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Communiqué de presse des Patriarches Jean X d’Antioche et Irénée de Serbie

Communiqué de presse commun des patriarches Jean X d’Antioche et Irénée de Serbie

 ” Ayant en vue l’unité de la foi, agissant selon la tradition et les usages de l’Église, S.S. le patriarche de Serbie Irénée, à la tête de sa délégation ecclésiale, a effectué une visite officielle et pacifique à l’Église orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient. S.B. Jean X, patriarche d’Antioche, avec les hiérarques du synode du Patriarcat d’Antioche, leur a réservé un accueil solennel. La visite de Sa Sainteté était effectuée sur l’invitation que lui avait adressée le patriarche Jean X lors de sa visite en Serbie en octobre dernier. S.S. le patriarche Irénée et sa délégation ont eu l’occasion de faire connaissance de la situation réelle de l’Église d’Antioche en Syrie et au Liban, où les deux parties ont examiné un grand nombre de questions importantes pour les Églises d’Antioche et de Serbie. Les patriarches ont également confirmé nombre de positions avec fermeté : les deux Églises considèrent que les chrétiens constituent une composante fondamentale de la mosaïque orientale dans les sociétés où ils vivent, et que la paix dans la région du Proche-Orient ne peut être fondée ni sur la théorie des minorités, ni sur la logique de la suprématie de la majorité, mais qu’elle doit être atteinte par le croisement et la synergie de tous les efforts dans le cadre de la citoyenneté et d’une vie unique pour tous les groupes religieux et sociaux. Les deux Églises affirment également que la responsabilité repose sur tous, à l’intérieur comme à l’extérieur de la Syrie, pour l’éradication du terrorisme, tant idéologique qu’armé, et elles se prononcent pour la résolution de la crise de façon pacifique, ce qui devrait préserver la population de l’Orient des souffrances de la guerre telles que le sont les enlèvements, les assassinats, les expulsions et la violence. Les deux Églises appellent également la communauté internationale et tous les gouvernements à examiner véritablement le problème du terrorisme, qui pèse depuis longtemps sur tous les pays et les hommes en Orient, parmi lesquels se trouvent aussi les chrétiens, dont les enfants de l’Église d’Antioche et d’autres, lesquels paient particulièrement cher. Les deux Églises soulignent l’importance de la coopération au sein de l’orthodoxie et appellent au renforcement et à l’activation du dialogue entre toutes les Églises orthodoxes autocéphales, car c’est là le seul moyen de sortie de crise. En outre, elles confirment que l’on doit respecter les limites historiques et géographiques entre les Églises locales et considèrent que l’unité du monde orthodoxe est un héritage précieux que nous a confié le Seigneur Jésus-Christ Lui-même, et qu’il restera préservé, indépendamment de ce que peuvent amener les crises futures. Les deux Églises soulignent également leur foi dans la bonté de l’homme dans nos pays, ainsi que dans son héritage religieux et civilisationnel qui constituent son identité et son appartenance, et qui ne peut être fragmenté dans les tourbillons du monde contemporain pénétré de l’esprit d’indépendance et d’individualisme, ni dans les tendances au schisme et à l’utilisation de la religion dans le domaine politique. En outre, les deux Églises confirment aussi que l’appartenance à l’Église ni n’abolit, ni, simultanément, s’identifie, avec l’appartenance nationale, fondée sur la spécificité des pays, mais l’appartenance à l’Église pose précisément un fondement à l’appartenance à la nation et à l’État, édifiant en l’homme la culture de la citoyenneté et de la cohabitation avec les autres, en respectant pleinement ses particularités. Les deux Églises attirent également l’attention sur l’enlèvement des deux métropolites d’Alep, Jean Ibrahim et Paul Yazigi, qui dure depuis avril 2013 et ce, jusqu’à aujourd’hui. Les deux Églises condamnent tant cet enlèvement criminel que le silence qui enveloppe cet événement, appelant tous à fournir des efforts pour que les deux métropolites soient libérés et ainsi mettre fin à cette tragédie qui symbolise sur une petite échelle les souffrances de tous ceux qui ont été enlevés, de même les souffrances des hommes d’Orient qui payent le prix des guerres. Les deux Églises appellent également la communauté internationale à sauvegarder les lieux saints du Kosovo et de la Métochie. Les deux Églises prient pour la prospérité du peuple qui appartient à l’Église orthodoxe serbe, pour la paix et la stabilité dans tous les pays et pour la paix en Syrie et la stabilité au Liban, pour l’humanité dans sa globalité qui aspire à la paix du Dieu très saint.”

