuner. Toujours sans avoir pu voir vraiment la mer, encore moins y glisser le pied. Après le déjeuner, le soleil au zénith les avait poussés dans leurs chambres pour deux heures de repos. Mais comment se reposer quand on sent l’air marin par la fenêtre entrouverte ?

Enfin, à 16 heures, a retenti le signal tant attendu. Enfiler les maillots de bain, se regrouper, se recouvrir mutuellement de crème solaire, écouter les consignes… et enfin, faire le premier pas vers la mer. Enfin !

Située dans la baie de Kotor, la ville de Tivat offre un cadre de vacances magnifique.

Hélas, l’attente n’allait pas pouvoir être satisfaite tout de suite. Chose rare dans cette baie séparée du large par deux larges bandes de terre, des vagues, petites mais nerveuses, venaient frapper le quai bétonné de la plage de l’hôtel, éclaboussant largement les chaises longues installées là. Dans ces conditions, impossible de laisser 40 enfants de 10 à 14 ans se jeter à l’eau. Il fallut donc attendre, encore, que le vent baisse et que l’eau s’apaise. Quarante-trois enfants au bord de l’eau, prêts à bondir. Quarante-trois voitures sur la grille de départ ; quarante-trois fauves affamés sentant le repas arriver…

Heureusement, le vent tomba bien vite, au grand soulagement de l’équipe d’encadrement qui commençait à s’inquiéter : « Qu’allons-nous pouvoir leur faire faire pour qu’ils oublient ce rendez-vous raté ? » On descendit dans l’eau doucement, peu à peu, prudemment. Les éléments continuèrent de se calmer, si bien qu’en un rien de temps tout le monde était dans l’eau, s’éclaboussant, se jetant, poussant de grands cris. Cette attente interminable prenait fin, enfin.

Une mer agitée attendait les enfants pour leur premier bain de mer.

On ne sortit de l’eau que pour aller dîner. Et on ne sortit de table que pour aller dormir, enfin, l’excitation retombée, l’attente satisfaite.

Le lendemain, après une baignade matinale, ce fut le moment d’inaugurer les olympiades, qui courront tout le long du séjour. Chaque début d’après-midi, à l’heure où le soleil frappe trop fort sur les plages, les enfants se retrouveront à l’ombre d’un bosquet, sous la direction de « Professor » Dejan, professeur de gymnastique, assisté de Boban, professeur d’arts plastiques, pour une épreuve sportive en équipe. Ces équipes mêlent des enfants de différents âges et venant d’enclaves différentes, afin que les liens se créent au-delà des affinités naturelles et des groupes déjà constitués. Ce dimanche 4 août, c’est à une course de relais que s’affrontèrent les enfants, chaque équipe rencontrant toutes les autres et les scores étant notés dûment. L’équipe la plus méritante sera spécialement récompensée lors de la dernière soirée du séjour.

Stefan (à droite) est champion de Serbie en course 800m. Il a brillé sur ce relais!

Voilà deux jours déjà que nous sommes ici tous ensembles. La glace est brisée, le groupe est sympathique et soudé. Cela ne fait aucun doute : la semaine va être bonne !

Merci à vous tous qui nous soutenez, merci aux donateurs qui ont rendu ce huitième séjour possible !

Nous postons des photos chaque jour sur nos réseaux sociaux, accessibles même sans compte : n’hésitez pas à y passer régulièrement pour suivre nos aventures presque en direct : https://www.facebook.com/solidarite.kosovo

L’équipe de “Solidarité Kosovo

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France-Serbie : retour sur plusieurs mois de vexations, par Alexis Troude

France-Serbie : retour sur plusieurs mois de vexations, par Alexis Troude

Le président serbe Aleksandar Vucic et Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse de l’Elysée le 17 juillet.

Après l’annulation de la visite du président serbe en France, le spécialiste des Balkans Alexis Troude revient sur les derniers mois des relations entre Paris et Belgrade marquées par les brimades diplomatiques sur fond de tensions avec le Kosovo.

Alexis Troude est spécialiste des Balkans, chercheur en géographie et en géopolitique et chargé de cours à l’Université de Versailles-Saint Quentin.

