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Protestation du Patriarche Irénée au sujet de “l’autocéphalie” ukrainienne

Le patriarche de Serbie Irénée adresse une protestation au patriarche de Constantinople Bartholomée au sujet de « l’autocéphalie » ukrainienne et d’autres entités schismatiques semblables

Le patriarche de Serbie Irénée adresse une protestation au patriarche de Constantinople Bartholomée au sujet de « l’autocéphalie » ukrainienne et d’autres entités schismatiques semblables

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L’agence grecque Romfea.gr publie en exclusivité des extraits d’une lettre de 15 pages adressée par le patriarche de Serbie Irénée au patriarche œcuménique Bartholomée, au sujet de l’autocéphalie ukrainienne, et des problèmes similaires au Monténégro et en République de Macédoine. Nous publions ci-dessous le résumé de la lettre effectué par Romfea.gr avec les citations du document original :
“La raison de la lettre est l’inquiétude du Saint-Synode de l’Église orthodoxe serbe et de son patriarche suite aux immixtions des hiérarques du Patriarcat œcuménique relatives à l’octroi du Tomos d’autocéphalie à des entités schismatiques ukrainiennes « contre la volonté… de l’Église orthodoxe russe… au nom de la maternité ecclésiastique du passé, qui est un paramètre canonique récemment apparu », ajoutant qu’un « argument semblable est programmé également pour ‘l’Église orthodoxe de Macédoine’ ». « L’hérésie de l’ethnophylétisme constitue l’une des infortunes essentielles de l’Orthodoxie contemporaine », est-il dit entre autres dans la lettre. En outre, le patriarche de Serbie souligne que les États contemporains sécularisés s’efforcent d’utiliser l’Église pour servir leur idéologie et leur autorité et, pour atteindre ce but, recourent à un ethnophylétisme malsain et à une mentalité étatique sécularisée, qui à leur tour « ne réussissent qu’à une chose – menacer le caractère catholique et universel de l’Église de Dieu, et ce faisant, sa mission naturelle envers tous les peuples ». Le patriarche Irénée écrit : « Les États, peuples et ‘peuples’, parmi lesquels est demandée aujourd’hui l’autocéphalie, mènent en réalité des                « schismes politiques » et justifient ouvertement leur activité funeste en invoquant l’intérêt étatique et national (Ukraine, « Macédoine du Nord », Monténégro…). Ces États sont des créations des communistes, ayant aujourd’hui pour la plupart à leur tête des athées, comme c’est le cas du gouvernant non baptisé et athée du Monténégro [Milo Đukanović, ndt] ou le « fidèle très rassemblant » à la tête de l’Ukraine [i.e. Petro Porochenko, ndt], qui se fait voir tant dans l’Église canonique, que chez les schismatiques et les uniates. Ces gouvernants ne demandent pas l’Église autocéphale en tant que – prétendus – membres fidèles de celle-ci, mais dans un but opportuniste ou plutôt inopportun, l’utilisant pour consolider une idéologie séculière, en fait athée, ainsi que leurs intérêts mesquins. Il s’agit, en dernière analyse, d’une maltraitance de l’Église et de la foi ». « Le consentement de l’Église à une telle maltraitance est-elle    permise ? Destinée à transformer et à sauver le monde déchu, lui est-il permis de s’adapter et de plaire à celui-ci ? » sont les questions que pose le primat de l’Église de Serbie, en premier lieu au Patriarcat œcuménique « notre Église-mère, qui est appelée, en sa qualité d’Église primatiale, à servir, de façon désintéressée et sacrificielle, l’unité de l’Église ». Selon l’opinion du patriarche de Serbie Irénée, « dans toutes les conditions, sous les influences et les pressions possibles, il ne saurait être permis [au Patriarcat œcuménique, ndt] de procéder à quelque action hâtive pouvant provoquer un dommage à l’unité panorthodoxe, et particulièrement de prolonger la vie des schismes, que par ailleurs il aspire à guérir et à dépasser». Se référant à l’Ukraine, le patriarche de Serbie caractérise de « fort périlleux voire de catastophique, probablement aussi fatal pour l’unité de la sainte Orthodoxie », l’acte « d’innocenter et de rétablir les schismatiques au rang des évêques, particulièrement l’archi-schismatique, le ‘patriarche’ de Kiev Philarète Denissenko, et de faire revenir des schismatiques dans la communion liturgique et canonique, sans leur repentir et leur retour dans l’unité de l’Église orthodoxe russe dont ils se sont détachés, et tout cela sans le consentement du Patriarcat de Moscou et sans coordination avec lui ». Le patriarche de Serbie souligne que l’immixtion de feu le patriarche [de Constantinople] Grégoire VII dans les affaires de l’Église russe et sa position envers le saint patriarche Tykhon (auquel il avait proposé de démissionner), son soutien au schisme des « rénovés » [formation schismatique moderniste soutenue par les bolcheviques, ndt] dans les années 1920, ne peut en aucun cas servir d’exemple à imiter. Selon l’auteur de la lettre, l’acte de rétablissement des