À Damas, le 7 juin 2019

Patriarcat de Serbie, S.S. le patriarche Irénée ; Patriarcat d’Antioche, S.B. le patriarche Jean X  

Source Site patriarcat serbe

Traduction: Orthodoxie.com

Dossier spécial Kosovo dans le Figaro Magazine

Dossier spécial Kosovo dans le Figaro Magazine

Vendredi 14/06/2019 :: Communiqué

Dans son édition du 14 juin, LE FIGARO MAGAZINE publie un large dossier sur le Kosovo. À cette occasion, Arnaud Gouillon, Président de Solidarité Kosovo, a accordé un entretien exclusif à la rédaction que nous vous invitons à découvrir ci-après.

Rédigé sous la plume de Jean-Louis Tremblais, le dossier condense des jours de reportages sur place qui montrent pourquoi le Kosovo, vingt ans après la guerre, est une désillusion pour les Albanais, pourquoi, aujourd’hui, les Serbes y vivent en danger. Et comment Solidarité Kosovo continue malgré les sanctions et les menaces à leur venir en aide. Des citoyens, des religieux, des élus témoignent et disent leurs attentes.

Solidarité Kosovo vous encourage à vous procurer un exemplaire de ce numéro inédit du FIGARO MAGAZINE en vente dès aujourd’hui chez votre buraliste.

Interview d’Arnaud Gouillon, président de Solidarité Kosovo, au Figaro Magazine
14 juin 2019


Arnaud Gouillon, président-fondateur de l’association humanitaire Solidarité Kosovo, qui vient en aide aux Serbes des enclaves, est interdit de séjour depuis septembre 2018. C’est donc au poste-frontière de Jarinje, côté serbe, que nous avons rencontré la bête noire des autorités kosovares.

Propos recueillis par Jean-Louis Tremblais

– Racontez-nous les origines et les circonstances de votre interdiction de séjour…

Solidarité Kosovo a été créée il y a quinze ans, suite aux pogroms anti-serbes de 2004. Depuis, je me rends régulièrement dans les enclaves serbes du Kosovo afin de coordonner notre action humanitaire auprès des populations chrétiennes qui y survivent tant bien que mal. Sans ennui notable, si ce ne sont les tracasseries administratives que vous pouvez imaginer. Tout a fonctionné ainsi jusqu’au 10 septembre 2018. Ce jour-là, je devais inaugurer une ferme financée par notre association à Novo Brdo. J’y étais attendu par les bénévoles et toute la presse réunie. Mais rien ne s’est passé comme prévu : au poste-frontière de Merdare, j’ai été arrêté (échappant de peu aux menottes !) par les douaniers kosovars qui m’ont menacé de prison. Tandis que mon véhicule était intégralement désossé, j’ai subi un interrogatoire ubuesque mené par deux agents des services de renseignement venus spécialement de Pristina. L’opération a duré plusieurs heures, au terme desquelles les deux fonctionnaires m’ont remis une interdiction d’entrée et de séjour au Kosovo. Ce document ne mentionne ni raison ni motif puisque je n’ai commis aucun délit. Il n’est même pas daté…

– C’est donc une mesure arbitraire. Quelle est sa véritable signification ?

