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Notre Père qui es aux cieux,
Que ton nom soit sanctifié,
Que ton règne arrive, que ta volonté soit faite
sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain substantiel
et remets-nous nos dettes, comme nous remettons à nos
débiteurs et ne nous soumets pas à l’épreuve mais délivre-
nous du malin.
Languedocien
Nòstre Paire del Cèl Sant es lo teu Nom !
Veni ton Reialme !
Ta volontat se faga sus la tèrra coma al Cèl.
Dona-nos uèi nòstre pan substancial. Remete-nos
nòstres deutes, coma nosautres remetèm a nòstres
deuteires, non daissa pas dins la temptacion, mas desliura-
nos del Malfaseire.
Provençal
Paire nostre que siés dins lou cèu, que toun
noum se santifique, que toun regne nous avèngue, que ta
voulounta se fague sus la terro coume dins lou cèu.
Douno-nous vuei neste pan sustentaire e perdouno-
nous nòsti dèute coume nous-autre perdounan à
nòsti debitour, fai que toumben pas davans l’esprovo,
mai deliéuro-nous dou maufasènt.

Homélie du quatrième dimanche de Carême

Saint Philarète de Moscou

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.

Frères, à plus d’une reprise, il a été mentionné que chaque dimanche durant le Grand Jeûne (Carême), il y a d’autres commémorations en plus de celle de la Résurrection. En ce jour donc, l’Église glorifie le bienheureux Jean Climaque, un des plus grands ascètes, que l’Église, parlant d’eux, appelle “les anges terrestres et hommes célestes.”

Ces grands ascètes étaient des gens extraordinaires. Ils commandaient aux éléments ; les bêtes sauvages leur obéissaient volontairement et prestement. Pour eux, il n’existait pas de maladie qu’ils ne puissent guérir. Ils marchaient sur les eaux comme si étant sur la terre sèche ; tous les éléments du monde leur étaient soumis, parce qu’ils vivaient en Dieu et avaient la puissance de la grâce pour vaincre les lois de la nature terrestre. Saint Jean Climaque était pareil ascète.

L’Échelle sainte

Il a été surnommé “Climaque” (Échelle) parce qu’il a composé un ouvrage immortel, “l’Échelle Sainte”. Dans cet ouvrage, nous voyons comment, par le moyen de 30 étapes, le Chrétien gravit progressivement du bas jusqu’aux hauteurs de la suprême perfection spirituelle. Nous voyons comment une vertu amène à une autre, au fur et à mesure que l’homme s’élève encore et toujours plus, et pour finir atteint ce sommet où se trouve la couronne des vertus, qui est appelée “l’amour Chrétien”.

Saint Jean a composé son immortel ouvrage en particulier pour les moines, mais dans le temps, son “Échelle” était toujours la lecture favorite en Russie pour quiconque de zélé voulait vivre pieusement, bien que n’étant pas moine. Dedans, le saint démontre clairement comment l’on passe d’un échelon au suivant.

Souviens-toi, âme Chrétienne, que cette ascension vers le sommet est indispensable pour quiconque aspire à sauver son âme pour l’éternité.

Lorsque nous jetons une pierre en l’air, elle monte jusqu’à ce qu’elle arrive au point où la force de propulsion cesse d’être effective. Tant qu’agit cette force, la pierre monte toujours plus haut, surmontant la force de la gravitation terrestre. Mais quand cette force de propulsion est épuisée et cesse d’agir, alors, comme vous le savez, la pierre ne reste pas suspendue en l’air. Immédiatement, elle commence à retomber, et au plus loin elle retombe, au plus grand sera sa force de chute. Et ceci, uniquement en raison des lois physiques de la gravitation terrestre.

Il en est de même dans la vie spirituelle. Au fur et à mesure que le Chrétien gravit progressivement, la force des travaux spirituels et ascétiques le porte. Notre Seigneur Jésus Christ a dit : “Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite.” Cela signifie que le Chrétien doit être un ascète. Pas seulement le moine, mais tout Chrétien. Ça doit lui en coûter pour son âme et sa vie. Il doit diriger sa vie sur la voie Chrétienne, et purger son âme de toute souillure et impureté.

Saint Jean Climaque

Mais si le Chrétien qui est occupé à gravir cette échelle de perfection spirituelle par ses luttes et travaux ascétiques, soudain, cesse son œuvre et effort ascétique, son âme ne restera pas dans la condition atteinte ; mais comme la pierre, elle retombera sur terre. Et si rapide sera la chute que pour finir, si l’homme ne reprend pas ses esprits, elle le fera s’enfoncer dans les abysses de l’Hadès.

C’est nécessaire de s’en souvenir. Les gens oublient que la voie du Christianisme est en effet un travail ascétique. Dimanche dernier, nous avons entendu le Seigneur dire : “Si l’on veut venir à Ma suite, il faut renoncer à soi-même, prendre sa croix, et Me suivre ainsi” (Mt 16,24). Le Seigneur a beaucoup insisté sur cela. Dès lors, le Chrétien doit être celui qui prend sa croix, et sa vie, dès lors, doit être l’œuvre ascétique de porter cette croix. Quelles que soient les circonstances extérieures de sa vie, qu’il soit moine ou laïc, cela n’a pas d’importance. Dans les deux cas, s’il ne se force pas de lui-même à entreprendre l’ascension, alors, assurément, il chutera toujours plus bas.

Et hélas, à cet égard, les gens sont dans la confusion. Par exemple, un clerc rend visite à une maison durant une période de jeûne. Cordialement et avec prévenance, ils lui offrent de la nourriture carémique, et disent : “Pour vous, de la nourriture carémique, bien entendu !” À cela, un de nos hiérarques répond habituellement : “Bien sûr, puisque je suis Orthodoxe. Mais qui vous a donné l’autorisation de ne pas respecter le jeûne ?” Tous les jeûnes de l’Église, toutes les ordonnances, sont obligatoires pour tout Chrétien Orthodoxe. Parlant des moines, des ascètes tels que saint Jean Climaque et ses semblables jeûnaient bien plus rigoureusement que ce que l’Église prescrit ; mais cela faisait partie de leur ardeur spirituelle, une illustration de leur travail ascétique personnel. Cela, l’Église ne le demande de personne, parce que ce n’est pas dans les forces de tout un chacun. Mais l’Église demande à tout Orthodoxe de respecter les jeûnes qu’elle a décrétés.

