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Église Sts Martial et Eutrope de Bordeaux

MARIAGE DE BERTRAND ET NATHALIE

PAR PÈRE ALAIN

30 OCTOBRE 2021

Seigneur notre Dieu, qui dans ton œuvre de salut as voulu nous montrer la dignité du mariage par ta présence à Cana de Galilée, garde aussi à présent dans la concorde et la paix tes serviteurs Bertrand et Nathalie qu’il t’a plu d’unir l’un à l’autre ; accorde-leur la dignité dans le mariage et la pureté de leur union ; fais que leur vie commune demeure immaculée et que, dans la pureté de leur cœur et l’observance de tes commandements, ils atteignent la vieillesse dans l’opulence. 

Car tu es un Dieu de miséricorde, plein d’amour pour les hommes, et nous te rendons gloire, Père, Fils et saint Esprit, maintenant et toujours ; et dans les siècles des siècles.

Ch. Amen.

OFFICE ANCIENS COMBATTANTS FRANCO-SERBES

ET COMMÉMORATION À ST ROMAIN DE SOUSSANS (GIRONDE-MÉDOC)

PAR PÈRE ALAIN

Naissance au Ciel de Lino Buttignol le dévoué : Un grand serviteur des églises orthodoxes pendant 35 ans de Lavardac, Nérac, Lectoure et Dénat

Né le 11 juillet 1934 à Goedega (Trévise) en Italie

Arrivé en France le 1-2 septembre 1939

Décédé le dimanche 31 octobre 2021 à l’hôpital de Villeneuve/Lot

 

Avec son épouse Ismène, ils exploitèrent leur propriété au hameau de La Sablette à Saint Martin-Petit, proche de Marmande, où ils accueillaient chaque mois les Pères de Lectoure qui y recevaient les fidèles de cette région.

D’un très grand dévouement, Ismène par la couture et l’entretien de notre église St-Michel-Ste Foy de Nérac dont elle est responsable, Lino par de multiples travaux variés, d’abord à Lavardac puis à Lectoure, par le déménagement de Lavardac et Lectoure dans des conditions difficiles et parfois épiques ou risquées. Il ne pensait qu’au travail car c’était sa vie.

Pendant plus de 30 ans il fut à nos côtés ne demandant qu’à rendre service et à participer à nos offices, la dernière fois qu’il assista à la Liturgie à Lectoure, moins d’un mois avant son décès, il arriva en voiture avec Ismène, et communia pieusement.

Un fidèle de cette trempe, avec un long cheminement spirituel le faisait aimer de tous, Clergé et Fidèles, car son cœur sur la main pour toujours rendre service, même quelques semaines avant son décès, montre sa force de caractère bravant tous les obstacles. Il restera un modèle dans la persévérance et le cheminement spirituel puis de vaillance.

Il participa à nos pèlerinages dont un au Mont-Athos, en Grèce, avec Mgr Luka et cinq hommes de nos paroisses, dont trois ont rejoint la Maison du Père : Guy CARPUAT, Georges CHERE, Lino BUTTIGNOL, et les témoins vivants de ce voyage spirituel, autour de notre Evêque bien-aimé, Pierre LABROUSSE et Fernand ROSSET

LA FAMILLE de LINO le Dévoué :

Son Père ISIDORE, né en 1888 à Orsago (Italie du Nord), travaille au Brésil en 1929-1930, puis arrive en France le 16.04.1938 et décède le 26.04.1945 à Jusix, son épouse Maria TUSIN est née le 25.04.1893 à San Paolo (Brésil).

     Ils vivaient à Gédéga di Sant Urbano (Italie) Elle est arrivée en France le 23 décembre 1938 et décédée à Meilhan (47) le 20 novembre 1974.