Cela relève de l’intimidation. Un avertissement, un coup de semonce. Je vis en Serbie où le ministre de l’Intérieur m’a fait l’honneur de m’octroyer la nationalité serbe au mérite et Solidarité Kosovo (la seule ONG étrangère œuvrant dans les enclaves chrétiennes) agace Pristina. Pourquoi me viser personnellement ? D’abord, parce que notre travail est efficace, médiatisé et que je fais tout pour sensibiliser l’opinion publique sur la situation humanitaire au Kosovo. La preuve : suite à mes déboires, nos 12 000 donateurs réguliers ont immédiatement réagi en intensifiant leurs efforts. Ensuite, parce que le lancement et le suivi des opérations humanitaires (réfection d’écoles, acheminement de matériel médical, colis de Noël pour les enfants, etc.) nécessite ma présence sur place. Heureusement, nous travaillons avec l’Eglise orthodoxe, dont le rayonnement et l’organisation nous permettent de poursuivre les chantiers en cours. J’espère que ma situation va se débloquer mais c’est un imbroglio juridique : l’interdiction de séjour étant sans fondement, mon avocat ne peut même pas contre-attaquer au tribunal. Cela ne m’empêchera pas de continuer car les Serbes du Kosovo ont besoin de soutien. Leur esprit de résistance est intact : suivons leur exemple !

Concert de la Maîtrise et Chantres de Saint-Joseph de Lectoure









Exaltez le Seigneur !

Mes bien Chers Frères, en Christ !

   Nous sommes heureux de vous recevoir pour la seconde année en cette Basilique Saint Gény.

    Vous me permettrez de remercier, au nom de l’Église orthodoxe serbe et au notre qui desservons ce lieu de culte ancestral, de l’Église indivise, la Maîtrise et Chantres de St Joseph et de les féliciter du pieux plaisir qu’elle nous procure aujourd’hui.


    C’est, en effet, un vrai régal de vous entendre. Vous vous trouvez dans une communauté où l’on sait apprécier la belle musique : grâce à vos chanteurs et chanteuses, nous avons la joie d’en goûter, des spécimens choisis. Ici donc on ne saurait être insensible à votre exécution, qui touche à la perfection.

    La musique et le chant ont toujours été en honneur dans l’Église, et dans l’Orthodoxie tous les offices,  des dimanches et en semaine, sont chantés entièrement.
    Le chant fut, au cours de ses offices et depuis les temps les plus reculés, une des formes les plus goûtées de la prière. Et c’est un de ses plus illustres Pères, St Augustin, qui disait : « qui chante bien prie deux fois »

    Quand Charlemagne demanda d’ouvrir partout des écoles populaires gratuites, l’Église accepta ce programme qui lui souriait : en plus de la lecture, de l’écriture, du calcul, il exigea que le clergé enseignerait la musique et le chant.

   Les Églises ont d’ailleurs des chants qui leur sont propres, et qui n’a cessé de faire l’admiration des artistes de tous les temps. Elles y tiennent beaucoup, elles l’ont restauré naguère, en les ramenant à leur pureté primitive.

     Mais elles ne condamnent pas pour autant la polyphonie, celle dont vous jouissez cet après-midi. Au contraire, elles l’encouragent de tout son pouvoir ; elles l’admettent chez elles, à condition qu’elles-mêmes respectent la liturgie.

    Aux musiciens, l’Église a donné une Patronne céleste, et elle l’a choisie parmi mes plus grandes et les plus pures sainte de son histoire de l’Église indivise : la vierge Cécile .

Mosaïque de Sainte Cécile

     Comme ils ont fait naître les plus merveilleuses fresques, nos Mystères chrétiens, la Vie de nos Saints ont inspiré aux artistes, anciens et modernes, en même temps que les sublimes icônes, leurs plus splendides compositions musicales. Et quel plaisir, quelle émotion de les entendre exécuter avec talent par nos Maîtrises et nos Chorales !

    Par la musique vocale, plus qu’instrumentale, l’Église se propose, non point de nous distraire, mais de nous faire mieux prier, d’élever plus haut nos âmes et nos cœurs : jusqu’au ciel, où Dieu règne dans sa gloire.

