Baptême d’Arya

Le samedi 29 Août 2020 à Saint-Georges dans le Lot-et-Garonne, le Rév. Père Antoine a baptisé Arya Myriam Talia ALONSO, née le 25 08 2019 à Villeneuve-sur-Lot, en présence du parrain Gaëtan Crouzat, de la marraine Agathe Alonso, de la famille ainsi que leurs amis.

La servante de Dieu, Arya, est baptisée au non du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

Dormition de la Mère de Dieu (2020)

Tropaire, t. 1

Dans ton enfantement tu as gardé la virginité, * dans ta Dormition tu n’as pas quitté le monde, ô Mère de Dieu : * tu as rejoint la Source de la vie, * toi qui conçus le Dieu vivant * et qui de la mort délivres nos âmes par tes prières.

Kondakion, t. 2

La Mère de Dieu, qui jamais ne se lasse d’intercéder pour
nous * et dont la protection ne pouvait cesser d’être notre espérance, * ne se
laissa vaincre par la mort ni le tombeau,* puisqu’elle est la Mère de la Vie et
qu’elle a rejoint la Source de la vie,* celui qui demeura dans son sein virginal.

Mégalynaire, t. 4

Lorsqu’ils virent la Dormition * de la toute sainte et immaculée, les Anges furent émerveillés, * admirant que la Vierge pût monter * de la terre jusqu’aux cieux.
t. 1: La nature et ses lois * par ton mystère sont dépassées, * Vierge toute-sainte:
tu restes vierge en ton enfantement * et ta mort est le prélude qui annonce
la vie ; * toujours vierge après l’enfantement * et vivante encore après la
mort, * garde pour toujours sous ta protection * ton héritage, ô Mère de Dieu.

Laudes, t. 4

En ta glorieuse Dormition * se réjouissent les deux, * d’allégresse exultent les angéliques armées ; * toute la terre est dans la joie, * te chantant l’hymne des adieux, * Mère du Maître de l’univers, * très-sainte Vierge inépousée * qui as sauvé le genre humain de l’ancestrale condamnation. (2 fois)

Des confins de l’univers * sur un signe divin * accoururent pour t’ensevelir les Apôtres choisis ; * et te voyant portée de terre vers le ciel, * ils t’adressèrent dans la joie la parole de Gabriel: * Réjouis-toi qui fus le char de l’entière divinité, * réjouis-toi, unique Vierge ayant uni * par ton enfantement la terre avec les cieux.

Toi qui as enfanté la Vie, * par ta sainte Dormition * tu as franchi les frontières de l’immortelle vie ; * les Anges, les Principautés, les Vertus, * les Prophètes, les Apôtres et toute la création * te firent cortège, tandis que ton Fils a reçu * ton âme pure en ses mains immaculées, * Vierge Mère et divine Épouse.

Gloire au Père… Maintenant, t. 6

Pour ton immortelle Dormition, * Mère de Dieu et de la Vie, * les nuées portèrent les Apôtres dans les airs ; * eux qui étaient dispersés dans l’univers, * ils furent rassemblés en un seul chœur * auprès de ton corps immaculé * et l’ensevelirent avec respect, * chantant mélodieusement les paroles de Gabriel : * Réjouis-toi, Pleine de grâce, * Vierge Mère inépousée, * le Seigneur est avec toi ! * Avec eux intercède auprès de ton Fils et notre Dieu, * pour qu’il sauve nos âmes.

Naissance au Ciel d’Alexis, pèlerin russe en terre d’Occitanie

« Ce ne sont pas les Hommes qui meurent, mais les mondes qui les contiennent. »

Eugène Evtouchenko, poète

Alexei Gavriline, Aliocha pour ceux qui l’ont connu, est né à Moscou le 15 Janvier dans ce qui était encore l’URSS en 1967, rassemblait en lui plusieurs mondes, plusieurs vies, comme si un seul monde, une seule vie, ne suffisait pas au géant qu’il était. Écartelé entre Orient et Occident, entre les Rolling Stones et Vladimir Vissotsky, entre Talking Heads et les chants liturgiques orthodoxes, Alexei naviguait depuis son adolescence moscovite entre rêves et réalités, à la recherche d’un Idéal qui réconcilierait Terre et Ciel et assouvirait son appétit de vie. Cet Idéal, il l’a trouvé dans la Foi et la prière, accueilli avec chaleur et amour inconditionnel comme l’Enfant Prodigue qu’il fut, par l’archimandrite Antoine du Monastère Saint-Gény de Lectoure et par le père Guilhèm de l’église Saint Saturnin à Toulouse.

