Saint Martin de Brive

FÊTE : 9 Août

Au diocèse de Limoges, saint Martin de Brive-la-Gaillarde (Brive Curetia). au diocèse de Tulle, martyr.

Il naquit en Espagne. vers la fin du IVème siècle, de parents très distingués par
leur extraction, mais idolâtres. Il fut baptisé dès sa tendre enfance. passa en Italie et de là dans les Gaules et séjourna un temps assez considérable dans le Périgord.
À Brive, il entra dans le temple des faux dieux, au moment où les idolâtres leur offraient quelqu’un de leurs abominables sacrifices, et renversa les autels des sacrificateurs. La foule se rua sur lui et l’accabla de pierres : un furieux, se détachant de la troupe, lui trancha la tête
d’un coup de cimeterre. Il fut enterré à Brive et une belle église s’éleva bientôt sur son tombeau.

Tropaire t, 1

Brive chante en ce jour le glorieux athlète du Christ, Martin. Tu devins un vaillant soldat du Sauveur ; et, la tête par le glaive retranchée, tu fus agrégé au chœur des martyrs ; sans cesse intercède avec eux, pour les fidèles qui célèbrent ta mémoire en te chantant : Gloire à Celui qui t’a donné ce pouvoir, gloire à Celui qui t’a couronné, gloire à Celui qui procure à tous, par tes prières, le salut.

Saint Jean le Roumain

FÊTE : 5 Août

Né en 1913, à Chorodestea. Moine à Neamt en Moldavie en 1936, il part aux Lieux Saints où le calendrier est conservé inchangé. Reçu à la Laure Saint Savva, il est ordonné prêtre au Saint Sépulcre en 1941 puis nommé à Saint Georges le Chozébite où il rend son âme le 5 août 1960.

Tropaire

Depuis ta jeune enfance, * tu as aimé le Seigneur avec ardeur, * tu as quitté le monde et ses plaisirs, *  tu t’es distingué dans l’ascèse. * Tu as fixé ta cabane près des Lieux saints. * Tu as combattu pour l’Orthodoxie et le calendrier des Pères. * Tu as vaincu, ô bienheureux Père Jean, les ruses des démons. * C’est pourquoi le Christ t’a glorifié en toute justice.

Protecteur de la Fraternité
Avec le saint moine Ioannicie, disciple de Saint Jean le Roumain

Relique vénérée à Lectoure
Étole de Saint Jean le Roumain
Première icône de Saint Jean le Roumain
Il reste quelques exemplaires de ce livre de 378 pages que nous avons édité en 1985 et qui est un beau témoignage de Saint Jean le Roumain
Offrande libre

Fête du Saint Prophète Élie

Apostiches, t. 4

Sanctifié avant sa conception, * ange dans la chair, esprit de feu, * homme céleste, divin précurseur de la seconde venue du Christ, * fondement des Prophètes, dans l’Esprit * le glorieux Élie nous a convoqués, * nous les amis de la fête, pour célébrer * sa divine mémoire en ce jour. * Par ses prières, ô Christ notre Dieu, * garde ton peuple de tout dommage causé par l’Ennemi.

Ne touchez pas à qui m’est consacré, gardez-vous de nuire à mes prophètes.

Le céleste prophète Élie, * voyant le peuple d’Israël, * prostitué loin du Seigneur son Dieu, * se consumer pour les idoles de Baal, * enflammé de zèle, arrêta les nues, * assécha la terre et par sa parole ferma les cieux, * disant : Il n’y aura sur terre de pluie * si ce n’est par mon injonction. * C’est lui qui aujourd’hui préside le festin, * procurant largement * aux fidèles qui l’honorent l’ineffable grâce de Dieu. 

Tu es prêtre à jamais selon l’ordre de Melchisédech.

Tu séparas les flots du Jourdain * comme initié aux mystères divins * que nulle langue ne peut exprimer ; * en cendres tu réduisis le mensonge des faux-dieux * par l’éclair de tes paroles inspirées par Dieu ; * tu réprimandas les princes violant la Loi, * fis flamber par ta prière l’oblation * et mis à mort les prêtres de l’impiété ; * calme à présent l’inflammation de nos douleurs * et, par la ferveur de tes prières, saint Élie, * éteins le brasier des misères dont ton peuple est affligé.

Gloire au Père, t. 6

Prophète qui annonças le Christ, * tu n’es jamais séparé * du trône de sa divine majesté, * même si tu es présent * au chevet de tout patient, * car en servant dans les cieux, * tu bénis l’univers, * dont tout lieu te glorifie. * Implore pour nos âmes la grâce et le pardon.

