Dimanche de Sainte Marie l’Égyptienne à l’église Sainte Foy

Égyptienne, elle devint actrice puis vécut à la cour d ‘Alexandrie.
Après qu’elle se fût convertie, devant le Saint Sépulcre à Jérusalem, elle se retira au désert en Transjordanie, où elle passa le restant de sa vie en faisant pénitence pendant dix-sept ans.

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Dimanche de Saint Jean Climaque à Lectoure

Saint Jean Climaque venait de Palestine quand il se rendit au monastère Sainte Catherine du Sinaï. Il avait 16 ans et il y restera 19 ans sous la direction d’un moine vénérable qui lui apprend la vie parfaite.

Un jour, ce dernier l’emmène auprès d’abba Jean le Sabaïte, ascète respecté. Celui-ci verse de l’eau dans un bassin et lave les pieds de Jean, et non pas du vénérable vieillard. Interrogé pourquoi, Jean le Sabaïte répond : ”J’ai lavé les pieds de l’higoumène du Sinaï.” La prophétie devait se réaliser quelques décennies plus tard.

En attendant, son maître étant mort, Jean se retire au désert durant 40 ans. Il ne refuse jamais de donner quelques conseils et quelques enseignements quand on vient le trouver. Des envieux le traitant de bavard, Jean comprend qu’on enseigne plus par les œuvres que par les paroles.

Il rentre alors dans le silence. On devra le supplier de reprendre ses enseignements, ce qu’il fera par miséricorde. Après avoir longuement visité les monastères de l’Égypte, il revient au Sinaï et c’est à ce moment qu’il est élu higoumène du monastère Sainte Catherine.

Vers la fin de sa vie, on lui demande de rédiger “L’Échelle Sainte” (en grec “klimax”, d’où son nom) qui résume l’expérience spirituelle des trois premiers siècles du monachisme. Ce livre est une véritable somme de la spiritualité monastique, et lui donna dans l’Église byzantine la première place parmi les docteurs mystiques.

Son échelle devint si populaire que le tsar Ivan le Grand en fit un clocher au Kremlin de Moscou pour rappeler aux hôtes du palais qu’eux aussi ont une destinée surnaturelle.

Deuxième dimanche de carême à l’église Saint Denys, Dénat

À l’origine, le deuxième dimanche du Carême était consacré à la guérison par le Seigneur Jésus dans la ville de Capharnaüm du paralysé, comme en témoigne la lecture évangélique que nous venons d’entendre. Plus tard, l’Église orthodoxe y a associé la mémoire de saint Grégoire Palamas, moine athonite qui fut archevêque de Thessalonique de 1347 jusqu’à sa mort en 1359.

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Dimanche après Noël à l’église Sainte Foy de Nérac

KOLIADKI
ou chants populaires de Noël
Œuvre du moine-prêtre Denis, 1997

  1. Dans une grotte
    par la nuit claire
    Christ vient au monde
    sauver nos âmes,
    Christ vient au monde
    pour son salut.

2. Il vient de naître,
Christ notre Maître,
dans une grotte
bien pauvre et sombre,
dans une grotte
à Bethléem.

3. La terre veille
et crie merveille :
l’Auteur du monde
gît dans les langes,
l’Auteur du monde
gît au berceau.

4. Les humbles pâtres,
quittant leurs âtres,
au Roi des Anges
chantent louanges,
au Roi des Anges
chantent un chœur

5. Point n’est profane
le bœuf ou l’âne :
dans leur sagesse,
ils reconnaissent
le Roi du monde,
le Roi des cieux.

6. Voici l’hommage
que fait un mage :
la Vie du monde
reçoit la myrrhe,
la Vie, le monde
la fait mourir.

7. Un autre mage
offre en hommage
le présent digne
d’un roi du monde :
au Roi sans monde
des pièces d’or.

8. Et le troisième
au Dieu suprême
dûment présente,
pour sa descente,
l’encens qui monte
jusques au ciel.

9. Pour la Parole
qui nous console
les cœurs du monde
forment la ronde,
les voix du monde
chantent en chœur.

10. La rage gronde
au cœur d’Hérode :
Christ vient au monde,
bonne nouvelle,
Christ vient au monde,
joyeux Noël.

11. Du Maître unique
le prince inique
veut que la face
du monde efface
la toute-sainte
régalité.

12. L‘ Amour extrême,
le Dieu suprême,
de joie inonde
ce pauvre monde,
que de l’immonde
il vient sauver.

13. De notre Liesse,
du Christ Sagesse
chantons l’éloge,
car il abroge
le nécrologe
privé d’espoir.

14. Du Roi céleste
chantons la geste :
il vient au monde
pour qu’on réponde,
par tout le monde,
à son amour.

Fête de l’Icône de la Mère de Dieu Reine de France à Tarbes

SÈME L’AMOUR ET TU RÉCOLTERAS L’AMOUR ; SÈME LA PAIX ET TU RÉCOLTERAS LA PAIX ! 