Père David, Archiprêtre de la Cathédrale Sts Gervais & Protais de Lectoure, aumônier de la Maîtrise et Chantres de St Joseph, des écoles, collège et lycée chrétiens de la cité

    Là-haut, on chante aussi et l’on fait de la musique, comme nous l’explique Saint Jean dans son Apocalypse : « jouant de leurs cithares, ils chantaient comme un cantique nouveau, devant le trône » « tenant les harpes de Dieu, ils chantaient le cantique de Moïse, le serviteur de Dieu, et le cantique de l’Agneau disant : « Grandes et admirables sont tes œuvres, Seigneur Dieu Tout-Puissant »

    Chantons ici-bas , de notre mieux, les louanges du Bon Dieu ; et méritons de nous mêler un jour, pour toujours, au chœur des Anges et des Élus qui, au pied du trône de l’Agneau, font entendre sans se lasser, l’Alleluia et le Sanctus éternels. 

Direction: François Bonnet Arrangements: Patrice Albert

Amen

Stella slendens (Livre vermeil de Monserrat, XIV°siècle)
Miserere (Polyphonie Nanino/grégorien, XVI°siècle)
Jesu Salvator Mundi (Menegali, XVI°siècle)
Mariam matrem (Livre vermeil de Monserrat, XIV°siècle)
Lodate Dio (Giovanni Animuccia, XVI°siècle)
Salve Regina des bergers (Chant traditionnel du Rouergue)
Alle psallite cum luya (Manuscrit de Montpellier, XIII°siècle)

Visite du patriarche de Serbie Irénée en Hongrie

Le patriarche Irénée a effectué, du 24 au 27 mai 2019, une visite pastorale au diocèse de l’Église orthodoxe serbe en Hongrie, accompagné des évêques Irénée de Bačka, Cyrille de Buenos Aires et d’Amérique du Sud, et Hésychios de Mohacs.

30 mai 2019 par Jivko Panev

Visite du patriarche de Serbie Irénée en Hongrie

Accueilli par l’évêque de Budapest Lucien (Église orthodoxe serbe), le patriarche a déclaré à son arrivée qu’il venait visiter les anciens lieux saints serbes et élever des prières avec le peuple pieux. Le 25 mai, le patriarche a visité la basilique Saint-Étienne, où il a été accueilli par l’évêque catholique-romain György Snell, qui a évoqué l’histoire de l’édifice et de son saint patron, le premier roi chrétien de Hongrie. Le même jour, l’ambassadeur de Serbie à Budapest, M. Ivan Todorov a organisé une réception en l’honneur du patriarche et de sa délégation, qui se sont rendus ensuite à Szentendre (Saint-André), le centre historique de la communauté serbe de Hongrie. Le patriarche et sa suite ont reçu, au palais épiscopal, le cardinal Péter Erdő, l’évêque de l’Église évangélique Paul Lackner, le secrétaire d’État hongrois aux Églises Miklós Soltész, le ministre serbe de la culture Vladan Vukosavljević, le ministre serbe de l’éducation nationale Mladen Šarčević et d’autres personnalités. Ensuite, le patriarche a procédé à la bénédiction du nouveau musée du diocèse serbe de Hongrie, situé dans le bâtiment qui abrita la première école de formation des instituteurs serbes. Le musée s’étend sur 1600 m2 et contient 500 objets d’exposition. Le projet de construction et d’adaptation du nouveau musée a été réalisé avec le soutien financier du gouvernement hongrois et du ministère serbe de la culture. À cette occasion, l’évêque orthodoxe serbe de Budapest, Mgr Lucien, a adressé ses vœux de bienvenue au patriarche, ainsi qu’aux représentants des gouvernements hongrois et serbe, ainsi qu’à toutes les personnes présentes. Le patriarche, de son côté, a souligné dans son allocution l’importance de l’amitié entre la Serbie et la Hongrie et a remercié le gouvernement hongrois pour l’aide désintéressée apportée à l’Église orthodoxe serbe en Hongrie. Le 26 mai, en la cathédrale serbe de Szentendre, le patriarche Irénée a célébré la divine Liturgie, assisté des évêques Irénée de Bačka, Cyrille de Buenos Aires et d’Amérique du Sud, et Hésychios de Mohacs. Les chants étaient assurés par les chorales « Saint Étienne de Dečani » de Novi Sad, et « Javor » de Szentendre. À la Liturgie assistaient le vice-premier ministre Semjén Zsolt, et le secrétaire d’État Miklós Soltész. À l’issue de la Liturgie, le patriarche a mentionné dans son allocution que l’amitié entre Serbes et Hongrois doit constituer un exemple pour les autres peuples dans la résolution des problèmes mutuels et montrer comment il faut vivre fraternellement et dans l’amour dans des espaces communs. Le même jour le secrétaire d’État Miklós Soltész a accueilli le patriarche Irénée et sa suite au parlement de Budapest, ainsi que l’ambassadeur de Serbie en Hongrie M. Ivan Todorov, et le député serbe au parlement hongrois M. Ljubomir Aleksov. Le patriarche a encore une fois remercié la Hongrie pout tout ce qu’elle a fait pour l’Église orthodoxe serbe et le peuple serbe en Hongrie.