Le 2 juillet, Emmanuel Macron devait recevoir à Paris le président de Serbie Aleksandar Vucic. Ce dernier a finalement refusé de venir à Paris, répliquant que les autorités kosovares et l’Union Européenne, le garant des discussions, ne respectent pas leurs engagements. Après de nombreux efforts diplomatiques, la Serbie a donc décidé de ne pas se rendre à Paris.

Pour saisir cette décision de Vucic, il faut comprendre que les vexations ont été nombreuses. A l’occasion des commémorations du 11 novembre 2018, le président de Serbie avait été relégué au troisième rang, alors que les présidents de pays ennemis (Turquie, Allemagne, Bosnie) ou inexistant en 1918 (Kosovo) étaient placés au premier rang ou aux côtés d’Emmanuel Macron.

En décembre 2018, la politique très habile des Albanais du Kosovo a abouti à l’installation du drapeau albanais, aux côtés de nombreux drapeaux des pays vainqueurs de la Première guerre mondiale, à l’intérieur de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Cela est d’autant plus tragique que c’est au sein de cette même cathédrale, siège des rois de France, qu’en juin 1389, les cloches ont retenti pour saluer les premières victoires serbes contre l’envahisseur ottoman !

Les 250 000 Serbes et 60 000 Roms expulsés de leur terre natale par ces mêmes autorités depuis 1999 seront contents de savoir que «la paix règne au Kosovo»

Enfin, en mai 2019, les autorités auto-proclamées de Pristina ont réussi à inverser totalement le sens de l’histoire. Grâce à la bénédiction du gouverneur militaire des Invalides et d’un appui au gouvernement français, l’ambassadeur du Kosovo à Paris a réussi le tour de force d’organiser, au sein de la chapelle des Invalides, jouxtant la tombe de Napoléon, une soirée en l’hommage, selon lui, des «20 ans de paix au Kosovo» et, ultime sacrilège, de faire chanter à un muezzin l’appel à la prière musulmane dans un des plus hauts lieux du christianisme français. Les 250 000 Serbes et 60 000 Roms expulsés de leur terre natale par ces mêmes autorités depuis 1999 seront contents de savoir que «la paix règne au Kosovo»; sans parler des 135 églises orthodoxes détruites et du pogrom anti-serbe de mars 2004, durant lequel 19 personnes ont été tuées et 34 églises orthodoxes serbes ont été détruites sous le regard quasiment impassible de l’ONU et des soldats de l’OTAN sur place.

En 2018, plusieurs événements ont amené le Kosovo au bord de la guerre civile. En mars 2018, le directeur du bureau du Kosovo-Métochie, Marko Djurić, en visite officielle auprès des maires des communes serbes du Kosovo-Nord, a été scandaleusement interpellé à Mitrovica puis molesté dans les rues de Pristina par la police du Kosovo. En décembre 2018, les autorités autoproclamées de Pristina ont déclaré un blocus commercial aux frontières avec la Serbie, provoquant des manques alimentaires importants dans la partie majoritairement serbe du Kosovo-Nord.

C’est en suivant cette escalade des tensions que Pristina a également décidé de transformer la Force de sécurité du Kosovo en véritable armée et ce, contre l’avis de l’OTAN, des Etats-Unis, parrain du Kosovo, et de la plupart des pays Occidentaux.

Par son refus de venir à Paris, Vucic a donc décidé de rejeter les pressions exercées envers lui et la Serbie. 

La question est donc, dans ce contexte très tendu, de savoir ce que Macron va proposer à Vucic pour continuer les discussions entre Belgrade et Pristina. En effet, la Serbie a entamé en 2008 les négociations d’adhésion à l’UE et nous en sommes à l’article 25 sur 34. L’UE repousse à chaque fois l’entrée de la Serbie et, aux dernières nouvelles, ce devrait être en 2025. Mais le point 35, le dernier chapitre, est le point crucial. Il concerne la province autonome méridionale de la Serbie : le Kosovo-Métochie. Lire aussi Kosovo : prime à la mafia

Même si les autorités albanaises de Pristina ont déclaré la sécession en février 2008, la résolution 1 244 de l’ONU stipule que le Kosovo-Métochie fait partie intégrante de la Serbie. D’autre part, plus de 115 pays sur 193 de l’ONU n’ont toujours pas reconnu l’indépendance autoproclamée de Pristina. Enfin, les accords de Belgrade, signés en 2013, prévoyaient un compromis entre Belgrade et Pristina, avec notamment l’obligation pour les autorités albanaises de reconnaître la création du Kosovo-Nord, c’est-à-dire une autonomie de cinq communes à majorité serbe au sein du Kosovo.