schismatiques ukrainiens « signifierait en même temps une attitude inamicale envers l’Église martyre des pays russes », ce que le patriarche Serbe ne saurait attendre « de la Grande Église du Christ [i.e. le Patriarcat de Constantinople, ndt] martyre ». Examinant la question de la soi-disant subordination du diocèse métropolitain de Kiev à la juridiction de Constantinople, l’affirmation selon laquelle ce diocèse « a appartenu continuellement » à cette dernière, le patriarche Irénée demande « comment on peut alors expliquer le fait que Moscou, aussi longtemps, durant plus de trois siècles, a exercé et exerce maintenant sa juridiction sur Kiev sans protestation aucune, y compris de la Grand Église du Christ », concluant que « les sources historiques disponibles ne confirment pas l’affirmation selon laquelle Moscou n’aurait pas en fait de compétence sur Kiev ». La lettre fait encore référence à l’ancienne tradition et pratique canoniques « de l’ancienneté », « des anciens usages », des « relations admises par tous » qui soutiennent les droits des Russes sur Kiev. Le patriarche Irénée rappelle que le Concile de Crète a entériné l’existence des quatorze Églises orthodoxes autocéphales dans leur limites territoriales canoniques actuelles. « Par la constatation en question du Concile de Crète, il est reconfirmé implicitement que l’Église autonome d’Ukraine se trouve sous la juridiction du patriarcat de Moscou et qu’elle appartient entièrement à celui-ci organiquement ». Soulignant le fait que l’Église de Constantinople est à égalité Église-Mère tant de Kiev, de Moscou, de Tarnovo et d’autres, le patriarche de Serbie observe : « L’honneur et la dignité de la maternité ecclésiastique n’accorde pas ipso facto à l’Église-Mère le droit de mépriser et, d’autant plus, de mettre en doute, les autocéphalies et juridictions historiquement instituées ». Il ressort de ce qui est dit que le Patriarcat œcuménique ne peut décider de plein droit, sans les Églises de Serbie et de Russie, l’avenir de l’archevêché d’Ohrid et du diocèse de Kiev. La lettre souligne que la procédure d’acquisition et de proclamation de nouvelles autocéphalies a été convenue d’un commun accord par les Églises orthodoxes locales [lors d’une réunion préconciliaire à Chambésy, ndt]. Elle prévoit que Constantinople est une simple coordinatrice du problème. Après avoir reçu la proposition d’une Église quelconque relativement à l’octroi de l’autocéphalie à certains diocèses de celle-ci, elle [i.e. Constantinople, ndt] transmet la demande à toutes les Églises locales autocéphales, et la question est réglée en conformité avec leur décision commune. « Le texte officiel définitif y relatif a été publié dans les pages de la publication périodique « Synodika » du Centre du Patriarcat œcuménique à Chambésy ». Le patriarche de Serbie déclare : « C’est là la prise de position acceptée et reçue communément par les Églises orthodoxes et non la position de l’un des hiérarques de Votre très-sainte Église, selon laquelle le Trône œcuménique seul, sans les autres, sans les égaux (sine paribus), accorde ou abroge les autocéphalies, agissant ainsi depuis 1350 années continues ( !) ». Dans un autre passage de la lettre, le patriarche Irénée s’adresse au Patriarche œcuménique comme suit : « Il ne vient nullement à notre esprit, Toute-Sainteté – le souhait et l’intention ne nous en effleurent même pas – de vous froisser ou de vous attrister tant soit peu, mais nous sommes néanmoins contraints de vous rappeler votre promesse, donnée à Chambésy, en présence des Primats des Églises orthodoxes – en présence, par conséquent de notre humble personne également – que vous n’interviendrez pas dans les affaires de l’Église d’Ukraine ». La lettre du patriarche de Serbie attribue une grande importance au danger de violation des droits juridictionnels de sa propre Église au Monténégro, où « une parasynagogue ou secte dépourvue de la grâce divine », s’appelle « Église du Monténégro », tandis que « sa sœur aînée à Skoplje, croit et claironne qu’après l’octroi de l’autocéphalie aux schismatiques ukrainiens, elle aussi recevra la reconnaissance et l’autocéphalie ». Évoquant les dirigeants des schismes au Monténégro et en Ukraine, le patriarche serbe conclut que le cas du Monténégro est à mettre en relation avec celui de l’Ukraine et que le clergé non canonique de l’ex-République Yougoslave de Macédoine et du Monténégro espère bien qu’il sera rétabli à l’instar de Denissenko [le « patriarche » schismatique de Kiev, ndt]. Le patriarche Irénée croit qu’une telle chose, du point de vue du droit canon, serait tragiquement absurde. En conclusion, le Primat de l’Église serbe appelle le patriarche œcuménique à être circonspect, souhaitant en même temps que le Christ accorde la force à l’Église-Mère « afin de ne pas se courber devant les pressions, ainsi que la sagesse qui vient d’en-haut afin de demeurer toujours et à jamais fidèle à elle-même, à sa mission et à son ministère ».”