J’ai souvent cité des paroles de saint Séraphim, et à nouveau je vais le citer. Un jour, une mère de famille vint le trouver, elle était soucieuse pour savoir comment arranger le meilleur mariage possible pour sa fille cadette. Alors qu’elle était près de saint Séraphim pour lui demander conseil, il lui dit : “Avant tout, assures-toi que celui que ta fille choisit comme compagnon pour la vie respecte bien les jeûnes. S’il ne le fait pas, alors c’est qu’il n’est pas Chrétien, quoi qu’il puisse lui-même penser être.” Vous voyez comment parlait des jeûnes saint Séraphim de Sarov, le plus grand saint de l’Église de Russie, un homme qui, mieux que nous, connaissait ce qu’est l’Orthodoxie.

Dès lors, souvenons-nous de ceci. Saint Jean Climaque a décrit l’échelle de l’ascension spirituelle : n’oublions pas que chaque Chrétien doit l’escalader. Les grands ascètes la gravissaient comme des aigles agiles ; nous ne la montons que fort péniblement. Et cependant n’oublions pas qu’à moins que nous appliquions tous nos efforts à nous corriger, nous-mêmes et nos vies, nous cesserons notre ascension, et, sans aucun doute, nous commencerons à chuter.
Amen.

Saint Philarète, métropolite de Moscou

Prière d’intercession

Selon les pères spirituels (startsy) de la sainte Russie, surtout ceux d’Optina,
il existe une manière efficace de lutter contre les forces du mal. En premier lieu, ils enseignent de ne pas leur donner plus de pouvoir qu’ils n’ont, car notre foi en Dieu reste la plus sûre des défenses, ne jamais se décourager car si Dieu permet une épreuve, elle sera à la mesure que notre foi peut supporter “Nous avons avec nous le Seigneur, sa Très Sainte Mère et les Saints, c’est une source inépuisable de lumière, d’amour, d’instructions providentielles. Il ne faut pas parler des forces du mal, car cela mène à la confusion de l’âme, à des connaissances inutiles et nuisibles.”
Pour compléter leurs instructions ils demandent à ces personnes souffrantes
qu’elles viennent plus fréquemment à l’église, se confesser et communier, accomplir des œuvres bonnes, c’est à dire aider son prochain, réciter ses prières avec un passage d’un Evangile, le plus possible en famille car pour eux c’est là qu’est le ciment de vie chrétienne.

TU AIMERAS LE SEIGNEUR TON DIEU DE TOUT TON COEUR, DE TOUTE TON ÂME ET DE TOUT TON ESPRIT. VOILÀ LE PLUS GRAND ET PREMIER COMMANDEMENT.

LE SECOND LUI EST SEMBLABLE : TU AIMERAS TON PROCHAIN COMME TOI-MÊME.

À CES DEUX COMMANDEMENTS SE RATTACHENT TOUTE LA LOI ET LES PROPHÈTES.

(Mt 22,36-40)

Prières :

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.

Roi du ciel, consolateur, Esprit de vérité, Toi qui est partout présent et qui remplit tout, trésor des bons et donateur de vie, viens et demeure en nous, purifie-nous de toutes souillures et sauve nos âmes, Toi qui est bonté.

Seigneur prend pitié. (3 fois)

Notre Père qui es aux Cieux, que Ton soit sanctifié, que Ton règne arrive, que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain substantiel et remets-nous nos dettes comme nous remettons à nos débiteurs et ne nous soumets pas à l’épreuve, mais délivre-nous du Malin.
Psaume 90 :

Celui qui demeure sous l’abri du Très-haut
repose à l’ombre du Tout-Puissant.
Je dis au Seigneur : Tu es mon refuge et ma forteresse,
mon Dieu en qui je me confie!
Car c’est lui qui te délivre du filet de l’oiseleur,
de la peste et de ses ravages.
Il te couvrira de Ses plumes
et tu trouveras un refuge sous Ses ailes.
Sa fidélité est un bouclier et une cuirasse.
tu ne craindras ni les terreurs de la nuit,
Ni la flèche qui vole le jour,
ni la peste qui marche dans les ténèbres,
Ni la contagion qui frappe en plein midi.
que mille tombent à tes côtés
Et dix mille à ta droite,
tu ne seras pas atteint;
De tes yeux seulement tu regarderas
et tu verras la rétribution des méchants.
Car Tu es mon refuge, Seigneur !
Tu fais du Très-Haut, ta retraite.
Aucun fléau n’approchera de ta tente.
Car il ordonnera Ses Anges
de te garder dans toutes tes voies.
Ils te porteront sur les mains,
de peur que ton pied ne heurte contre une pierre.
Tu marcheras sur le lion et sur l’aspic,
tu fouleras le lionceau et le dragon.
Puisqu’il m’aime, je le délivrerai;
je le protégerai, puisqu’il connaît mon nom.
Il m’invoquera et je lui répondrai;
je serai avec lui dans la détresse.
Je le délivrerai et je le glorifierai,
je le rassasierai de longs jours
et je lui ferai voir mon salut.