Par son refus de venir à Paris, Vucic a donc décidé de rejeter les pressions exercées envers lui et la Serbie. En effet, au cas où le président serbe subisse une pression en lui imposant la perte du Kosovo-Métochie, consubstantiel à l’identité serbe et à l’existence de l’état serbe, en échange d’une accélération du processus d’intégration européenne, on assisterait à une inversion des valeurs défendues jusque là par l’UE. Ce serait la première fois qu’en temps de paix, une région se sépare d’un pays – un blanc-seing serait donné à des dirigeants – le président kosovar Hashim Thaci et son Premier ministre Ramush Haradinaj, tous deux pourtant poursuivis par plusieurs cours de justice en Europe.

Et enfin, l’UE reconnaîtrait de facto en son sein un Etat failli, plaque tournante du trafic d’héroïne et du trafic de femmes en Europe, en contradiction avec la Charte européenne des droits de l’homme et avec celle de l’ONU.

Source: RT France

Dossier spécial Kosovo dans le Figaro Magazine

Dossier spécial Kosovo dans le Figaro Magazine

Vendredi 14/06/2019 :: Communiqué

Dans son édition du 14 juin, LE FIGARO MAGAZINE publie un large dossier sur le Kosovo. À cette occasion, Arnaud Gouillon, Président de Solidarité Kosovo, a accordé un entretien exclusif à la rédaction que nous vous invitons à découvrir ci-après.

Rédigé sous la plume de Jean-Louis Tremblais, le dossier condense des jours de reportages sur place qui montrent pourquoi le Kosovo, vingt ans après la guerre, est une désillusion pour les Albanais, pourquoi, aujourd’hui, les Serbes y vivent en danger. Et comment Solidarité Kosovo continue malgré les sanctions et les menaces à leur venir en aide. Des citoyens, des religieux, des élus témoignent et disent leurs attentes.

Solidarité Kosovo vous encourage à vous procurer un exemplaire de ce numéro inédit du FIGARO MAGAZINE en vente dès aujourd’hui chez votre buraliste.

Interview d’Arnaud Gouillon, président de Solidarité Kosovo, au Figaro Magazine
14 juin 2019


Arnaud Gouillon, président-fondateur de l’association humanitaire Solidarité Kosovo, qui vient en aide aux Serbes des enclaves, est interdit de séjour depuis septembre 2018. C’est donc au poste-frontière de Jarinje, côté serbe, que nous avons rencontré la bête noire des autorités kosovares.

Propos recueillis par Jean-Louis Tremblais

– Racontez-nous les origines et les circonstances de votre interdiction de séjour…

Solidarité Kosovo a été créée il y a quinze ans, suite aux pogroms anti-serbes de 2004. Depuis, je me rends régulièrement dans les enclaves serbes du Kosovo afin de coordonner notre action humanitaire auprès des populations chrétiennes qui y survivent tant bien que mal. Sans ennui notable, si ce ne sont les tracasseries administratives que vous pouvez imaginer. Tout a fonctionné ainsi jusqu’au 10 septembre 2018. Ce jour-là, je devais inaugurer une ferme financée par notre association à Novo Brdo. J’y étais attendu par les bénévoles et toute la presse réunie. Mais rien ne s’est passé comme prévu : au poste-frontière de Merdare, j’ai été arrêté (échappant de peu aux menottes !) par les douaniers kosovars qui m’ont menacé de prison. Tandis que mon véhicule était intégralement désossé, j’ai subi un interrogatoire ubuesque mené par deux agents des services de renseignement venus spécialement de Pristina. L’opération a duré plusieurs heures, au terme desquelles les deux fonctionnaires m’ont remis une interdiction d’entrée et de séjour au Kosovo. Ce document ne mentionne ni raison ni motif puisque je n’ai commis aucun délit. Il n’est même pas daté…

– C’est donc une mesure arbitraire. Quelle est sa véritable signification ?