Source

Source: Orthodoxie.com

Appel du clergé et des moines du diocèse de Ras et Prizren

Appel du clergé et des moines du diocèse de Ras et Prizren

Le jour de la fête de la Transfiguration du Seigneur, le 6/19 août de cette année, tout le clergé paroissial, les pères et mères higoumènes avec tous les moines et moniales du diocèse de Ras et Prizren, avec à leur tête leur archipasteur, l’évêque Théodose, ont adressé un appel pour le Kosovo et la Métochie, par lequel ils soutiennent le message de l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe adopté cette année lors de son assemblée au mois de mai à Belgrade, et dans lequel les représentants politiques sont appelés à défendre le peuple serbe et ses lieux saints séculaires. Les pères et mères higoumènes de 20 monastères, qui au total rassemblent 120 moines et moniales, 70 prêtres et clercs paroissiaux ont signé l’appel commun suivant:

« Avec responsabilité pastorale, nous membres du clergé et de l’ordre monastique du diocèse de Ras et de Prizren, dirigés par notre archipasteur l’évêque Théodose, sommes profondément conscients des temps et de la situation difficiles dans lesquels nous vivons. Guidés par les décisions claires et non équivoques de la sainte Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe du mois de mai 2018, nous soutenons ce qui suit :
– Le Kosovo et la Métochie, avec ses 1500 monastères, fondations et monuments orthodoxes serbes, est une partie inaliénable de la Serbie et la préservation de cette partie de notre terre n’est pas une question d’idéologie ou de mythologie nationales. Qui plus est, [le Kosovo et la Métochie] ne représente pas seulement un territoire, mais le noyau de notre être ecclésial et national, ce qui nous a préservés comme peuple de Dieu et Église vivante du Christ, pendant des siècles, sur ce territoire.
– La préservation du Kosovo et de la Métochie comme partie intégrante de la Serbie, selon tous les standards internationaux, conformément à la Constitution de la République de Serbie et à la résolution 1244 de l’ONU, ne signifie pas la confrontation avec le monde, mais plutôt une affirmation de l’idée selon laquelle, sans droits fondamentaux et la liberté d’un peuple, de son identité, de sa spiritualité et de sa culture, une décision stable et durable ne peut être trouvée.
– La partition éventuelle, l’échange de territoires ou « la ligne de démarcation entre Serbes et Albanais » sur le territoire souverain de la Serbie, la plus grande partie de notre peuple au Kosovo et en Métochie serait automatiquement laissé à la merci de ceux qui jusqu’à maintenant n’ont pas montré de disposition à respecter nos droits. Dans un tel développement malheureux des événements existe le grand danger que nous soyons exposés à un pogrom analogue à celui de mars 2004, voire que, sous la pression et une terreur feutrée, nous soyons contraints à l’exode.

Tenant compte de tout cela, nous appelons unanimement les plus hauts représentants de la République de Serbie ainsi que les représentants internationaux, à ce que soit rendu possible à notre clergé, nos moines et moniales ainsi qu’à notre peuple fidèle, la survie et la vie paisible au Kosovo et en Métochie, à ce que soient préservés nos lieux saints et, ce faisant, soit assurée la continuité séculaire de l’existence de notre Église sur cet espace. Cet appel ne constitue pas une immixtion dans la politique, mais avant tout la clameur de ceux qui, vivant au Kosovo et en Métochie, ont devant Dieu et leur conscience, la responsabilité envers le peuple fidèle, avec lequel nous constituons l’Église vivante. Profondément dévoués en Christ à notre archipasteur, l’évêque de Ras et Prizren Théodose, ainsi qu’aux autres hiérarques de la sainte Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe, les soussignés ont donné leur accord sur ce qui précède. Le jour de la Transfiguration, le 6/19 août 2018 » [suivent les noms et les signatures]

Source : http://www.spc.rs/eng/node/59449

Traduction: Orthodoxie.com

Novak Djokovic défend le Kosovo

Novak Djokovic dans la légende du tennis… et défenseur du Kosovo serbe ! [Vidéos]

Dimanche soir, Novak Djokovic est devenu le premier joueur de tennis à remporter l’ensemble des tournois ATP. L’occasion de revenir sur le parcours atypique du Serbe, qui n’a jamais accepté la perte du Kosovo…

Grands chelems, Masters 1000…Djokovic a tout gagné !