( ICI PEUT SE LIRE UN PASSAGE D’ÉVANGILE )

Prière au saint Ange gardien :

Ange du Christ, mon gardien, saint protecteur de mon âme et de mon corps, pardonnemoi tous les péchés que j’ai commis aujourd’hui ; délivre-moi de toute la perversité de l’ennemi qui me combat, afin que par aucun péché je n’irrite mon Dieu. Prie donc pour le pécheur, l’indigne serviteur que je suis, pour me rendre digne de la grâce et miséricorde de la Trinité
toute sainte, de la Mère de mon Seigneur, de saint N (dont on porte le prénom) et de tous les saints.
Amen.
Prière à la Sainte Vierge Marie :

Que retentissent nos accents de victoires en ton honneur, invincible Reine, toi qui nous sauves des périls du combat, Mère de Dieu, Vierge souveraine ! Vers toi montent nos louanges, nos chants d’actions de grâce. De ton bras puissant dresse autour de nous le plus solide des remparts, sauve-nous de tout danger, hâte-toi de secourir les fidèles qui te chantent : Réjouis-toi, Épouse inépousée.
Prière à la Croix :
Que Dieu se lève et que ses ennemis se dispersent, que ses adversaires fuient devant sa face ! Comme se dissipe la fumée, ils se dispersent, comme fond la cire en face du feu, ainsi périssent les démons en face de ceux qui aiment Dieu et qui, se marquant du signe de la Croix, disent avec allégresse : Réjouis-toi, vénérable et vivifiante Croix du Seigneur, toi qui chasses les démons par la puissance de celui qui sur toi fut crucifié, notre Seigneur Jésus-Christ ; descendu aux enfers, il a vaincu la puissance du démon et t’a donnée à nous, précieuse Croix, afin de repousser tout ennemi. Vénérable et vivifiante Croix du Seigneur, avec notre sainte Dame la Vierge Mère de Dieu et tous les Saints, viens à notre aide pour les siècles. Amen.
Prière de demande :

Lorsque deux ou trois d’entre vous, sur la terre, unissent leur voix pour demander quelque chose, cela leur sera accordé par mon Père qui est dans les Cieux, car lorsque deux ou trois sont réunis en mon Nom, je suis là au milieu d’eux. (Mt 18, 19-21). Ineffables sont tes paroles, Seigneur, ton amour des hommes est sans limite et ta miséricorde est infinie. Nous, tes serviteurs N.N. (noms de ceux qui prient en même temps), te prions d’un commun accord pour tes serviteurs … (nom des personnes pour lesquelles on prie). Viens-nous en aide, Seigneur, dans tout ce que nous ferons aujourd’hui, demain et tous les jours de notre vie. Aide-nous à faire en ton Nom, non pas comme nous voulons, mais comme tu veux. Que ta volonté soit faite, Seigneur, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

Mère de Dieu, toujours Vierge, bénie et glorifiée, présente nos suppliques à ton Fils, notre Dieu, et demande que par toi, Il sauve nos âmes.

Mon espoir est le Père, mon refuge le Fils, mon bouclier l’Esprit-Saint, Trinité Sainte gloire à Toi !

En toi je place mon espérance entière, ô Mère de Dieu, garde moi sous ta protection!

Sermon du dimanche de la Croix

Homélie de la Croix
Au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit,

Quand nous parlons de mort et de résurrection, cela nous parait très souvent très flou, abstrait et tout à fait obscur. Ce mystère se présente à nous comme une énigme, alors même que s’y joue tout notre devenir. Et les élans de notre foi viennent battre et parfois se briser contre lui.

Aujourd’hui l’Église nous demande de saisir que la Croix est ce mystère
même, implanté dans nos coeurs et que, cette Croix, il nous faut la saisir à pleines mains. Oui, la Croix est le cœur de notre vie. Nous le savons bien. Certains diraient nous ne le savons que trop. Il y a dans la vie de chacun des moments d’épreuve qui peuvent avoir été tragiques. Et rien ne dit que nous ne sommes pas encore appelés à en connaître. Des épreuves dont nous pouvons dire, à peine sans exagérer, qu’elles furent ou qu’elles sont excruciantes. Des épreuves qui laissent des cicatrices douloureuses. Si nous nous refermons sur nous-mêmes, si nous nous enfermons dans ces douleurs, alors nous atteignons le seuil de l’intolérable. Ces souffrances viennent du monde. Et dans le mot monde, il y a nos propres passions, nos propres défauts, nos propres injustices. Mais cela n’est pas, n’a jamais été ce que Dieu veut pour nous.

Dieu veut notre bonheur. Dieu veut des hommes vivants. Et, puisque notre vie est entachée de malheurs et de souffrances, et en fin de compte engloutie par la mort, Dieu veut nous sauver de cette faillite de l’existence.

Par la Croix précisément. Jésus est venu dans le monde pour mourir. Jésus a choisi la Croix pour partager, comme homme et comme Dieu, notre mort. Par cette Croix – Sa Croix – Jésus a fait passer notre nature humaine de la mort à la résurrection, de la mort à la vie éternelle. Cela, Jésus l’a accompli une fois pour toutes, il y a près deux mille ans, à Jérusalem, sur le Golgotha.

Mais c’est de toute éternité que Jésus a pris sur Lui nos peurs, nos angoisses et notre mort, et qu’Il a voulu nous entraîner dans sa propre Résurrection. Dès l’origine, dès avant la création, Jésus en Dieu est l’Agneau
immolé. De toute éternité Jésus est crucifié pour nous, à cause de nous. De toute éternité Dieu a voulu, par amour pur, non seulement nous amener à l’être, mais nous faire partager sa vie au prix de sa propre mort.

Pour cela, Dieu nous a créés comme co-créateurs de sa création. Dieu nous a créés pour nous associer à son oeuvre de vie. Dieu nous a créés pour que nous combattions avec Lui l’oeuvre du mal. Dieu nous a créés pour l’accompagner dans sa Pâque rédemptrice. Dieu nous a créés pour partager sa Croix et qu’elle devienne notre Croix. Dieu nous a créés pour qu’entrés avec Lui dans la mort nous soyons avec Lui dans la vie des siècles.

Certes, ce passage pascal culminera en nous dans l’angoisse ultime de notre mort corporelle, où il faudra bien nous engager un jour. Mais nous savons maintenant que Jésus nous y a précédés, précédés de toute éternité, pour être Lui-même, à ce moment- là, auprès de chacun de nous. À ce moment-là, la Croix du Christ sera là pour nous accueillir. À condition que nous l’ayons au préalable accueillie tout au long de notre vie. À condition que notre mort soit le couronnement de notre vie. Il faudrait que nous puissions nous aussi, oser dire en ce jour-là ” tout est accompli “. Pour qu’alors le passage de notre vie à la mort soit transfiguré en passage de la mort à la vie.