     SIX ENFANTS :

* VICTOR   05.11.1921   + 20.09.1988

* INES 22.12.1922, veuve en 2003, + 1920   Elle était une de nos fidèles paroissiennes

* DULIO 22.02.1925 + 24.02.1976

* AURELIEN 26.04.1926   + 26.11.2007

* NARCISSE 23.01.1931   + 26 .11.2000

+ LINO 11.07.1934   + 31.10.2021

         avec ISMENE ils eurent deux filles : LILIANE Poitevin et VIVIANE Vigneau

Au Mont Athos avec Mgr Luka
Les trois de droite sont décédés ; Guy Carpuat, LIno Buttignol, Georges Chéré. Vivants, Pierre Labrousse et Fernand Rosset

Le vrai nom du dévouement, c’est désintéressement.

Victor Hugo

À la cathédrale Saint Sava à Paris avec Mgr Luka (1999)

La vie n’a de prix que par le dévouement à la vérité et au bien.

Ernest Renan

Lavement des pieds le Jeudi Saint à Lavardac
Chrismation à Lavardac

Il y a quelque chose de plus fort que l’intérêt, c’est le dévouement.

G. de Lévis

Fête de la Paroisse de Lavardac

Il n’y a de dévouement que le dévouement qui obéit à l’amitié sans la juger.

Honoré de Balzac (La fille aux yeux d’or, 1834)

Baiser de Paix avec le Père Abbé Antoine Lavardac
Pâques à Lavardac

Le véritable dévouement est motivé par l’amour dépourvu de tout égoïsme.

Rick Hocker

Fête à Lavardac

Soyez dévoués les uns aux autres dans l’amour. Honorez-vous les uns les autres.

 (Romains 12 :10)

Premier office à Lectoure

L’amour, le sacrifice, le dévouement, cette aide mutuelle doit être le but de l’humanité.

 Maurice Donnay 

Repas Inauguration Lectoure
4 juin 2001 Inauguration Lectoure

Ce qui fait une vie manquée, ce n’est point l’absence de bonheur, c’est l’absence de dévouement.

Henri-Frédéric Amiel

À l’inauguration de l’église Saint Denis de Dénat (Tarn)

Que nous cherchions le bonheur dans l’affection, dans le dévouement, dans le devoir, nous ne le trouverons que dans ce qui nous arrache à nous-même.

 Eugène Marbeau

À Lectoure Montage de la Chapelle Saint Antoine

En tout temps, le dévouement qui brilla par les grandes phrases ne fut jamais celui qui brilla par les grands sacrifices. Le véritable dévouement attend pour s’exalter les jours d’épreuves. Ce qui le distingue du faux zèle, c’est le soin avec lequel il évite de tomber dans aucune exagération.

Emile de Girardin 

Cimetière Saint Albert de Lamothe-Landerron (Gironde) où Il attend la Résurrection

                                                M E M OI R E    E T E R N E L L E

« Il est encore une tristesse que nous ne devons pas laisser pénétrer dans notre âme, une tristesse plus profonde et plus dangereuse que toute autre, sans doute, parce qu’elle est plus intime. C’est le découragement. Vous n’ignorez pas que la purification de l’âme s’opère par une série d’épreuves intérieures ou extérieures, qui sont d’autant plus bienfaisantes qu’elles sont supportées avec plus de courage. Comment supporter une épreuve de façon à ce que nous en sortions plus purs, plus forts, plus unis à Dieu ? En ne la laissant pas pénétrer jusqu’au fond de notre âme: en lui disant non. Non! amertumes, scrupules écrasants, doutes sur ma prédestination, fatigue spirituelle, dégoût, écoeurements, lassitudes, ténèbres, obscurités, purgatoires et enfers intérieurs, non! vous ne ferez pas reculer ma confiance. Je ne sens plus rien, je ne vois plus rien, mais je veux quand même croire et espérer en Dieu. Je resterai fidèle à ma vocation et à mon idéal de dévouement et d’abandon à Dieu, quand bien même la tempête spirituelle soufflerait dix fois plus fort. Je connais des âmes qui, pendant des années, ont lutté de cette façon contre le doute, le scrupule et l’angoisse, qui se sont forgé ainsi une trempe d’acier et qui, aujourd’hui, dans la joie de l’union profonde et continue avec Dieu, bénissent ces années de tourments qui semblaient ne devoir jamais finir et les ont préparées et mûries pour la béatitude présente. » 