Il y a quelques mois encore, on le croyait dépassé pour de bon, il avait perdu son jeu…mais Novak Djokovic l’a retrouvé au meilleur moment ! Après un succès aussi prestigieux qu’inattendu à Wimbledon en juillet, le Serbe a confirmé son retour au premier plan ce dimanche soir aux Etats-Unis.
A l’occasion d’une affiche de rêve contre le Suisse Roger Federer, il n’a pas manqué l’occasion qui s’offrait à lui de remporter le Master 1000 de Cincinnati, soit le dernier tournoi ATP qui manquait à son riche palmarès.

Sa victoire en deux sets, 6-4, 6-4, n’a pas vraiment souffert de contestation. Agressif sur les jeux de services de son adversaire, sûr de lui et poussant Federer à la faute, il remporte la première manche sans trembler. La seconde fut plus difficile avec le break réalisé d’entrée par le Suisse, avant que Djokovic n’inverse la tendance dans la foulée et ne conclut l’affaire en un peu moins d’une heure et demie.

Ce succès vient donc s’ajouter à ses treize victoires obtenues sur les quatre tournois du Grand Chelem ainsi qu’à ses trophées acquis lors des huit autres Masters 1000, à Indian Wells, Miami, Monte Carlo, Madrid, Rome, au Canada, à Shangai et à Paris.

Les autres légendes vivantes du tennis, Roger Federer et Rafael Nadal, voient donc leur rival les coiffer au poteau !

Djokovic, défenseur du Kosovo serbe

Cela ne fera certainement pas l’objet d’un reportage lors du journal télévisé de TF1 de demain, ni dans « Stade 2 » de dimanche prochain, mais Novak Djokovic est bien plus qu’un joueur de tennis, c’est aussi un fervent défenseur du Kosovo serbe.
En 2008, lors de la déclaration d’indépendance de la province, il avait exprimé son opposition via un message diffusé à l’occasion d’un rassemblement patriotique à Belgrade. Il faut dire que son père est originaire de la région et que la famille avait dû fuir lors des bombardements de l’OTAN en 1999.

Le tennisman est toujours très engagé dans les actions caritatives qui y sont organisées et est naturellement devenu l’une des personnalités préférées des Serbes, au même titre qu’Arnaud Gouillon, le responsable français de l’association Solidarité Kosovo.

En 2016, l’émission Terres de Sport de TV Libertés avait consacré un reportage sur les liens unissant Novak Djokovic à la Serbie et au Kosovo. La preuve que les sportifs ne sont pas toujours les enfants pourris-gâtés et arrogants que l’on décrit !

Novak Djokovic et les autres têtes d’affiche du circuit se retrouveront le mois prochain à l’occasion de l’US Open.

Source:

Crédit photos : DR
[cc] Breizh-info.com, 2018

Le patriarche de Serbie Irénée séjournera en Suisse du 31 août au 4 septembre 2018

Le patriarche de Serbie Irénée séjournera en Suisse du 31 août au 4 septembre 2018
Le patriarche de Serbie Irénée séjournera en Suisse du 31 août au 4 septembre 2018

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Le patriarche de Serbie Irénée a reçu, le 6 août 2018, en la résidence patriarcale de Belgrade, l’évêque d’Autriche et de Suisse André (Église orthodoxe serbe) et S.E. Mme Snežana Janković, ambassadrice de Serbie en Suisse. L’évêque André et l’ambassadrice ont remercié le patriarche pour son accueil chaleureux. Au cours de l’entretien ont été discutés les préparatifs de la visite patriarcale au diocèse d’Autriche et de Suisse de l’Église orthodoxe serbe, du 31 août jusqu’au 4 septembre 2018. Le 1er septembre 2018, le patriarche Irénée célébrera la sainte Liturgie en l’église de la Sainte-Trinité à Zurich, tandis que le 2 septembre, il consacrera l’église Saints-Cyrille-et-Méthode à Berne. Une rencontre avec de hauts dignitaires ecclésiastiques et des personnalités de l’État aura lieu le 3 septembre 2018. L’archiprêtre stavrophore Stanko Marković, vicaire épiscopal pour la Suisse de l’Église orthodoxe serbe, et le diacre Alexandre Prašćević, chef de cabinet du patriarche de Serbie assistaient à la réunion du 6 août 2018.