Il peut en être ainsi. Notre mort peut être la porte qui ouvre sur la vie
éternelle. Pour autant qu’auparavant notre vie en ce monde ait été une constante mise à mort de nous-mêmes en tant qu’hommes pécheurs, en tant qu’ici -bas nous avons partie liée avec les forces mauvaises du monde. C’est donc dès maintenant, en ce jour-ci, qu’il faut saisir à pleines mains la Croix du Christ pour suivre et servir le Christ jusqu’au Golgotha, jusqu’à la porte de la vie éternelle.

Jésus nous appelle à une vie quotidienne de mort et de résurrection, à une
vie sacrificielle de tous les instants. Dès aujourd’hui Jésus nous appelle à nous associer à Lui dans l’accomplissement de sa Pâque pour qu’elle soit notre Pâque. En toute circonstance, dit Saint Paul, il faut rendre grâce au Seigneur. Ici, rendre grâce, c’est nous décider à tout moment pour Jésus, et presque toujours contre nous. Car il y a toujours sacrifice. Et si le sacrifice n’est pas fait dans la joie, c’est que Dieu n’est pas avec nous. S’il est fait dans la joie, c’est qu’il y a déjà en nous une force qui transfigure nos douleurs. S’il est fait dans la joie, c’est qu’il y a déjà en nous une puissance qui transcende les déchirures de l’être et qui annihile les puissances de mort. Cette force, cette puissance, c’est Quelqu’un, c’est l’Esprit de Dieu en nous, c’est le Christ ressuscité qui vit en nous, c’est le Christ Vivant et agissant qui nous saisit et nous entraîne déjà avec Lui. C’est la force et la puissance de la Croix présente en nous et dans le monde. La Croix est l’Arbre de Vie planté dans nos cœurs, pour qu’à chaque épreuve que nous assumons dans le Christ, nous entrions déjà dans la Résurrection du Christ. Avec la Croix la Résurrection n’est pas après la mort. Elle est notre aujourd’hui; elle est l’aujourd’hui de Dieu en nous et dans le monde. Elle est la Pâque du monde.

AMEN.

Prière de Saint Éphrem (Carême)

Seigneur et Maître de ma vie,
L’esprit d’oisiveté, de domination,
De découragement et de parole facile,
Éloigne de moi !
(prosternation)

L‘esprit de pureté, d’humilité,
De patience et de charité,
Donne à ton serviteur !
(prosternation)

Oui, Seigneur mon Roi,
Accorde moi de voir mes fautes,
Et de ne pas juger mon frère,
Car Tu es béni dans les siècles des siècles,
Amen.
(prosternation)

Dieu, purifie-moi pécheur ! (12 fois, avec métanies)

Seigneur et Maître de ma vie,
L’esprit d’oisiveté, de domination,
De découragement et de parole facile,
Éloigne de moi !
L‘esprit de pureté, d’humilité,
De patience et de charité,
Donne à ton serviteur !
Oui, Seigneur mon Roi,
Accorde moi de voir mes fautes,
Et de ne pas juger mon frère,
Car Tu es béni dans les siècles des siècles,
Amen.
(prosternation)

OFFICE D’INTERCESSION EN CAS D’ÉPIDÉMIE MORTELLE

(Molebnik de Kiev el Trebnik de Rome)

Notre Dame du Perpétuel Secours

Cette icône du type Hodighitria est très connue en Occident sous le nom de Notre-Dame du Perpétuel-Secours, et en Orient comme la “Vierge de la Passion“. Par ses nombreux caractères de ressemblance avec la Vierge peinte par St Luc, et qui fut fort célèbre au VIème siècle de l’Église indivise, cette icône appartient au trésor de la chrétienté et nous vient des premiers siècles de l’Église. C’est cette image, la “Vierge Conductrice” que les premiers empereurs chrétiens faisaient porter en tête de leurs armées.

La même tradition de Saint Luc nous apprend que la Mère de Dieu a béni cette icône lorsqu’elle lui fut présentée, en disant : ” Toujours ma faveur accompagnera cette image. ” Cette icône resta en Crète jusqu’au XVème siècle mais lors de l’invasion turque, un marchand l’emporta pour la protéger et échoua à Porto Romano. ll continua son chemin et alors qu’il quittait Rome, il mourut. Par son icône sainte, MARIE, vient rappeler le juste enseignement et l’Occident n’est pas resté ignorant de cette Tradition. Cette Icône si répandue depuis lors, prouve bien que cette dévotion plongeait ses racines dans le passé orthodoxe des nations européennes.

Une lampe brûle en permanence, jour et nuit, dans la basilique Saint Gény de Lectoure jusqu’à la fin de la pandémie

Ô Mère de Dieu, notre conductrice, nous voici à tes pieds pour exposer nos misères et implorer le perpétuel secours que tu as promis à tes enfants. Écoute, Mère très
secourable, ma prière pour les pécheurs que nous sommes. Écoute aussi les demandes de tous ceux qui te prient et en particulier pour les âmes qui me sont le plus chères. Protège aussi nos malades,
nos infirmes, nos vieillards, nos agonisants, les âmes victimes de l’erreur et du péché, les âmes découragées, nos défunts et toute l’Église du Christ. Amen.

Le Prêtre ayant dit Béni soit notre Dieu, le Lecteur dit les prières initiales (Roi céleste,) Dieu saint, Trinité toute-sainte, Notre Père. Le Prêtre: Car à toi. Le Lecteur: Amen, puis 12 Kyrie eleison et Gloire … Maintenant… Puis: Venez, adorons, et le psaume 37 (ou bien le psaume 90)

Venez, adorons, prosternons-nous devant Dieu, notre Roi.

Venez, adorons, prosternons-nous devant le Christ, notre Roi et notre Dieu.

Venez, adorons, prosternons-nous devant le Christ lui-même, notre Roi et notre Dieu.

Psaume 37

Seigneur, ne me reprends pas dans ton courroux, * ne me châtie pas dans ta fureur.

En moi tes flèches ont pénétré,* sur moi ta main s’est abattue.

Il n’est plus rien de sain dans ma chair devant ta colère, * plus de paix dans mes os à cause de mes fautes.

Car mes iniquités me dépassent la tête, * comme un fardeau trop lourd elles pèsent sur moi.