Baptême de Sophie en l’église Saint Denis à Dénat

Baptême de Sophie, en russe Niéva, le dimanche 17 octobre 2021, fête des Saints Stéphane et Hélène Chtianovitch, en l’église Saint Denis de Dénat (Tarn) née le 30 mars 2021 à Albi, fille de Jean Charles PERNÈS et de Alona YURCHENKO.

Dans l’Église orthodoxe, le mystère (ou sacrement) du baptême est nouvelle naissance, la participation à la mort et à la résurrection du Christ. C’est pourquoi il est nécessaire à la participation du renouvellement de l’homme dans le Christ.

Ce renouvellement, c’est la mort du « vieil homme », du vieil Adam, de l’homme de la Chute, pour « revêtir le Christ », présenté par saint Paul comme le nouvel Adam. Le baptême est donc véritablement une renaissance. L’Église étant comprise comme le corps mystique du Christ, le baptême est identiquement l’entrée dans l’Église et la participation à la vie du Christ.

Le baptême dans l’Église orthodoxe n’est pas compris comme un rite de passage seulement symbolique, mais comme étant participation réelle, mystique à la mort et à la Résurrection du Christ. Son efficacité n’est donc pas seulement considérée comme psychique, mais surnaturelle.

Il consiste en une triple immersion faite au nom « du Père du Fils et du Saint Esprit » dans une eau sanctifiée.

Cérémonie du baptême dans l’Église orthodoxe
La cérémonie du baptême dans l’Église orthodoxe est parfaitement semblable à celle décrite par saint Basile de Césarée au IVe siècle, dans son Traité du Saint Esprit.

1. Les trois exorcismes
Le Baptême commence par des exorcismes parce qu’il est d’abord libération. Saint Jean Chrysostome le comparait symboliquement à la sortie d’Égypte du peuple Hébreu.

L’exorcisme sous-entend que l’homme est dans ce monde le plus souvent l’esclave inconscient de forces qui le dominent. C’est ainsi que l’ultime demande du Notre Père est d’être délivré du malin.

Le baptême marque ce passage de l’état d’esclave à celui d’homme libéré.

Le prêtre ordonne à « l’esprit de mensonge, l’esprit d’erreur, l’esprit de cupidité et de toute impureté » de quitter celui qui va être baptisé.

Il est délivrance de la « tyrannie » du démon, selon le texte même de l’exorcisme :

« Le Seigneur t’exorcise, Satan, car il est venu dans ce monde et fixa sa demeure parmi les hommes pour abolir ta tyrannie et délivrer le genre humain ; sur la croix il triompha des puissances ennemies, quand le soleil s’est obscurci, que la terre a chancelé, que les tombeaux se sont ouverts et que de nombreux saints ressuscitèrent en leur corps ; par sa mort il a détruit la mort, c’est-à-dire toi-même, le Diable. »

C’est le diable que le Christ a vaincu par sa Victoire sur la mort, par sa Résurrection. Le Baptême est nécessaire à notre victoire sur les séductions mondaines, le péché et la mort.

Trois exorcismes s’adressent à Satan, en lui ordonnant de se retirer, après lesquels le prêtre souffle trois fois sur candidat au baptême et fait le signe de la Croix sur son front, sa bouche, sa poitrine.

2. La conversion

C’est alors que le choix libre, la conversion est possible.

Le prêtre demande alors au candidat au baptême de se tourner vers l’occident, lieu où meurt le soleil, et l’invite à renoncer à Satan.