Aliocha, comme l’ont décrit mes amis Bea et Philippe, qui l’ont connu en février 1989, et l’avaient aussi accueilli à la gare à Paris, avec sa mère, après deux jours et demi de train en provenance de Moscou en janvier 1990, c’était « un beau colosse au regard clair, soulevant Philippe dans ses bras comme un bébé, ou engloutissant vodkas et cornichons russes assis en tailleur dans notre studio, (…) cet Aliocha qui aimait la vie et la croquait à pleines dents…». Aliocha, pilier de rugby, joueur international dans l’équipe Dynamo de Moscou, était bien d’une force herculéenne, capable de renverser la solide porte d’un appartement moscovite pour aller à la rescousse d’une amie qu’on lui avait dit en danger. Capable aussi de supporter la blessure intense qu’il s’était infligée au genou, -en toute connaissance de cause car cela mettait fin à sa carrière de joueur international soviétique-, pour échapper aux trois ans de service militaire dans l’Armée Rouge qui l’aurait immanquablement envoyé se battre et mourir en Afghanistan.

Les photos ont été prises lors de la fête de Saint Saturnin à Toulouse en novembre 2019

L’Occident fantasmé, mirobolant pour le jeune Soviétique qu’il était, il l’avait découvert lors d’un championnat de rugby – jeunesse – en Belgique alors qu’il était encore au lycée. Ce court voyage dans un monde  nouveau était devenu son obsession : quitter l’URSS. Alors qu’on lui avait imposé l’apprentissage de l’allemand, il apprit l’anglais tout seul, dans la rue, en se mettant, -comme beaucoup de jeunes à qui le système ne convenait pas-, au marché noir. C’est comme cela que nous nous sommes connus, sur la Place Rouge, qui n’était donc pas vide. Il s’est approché de moi, il m’a demandé si je voulais lui acheter une montre Mickey Mouse, il a retroussé ses manches… Il avait trois montres sur chaque bras ! Son rêve, c’était les États-Unis… Sa réalité fut la France, un troisième monde, une troisième vie, une troisième langue qu’il apprit rapidement en lisant une édition bilingue franco-russe des nouvelles de Gogol et lors d’un aller-retour à Lamalou-les Bains, avec ma sœur Barbara… Au retour de cette journée, il connaissait tous les jurons possibles et inimaginables qu’un conducteur français puisse proférer, qu’elle ne m’en veuille pas de dire cela !

Mais quitter l’URSS n’a jamais signifié quitter la Russie pour Alexei. Comme beaucoup d’exilés russes, volontaires -comme lui- ou involontaires -comme Soljenitsyne-, la Russie c’est plus qu’un Etat au sens politique du terme. C’est un état émotionnel, psychologique, un attachement irrationnel, à la fois de chair et d’esprit, à cette terre russe (Ziémlia) vaste, sans limite d’horizons, de la steppe à la taïga ; à la nation russe (Narod), courageuse, qui se sacrifiera toujours ; aux traditions, à la langue russe, à la musique, à la poésie russe, et à la Foi orthodoxe (Viéra). La Russie, Alexei l’a portée passionnément jusque dans les prénoms choisis pour ses enfants : Ivan, son fils ; et Katia, sa fille ; dans son amour pour les chansons tourmentées de Vladimir Vissotsky comme pour les nombreux chants traditionnels ; dans sa lecture avide du livre de Mikhail Boulgakov, Le maître et Marguerite ; dans cette valse Numéro 2 de Shostakovitch. La Russie d’Aliocha n’était pas qu’un fil ténu, un souvenir nostalgique, il la portait en lui constamment jusque dans la reconnaissance qu’il m’a exprimée encore en juillet 2019, lors de notre ultime et émouvante rencontre, d’avoir éduqué autant que possible Ivan dans les contes russes, l’histoire russe, la musique russe et la foi orthodoxe, de lui avoir fait connaitre en 2002 Moscou et toute sa famille, son père, Victor Grigoriévitch, sa mère, Galina Vassilievna, son frère Sergei, et sa nièce Dacha.