Maintenant…

Mère de Dieu, tu es la Vigne, en vérité, * qui a fait croître le fruit de vie ; * notre Dame, nous t’en prions : * au milieu des Apôtres et de tous les Saints * intercède pour le salut de nos âmes.

Tropaire t, 4

L‘ Ange dans la chair, le glorieux Élie * le socle des prophètes divins, * le second précurseur de la venue du Christ, * celui qui du ciel envoie la grâce sur Élisée, * chasse au loin les maladies * et purifie les lépreux ; * sur ceux qui le vénèrent il fait jaillir les guérisons.

Saint Jean-Marie d’Ars

FÊTE : 1 Août

Jean-Marie-Baptiste Vianney est né à Dardilly, près de Lyon, en 1786. Fils de fermiers, il entama ses études sacerdotales à 19 ans. Malgré ses grands problèmes d’ordre intellectuel, il fut ordonné prêtre à Grenoble en 1815. Trois ans plus tard, il fut nommé curé du petit village d’Ars, dans les Dombes, où il passa le restant de sa vie. Se vouant principalement à l’administration du sacrement du pardon, il vit se rendre à son confessionnal une masse de pénitents de toute classe sociale et de toute origine, venus souvent de très loin. Pendant les dix dernières années de sa vie, il passa de six à dix heures par jour au confessionnal. Ayant les dons du discernement des esprits, de la prophétie et des connaissances cachées, il était souvent harcelé par de mauvais esprits. Il décéda le 4 août 1859 et fut canonisé en 1925. Ce prêtre rappelle aux orthodoxes, saint Séraphim de Sarov qui vécut au même siècle. Ce dernier, né à Kursk, en Russie, en 1759, entra à 19 ans au monastère de Sarov. Ordonné prêtre, il vécut, de 1794 à 1825, comme ermite dans la forêt à proximité du monastère puis emmuré. À partir de 1825, il eut une grande réputation comme starets. Paisible, joyeuse et humble, sa spiritualité s’enracinait dans l’ascèse et la prière. Comme Père spirituel il recevait une multitude de fidèles, de toute catégorie et venant de très loin. Il décéda le 2 janvier 1833 et fut canonisé en 1903.

KONDAK 

Nos chants de louange sont incapables de détailler la multitude des vertus que tu as pratiquées, tout au long de ta vie, pour Dieu, admirable Jean-Marie d’Ars. Par tes prières tu as guéri les infirmités des possédés, tu as chassé les démons, tu as écouté et aidé les pécheurs qui se confessaient, tu as soigné les âmes dans la peine, tu as fait d’abondantes aumônes aux pauvres et aux indigents, tu as fondé des écoles pour les enfants oubliés et un orphelinat pour les abandonnés, tu as aidé de tes bienfaits chacun selon ses besoins, trouvant ta force dans la prière et les offices liturgiques. Aussi dans l’action de grâces à ton sujet, nous chantons pour Dieu : Alleluia !

Sainte Marthe

FÊTE : 29 Juillet

Sainte, vierge + v. 80 – Sœur de Lazare et de Marie de Béthanie, elle est, en Occident, souvent identifiée avec sainte Marie-Madeleine. Accueillant le Seigneur dans la maison de Béthanie (Le 10: 38-41) elle “se soucia et s’agita pour beaucoup de choses”. Selon une Tradition occidentale elle évangélisa la vallée du Rhône et mourut à Tarascon où ses reliques sont vénérées. Elle est représentée domptant le Tarasque, dragon du Rhône.

Sainte Marthe et ses compagnons annoncèrent l’Évangile dans les villes d’Avignon et de Tarascon, ainsi que dans les bourgs et les villages qui avoisinaient le cours du Rhône. L’hôtesse si dévouée du Sauveur rendait hautement témoignage de ce qu’elle avait vu et entendu. Ce qu’elle rapportait des miracles de Jésus-Christ, elle en prouvait la vérité par ses propres miracles, et comme sa sœur, tout en inspirant le respect, elle avait une grâce merveilleuse pour persuader les esprits.

Après l’ascension du Christ et la descente de l’Esprit, *lorsque fut lapidé le protomartyr, * Marthe fut mise, avec Lazare et Marie * et d ‘autres parmi lesquels Marcelle et Maximin, * sur une barque sans voile, sans rames, sans timon * et laissés à la dérive pour un naufrage certain ; * mais l’Esprit souffla et le divin Timonier * a l’esquif imprima la bonne direction * pour qu’il aborde au havre béni des Phocéens.