Cela relève de l’intimidation. Un avertissement, un coup de semonce. Je vis en Serbie où le ministre de l’Intérieur m’a fait l’honneur de m’octroyer la nationalité serbe au mérite et Solidarité Kosovo (la seule ONG étrangère œuvrant dans les enclaves chrétiennes) agace Pristina. Pourquoi me viser personnellement ? D’abord, parce que notre travail est efficace, médiatisé et que je fais tout pour sensibiliser l’opinion publique sur la situation humanitaire au Kosovo. La preuve : suite à mes déboires, nos 12 000 donateurs réguliers ont immédiatement réagi en intensifiant leurs efforts. Ensuite, parce que le lancement et le suivi des opérations humanitaires (réfection d’écoles, acheminement de matériel médical, colis de Noël pour les enfants, etc.) nécessite ma présence sur place. Heureusement, nous travaillons avec l’Eglise orthodoxe, dont le rayonnement et l’organisation nous permettent de poursuivre les chantiers en cours. J’espère que ma situation va se débloquer mais c’est un imbroglio juridique : l’interdiction de séjour étant sans fondement, mon avocat ne peut même pas contre-attaquer au tribunal. Cela ne m’empêchera pas de continuer car les Serbes du Kosovo ont besoin de soutien. Leur esprit de résistance est intact : suivons leur exemple !

Solidarité Kosovo développe la culture sous serre

La culture sous serre fleurit au Kosovo sous l’impulsion de Solidarité Kosovo qui renouvelle pour la 3e année consécutive son opération agraire encouragée par le succès des précédentes éditions.
Ce printemps, Solidarité Kosovo a installé vingt serres agricoles à autant de familles des enclaves serbes ainsi que trois serres de grande taille au profit de la soupe diocésaine. Grâce à cet outil, les familles pourront cultiver de leur propre main assez de fruits et de légumes pour subvenir à leur besoin tout au long de l’année. 

Cette année, Solidarité Kosovo a installé vingt serres agricoles à autant de familles des enclaves serbes ainsi que trois serres de grande taille au profit de la soupe diocésaine

Des hommes dignes 

Longues de 10 mètres et larges de 5, les serres ont été installées pour favoriser l’autonomie alimentaire des foyers serbes en leur permettant de cultiver eux-mêmes leur potager. Les terres cultivées produiront davantage de fruits et de légumes de mars à novembre grâce à la chaleur de la serre mais aussi durant les mois froids de janvier et février. La culture sous serre leur assura une récolte de légumes d’hiver tels que le chou, la betterave, ou l’épinard. Les serres sont l’assurance de disposer de légumes à tout moment de l’année ce qui correspond à un besoin prioritaire pour ces familles démunies. 
A titre indicatif, la valeur d’une serre agricole est égale à 550€, une somme qu’aucune de ces familles bénéficiaires n’aurait jamais pu épargner sachant que le revenu moyen par foyer dans les enclaves est de 100€.

Les familles pourront subvenir à leur besoin en fruits et en légumes tout au long de l’année

Cultiver l’autonomie alimentaire

La redynamisation économique des territoires chrétiens par le développement d’activités rurales est l’une des priorités de Solidarité Kosovo. Depuis la construction de la ferme alpine en 2013, qui fait figure de première réalisation en la matière, l’ONG française n’a eu de cesse de lui ramifier des programmes agricoles complémentaires, avec notamment la mise en place d’une laiterie en 2014, la création d’une ferme bovine, d’une ferme avicole en 2018 et tout dernièrement la construction d’une confiturerie artisanale. S’inscrivant dans cette dynamique, l’opération des cultures sous serre est un projet agraire renouvelé chaque année depuis 2016.