La Russie, il l’a retrouvée intégralement, telle qu’il la vivait, quand il a été touché par la Foi, qu’il a accepté cette grâce qui lui était offerte, qui lui ouvrait encore un autre monde, une autre vie. Il a accepté la Grâce et en retour il a été accepté inconditionnellement, pleinement, «tel qu’il était, comme il était et pour qui il était», selon les paroles de l’archimandrite Antoine, combattant ses «démons» (c’est le terme qu’Alexei a utilisé quand nous nous sommes vus en juillet 2019) mais dans la connaissance qu’il était pleinement un enfant de Dieu. Il était devenu sous-diacre et co-célébrait la divine Liturgie avec une grande humilité ; sa piété était authentique et fervente, hors du Temps et en-dehors du monde que nous connaissons. Lors de notre dernière rencontre, il a parlé de ses enfants, Ivan, Katia, de ce qu’il n’avait pas su être pour eux mais de comment il les aimait et priait pour eux tous les jours. La connexion spirituelle ne s’interrompt jamais chez les Orthodoxes : Alexei continuera encore dans ce nouveau monde, et dans cette vie nouvelle sans démons et sans souffrance, à aimer ses enfants et à prier pour eux.

Éloge funèbre de Sarah Diligenti

Mémoire Éternelle !

Heureux celui que Tu as élu, celui que Tu as pris Seigneur avec toi, son souvenir demeure d’âge en âge !

Fête de l’icône de la Mère de Dieu, Reine de France à Tarbes

Dès le commencement, l’être humain a été préoccupé par la question de la vie après la mort. Que m’arrivera-t-il quand je serai mort ? En sera-t-il pour de bon ? Ne suis-je pas davantage qu’un être apparaissant un court instant à l’horizon du temps pour, tout de suite après, disparaître irrévocablement ? 

Ou bien comme le prétendent certaines religions asiatiques, l’homme est-il condamné à vivre ici-bas plusieurs vies, avant de se perdre et se fondre dans le grand tout divin ? Ou peut-être l’homme, après la mort, est-il libéré de toute corporéité pour continuer à vivre en tant que pur esprit ? 

Ce que la tradition séculaire de l’Église enseigne à propos de la mort de la Mère de Dieu, donne une idée très concrète de la destination ultime de l’être humain. Rien, dans la personnalité de Marie, ne s’est perdu après sa mort. Ella a été élevée au ciel avec tout son être. Tout ce qu’elle avait été ici-bas a continué d’exister : il n’y a pas eu destruction, mais bien transformation. Pour l’éternité, Marie est resté un être humain, mais un être humain glorifié.

Marie montre que tout homme qui s’endort dans le Christ aura un jour en partage. Quiconque meurt dans l’amitié de Dieu est élevé au ciel avec son âme et son corps. Cela se passe-t-il immédiatement après la mort ou après une période de purification, ou au dernier jour ? Nous ne le savons pas et n’avons pas non plus à le savoir. L’important est de savoir que nous serons élevés au ciel, non pas avec la moitié de notre être mais avec notre personnalité tout entière. 

L’amour de Dieu ne peut nous envahir si nous sommes remplis d’ambitions personnelles, de désirs propres, de soucis inutiles et de jugements critiques. Nous devons dégager pas mal de choses à l’intérieur de nous pour laisser la place à Dieu. Il n’exige pas que tout soit en ordre. Qu’il y ait seulement assez de place pour Lui permettre d’entrer et Il sera satisfait. Commençons à faire du rangement à l’intérieur de nous et nous pourrons le constater, chaque fois que nous nous débarrassons d’une chose en vue de Dieu, son amour vient nous remplir en retour. Alors nous ne voudrons plus nous arrêter d’ici que toute notre maison soit nettoyée.

Dieu ne se laisse pas si facilement trouver quand, à l’intérieur de nous, règnent désordre et bruit. Il est ami de l’ordre et du silence, sa propre vie est un océan de silencieux amour. Pour partager sa vie, nous devons garder le silence en tout. Ce n’est pas seulement de parler avec les autres qui trouble le silence, mais aussi et même davantage de parler avec nous-même, de prêter attention à toutes nos pensées et les images qui nous passent par la tête.