Tropaire t, 1

Chantons sainte Marthe, L’hôtesse du Christ, * qui à l’accueil du Seigneur accordait tant de soin, * bénissons la passagère du frêle esquif * qui d’une rive à l’autre franchit notre Mer, * et célébrons la protectrice de Tarascon * ayant triomphé du terrible dragon : * gloire à celui qui fut son hôte à Béthanie, * gloire à celui dont elle fut l’apôtre zélée, * gloire à celui qui accomplit en tous par ses prière le salut.

Mère de Dieu de Smolensk

FÊTE : 28 Juillet

À Suaïa, ville de la région de Smolensk, cette icône mariale acquit une grande renommée en 1654-55, alors qu’une terrible épidémie décimait la Russie toute entière. Inspirés par le Ciel, après de ferventes prières, les pieux fidèles de la paroisse de la Résurrection voulurent que l’on peigne une icône de la Vierge. Après la bénédiction dans l’église, on la porta en procession dans les rues, et l’intercession de la Mère de Dieu fit cesser la peste. Cette icône a été offerte, à Rome, par l’Archimandrite Georges Gharib (1930-2007) à notre Monastère afin qu’elle le protège, le 28 décembre 2002. Elle se trouve dans la Basilique St Gény de Lectoure.

CATHISME, t.1

Les fidèles qui te vénèrent en se prosternant * devant ta sainte icône, divine Mère, sauve-les ; * ne nous livre pas en pâture à l’ennemi, * ne laisse pas fondre sur nous * tous les maux que nos fautes nous ont mérités, * bien que nos iniquités nous dépassent la tête, * mais que prévale auprès de Dieu * ta prière maternelle bien acceptée de lui.

CATHISME, t.1 

Ta sainte icône, Vierge Mère de Dieu, * est le dispensaire spirituel du monde entier : * vers elle nous réfugiant, * nous nous prosternons devant toi ; * te vénérant par un baiser et recevant la grâce des guérisons, * des passions de l’âme et des corporelles maladies * nous sommes délivrés par tes prières.

CATHISME, t.1 

Auprès de la Mère de Dieu, * nous les pécheurs, accourons humblement * et, plein de repentir, devant elle nous prosternant, * crions-lui du fond de notre cœur : * Vierge de tendresse, viens à notre secours, * hâte-toi, car nous sommes perdus, * vois la multitude de nos péchés, * ne laisse pas sans aide tes serviteurs ; * notre unique espérance repose en toi.

Saint Galactoire

FÊTE : 27 Juillet

Galactoire assista au concile d’Agde (506), dont les canons furent autrefois adoptés dans toutes les Églises de France ; il y souscrivit avec le titre d’évêque de Benearnum, ville de Lascurre ou Lescar. L’année suivante, il fut pris par les Visigoths ariens, près d’un lieu nommé Mimisan ; ils le tourmentèrent longtemps pour lui faire abjurer la foi orthodoxe et finirent par le massacrer cruellement. Les évêques, ses successeurs, et tout le peuple de son diocèse, le regardèrent de tout temps comme un martyr. Les ossements du Saint furent conservés en grande vénération dans l’église cathédrale de cette ville, jusqu’en 1569, époque à laquelle ils furent brûlés par les soldats de comte de Montgomery, chef des novateurs, et la châsse qui les contenait fut pillée.

Tropaire t, 4

Des Apôtres ayant partagé le genre de vie * et sur leur trône devenu leur successeur, * tu as trouvé dans la pratique des vertus * la voie qui mène à la divine contemplation ; * c’est pourquoi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu luttas jusqu’au sang pour la défense de la foi ; * Galactoire, pontife et martyr, * intercède auprès du Christ notre Dieu * pour qu’il sauve nos âmes.

Sainte Parascève de Rome

FÊTE : 26 Juillet

Elle naquit dans un village proche de Rome, sous le règne d’Hadrien (117-138) de parents chrétiens, Agathon et Polireia. Ils l’appelèrent Parascève, car elle était née un vendredi et par dévotion pour la Passion vivifiante de Notre-Seigneur. Quand ses parents moururent, âgée de 12 ans, elle distribua ses biens aux pauvres et reçut le voile dans un monastère. Désirant faire partager le trésor de la Foi, elle se fit missionnaire et amena beaucoup de païens à l’Église. Le Souverain, sur pression de juifs jaloux, ordonna son arrestation et essaya de la faire apostasier. Elle répondit : “Jamais je ne renierai mon Seigneur et nul supplice ne pourra me séparer de son Amour”. Elle passa entre les mains de tortionnaires : Asclépios puis Tarasios mais aucun supplice ne l’a fit changer. Aussi le roi, plein de rage, ordonna sa décapitation. Ses reliques n’ont cessé d’accomplir de nombreuses guérisons, en particulier pour les maladies des yeux. Cette antique icône et des fragments de reliques sont vénérées en la Basilique Saint Gény de Lectoure.