Source: Orthodoxie.com

L’higoumène du monastère de Dečani : « À ceux qui ont oublié ce que nous avons encore au Kosovo et en Métochie… »

L’higoumène du monastère de Dečani : « À ceux qui ont oublié ce que nous avons encore au Kosovo et en Métochie… »

Alors que des bruits persistants circulent sur la partition du Kosovo entre Serbes au Nord (région de Kosovska Mitrovica) et Albanais au Sud de la rivière Ibar, l’higoumène du monastère de Dečani, l’higoumène Sava (Janjić) a publié le message suivant sur Facebook : « À ceux qui ont oublié ce que nous avons encore au Kosovo et Métochie, au sud de l’Ibar, nous rappelons que 2/3 des 120’000 Serbes avec leurs femmes et leurs enfants vivent au sud de l’Ibar, majoritairement dans le district de Kosovsko Pomoravlje, près de Gračanica et Štrpce, tandis qu’un tiers seulement réside au nord du Kosovo. Nous avons en outre [au Sud de l’Ibar] :
– 140 églises, desservies par les prêtres du diocèse de Ras-Prizren, dont certains vivent jusqu’à quatre de leurs enfants dans les zones purement albanaises
– 10 monastères actifs avec environ 100 moines et moniales
– 1 séminaire théologique à Prizren avec 80 étudiants, professeurs et employés
– 4 monuments classés par l’Unesco : les monastères du Patriarcat de Peć, de Dečani, Gračanica et l’église de la Mère de Dieu Ljeviška [à Prizren], qui sont en même temps les monuments les plus importants de la culture serbe
– les biens publics et privés de dizaines de milliers de personnes, ainsi que les biens naturels, au sujet desquels les institutions de l’État ont des données plus précises.
Naturellement, tout cela est également important pour les autres personnes qui vivent ici et avec lesquelles nous souhaitons vivre en paix. Je suppose qu’il y a suffisamment d’air et d’eau pour tous et que nous sommes capables de nous de nous respecter mutuellement les uns les autres, comme des gens qui n’ont pu choisir dans quel peuple et dans quel lieu ils naîtraient».

Source (dont photographie de l’higoumène Sava (Janjić) )

Source: Orthodoxie.com

L’évêque de Ras et Prizren Théodose met en garde contre les risques d’incidents au nord du Kosovo et de la Métochie

L’évêque de Ras et Prizren Théodose met en garde contre les risques d’incidents au nord du Kosovo et de la Métochie

« Nous sommes témoins, ces derniers jours, de nombre d’informations inquiétantes qui nous viennent de nos fidèles, mais qui se répandent aussi dans les medias. Il est question d’un éventuel incident armé au nord du Kosovo qui pourrait déclencher toute une série de conséquences indésirables pour notre peuple, non seulement au nord, mais surtout au sud de l’Ibar, et qui menacerait nos lieux saints les plus importants. De plus en plus, il est ouvertement question dans le public d’un scenario de division territoriale ou de la soi-disant correction des frontières du Kosovo et de la Métochie entre Belgrade et Priština. Il est clair que dans ce contexte, un tel incident, que se soit sous la forme de la proclamation d’une prétendue autonomie du Nord ou de la prise du lac de Gazivode par la police du Kosovo, servirait à créer directement une situation sur place qui consoliderait la division territoriale et menacerait durablement la population civile. Dans tous ces scenarios qui sont actuellement au niveau de spéculations, le danger premier est la possible irruption des forces armées de la police du Kosovo dans le nord de la province pour y « rétablir l’ordre », ce à quoi les Serbes de la région devraient inévitablement répondre. Si l’on arrivait à un tel incident, de nombreuses vies seraient menacées, ce qui entraînerait directement des désordres dans les parties méridionales du Kosovo et de la Métochie également. En tant qu’évêque et archipasteur de notre peuple fidèle sur cet espace, nous appelons encore une fois les représentants politiques à Belgrade et à Priština à faire preuve de retenue et à régler les problèmes existants de façon pacifique. Nous adressons également un appel aux représentants internationaux, particulièrement la KFOR, afin qu’ils empêchent à tout prix les possibles incidents, qui auraient des conséquences incalculables pour tous. Nous rappelons que si quelqu’un planifiait de tels incidents pour servir de prétextes à certaines décisions politiques qui s’ensuivraient, il serait confronté tôt ou tard au jugement de Dieu, du peuple, et de l’histoire ».

Appel de l’évêque de Ras-Prizren Théodose au sujet de la résolution du problème du Kosovo et de la Métochie

Appel de l’évêque de Ras-Prizren Théodose au sujet de la résolution du problème du Kosovo et de la Métochie
Appel de l’évêque de Ras-Prizren Théodose au sujet de la résolution du problème du Kosovo et de la Métochie

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À la suite de déclarations de certains hommes politiques serbes sur la partition du Kosovo et de la Métochie comme solution au problème actuel, l’évêque Théodose a rédigé l’appel suivant, daté du 25 juillet 2018, que nous publions ci-après in extenso. Pour la bonne compréhension du texte, la partition impliquerait le rattachement du nord du Kosovo, à savoir la ville de Kosovska Mitrovica et les villages voisins à la Serbie, tandis que toute la population serbe restante, éparpillée et minoritaire dans le reste du Kosovo, serait contrainte à quitter ses foyers ancestraux.