Père Serdjan aux côtés d’une famille bénéficiaire du programme agraire


Le témoignage de Maria, 29 ans

“Je ne connais pas une maman au Kosovo qui ne souhaite pas posséder une serre. C’est une ressource considérable pour le panier alimentaire quotidien de la famille. J’ai moi aussi longtemps souhaité acquérir une serre mais sans véritablement oser sauter le pas, le coût étant trop élevé. Et lorsque Père Serdjan m’a informé du don de Solidarité Kosovo, mon vœu s’est exaucé !
Depuis l’installation de l’équipement, je dispose d’un potager de tomates, poivrons, aubergines et courgettes. Grâce à la culture sous serres, j’ai la possibilité de réussir une diversité de culture en quantité bien plus importante c’est l’autre avantage des serres ! Je ramène chaque soir à la maison un beau panier de légumes. De quoi ravir mes trois enfants en bas âges en bonnes purées et délicieux gratin !” Le papa semble tout aussi ravi selon les dires du père Serdjan ! 

Maria accompagnée par l’une de ses filles pour nous présenter les récoltes de sa culture sous serre

L’équipe de “Solidarité Kosovo

PS : les personnes souhaitant nous aider peuvent contribuer au développement de nos activités en nous faisant un don. Par chèque à l’ordre de « Solidarité Kosovo », BP 1777, 38220 Vizille ou par Internet en cliquant sur paypal :

Faire un don.

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[info] 100.000€ de rénovation pour les écoles du Kosovo

Mardi 14/05/2019 ::

Communiqué:

L’état était sans appel pour les écoles chrétiennes de Binač, Budriga et Zupče en matière de salubrité, sécurité et commodité. Mais c’était sans compter sur l’aide de Solidarité Kosovo. Avec plus d’un tour dans son cartable, l’ONG française a dédié une enveloppe de 100.000€ pour la rénovation complète de ces trois établissements scolaires qui accueillent désormais en toute sécurité 200 écoliers.

Patrimoine scolaire : une priorité renouvelée 

Initié en 2012, le chantier de réfection scolaire est renouvelé fidèlement pour la 8e année consécutive. Cette année, la tranche de rénovation concerne les écoles primaires de de Binač, Budriga et Zupče sélectionnés à partir de critère de vétusté, d’hygiène et de conditions de travail. Une attention particulière a été portée à l’isolation et à l’hygiène. 

 Si l’instruction est un puissant moteur de développement, le lieu où elle s’exerce n’en est pas moins prépondérant.  Alors que l’école joue un rôle crucial dans le retour à la normalité et dans la transmission de la mémoire collective, elle continue d’être sacrifiée au Kosovo-Métochie au détriment des élèves serbes. Pourtant, le retour à une vie normale est essentiel pour que ces enfants chrétiens puissent se reconstruire et construire leur avenir. Dans ce sens, Solidarité Kosovo insiste sur la nécessité d’un environnement scolaire sûre et sain, bien souvent le seul espace de quiétude pour ces enfants qui subissent une exclusion sociale de fait. 

Le délabrement des écoles chrétiennes 

En berne depuis la guerre et les bombardements de 1999, fortement endommagé au cours des pogroms antichrétiens de 2004, l’état du système éducatif serbe est l’expression d’une triste réalité. 
Il faut comprendre que se rendre à l’école représente un parcours du combattant pour des milliers d’enfants chrétiens du Kosovo-Métochie. Les obstacles sont nombreux et persistent encore : manque d’enseignants, éloignement des établissements scolaires, absence de transports scolaires, dangers des lieux traversés, manque de ressources des familles…  

 Plus dramatique encore, quand les enfants surmontent toutes ces épreuves et accèdent à l’école, les conditions de scolarité y sont souvent déplorables. Dans certaines écoles primaires, les carreaux des vitres sont cassés, la toiture fuit, l’humidité s’infiltre. Dans d’autres écoles secondaires, le chauffage est inexistant, les toilettes sont insalubres et le mobilier scolaire vétuste. Partout, le constat est sans appel : le système éducatif chrétien est à bout de souffle, détérioré par deux décennies de déficits d’entretien et d’investissement. 

L’école de Binač accède à l’eau 

Grâce aux trois mois de travaux intensifs supervisés par Solidarité Kosovo, les travaux de réhabilitation dans les trois écoles ont été menées à bien. Les travaux ont notamment concerné l’étanchéité, la plomberie, la boiserie, la peinture et la vitrerie. Sur les trois chantiers, l’objectif était commun : rétablir la sécurité des lieux et améliorer les conditions scolaires des enfants chrétiens malmenés par un destin peu clément.L’école de Binač en est le parfait exemple puisque les écoliers étaient jusqu’à lors privés d’eau potable. Depuis que Solidarité Kosovo a forgé un puits aux abords de leur établissement, les petits résidents ont enfin accès à de l’eau potable via un bloc sanitaire construit au cours de la même tranche. Une ressource qui nous paraît évidente alors qu’elle a été vécue comme un véritable cadeau de Pâques à l’école de Binač! 