Et même, à trop parler avec Dieu, nous risquons de troubler le silence. Si nous ne faisons que discourir sur nos désirs et sur ce que nous voudrions bien qu’il fasse, comment pourra-t-il nous murmurer doucement à l’oreille : « Tu as du prix à mes yeux, d’un amour éternel je t’ai aimé » ? Prier, c’est s’entretenir avec Dieu. Tenant le premier rôle dans le dialogue, il nous parle le langage du silence. Notre rôle à nous, dans le dialogue, est avant tout d’écouter son silence. Et on ne peut écouter le silence qu’en étant soi-même calme et silencieux.

En ces temps difficiles pour le Monde et la France, dans un tourbillon de folie, où l’on a perdu toutes les valeurs morales et spirituelles, privilégiant le paraître, le bien-être égoïste à tous prix, l’immoralité et le dévergondage, le lucre… Disons avec ferveur cette Prière à la Mère de Dieu, qui, elle seule pour venir à notre aide et nous sauver dans les mois difficiles qui s’ouvrent à nous :

Ô Vierge très sainte, garde l’Église dans la fidélité à l’Évangile de ton Fils.

Fais de tous les baptisés des témoins de la vérité et des bâtisseurs de paix.

Mère admirable, étends ton saint Voile et ton manteau de tendresse sur chacun de nous.

Veille sur les familles, afin qu’elles connaissent le bonheur d’aimer et de transmettre la vie.

Aide les jeunes à avancer sur le chemin de la foi, de l’espérance et de la charité.

Toi qui donne au monde le Christ Sauveur, ouvre nos cœurs à toute détresse, inspire nous les gestes de solidarité et d’accueil, à l’égard de nos frères et sœurs les plus fragiles.

Ô notre Dame, Mère de Dieu,  Patronne de la France, toi qui veille sans trêve sur notre pays, tu as célébré les merveilles du Seigneur, tu as chanté la fidélité de Dieu aux promesses faites à nos pères.

Nous te bénissons, car tu as cru en l’accomplissement de la Parole de Dieu et en son amour qui s’étend d’âge en âge.

Amen !

Baptême d’Alexis Deffes

Le samedi 8 Août 2020 en l’abbatiale St Gény à Lectoure, le Rév. Père ANTOINE a baptisé Alexis DEFFES, né à Bagnols sur Cèze le 24.09.2019, en présence des Parents Jean-Marc et Magali, née LARRIVIÈRE, des parrain Mathieu CASTETS et marraine Marie-Laure LARRIVIÈRE ainsi que quelques membres de la Famille.

Ad Multos Annos

Notre Dame du Divin Amour

FÊTE : 18 Juin

Prière

             Très-pure Dame, Génitrice de Dieu, Mère du Dieu d’amour, espérance de notre salut, abaisse ton regard de miséricorde sur ceux qui avec foi et amour se tiennent et se prosternent devant ta vénérable icône, agrée nos chants de louange et répands en présence du Seigneur ta chaleureuse intercession sur les pécheurs que nous sommes ; afin que, sans regarder à nos péchés, Il nous sauve et nous prenne en pitié.

Admirable Souveraine, manifeste en notre faveur tes merveilles d’amour. Humblement nous t’en prions : délivre-nous de toute affliction, guide-nous sur la voie du bien et des vertus, garde-nous des épreuves, de la souffrance et du malheur, protège-nous contre la foudre, les incendies, la famine, les tremblements de terre, les inondations et les mortelles épidémies.

Accorde-nous ton aide miséricordieuse sur les routes de la terre, de la mer et du ciel, afin que nous ne périssions lamentablement.

Toute-compatissante Mère du Dieu d’amour, Nous t’adressons notre humble prière avec une ferme espérance: ne repousse pas nos larmes et nos soupirs, ne nous oublie pas tous les jours de notre vie, mais demeure en tout temps avec nous. Par ton secours et ton intercession auprès du Seigneur, accorde-nous joie et consolation, aide et protection, afin que sans cesse nous puissions louer et magnifier ton nom béni et très digne d’être chanté. Amen.

Dimanche de tous les saints

Tropaire des Saints t, 4

En tout l’univers tes Martyrs * ont orné l’Église de leur sang : * revêtue de pourpre et de lin fin, * par leur bouche elle te chante, ô Christ notre Dieu : * À ce peuple qui est tien manifeste ta compassion, * donne la paix à ceux qui veillent sur notre nation, * accorde à nos âmes la grâce du salut.