Mes plaies se corrompent et suppurent, * conséquence de mes folies.

Je ploie sous le faix du malheur, * je marche dans la tristesse tout le jour.

Mes reins sont brûlants de fièvre, * plus rien de sain dans ma chair.

Malmené, humilié à l’excès,* je rugis, tant gronde mon coeur.

Seigneur, tout mon désir est devant toi,* rien ne t’échappe de mes soupirs.

Mon coeur est troublé, la force me manque, * et même la lumière abandonne mes yeux.

Amis et voisins, venant à ma rencontre, s’arrêtent,* les plus proches se tiennent à distance.

Ceux qui traquent mon âme préparent leurs coups, * ceux qui cherchent mon malheur bavardent sans raison * et tout le jour méditent perfidement.

Et moi, je suis comme un sourd, je n’entends pas, * comme un muet, je n’ouvre pas la bouche.

Je suis comme un homme qui n’a rien entendu,* qui n’a point de réplique en sa bouche.

Seigneur, c’est en toi que j’espère,* c’est toi qui m’exauceras, Seigneur mon Dieu.

Car j’ai dit: ne permets pas que mes ennemis se réjouissent à mon sujet,* qu’ils se rengorgent en me voyant trébucher!

Or, je suis prêt de chanceler sous les coups * et ma douleur est devant moi constamment.

Mon iniquité, je la confesse, * je suis dans l’angoisse à cause de mon péché.

Cependant, mes ennemis sont pleins de vie, plus forts que moi, * ils sont légion à m’en vouloir injustement.

Quand je cherche le bien, ils m’accusent,* ceux qui me rendent le mal pour le bien.

Ne m’abandonne pas, Seigneur mon Dieu, * ne t’éloigne pas de moi.

Empresse-toi de venir * à mon aide, Seigneur, mon salut

Gloire au Père… Maintenant… puis Alleluia, alleluia, alleluia, gloire à toi, ô Dieu (3 fois).

Grande litanie:

En paix prions le Seigneur.

Pour la paix qui vient d’en haut…

Pour la paix du monde entier…

Pour ce saint temple…

Pour notre archevêque (ou évêque)…

Pour notre patrie…

Pour cette cité (ce village ou ce saint monastère)…

Pour qu’il ne se souvienne pas des fautes et des iniquités des pécheurs, des indignes serviteurs que nous sommes, mais que, dans sa miséricorde, il efface nos péchés et détourne de nous sa juste colère, prions le Seigneur.

Pour qu’il ne nous reprenne pas dans son courroux et ne nous châtie pas dans sa fureur, mais se souvienne que nous sommes chair, un souffle qui passe et disparaît, et pour qu’il délivre nos âmes de la mort, prions le Seigneur.

Pour qu’il ne cite pas en jugement ses serviteurs et ne considère pas nos iniquités, mais qu’il les efface et se montre miséricordieux, et qu’il épargne son peuple qui a péché, prions le Seigneur.

Pour qu’il se souvienne de sa tendresse et de sa miséricorde, qui sont de toujours, qu’il oublie nos péchés de jeunesse et les fautes que nous avons commises par ignorance et nous prenne en pitié, prions le Seigneur.

Pour qu’il entende notre appel depuis sa sainte demeure, qu’il nous guérisse des mortelles douleurs dont nous sommes la proie et tarisse les flots d’iniquité qui nous troublent, prions le Seigneur.

Pour qu’il nous arrache promptement aux filets de la mort et nous délivre des douleurs de l’enfer, prions le Seigneur.

Afin que, dans sa miséricorde, il prolonge pour ses serviteurs le temps du repentir et ne nous dessèche pas avant l’heure comme le figuier stérile, mais que, dans sa clémence, il nous serfouisse et nous abreuve de la rosée de sa miséricorde, attendant, par amour pour les hommes, les fruits de notre repentir et de notre conversion, prions le Seigneur.

Pour qu’il nous arrache aux portes de la mort et détourne de nous, dans sa miséricorde, le glaive dégainé, l’ arc tendu, ainsi que les projectiles de mort dirigés contre nous avec des flèches enflammées, prions le Seigneur.

Pour qu’il écoute notre supplication et exauce notre prière, qu’il ne garde pas le silence devant nos larmes, mais nous pardonne, afin que nous trouvions le repos avant que nous ne nous en allions et que nous ne soyons plus, prions le Seigneur.

Pour être délivrés de tout mal…

Protège-nous, sauve-nous…

Faisant mémoire de notre Dame…

Ecphonèse:

Car à toi revient toute gloire, tout honneur et toute adoration, Père, Fils et saint Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.

Ch. Amen.

Puis on chante les versets du matin (ton 4):

Le Seigneur est Dieu, * il nous est apparu; * béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.

1. Rendez grâce au Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour .

Le Seigneur est Dieu…

2. Toutes les nations m’ont entouré, au nom du Seigneur je les ai repoussées.

Le Seigneur est Dieu…

3. Non, je ne mourrai pas, je vivrai et publierai les hauts faits du Seigneur .

Le Seigneur est Dieu…

4. La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle; c’est là œuvre du Seigneur, une merveille à nos yeux.

Le Seigneur est Dieu…

Tropaire, t. 2

Dans ta colère, Seigneur, souviens-toi * de tes miséricordes , * car nous sommes cendre et poussière, * un souffle qui passe et disparaît; * dans ta fureur, ne nous livre pas au châtiment, * de peur que nous ne périssions tout à fait, * mais épargne nos âmes, en l’unique tendresse de ton coeur.

Gloire au Père… Maintenant… Théotokion

Protectrice intrépide, tu pries pour nous tous, * Mère du Seigneur très-haut, ton Fils notre Dieu * et fais en sorte que trouvent le salut * tous ceux qui se réfugient sous ta puissante protection. * Notre Dame, en ta royale seigneurie, * assiste-nous qui sommes accablés * de maux, d’épreuves, de douleurs * à cause du nombre de nos péchés * et t’implorons avec tendresse, d’un coeur contrit, * versant des larmes devant ton image sacrée; * à nous qui mettons en toi notre espérance à jamais * procure la délivrance de tout mal et à chacun ce qu’il lui faut; * Vierge Mère de Dieu, sauve-nous tous, * car tu es pour tes serviteurs la divine protection.