Le 27 mai, au terme de sa visite, le patriarche a rendu visite à l’école primaire et collège serbe de Budapest Nikola Tesla.

Source 

Traduction: Orthodoxie.com

Communiqué de l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe

L’assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe s’est tenue, du 9 au 18 mai 2019, au monastère de Žiča, puis à Belgrade.

Communiqué de l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe

« La session ordinaire de la sainte Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe de cette année a commencé le 9 mai au monastère de Žiča, qui fut le premier siège de l’Église serbe autocéphale, tandis que nous fêterons cette année le 800èmeanniversaire de cette autocéphalie, la pleine indépendance ecclésiale, un grand don de Dieu et une grande œuvre de saint Sava. Après la sainte liturgie célébrée par les évêques de l’Assemblée et l’invocation du Saint-Esprit en l’église du monastère de Žiča, ont été tenues les premières séances de l’Assemblée au monastère, les 9 et 10 mai, puis celle-ci a poursuivi ses travaux au Palais patriarcal à Belgrade, du 11 mai jusqu’à la clôture de la session de cette année. Tous les évêques diocésains de l’Église orthodoxe serbe ont participé aux travaux, à l’exception de l’évêque d’Europe occidentale, Mgr Luka.

Au début de la première séance de l’Assemblée, S.S. le patriarche a adressé aux évêques présents, selon la pratique établie, une allocution d’ouverture, dans laquelle il a pointé les questions essentielles de la vie et de la mission de l’Église orthodoxe serbe dans le monde contemporain, lequel est rempli, d’une part, de grands défis et épreuves spirituels et, d’autre part, de possibilités ouvertes de travail pour le renouveau spirituel de notre peuple.

Dès le début de ses travaux, l’Assemblée a consacré une attention particulière à la célébration liturgique et à la commémoration d’un grand jubilé, à savoir le huit centième anniversaire de l’obtention du statut autocéphale de notre Église (1219-2019), tant au niveau de toute l’Église au monastère de Žiča et à Belgrade, en octobre, que dans tous ses diocèses. Il convient de mentionner que la commémoration sera poursuivie au cours de toute l’année prochaine 2020. Il est également décidé, la même année, de commémorer liturgiquement et solennellement encore un jubilé important, le centenaire de l’unification des Églises de la région en une seule Église orthodoxe serbe, et le rétablissement de son statut de Patriarcat autocéphale.