Apprendre et s’épanouir dans un espace adapté 

C’est un chantier qui lui tient particulièrement à cœur de renouveler tant son rayonnement sur les plus jeunes âmes du Kosovo est bénéfique. Solidarité Kosovo vous remercie pour votre aide qui lui a permis d’intervenir auprès des populations les plus isolées dans les zones serbes du Kosovo-Métochie en renouvelant son programme de réhabilitation du bâti scolaire. Les écoliers de ces trois établissements, tous traumatisés par les épisodes de violence récurrents qu’ils vivent depuis leur naissance, disposent désormais de conditions scolaires dignes et décentes. Pour beaucoup de familles chrétiennes, l’école n’est pas seulement un vecteur de savoirs, c’est un également un lieu «refuge » où les enfants peuvent se reconstruire, espérer et imaginer. 

L’équipe de “Solidarité Kosovo

PS : les personnes souhaitant nous aider peuvent contribuer au développement de nos activités en nous faisant un don. Par chèque à l’ordre de « Solidarité Kosovo », BP 1777, 38220 Vizille ou par Internet en cliquant sur paypal :

PS2 : « Solidarité Kosovo » étant reconnu d’intérêt général, chaque don ouvre droit à une déduction fiscale à hauteur de 66% du montant du don. A titre d’exemple, un don de 100 € vous permet de déduire 66 € sur la somme de vos impôts à payer. Ainsi votre don ne vous coûte en réalité que 34 €.

Serbie. Une pétition pour un nouveau statut pour le Kosovo

10/05/2019 05:10

Le président serbe Vucic se rendra à Paris début juillet pour traiter, avec nos dirigeants politiques, des relations Serbie-Kosovo.

À cette occasion, des réfugiés serbes de la diaspora lancent une pétition, avec des citoyens français, pour réclamer un nouveau statut pour le Kosovo, craignant les pressions et même le chantage économique que pourrait subir la Serbie, émanant de ceux qui l’ont bombardée il y a vingt ans.

Voici le texte de la pétition, que vous pouvez, si vous le souhaitez, signer ici.

Le Kosovo, cœur de la civilisation serbe

Le Kosovo représente le cœur de la civilisation serbe, car c’est dans cette région que se sont développés les fondements de l’État serbe. C’est au Kosovo que furent érigés, aux XIIIe et XIVe siècles, ces joyaux de culture et de spiritualité orthodoxe que sont les monastères, gardiens précieux des écritures, de l’art médiéval et de la mémoire historique du peuple serbe. Quatre de ces monastères sont classés au patrimoine mondial de l’humanité et inscrits par l’UNESCO sur la liste des monuments en danger.

La résolution 1244 des Nations unies adoptée par le Conseil de Sûreté le 10 juin 1999 réaffirme l’engagement de tous les États membres de l’ONU pour :
– la souveraineté et l’intégrité territoriale de la République fédérale de Yougoslavie et des autres États de la région,
– une autonomie essentielle et une auto-administration significative pour le Kosovo,
– le droit au retour pour tous les réfugiés et déplacés.

Malgré la présence d’une armée internationale d’interposition (KFOR), les forces terroristes de l’UCK sont parvenues à expulser du Kosovo presque toutes les minorités non albanaises, c’est-à-dire près de 20 % des habitants actuels : cela concerne 240 000 individus, de nationalité serbe, monténégrine, turque, rom, hébraïque, égyptienne, gorani, croate et même albanaise. Plus de 150 églises et monastères orthodoxes ont été détruits, une perte patrimoniale non seulement pour la culture serbe mais pour toute la chrétienté. La majorité des 135 000 Serbes et 15 000 Roms vivent au Kosovo dans de véritables ghettos, au cœur de l’Europe, subissant un véritable apartheid culturel imposé par les autorités auto-proclamées de Priština.