Kondakion t, 4

En ton temple ayant trouvé * le lieu où nos âmes sont guéries, * en lui nous tous, les croyants, * à haute voix nous t’honorons, * vénérable Parascève, martyre digne de nos chants.

Sainte Anne

FÊTE : 25 Juillet

Selon la tradition, le corps de Sainte Anne, apporté par Saint Lazare et Sainte Marie-Madeleine, repose dans l’antique cathédrale d’Apt, en Provence. Pendant les grandes persécutions, les reliques furent déposées dans la crypte murée mais en 776 un grand miracle rappela cette précieuse présence et les documents découverts prouvent cette authenticité. Depuis des siècles, les personnages les plus éminents (Rois, Papes, Cardinaux) comme les plus humbles vinrent, par milliers, prier en ces lieux. La Basilique St Gény de Lectoure conserve une relique soustraite d’Apt, avec attestations de l’Archevêque Louis-François SUEUR d’Avignon (1899), de l’Archevêque François RICHARD de Paris (1896), de l’évêque Charles FREPPEL d’Angers (1899), le tout avec la contre-signature du Vicaire général I. Le Fuénédalle 28 février 1901. Cinq évêque dont Mgr Scoffer de Tarbes avaient sollicité cette demande de la relique pour le Noviciat Ste Anne, et c’est l’ensemble scellé qui nous est parvenu pour être vénéré à Lectoure.

Tropaire t, 4

Celle qui enfanta la Vie, la divine Mère immaculée, * tu l’as mise au Monde, sainte Anne, sage-en-Dieu; * c’est pourquoi tu es partie avec gloire en ce jour * vers la béatitude des cieux, * là où demeurent ceux qui exultent de joie, * et tu implores, Bienheureuse, la rémission de leurs péchés * pour les fidèles qui te vénèrent de tout cœur.

Protectrice de l’Ouvroir de la Fraternité, en l’église Archange Michel -Sainte Foy à Nérac dans le Lot-et-Garonne, en faveur des plus démunis et des enfants pauvres en Géorgie, Kosovo et Biélorussie. Elle est la première icône vénérée par la Fraternité en 1979.

Souviens-toi, ô Bonne Sainte Anne, toi, dont le nom signifie grâce et miséricorde, qu’on n’a jamais entendu dire, qu’aucun de ceux qui ont eu recours à ta protection, imploré ton assistance ou réclamé ton secours, ait été abandonné.

Animé d’une pareille confiance, ô bonne et tendre Mère, j’ai recours à toi, je me réfugie à tes pieds, tout pêcheur que je suis, et j’ose paraître devant toi, gémissant sous le poids de mes péchés.

Ne méprisez pas mes prières, ô Bonne sainte Anne, Mère de la Toute-pure Vierge Marie, particulièrement celles que je fais pour obtenir grâces, mais écoute-les favorablement et daigne les exaucer.

Amen.

Saint Jacques le Majeur

FÊTE : 25 Juillet

+ 44 . Fils de Zébédée et de Marie de Salomé, avec son frère saint Jean l’Évangéliste, il fut appelé à l’apostolat par Jésus. Il fut le premier apôtre à subir le martyre (Ac 12:2), sous Hérode Agrippa. Une tradition du IXème siècle fait de lui l’apôtre de l’Espagne et veut que son corps soit enchâssé à Compostelle. Cette tradition, qui s’était formée sous l’influence de Cluny, se répandit en Europe et a fait, d’une part, de Compostelle le troisième haut lieu de pèlerinage de la chrétienté, après ]érusalem et Rome, et d’autre part, de saint Jacques le patron de l’Espagne. Il est représenté comme un vieillard barbu, avec un chapeau orné d’une coquille, ou avec une ou plusieurs coquilles près de lui ; ou encore habillé en pèlerin avec un sac de voyage et un bâton. Il est vénéré à cheval, terrassant les forces démoniaques ou hérétiques.

Tropaire t, 3

Toi l’apôtre choisi du Christ, * le propre frère du Théologien bien aimé, * illustre Jacques, pour nous qui te chantons * demande la rémission de nos péchés * et prie le divin Maître de tous * d’accorder à nos âmes la grâce du salut.