Sur l’invitation de l’Assemblée, le Patriarcat a reçu la visite du président de la République de Serbie Aleksandar Vučić et du président de Bosnie et Herzégovine Milorad Dodik. Après la séance, dans salle solennelle du Patriarcat, l’Assemblée a écouté avec l’attention requise les exposés des deux leaders serbes sur la situation et les problèmes de notre peuple en Serbie et en République serbe de Bosnie, mais plus largement, sur les efforts et à la lutte inégale avec les potentats pour la préservation du Kosovo et de la Métochie au sein de la Serbie et sur le soutien, ainsi que sur l’assistance globale de l’État serbe à notre peuple afin qu’il puisse survivre sur la terre serbe la plus sainte, le Kosovo et la Métochie. Parallèlement, il a été question de la coopération fraternelle des organes de l’État, des institutions éducatives et culturelles et de tous les autres détenteurs de responsabilité publique en Serbie et en République de Serbie, pour le bien de notre peuple des deux côtés de la Drina, et pour sa prospérité, en général, où qu’il vive.

Au cours de l’Assemblée a été tenue également la session de l’institution centrale en charge de l’achèvement de l’église-mémorial Saint-Sava à Belgrade, qui a présenté un rapport sur tous les travaux accomplis jusqu’à maintenant, avec l’aide importante de l’État et des dons du peuple pieux, notamment la pose des mosaïques par les artistes russes, et l’annonce de la grande consécration solennelle de l’église l’an prochain.

Comme chaque année, l’Assemblée s’est préoccupée des questions de l’enseignement ecclésiastique, ainsi que de la création des conditions au fonctionnement normal de la Bibliothèque patriarcale, du Musée, et des Archives de l’Église orthodoxe serbe. L’archiprêtre Jovan Milanović est élu nouveau recteur ad interim du Séminaire Saint-Arsène à Sremski Karlovici. Il a également été discuté de la coopération de l’Église avec les organes compétents en Serbie dans le processus de la revitalisation de Sremski Karlovci et la création des conditions propices à son nouveau rôle – en réalité ancien – d’importante « ruche » spirituelle, culturelle et éducative du peuple serbe.

La date de la fête de saint Païssios, patriarche de Peć est changée : au lieu du 2/15 octobre, sa commémoration est fixée au 3/16 octobre sur la base de l’annotation trouvée récemment sur ses saintes reliques.

Il est constaté avec tristesse l’activité de différents schismatiques et membres de sectes.

Ont été entendus et analysés les rapports sur les travaux du Saint-Synode et des évêques diocésains, de même que sur la fondation caritative « Čovekoljublje » et d’autres fondations au service de l’Église orthodoxe serbe pendant la période écoulée.

Un changement des limites de certains diocèses a été opéré. C’est ainsi que le diocèse de Banja Luka a cédé un certain nombre de paroisses au diocèse de Bihać-Petrovac, et du diocèse de Zvornik-Tuzla au diocèse de Dabro-Bosna.

L’Assemblée, à l’unanimité, a conféré l’ordre de Saint Sava du premier degré au Dr Dimitrios (Trakatelis), jusque récemment archevêque d’Amérique dans la juridiction du Patriarcat de Constantinople, pour ses actions caritatives en faveur des diocèses de notre Église en Amérique.

A été également examinée la situation de notre Église dans la région, à savoir dans les États issus de la dissolution de l’ancienne Yougoslavie. Il a été constaté que l’animosité et la discrimination à l’égard de notre Église sont présentes, dans une plus ou moins grande mesure, pratiquement partout – En Croatie, Bosnie et Herzégovine, Macédoine du Nord, et particulièrement au Monténégro, où a été récemment confirmé le projet de loi anti-européen et anti-civilisé sur les Églises et les communautés religieuses. Par ce projet de loi sont discriminés particulièrement et intentionnellement les diocèses du Monténégro et du Littoral, et de Budimlje-Nikšić. Il est même prévu que les saintes églises soient saisies et proclamées propriétés d’État (!). De telles décisions suppriment le droit inaliénable des citoyens à la liberté religieuse et de conscience et constituent une immixtion directe dans les affaires internes de l’Église. Il y a là des tentatives de saisie violente des lieux saints en faveur de « l’Église orthodoxe du Monténégro » [groupuscule schismatique, ndt] qui est inexistante tant selon les canons que dans la réalité. Il y a également la menace de destruction de certains édifices religieux (l’église située sur le Mont Rumija et le baptistère de Prevlaka). Heureusement, partout, tant au Monténégro qu’en Croatie et ailleurs, il y a des particuliers, des communautés et organisations qui militent pour la justice et la liberté de tous. La situation de notre Archevêché autonome d’Ohrid en Macédoine du Nord est difficile. S’il n’y a pas en ce moment de persécutions directes contre l’archevêque Jean, les évêques, les clercs, les moines et fidèles de cette Église, l’épée de Damoclès de nouvelles poursuites judiciaires est suspendue en permanence au-dessus de leurs têtes. Malgré cela, notre Église continue, comme c’était le cas jusqu’à maintenant, de se prononcer pour le dialogue avec l’Église de ce pays qui, depuis des décennies déjà, demeure dans le schisme, et pour la résolution du problème sur une base authentiquement canonique.