Psaume 50

Aie pitié de moi, ô Dieu, en ta grande bonté, * en ton immense miséricorde efface mon péché. 
Lave-moi de toute iniquité * et de ma faute purifie-moi.
Car je connais mes transgressions, * et ma faute est constamment devant moi.
Contre toi seul j'ai péché, * ce qui est mal à tes yeux, je l'ai fait.
En sorte que tu seras juste dans ta sentence, * sans reproche dans ton jugement.
Oui, je suis né dans l'iniquité, * pécheur ma mère m'a conçu.
Et pourtant tu aimes la droiture, * tu m'as instruit des profonds mystères de ta sagesse.
Purifie-moi avec l'hysope, et je serai net; * lave-moi, et je serai blanc plus que neige.
Rends-moi la joie et 1' allégresse, * pour qu'exultent mes os humiliés. Détourne ton regard de mes péchés, * efface toutes mes iniquités.
Ô Dieu, crée en moi un coeur pur, * renouvelle en mon coeur un esprit de droiture.
Ne me rejette pas loin de ta face, * ne retire pas de moi ton Esprit saint.
Rends-moi la joie de ton salut, * et que me soutienne un esprit souverain! J'enseignerai tes voies à ceux qui les transgressent, * et vers toi reviendront les pécheurs.
Délivre-moi du sang versé, Seigneur Dieu de mon salut, * et ma langue célébrera ta justice.
Seigneur, ouvre mes lèvres, * et ma bouche annoncera ta louange.
Si tu avais voulu des sacrifices, je t'en aurais offert, * mais tu ne prends point plaisir aux holocaustes.
Le sacrifice agréable à Dieu, c'est un esprit brisé, * d'un coeur contrit et humilié Dieu n'a point de mépris.
Seigneur, dans ta bienveillance, accorde à Sion le bonheur * et rebâtis Jérusalem en ses murailles.
Alors tu te plairas aux justes sacrifices, holocauste et parfaite oblation,* alors on offrira des victimes sur ton autel.

Odes 1 et 3 du canon à la sainte Trinité.

Après l’ode 3, on chante ce tropaire, t. 6:

Délivre de tout mal tes serviteurs, * en ta grande compassion, * car avec ferveur nous accourons * vers toi le Rédempteur compatissant * et le Maître de l’univers, * Dieu qu’en trois personnes nous glorifions.

Le Diacre dit la litanie triple:

Aie pitié de nous, ô Dieu, dans ta grande miséricorde, nous t’en prions, écoute et prends pitié.

Nous te prions encore pour notre archevêque (ou évêque)…

Nous te prions encore pour notre patrie…

Nous te prions encore pour qu’obtiennent merci, longue et paisible vie, santé de l’âme et du corps, pardon et rémission de leurs péchés les serviteurs de Dieu atteints ou menacés par l’épidémie.

Nous te prions encore pour le peuple ici présent, pour tous nos frères et pour tous les chrétiens, qui attendent de toi le grand trésor de ta miséricorde.

Ecphonèse:

Car tu es un Dieu de miséricorde, plein d’amour pour les hommes, et nous te rendons gloire, Père, Fils et saint Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.

Ch. Amen.

Et l’on chante ce cathisme, t. 2:

Seigneur, ne repousse pas jusqu’à la fin ton peuple pécheur, * n’éloigne pas de nous ta miséricorde et ta pitié, * mais toi, l’abîme de miséricorde, l’océan de pitié, * agrée nos prières, délivre-nous de l’angoisse et du mal: * toi seul, en effet, tu te laisses fléchir.

Odes 4, 5 et 6 du canon.

Après l’ode 6, on chante ce tropaire, t. 6:

Délivre de tout mal tes serviteurs, * en ta grande compassion, * car avec ferveur nous accourons * vers toi le Rédempteur compatissant * et le Maître de l’univers,* Dieu qu’en trois personnes nous glorifions.

Petite litanie, conclue par l’ ecphonèse:

Car tu es un Dieu de bonté, plein d’amour pour les hommes, et nous te rendons gloire, Père, Fils et saint Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.

Ch. Amen.

Et l’on chante ce kondakion, t. 6:

Nous sommes environnés par les douleurs de l’enfer, * nous voici couverts par l’ombre de la mort* et comme cire en face du feu * fondent nos jours devant ta colère, Seigneur; * mais, en ta miséricorde, souviens-toi de ton amour, * épargne ton peuple afin que nous vivions * et dans la pénitence nous puissions te glorifier, * toi le seul Ami des hommes.

D. Soyons attentifs. P. Paix à tous. D. Sagesse, soyons attentifs!

Prokimenon, t. 4: Seigneur, ne me reprends pas dans ton courroux,* ne me châtie pas dans ta fureur. Verset: Car tes flèches m’ont pénétré, sur moi ta main s’est abattue.

Lecture de l’épître du saint apôtre Paul aux Hébreux

(12, 6-13)

Frères, «le Seigneur châtie celui qu’il aime, il frappe tout fils qu’il agrée». Supportez donc cela pour votre correction, car Dieu vous traite comme des fils. Quel est, en effet, le fils que son père ne corrige pas? Si vous êtes exempts de cette correction dont tous ont leur part, c’est que vous êtes des enfants illégitimes et non des fils. D’ailleurs, puisque nos pères selon la chair nous ont châtiés et que nous les avons respectés, ne devons-nous pas être soumis davantage au Père des esprits, pour avoir la vie ? Nos pères nous châtiaient pour peu de jours, comme il leur semblait bon, mais Dieu nous châtie pour notre bien, afin de nous faire participer à sa sainteté. Il est vrai que toute correction semble, sur le moment, être un sujet de peine plutôt que de joie, mais elle procure, par la suite, à ceux qu’elle a exercés un fruit de justice et de paix. Redressez donc vos mains inertes et vos genoux défaillants et rendez droits pour vos pas les sentiers tortueux, afin que ce qui boite ne dévie pas, mais guérisse plutôt.