Après avoir affirmé trois fois avoir renoncé à Satan, le catéchumène tourné jusqu’alors vers l’Ouest (où meurt le soleil), se retourne (ce qui est le sens originel du mot conversion) vers l’Est, lieu de la naissance du soleil et direction dans laquelle sont bâties toutes les églises. C’est véritablement pour le futur baptisé un changement de cap.

C’est alors que le prêtre lui demande trois fois s’il se joint au Christ.

Après quoi, le prêtre lui demande s’il croit en Dieu. Le candidat au baptême récite à ce moment le Credo.

3. La bénédiction des eaux

C’est à ce moment que commence réellement l’office du baptême.

La sanctification des eaux, comme toute sanctification, n’est pas une transformation de nature des eaux, mais bien plutôt la révélation de leur nature sacramentelle.

L’eau est à la fois ce qui est source de vie, et ce qui nettoie, purifie.

Le même poème de Saint Sophrone est récité pour la bénédiction des eaux du baptême et celui de la Théophanie le . C’est que par le baptême, nous devenons aussi Fils de Dieu. Par ailleurs, par son Baptême, le Christ immergé dans les eaux sanctifia ce monde.

4. La triple immersion “au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit”
Le candidat au baptême se dépouille alors de ses vêtements, symbolisant le vieux moi, le vieil homme qu’il quitte.

L’immersion totale est noyade du vieil homme, renouvellement dans les eaux transformées par l’Esprit en matrice de vie, participation à la mort et à la résurrection du Christ.

5. Le Baptisé revêt la tunique de clarté
Après l’immersion, le baptisé revêt des vêtements neufs, blancs, symbolisant ainsi son passage à un état nouveau, selon l’expression de saint Paul : « vous avez revêtu le Christ ».

« Accorde-moi la tunique de clarté, toi qui te drapes de lumière comme d’un manteau, trésor de tendresse, ô Christ notre Dieu. »

6. La chrismation
La chrismation consiste à oindre d’huile sainte une personne baptisée afin qu’elle reçoive le don du Saint Esprit. Alors que par l’immersion le baptisé meurt et ressuscite avec le Christ, celui qui est chrismé reçoit par ce mystère le don de l’Esprit Saint.

Ce don de l’Esprit Saint est celui qu’ont reçu les Apôtres le jour de la Pentecôte, scellant l’Église dans un même Esprit. En tant que tel, la chrismation est essentielle à l’appartenance du baptisé à l’Église comme participation et communion au l’Esprit de Dieu. C’est, en effet, par la Chrismation qu’une personne devient un membre du laos, le peuple de Dieu. L’évêque orthodoxe Kallistos (Ware) de Diokleia explique en ce sens :

« À travers la Chrismation, tout membre de l’Église devient un prophète, et reçoit une part de la royale prêtrise du Christ ; de même tous les chrétiens, parce qu’ils sont chrismés, sont appelés à agir comme témoins conscient de la Vérité. “Vous avez reçu l’onction (chrisma) de la part de Celui qui est Saint, et vous connaissez toutes choses” (I Jean 2:20). »

La chrismation dans l’Église orthodoxe suit immédiatement le baptême dont on considère qu’elle en est comme l’achèvement et fait partie intégrante de son office, c’est-à-dire de l’intégration du baptisé dans la vie du Christ et de son Corps mystique qu’est l’Église Orthodoxe.

La chrismation consiste à oindre le nouveau chrétien une huile sainte appelée Saint Chrême (en grec, myron) afin qu’il reçoive le don du Saint Esprit. Le Saint Chrême ou Myron est un “mélange de quarante huiles essentielles et d’huile d’olive” (Gialopsos, 35) consacré par l’évêque. Le chrétien est oint par un signe de croix avec cette huile successivement sur son front, ses yeux, ses narines, ses lèvres, ses oreilles, sa poitrine, ses mains et ses pieds. Chaque fois, le prêtre administrant le sacrement dit : « Le sceau du don de l’Esprit Saint ».