L’évêque d’Amérique occidentale Maxime a exprimé ses regrets pour ses déclarations irréfléchies et inappropriées lors d’une interview, selon lesquelles St Sava aurait obtenu l’autocéphalie de l’Église serbe de façon non canonique. Ces propos ont scandalisé beaucoup de personnes. Mgr Maxime a déclaré devant l’Assemblée qu’il acceptait que St Sava ait agi irréprochablement, selon les saints canons, à l’occasion de l’obtention de l’autocéphalie, et a demandé et obtenu le pardon de l’Assemblée.

Relativement à l’attitude du public concernant la vaccination obligatoire des enfants ou à leur encontre, l’Assemblée considère qu’il convient de respecter les motifs scientifiques de la médecine, mais également les craintes des parents.

Le plus grand problème de l’Église orthodoxe aujourd’hui est le schisme ecclésial en Ukraine et l’échec de la tentative du Patriarcat de Constantinople de résoudre ce problème hâtivement, à sa façon, sans dialogue avec l’Église canonique en Ukraine et avec l’Église orthodoxe russe dans son ensemble, et sans consultation panorthodoxe. Aussi, l’Assemblée maintient sa position actuelle : notre Église ne reconnaît pas la structure para-ecclésiale nouvellement établie en Ukraine, ayant à sa tête les citoyens Denisenko et Doumenko, mais elle se trouve en communion liturgique et canonique, uniquement et exclusivement, avec l’Église orthodoxe canonique d’Ukraine, ayant à sa tête Sa Béatitude le métropolite Onuphre, аinsi qu’avec toutes les autres Églises orthodoxes canoniques.

L’Assemblée exprime pour la énième fois sa consternation et son amertume au sujet des intrusions anti-canoniques des évêques et des prêtres de l’Église orthodoxe roumaine dans les diocèses de l’Église orthodoxe serbe en Serbe orientale.

Les relations avec l’Église catholique-romaine et avec les Églises de la Réforme en Serbie, de même qu’avec la Communauté islamique de Serbie sont traditionnellement bonnes et correctes, ce qui, malheureusement, ne peut être dit des relations avec certains cercles de l’Église catholique-romaine en Croatie et de la Communauté islamique en Bosnie et Herzégovine.

Le Saint-Synode, dans sa nouvelle composition, est constitué du métropolite de Dabro-Bosna Chrysostome, et des évêques Irénée de Bačka, Jean de Choumadie et David de Kruševac.

Communiqué rédigé par le porte-parole de l’Église orthodoxe serbe : Mgr Irénée, évêque de Bačka »

Source 

Traduction: Orthodoxie.com

Solidarité Kosovo développe la culture sous serre

La culture sous serre fleurit au Kosovo sous l’impulsion de Solidarité Kosovo qui renouvelle pour la 3e année consécutive son opération agraire encouragée par le succès des précédentes éditions.
Ce printemps, Solidarité Kosovo a installé vingt serres agricoles à autant de familles des enclaves serbes ainsi que trois serres de grande taille au profit de la soupe diocésaine. Grâce à cet outil, les familles pourront cultiver de leur propre main assez de fruits et de légumes pour subvenir à leur besoin tout au long de l’année. 