Alleluia, t. 4. Versets: 1. Les douleurs de la mort m’ont environné, les torrents de l’iniquité m’ont troublé. 2. Les douleurs de l’enfer m’ont cerné, les filets de la mort se sont tendus devant moi.

D. Et pour qu’il nous soit donné d’écouter dignement le saint Évangile, prions le Seigneur notre Dieu. Ch. Kyrie eleison (3 fois).

D. Sagesse, debout, écoutons le saint Évangile. P. Paix à tous.

Lecture de l’Évangile selon saint Luc

(4, 38-40)

En ce temps-là, Jésus entra dans la maison de Simon. La belle-mère de Simon était prise d’une forte fièvre, et l’on implora en sa faveur. S’étant penché sur elle, il menaça la fièvre, qui la quitta; et à l’instant même elle se leva et les servit. Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de maux divers les lui amenèrent: à chacun d’eux il imposa les mains et les guérit.

Gloire à toi, Seigneur, gloire à toi.

On chante les odes 7, 8 et 9 du canon.

Icône serbe ND aux trois mains vénérée en la basilique Saint Gény

Ô toute Sainte Souveraine, Mère de Dieu, mon espérance, Toi qui défends les orphelins et les errants, qui protège ceux qui sont offensés, Toi qui sauves ceux qui sont en train de se perdre et qui apportes à tous les affligés la consolation, vois ma peine, vois mon affliction et mon chagrin. Aide-moi dans mon infirmité, fortifie-moi, moi qui souffre. Toi qui connais mes peines et chagrins, disperse-les, étends sur moi Ta main, car je n’ai qu’en Toi mon espérance. Tu es ma seule défense, Toi qui intercèdes auprès du Seigneur, car j’ai péché sans mesure contre toi et contre les gens. Ma Mère, sois ma consolatrice et mon aide, et sauve-moi, éloigne de moi l’affliction, le chagrin et la sécheresse spirituelle. Aide-moi, Toi la Mère de mon Sauveur. Amen.

Il est digne en vérité de te bénir, ô Mère de Dieu, toujours bienheureuse et tout-immaculée et la mère de notre Dieu. Plus vénérable que les Chérubins et combien plus glorieuse que les Séraphins, Toi qui sans tâche enfanta Dieu le Verbe, Toi, véritablement la Mère de notre Dieu, nous te magnifions.

Trisagion et prière du Seigneur. Ecphonèse : Car à toi.

Ch. Amen, et les tropaires de componction : Aie pitié de nous, Seigneur, aie pitié de nous… Seigneur, aie pitié de nous… Ouvre-nous la porte de ta compassion…

Le Diacre dit la litanie ardente :

Aie pitié de nous, ô Dieu, dans ta grande miséricorde, nous t’en prions, écoute et prends pitié.

Nous te prions encore pour notre archevêque (ou évêque)…

Nous te prions encore pour notre patrie…

Nous avons péché, nous avons commis l’iniquité ; c’est pourquoi ta juste colère nous a frappés, Seigneur notre Dieu, l’ombre de la mort nous entoure et nous sommes près des portes de l’enfer; mais, dans nos souffrances, nous te crions de tout coeur : épargne ton peuple, Seigneur, épargne-le, ne nous fais pas périr jusqu’au dernier, nous t’en prions humblement, écoute et prends pitié.

Toi le maître de la vie et de la mort, Seigneur, n’enferme pas dans la mort les âmes de tes serviteurs, mais calme ta fureur et cesse de t’irriter, de peur que nos jours ne disparaissent en fumée, que notre force ne s’évanouisse et que nous ne périssions jusqu’au dernier à cause de nos péchés; montre ta miséricorde envers tes serviteurs, avec larmes et repentir nous t’en prions: écoute et prends pitié.

Souviens-toi, Seigneur, que nous sommes chair, un souffle qui passe et ne revient plus; détourne donc, par miséricorde, ta colère justement soulevée contre nous et dont tu nous frappes comme d’un glaive, prématurément; arrête la maladie, apaise le fléau qui nous fait périr inutilement. Car ce ne sont pas les morts qui te loueront, ni tous ceux qui descendent aux enfers; mais nous les vivants, nous te louons et, gémissant dans la peine de notre coeur, nous te prions : écoute et prends pitié.

Plus que tous nous avons péché contre toi et nous avons commis l’iniquité; Seigneur, si nous n’avons pas atteint la conversion, accepte notre ferme propos en guise de conversion et, passant de la colère à la miséricorde, en Maître tout-puissant, délivre des funestes douleurs et de la mortelle maladie tes serviteurs ; c’est dans la peine et les gémissements que nous t’en prions : bien vite, écoute et prends pitié.

Ne te souviens pas des fautes et des iniquités de ton peuple, ne cite pas en jugement tes serviteurs ni ne t’éloigne d’eux par ressentiment. Si tu tiens compte de nos fautes, Seigneur, qui donc subsistera ? Car nous somme poussière et cendre, et notre consistance est comme nulle devant toi ; mais, dans la tendresse de ton amour pour les hommes, laisse-toi émouvoir, ne nous fais pas périr, dans ta colère, au milieu de nos iniquités, nous t’en prions, Dieu de bonté, écoute et prends pitié.

Toi qui ne désires pas la mort des pécheurs, mais qu’ils se convertissent et qu’ils vivent, toi la source de vie, veuille nous vivifier, nous qui sommes dignes de la mort selon ton juste jugement ; car tu es le Dieu qui a pouvoir sur les vivants et sur les morts ; ne nous fais pas périr, dans ta colère menaçante, nous t’en prions en larmes et à grand cri, dans l’affliction de notre coeur : écoute et prends pitié.

Dans ta miséricorde, Seigneur, jette un regard sur les malheurs de ton peuple et laisse-toi émouvoir ; ordonne à l’ Ange qui étend la main pour nous faire tous périr, comme tu l’as fait jadis au temps de David, de s’en tenir là pour le moment et de retenir sa main pour ne pas nous faire périr jusqu’au dernier. Et nous, te confessant nos fautes avec repentir, nous nous écrions comme David: nous avons péché, nous avons commis l’ iniquité et nous ne sommes pas dignes de ta miséricorde ; mais toi, Seigneur, te laissant fléchir en vertu de l’unique tendresse de ton coeur, montre-nous ton amour d’autrefois, épargne ton peuple et les brebis de ton bercail, nous t’en prions, écoute et prends pitié.