« En tant qu’évêque de Ras et de Prizren et archipasteur des fidèles orthodoxes des régions du Kosovo, de la Métochie et de Ras, je ressens la nécessité, avec une responsabilité pastorale et morale énormes, d’exprimer ma plus profonde préoccupation suite à une série de déclarations politiques récentes sur le Kosovo et la Métochie, lesquelles emplissent nos cœurs d’une incertitude et d’une douleur toujours plus croissante. Cela fait déjà maintenant plus de vingt ans que notre diocèse, avec le soutien du Patriarche et des hiérarques de notre Église, ainsi qu’avec l’aide matérielle du gouvernement de la République de Serbie et d’autres donateurs, tant serbes qu’étrangers, produit de grands efforts pour permettre la vie normale de notre Église, la restauration de nos lieux saints détruits et inciter le retour de nos fidèles expulsés, de même que pour la survie de ceux qui demeurent ici aujourd’hui dans cette région. Du fait de cette préoccupation, et à l’occasion du dialogue en cours entre Belgrade et Priština à Bruxelles, l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe a déjà exprimé sa position claire, unique et non équivoque dans son message du 10 mai 2018. Il est connu du public que notre diocèse, avec le soutien de toute l’Église orthodoxe serbe et ce avant le conflit armé au Kosovo et en Métochie, a déployé une activité significative pour éviter la résolution par la force des problèmes existants. Nous avons participé à une série de dialogues avec les représentants de la communauté internationale et des Albanais du Kosovo, avant et après les affrontements armés de 1998-1999, toujours dans le but de témoigner de la position évangélique de l’Église, à savoir que nous devons êtres les témoins de la paix du Christ parmi les hommes. Au monastère de Dečani, pendant la guerre, nous avons accueilli et protégé les réfugiés, tant serbes qu’albanais, roms et d’autres origines, élevant notre voix contre la violence exercée sur les civils innocents, et ce sans tenir compte de leur ethnie et leur religion. Après les affrontements, notre diocèse a participé activement au dialogue multi-ethnique et à la coopération avec les représentants internationaux. Nous avons fait aussi de gros efforts pour défendre le peuple et les lieux saints. Malheureusement, et malgré tout cela, environ 200.000 de nos compatriotes ont été expulsés à l’époque de « la paix garantie internationalement », de nombreux villages et cimetières ont été dévastés, tandis que 150 églises ont été détruites. Or, même à cette époque, nous n’avons pas cessé le dialogue et, depuis 2005 nous avons, sous les auspices du Conseil de l’Europe, rénové un grand nombre de nos églises et monastères, de même que le séminaire Saints-Cyrille-et-Méthode à Prizren. À la demande de l’État serbe, en 2008, nous avons participé aux négociations à Vienne, où nous nous sommes mis d’accord sur des principes importants relatifs à la défense et la survie de notre peuple et de nos lieux saints au Kosovo et en Métochie. Dans la ligne de cet engagement pour le dialogue et la résolution pacifique de tous les différends, nous avons également soutenu le début du dialogue de Bruxelles sur les questions techniques, dans l’espoir que seraient atteints des accords utiles qui faciliteraient la vie de tous les peuples sur cet espace, ainsi que la protection des lieux saints, des biens, de l’identité, des droits de l’homme et de la liberté du peuple serbe particulièrement menacé. Aussi, nous sommes profondément préoccupés par les déclarations politiquement et moralement irresponsables, toujours plus fréquentes, formulées par les politiciens des deux côtés. Ceux-ci mentionnent une « solution définitive » dans le contexte « d’une partition territoriale » et « d’une ligne de démarcation entre Serbes et Albanais ». De telles déclarations, dans notre peuple fidèle, et plus largement dans la région et le monde, provoquent la préoccupation et l’inquiétude. Cela signifie-t-il que nous en arriverons à ce que la majorité des Serbes du Kosovo et de Métochie qui vivent au sud du fleuve Ibar devront quitter leurs foyers et abandonner leurs lieux saints – le Patriarcat de Peć, Dečani, Gračanica, Prizren ? Cela signifie-t-il que la liberté et les droits des gens qui n’ont pu choisir dans quel peuple et dans quelle religion ils naîtraient, ne pourront trouver une solution que par la délimitation territoriale et la création de territoires ethniquement compacts ? Il est évident qu’un tel principe qui, au demeurant, a provoqué les souffrances de nombreuses personnes innocentes au cours des guerres et de l’effondrement de l’ancienne Yougoslavie dans les années 1990, constitue une menace continuelle contre la paix et la stabilité, et ce non pas seulement dans la région des Balkans occidentaux. Il créerait en outre un précédent supplémentaire à un nouveau séparatisme en Europe et dans le monde entier et mènerait à une réaction en chaîne d’effusions de sang, de souffrances et d’expulsion de la population civile, pour la seule raison que suite aux accords conclus