Cette année, Solidarité Kosovo a installé vingt serres agricoles à autant de familles des enclaves serbes ainsi que trois serres de grande taille au profit de la soupe diocésaine

Des hommes dignes 

Longues de 10 mètres et larges de 5, les serres ont été installées pour favoriser l’autonomie alimentaire des foyers serbes en leur permettant de cultiver eux-mêmes leur potager. Les terres cultivées produiront davantage de fruits et de légumes de mars à novembre grâce à la chaleur de la serre mais aussi durant les mois froids de janvier et février. La culture sous serre leur assura une récolte de légumes d’hiver tels que le chou, la betterave, ou l’épinard. Les serres sont l’assurance de disposer de légumes à tout moment de l’année ce qui correspond à un besoin prioritaire pour ces familles démunies. 
A titre indicatif, la valeur d’une serre agricole est égale à 550€, une somme qu’aucune de ces familles bénéficiaires n’aurait jamais pu épargner sachant que le revenu moyen par foyer dans les enclaves est de 100€.

Les familles pourront subvenir à leur besoin en fruits et en légumes tout au long de l’année

Cultiver l’autonomie alimentaire

La redynamisation économique des territoires chrétiens par le développement d’activités rurales est l’une des priorités de Solidarité Kosovo. Depuis la construction de la ferme alpine en 2013, qui fait figure de première réalisation en la matière, l’ONG française n’a eu de cesse de lui ramifier des programmes agricoles complémentaires, avec notamment la mise en place d’une laiterie en 2014, la création d’une ferme bovine, d’une ferme avicole en 2018 et tout dernièrement la construction d’une confiturerie artisanale. S’inscrivant dans cette dynamique, l’opération des cultures sous serre est un projet agraire renouvelé chaque année depuis 2016.

Père Serdjan aux côtés d’une famille bénéficiaire du programme agraire


Le témoignage de Maria, 29 ans

“Je ne connais pas une maman au Kosovo qui ne souhaite pas posséder une serre. C’est une ressource considérable pour le panier alimentaire quotidien de la famille. J’ai moi aussi longtemps souhaité acquérir une serre mais sans véritablement oser sauter le pas, le coût étant trop élevé. Et lorsque Père Serdjan m’a informé du don de Solidarité Kosovo, mon vœu s’est exaucé !
Depuis l’installation de l’équipement, je dispose d’un potager de tomates, poivrons, aubergines et courgettes. Grâce à la culture sous serres, j’ai la possibilité de réussir une diversité de culture en quantité bien plus importante c’est l’autre avantage des serres ! Je ramène chaque soir à la maison un beau panier de légumes. De quoi ravir mes trois enfants en bas âges en bonnes purées et délicieux gratin !” Le papa semble tout aussi ravi selon les dires du père Serdjan ! 

Maria accompagnée par l’une de ses filles pour nous présenter les récoltes de sa culture sous serre

L’équipe de “Solidarité Kosovo

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Visite d’élèves de l’Université Bordeaux Montaigne à Tarbes

Le Père Michel, Recteur de la Paroisse de Tarbes a accueilli, samedi 18 mai, les élèves de l’Université Bordeaux Montaigne présents en Bigorre pour la visite de différents lieux de cultes, le groupe hétérogène accompagné par leur professeur Mme Bernadette RIGAL-CELLARD  responsable du master religions et sociétés, ont été agréablement surpris par la beauté des fresques et de l’iconostase. Ils ont échangés pendant plus de deux heures.

Le groupe, bien que plus orienté sur une vision sociologique des cultes, n’est pas resté insensible au mystique que dégage notre église.

Nous pensons que notre église tarbaise sera un passage obligatoire pour les universitaires des prochaines sessions, tant leur professeur a été surprise et étonnée qu’un tel lieu de culte soit méconnu.

Le groupe de l’Université ont ensuite pris un petit goûter autour du Père Michel.