Ecphonèse:

Exauce-nous, Dieu notre Sauveur, espoir de ceux qui demeurent aux extrémités de la terre et de ceux qui sont loin sur mer; sois indulgent, ô Maître, pour nos péchés et prends pitié de nous. Car tu es un Dieu de miséricorde, plein d’amour pour les hommes, et nous te rendons gloire, Père, Fils et saint Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.

Ch. Amen. Le Diacre:

Avec dévotion, en fléchissant les genoux, prions le Seigneur.

Le Chœur : Kyrie eleison (3 fois). Le Prêtre dit cette prière:

Seigneur notre Dieu, du haut de ton sanctuaire penche ton regard sur la prière des pécheurs, des indignes serviteurs que nous sommes, car nous avons courroucé ta bonté, nous avons offensé ta miséricorde ; ne cite pas en jugement tes serviteurs, mais détourne la terrible menace justement soulevée contre nous, apaise ta mortelle fureur, arrête ce glaive menaçant qui d’invisible façon nous retranche avant l’ heure, épargne tes pauvres, tes misérables serviteurs, n’enferme pas dans la mort les âmes de ceux qui, d’un coeur contrit et dans les larmes du repentir, se prosternent devant toi, le Dieu de miséricorde, propice et indulgent.

Car il t’appartient de nous faire miséricorde et de nous sauver, ô notre Dieu, et nous te rendons gloire, Père, Fils et saint Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.

Ch. Amen.

Le Prêtre:

Gloire à toi, Christ Dieu, notre espérance, gloire à toi.

Ch. Gloire au Père… Maintenant… Kyrie eleison (3 fois). Père, bénissez (ou veuille bénir).

Le Prêtre:

Que le Christ notre vrai Dieu, par l’intercession de sa Mère toute pure et immaculée, des saints et illustres Apôtres et de tous les Saints, ait pitié de nous et nous sauve, lui qui est bon et qui aime les hommes.

Ch. Amen.

Reliquaire du Saint Voile de Marie
conservé et vénéré au monastère Saint Gény de Lectoure

Prière à la Mère de Dieu récitée à Lectoure

Dans ma misère, dans ma détresse, 
Où donc pourrai-je trouver l'espoir.
Qui implorer dans mon infortune ?
Vers Qui se tourneront mes regards ?

Tu es la Seule Vraie Protectrice
et mon refuge le plus certain,
Je n'ai pas d'autre Consolatrice,
que Toi, la pure, l'Immaculée !

J'ai dans la Protection de Ton voile
une espérance pour mon salut !
Ne laisse pas s'égarer mon âme,
ô Toute Sainte, Vierge aide-moi !

C'est Toi qui donne l'espoir au monde
et le refuge aux désespérés,
Tu guides l'étranger et l'aveugle
et Tu consoles les affligés !

Par Tes prières sois ma défense
devant le Tribunal de Ton Fils,
De Sa colère qu'Il me préserve,
et qu'Il se montre Compatissant !

Qu'Il ne s'arrête pas à mes fautes
mais les ignore dans Sa bonté,
De mes épreuves qu'Il me délivre,
Il est mon Bienfaiteur et mon Dieu.

À moi le pauvre le misérable,
qu'Il ne m'accorde qu'un seul regard
Un rayon de divine Lumière,
au sein de mon âme enténébrée !

Que Sa miséricorde me garde,
qu'Il ait pitié de ma nudité,
Dans sa divine chambre nuptiale,
qu'Il me reçoive vêtu de blanc !

Et ne me laisse dans les ténèbres,
hors de Son Royaume rejeté,
Vierge Mère c'est ma prière,
ne permets pas que je sois privé !

Des mélodies des Armées des Anges,
de la Lumière tant espérée,
de la contemplation de la Gloire,
et de la splendeur du Verbe Dieu !

C'est bien là tout ce que je désire
mais je ne cesse de Te prier,
Accorde-moi que me soit remise,
la multitude de mes péchés !

Ô sois ma Mère ma Protectrice,
Console-moi et sois mon espoir,
Dans les ténèbres où je chemine,
Sois ma Gardienne de tout instant.

Accorde-toi ta miséricorde,
et de la patiente la vertu,
Dans les ténèbres ne m'abandonne,
de la détresse écarte-moi !

Vois ma souffrance mon infortune,
vois le danger que mon âme court,
si Tu ne voles pas à mon aide,
je n'ai plus d'espoir d'être sauvé.

Sans cesse mes péchés s'accumulent, et
risquent même de m'engloutir,
À tout instant l'ennemi m'accable,
de ses embûches, de ses tourments !

Tantôt me hausse, tantôt m'abaisse,
jetant le trouble dans mon esprit,
et puis dans le désespoir me plonge,
il a plus d'une arme contre moi !

Le misérable que deviendrai-je ?
À qui donc pourrai-je m'adresser ?
Qui me redonnera l'espérance ?
Qui vais-je appeler à mon secours ?

Si Tu n'exauces pas ma prière,
et ne me garde en Ton souvenir,
Si Tu ne m'ouvres pas Ta clémence,
et ne Te penches pas sur mes plaies

Qui abreuvera de paix mon âme ?
Qui m' apportera le réconfort ?
Qui chassera de moi· les ténèbres ?
et qui pourra réchauffer mon coeur ?

Du Créateur Ô Toi la Mère,
plus Vénérée que les Chérubins,
Toi bien plus Pure, plus Glorieuse,
infiniment plus que les Séraphins !

Ô Toi Qui enfanta Dieu le Verbe,
Rosée mystique du Paradis,
Printemps céleste, splendeur du monde
Salut à Toi ô Trône Royal !

Salut ô Vierge gloire des vierges
Salut beauté des Incorporels,
Salut Toi Qui es Pure et sans tâche
et bien plus haute que tous les Saints.

Ô Toi qui nous a tirés des chaînes
ô Toi qui as relevé Adam,
Vierge Très Pure salut du monde,
Salut Épouse de Dieu MARIE.