Depuis la déclaration d’indépendance unilatérale du 17 février 2008, la province du Kosovo n’est reconnue que par 105 pays, ce qui ne permet pas d’atteindre les 2/3 des voix à l’Assemblé générale de l’ONU. Plus de la moitié de la population mondiale rejette l’existence de cet État, car les grandes nations émergentes le refusent (Chine, Russie, Inde), ainsi que les principales nations musulmanes (Indonésie, Pakistan, Iran, Algérie, Maroc…).

Au sein même de l’Union européenne la question divise car l’Espagne, Chypre, la Slovaquie, la Roumanie et la Grèce ne reconnaissent pas cette indépendance. La reconnaissance de l’indépendance du Kosovo par la France, souligne les incohérences de la diplomatie française qui a défendu, à juste titre, le principe de souveraineté territoriale en Espagne ou en Ukraine, mais pas en Serbie.

Au regard de la situation extrêmement précaire au Kosovo, où les minorités ethniques et religieuses sont victimes de persécutions quotidiennes et sur le territoire duquel les réseaux mafieux et terroristes règnent en maîtres, cette décision politique du gouvernement français nous interpelle.

À ce jour, les autorités auto-proclamées de Priština ne sont parvenues à entrer dans aucune instance internationale d’envergure. Des organisations notables comme l’UNESCO ou Interpol ont refusé sa candidature, craignant l’entrée d’un État-failli qui ne contrôle plus son territoire.

Ces raisons expliquent en partie le retour sur une reconnaissance du Kosovo pourtant entamée. Depuis 2018, plus de 10 pays ont décidé de revenir sur leur choix d’avoir reconnu l’indépendance du Kosovo : c’est une première dans l’histoire des relations internationales. Les principaux arguments de ces différents pays sont le refus catégorique de la part de Priština de s’impliquer dans le processus de normalisation avec Belgrade, le manque de gouvernance, la trop grande complicité de Priština envers les réseaux de grand banditisme ainsi que l’insécurité générale dans laquelle vivent les minorités au Kosovo.

Face à l’urgence de la situation sécuritaire dans le sud-est de l’Europe, les signataires suivants demandent la création d’un groupe parlementaire pour discuter du statut du Kosovo, suivie de l’ouverture d’un débat à l’Assemblée nationale.
Selon les règles et traditions qui régissent notre démocratie, les signataires demandent à ce que chaque groupe parlementaire s’exprime sur la reconnaissance française du Kosovo et s’engage dans des discussions avec des experts reconnus, des membres de la société civile ainsi que le Comité pour la Paix au Kosovo présentant cette pétition.

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2019

Au Kosovo, une agression anti-serbe tous les deux jours

 

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Au Kosovo, une agression anti-serbe tous les deux jours

Les chrétiens serbes du Kosovo sont une minorité persécutée, empêchée de vivre paisiblement, empêchée de subvenir à ses propres besoins, interdite de représentation politique officielle réelle.

Il y a quelques jours, le département d’État américain (le ministère des Affaires étrangères US) a publié un long rapport sur les atteintes aux droits de l’homme constatées partout dans le monde. Et l’un des chapitres de ce rapport est consacré au Kosovo, et aux nombreuses discriminations dont sont victimes les minorités qui y vivent, les Serbes en premier lieu.

Ce rapport, au ton très officiel et mesuré, va jusqu’à affirmer que « Durant les 7 premiers mois de l’année, on a recensé plus de 100 incidents, dont des vols, des cambriolages, des agressions et des dommages causés aux propriétés de Serbes du Kosovo et de l’Église orthodoxe serbe ». Le calcul est simple : ça veut dire qu’il y a au Kosovo une agression anti-serbe tous les deux jours !

« Pour nous, c’est un immense soulagement de lire tout ce que nous disons depuis des années sous la plume d’une des organisations qu’on peut le moins accuser d’être pro-serbe au monde. Et bien entendu, ça nous confirme dans notre conviction que notre combat est juste, et qu’un jour cela sera reconnu largement. » expliquent les responsables de l’ONG Solidarité Kosovo.