par les politiciens, nombreux sont ceux qui se trouveraient « du mauvais côté » de la ligne de démarcation. Aussi, en tant qu’évêque, mais avant tout en tant que chrétien et homme qui a passé la majeure partie de sa vie avec les membres du clergé et de l’ordre monastique au Kosovo et en Métochie, j’appelle les politiciens, tant à Belgrade qu’à Priština, mais aussi les médiateurs internationaux dans le cadre du dialogue, ainsi que d’autres représentants officiels, à ce que la résolution de toutes les questions concernant le Kosovo et la Métochie doive et soit cherchée dans le but unique de la préservation de la paix, de la sécurité de tous les citoyens, principalement des communautés ethniques et religieuses non majoritaires, de la conservation de leur patrimoine spirituel et culturel, de leur identité historique, et des libertés civiles et religieuses. L’appel à la partition comme « meilleur modèle » néglige toute une série de questions essentielles telles que : la liberté de retour des personnes déplacées, la résolution de la question des personnes disparues, la défense des droits de propriété, les prestations sanitaires et scolaires, les droits religieux et humains, qui doivent être garantis au niveau de la loi, mais aussi tout autre accord. Une telle position de notre Église ne signifie pas un appel à soi-disant « geler » le conflit, car notre Église est opposée à tout conflit. Il s’agit d’un appel, avant tout, à la poursuite responsable et transparente du dialogue, qui doit revenir dans un cadre qui sera au service de la stabilité de la région et du continent européen et en conformité avec toutes les normes et les standards internationaux pertinents, parmi lesquels la résolution 1244 du Conseil de sécurité est particulièrement importante. Dans le cas contraire, comme toute autre échange de territoires dans l’histoire, cela provoquerait également un exode massif de la population civile, des atteintes au patrimoine spirituel séculaire de notre peuple, et causerait à tous un dommage irréparable. Nous nous demandons si cela nous est nécessaire, maintenant, au XXIème siècle, et s’il existe des gens qui auraient le « courage » historique et moral de provoquer l’exode et le malheur de dizaines de milliers de personnes innocentes, qui ont réussi à survivre dans leurs foyers durant vingt ans après les affrontements. Pratiquement chaque annonce médiatique dont nous avons connaissance provoque préoccupation et insécurité parmi notre peuple et n’apportent ni la stabilité, ni un avenir pacifique. C’est précisément de telles déclarations qui font que de plus en plus de Serbe apeurés décident de vendre leurs biens, au lieu de les encourager à demeurer dans leurs foyers. Bien que ce soit difficile pour nous, il nous faut en premier lieu, avec foi en Dieu et dans Son aide, préserver ce que nos ancêtres nous ont laissé en héritage. Nous interpellons particulièrement les représentants internationaux au Kosovo et en Métochie et dans le monde entier, afin qu’ils défendent clairement et sans équivoque tous ceux qui sont destinés à vivre ici et qu’ils ne permettent pas de telles décisions qui provoqueraient cet exode, mais au contraire qu’ils fassent plus pour défendre leurs droits. Je mentionnerais particulièrement le cas du refus obstiné des institutions du Kosovo de mettre en œuvre les décisions de la Cour constitutionnelle du Kosovo au sujet des terres appartenant au monastère de Dečani, ainsi que la décision scandaleuse du pouvoir de Priština de transformer une route locale de dix kilomètres en route de transit international, et ce devant les portes d’un monastère du XIVème siècle reconnu par l’UNESCO. Les attaques fréquentes contre les Serbes, lesquelles, en règle générale, restent impunies, des larcins quasiment quotidiens, ne sont pas la voie qui apportera le bonheur à qui que ce soit, y compris pour les Albanais du Kosovo. Sans respect du droit et du respect de la liberté de tous les citoyens, et ce indépendamment de leur origine ethnique, aucune société n’aura un meilleur avenir. Nous, au Kosovo, sommes inquiets de la criminalisation toujours plus forte de la vie politique, qui est dominée par des clans tribaux sous le nom de partis politiques et dans laquelle les intérêts particuliers sont placés au-dessus de l’intérêt des citoyens. Ce n’est pas la voie vers l’Europe pour quelle communauté que ce soit dans les Balkans occidentaux, mais la voie vers une isolation plus prononcée, vers le malheur et l’absence de perspectives pour les jeunes gens qui méritent une vie meilleure. L’utilisation d’une rhétorique nationaliste toujours plus fréquente qui dissimule des activités criminelles, est triste et décevante, et cela décourage plus spécialement les jeunes gens. Priant Dieu dans ce sens, nous croyons sincèrement que notre appel pastoral ne restera pas « une voix criant ans le désert », mais qu’il sera une incitation à trouver une juste solution pour tous ceux qui ont pris sur eux la lourde responsabilité politique de l’avenir du Kosovo et de la Métochie et de nos vies ».