Ces derniers jours ont aussi marqué le quinzième anniversaire des pogroms des 17 et 18 mars 2004, pendant lesquels 10 Serbes ont été tués, 35 édifices religieux ont été détruits, plus de 700 maisons serbes ont été brûlées et plus de 4 000 Serbes ont dû fuir précipitamment le Kosovo.

Un anniversaire évidemment douloureux pour nos amis serbes du Kosovo, mais qui est particulièrement important pour nous puisque ce sont ces deux jours dramatiques qui ont poussé un groupe de jeunes Français, scandalisés par ce nettoyage ethnique se déroulant au cœur de l’Europe dans l’indifférence générale, à remplir quelques cartons de jouets et de vêtements récupérés ici ou là, à les charger dans une fourgonnette et à traverser l’Europe pour aller donner ces quelques cadeaux à ces Serbes ayant décidé de rester vivre chez eux malgré les persécutions. Ce convoi humanitaire improvisé a été le premier convoi de Noël de Solidarité Kosovo. Le premier d’une longue série.

Le rapport du département d’État consacre un chapitre entier à la question des réfugiés serbes ayant quitté le Kosovo en 1999 ou en 2004. Sa conclusion est sans appel : les Serbes expulsés du Kosovo par la force sont aujourd’hui empêchés de revenir vivre sur la terre de leurs ancêtres par les membres de la majorité, à tous les niveaux. Ils sont pourtant nombreux à souhaiter ce retour malgré les difficultés auxquelles ils savent qu’ils s’exposent.

Ces deux constats, les moines du monastère de Draganac au Kosovo les ont faits depuis longtemps. Ils ont acheté il y a quelques années le village de Stari Draganac (« Vieux Draganac » en serbe). Situé à quelques centaines de mètres du monastère, ce village a été abandonné par ses habitants, serbes, contraints de fuir la guerre. Depuis quatre ans maintenant, les moines le rénovent petit à petit, patiemment, dans le but d’offrir un toit aux familles qui ont dû quitter la région et aimeraient maintenant y revenir.

Cette année, les travaux avançant bien, ils ont décidé d’essayer de franchir une nouvelle étape et ont fait appel à l’ONG Solidarité Kosovo pour les y aider. Vous en apprendrez plus sur ce projet en vous rendant sur la plateforme de financement participatif chrétien « Credofunding », en cliquant sur ce lien.

Des extraits du rapport :

➡️ « Les hommes politiques représentant les minorités ne sont pas consultés sur de nombreux sujets fondamentaux. »

➡️ « Traductions médiocres ou fournies avec des délais avant les procès, absence de juges issus des minorités […], non-exécution récurrente de décisions de justice, tout cela continue de faire entrave à l’application d’une justice équitable pour les Serbes du Kosovo. »

➡️ « Les minorités ethniques font face à des discriminations institutionnelles concernant l’emploi, l’éducation, les services sociaux, la liberté de mouvement, le droit de vivre chez eux, et d’autres droits. »

➡️ « Le gouvernement a refusé de reconnaître la validité des documents d’identités édités par la Serbie comportant des noms de villes du Kosovo, ce qui a rendu les déplacements à l’intérieur et à l’extérieur du Kosovo particulièrement difficile pour leurs propriétaires. »

➡️ « Durant les 7 premiers mois de l’année, on a recensé plus de 100 incidents, dont des vols, des cambriolages, des agressions et des dommages causés aux propriétés de Serbes du Kosovo et de l’Église orthodoxe serbe. Si la motivation ethnique de ces incidents est souvent difficile à démontrer de façon absolue, elle ne fait aucun doute dans la plupart des cas. »

Le département d’État américain pointe également les difficultés que connaissent les Serbes ayant quitté le Kosovo après la guerre de 1999 ou après les pogroms de mars 2004 :

➡️ « D’après l’Agence des Nations-Unies pour les réfugiés, les déplacés sont exclus de la protection des droits de l’homme et des plans de développement. »

➡️ « Le processus de retour dans certaines zones du pays continuent d’être marqués par des incidents de sécurité et le refus des habitants des zones concernées d’accepter le retour de membres des minorités. »

➡️ « À plusieurs reprises, des officiels ont tout mis en œuvre pour empêcher ces retours. »

Source :

Crédit photos : DR
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