Source: Orthodoxie.com

Le patriarche de Serbie Irénée s’est exprimé sur la situation de l’Église orthodoxe au Monténégro

Le patriarche de Serbie Irénée s’est exprimé sur la situation de l’Église orthodoxe au Monténégro

Dans une interview exclusive au journal monténégrin « Dan », le patriarche de Serbie Irénée a estimé que la situation de l’Église orthodoxe au Monténégro est aujourd’hui pire qu’à l’époque ottomane, tandis que la situation des Serbes dans ce pays est semblable à leur situation au temps de « l’État indépendant de Croatie » [l’État satellite de l’Allemagne nazie, ndt] Commentant les fréquents signaux négatifs des personnalités officielles de l’État monténégrin au diocèse métropolitain du Monténégro et du Littoral, notamment la menace de l’État de confisquer les biens de l’Église orthodoxe, à savoir les églises et les monastères, le patriarche a estimé que cela est impensable au XXIème siècle. « En lisant quelque chose sur cette question et ce problème, je réalise que cela est impensable de notre temps. Que les Turcs ou les oustachis l’aient fait de leur temps, on peut le comprendre, le concevoir. Mais que l’on fasse cela à l’époque de la paix et de la liberté, à une époque où prédominent les principes de la loi et de la légalité, c’est absolument inacceptable, non seulement pour l’Europe, mais même pour l’Asie » a déclaré le patriarche au journal « Dan ». Le primat a souligné que lui-même en tant que patriarche, mais également l’Église orthodoxe serbe, prendront la défense du diocèse métropolitain du Monténégro et du Littoral. « Non seulement, nous le voulons, mais cela est notre devoir d’intervenir et de défendre le diocèse métropolitain. Il en a déjà été question lors de l’assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe et nous avons envoyé une lettre au gouvernement monténégrin. Nous espérons que celui-ci renoncera à cette iniquité, car il n’y a là aucune logique. Le diocèse métropolitain n’a pas surgi hier. Il existe depuis des centaines d’années, et ce qui appartient à l’Église officielle ne peut d’aucune façon lui être enlevé ou ôté. Si cela se produisait, nous n’engagerions pas seulement nous-mêmes, mais nous alarmerions le monde entier. Le clergé et les fidèles défendent l’Église, et même la logique juridique ne permet pas une telle conduite », a déclaré le patriarche Irénée. Celui-ci a exprimé son mécontentement quant au traitement des Serbes au Monténégro. « Je ne suis pas très informé, mais d’après ce que j’entends, la situation des Serbes au Monténégro n’est pas bonne. Malheureusement ! Il s’agit d’un peuple qui s’est divisé. L’État du Monténégro est digne de tout honneur, il fut, également dans le passé, un État indépendant. Chaque Serbe accepte et soutient l’existence du Monténégro en tant qu’État, mais adopter une telle attitude envers les Serbes du Monténégro est incompréhensible, a ajouté le patriarche serbe. À la question de savoir avec quelle époque historique est comparable la situation des Serbes aujourd’hui au Monténégro, le patriarche Irénée a répondu que celle-ci lui rappelait la situation en Croatie du temps du fascisme. « Je la comparerais avec la situation des Serbes en Croatie du temps de l’État indépendant de Croatie. Malheureusement, en Croatie, la situation des Serbes n’est pas meilleure non plus. Certes, cette inimitié au Monténégro n’est pas ce qu’elle était chez les oustachis, mais la haine dans le peuple existe, malheureusement. Il est certain que ceux qui le font sont ceux qui ne souhaitent le bien ni de la Serbie, ni du Monténégro. Ancienne est la vérité : « Diviser pour régner », et c’est probablement ce principe qui est suivi. J’espère que le peuple sera plus conscient que ceux qui le dirigent et qu’il trouvera une manière d’exister et de vivre ensemble, a recommandé le patriarche. Commentant l’envoi de militaires monténégrins dans la province méridionale serbe, à savoir le Kosovo, le patriarche considère qu’il s’agit là d’un non-sens. « C’est encore un non-sens de notre temps ! Malheureusement. Que le Monténégro envoie des militaires au Kosovo pour apaiser et calmer les Serbes et faire encore je ne sais quoi, le bon sens et une intelligence saine ne peuvent le saisir. D’autant plus qu’il s’agit du Monténégro, un pays orthodoxe, une terre serbe, qui fait un tel acte qui bénéficie à ceux qui pendant des siècles ont détruit, incendié et saisi, et qu’ils les aident encore maintenant dans ces actes illégaux, a conclu le patriarche Irénée.

Source (dont photographie) : Église orthodoxe serbe

Source: Orthodoxie.com