Ce que nous donnons, nous le recevons en retour. Nous ne connaissons pas la paix intérieure si nous sommes mentalement en conflit avec nos parents. Les esprits mauvais s’efforcent de nous voir offenser nos parents. Ils acquièrent alors un pouvoir sur nous alors que nous pensons que quelqu’un d’autre est fautif pour la situation ainsi créée. Nombreux sont ceux qui finissent par s’en rendre compte et corrigent en conséquence leur façon de penser. Certains acceptent alors de changer leur comportement tandis que d’autres sont trop orgueilleux pour le faire. Ce que nous donnons, nous le recevons en retour. Sème l’amour et tu récolteras l’amour ; sème la paix et tu récolteras la paix. 

Les Saints Pères disent :« Sème l’amour et tu récolteras l’amour ; sème la paix et tu récolteras la paix.» Il est impossible d’acquérir la paix intérieure si on est plein de jalousie et de méchanceté. Si nous ne nous libérons pas de ces caractéristiques démoniaques comment pourrions-nous prétendre à l’éternité ? Le Seigneur est le seul qui soit en mesure de nous transformer. C’est avec les traits de caractère que nous possédons ici-bas que nous passerons dans l’éternité.

Il n’y a pas de péché qui ne puisse être pardonné.

Le Seigneur déplore que Ses créatures souffrent autant, mais c’est en vain tant qu’elles ne voudront pas se repentir. Un vieil homme vint voir saint Antoine le Grand en lui disant qu’il était un grand pécheur : 

-Je voudrais que tu me dises s’il est possible pour moi de me repentir.

– Je vais prier le Seigneur pour qu’Il me le révèle ; reviens dans huit jours. Et le Seigneur le lui révéla.

– Sais-tu qui est le vieillard qui est venu te voir ?

-Je l’ignore.

– C’est Satan.

– Il veut que je lui dise s’il peut se repentir.

– Le repentir est possible. Lui, qui est un esprit toujours en mouvement, devrait se fixer en un point pendant trois ans, en se tournant vers l’Orient et en priant :« Pardonne-moi Seigneur ma méchanceté !» 

Le vieillard revint au bout d’une semaine.

-T’es-tu renseigné pour moi ?

– Je l’ai fait. Il faudrait que tu te tiennes, trois ans durant, tourné vers l’Orient et que tu pries : « Pardonne-moi Seigneur ma méchanceté ! »

À ces mots le vieillard s’enfuit en sautillant sur un pied car il connaissait cette réponse, mais refusait de se repentir. Il n’y a pas de péché qui ne puisse être pardonné. Il n’y a pas de péché en mesure de détruire la miséricorde du Seigneur.

Si nous surmontons les offenses, le Seigneur nous accordera la force et la paix.

Nous devons garder notre calme. Il est préférable de supporter les offenses plutôt que d’en infliger. Si nous surmontons les offenses, le Seigneur nous accordera la force et la paix. Si nous ne surmontons pas les offenses, notre conscience ne nous donnera pas la paix. Notre conscience est un tribunal divin existant en nous-mêmes.

Si nous sommes paisibles et calmes, nous nous rangerons dans la cohorte des saints et des anges.

Nous avons le loisir de faire ce qui nous plaît mais nous ne connaîtrons alors ni la paix ni le repos. Les qualités de l’âme conditionnent le passage à l’éternité. Si nous sommes paisibles et calmes, nous nous rangerons dans la cohorte des saints et des anges. Le Seigneur leur a accordé le don de la grâce, et dans ces âmes on ne trouve aucune caractéristique de ce monde ; on peut les insulter sans qu’ils se sentent insultés. On peut les frapper : sans qu’ils se mettent en colère car leur âme est guidée par le Saint-Esprit.

Le but de notre vie : revenir dans les bras du Père céleste.

On demanda un jour à saint Séraphim de Sarov : « Quel est le but de notre vie ?» , et il répondit : « Revenir dans les bras du Père céleste. »

Quand la grâce du Saint-Esprit illumine l’âme, elle ne ressent plus les souffrances.

C’est nous qui portons atteinte à notre paix intérieure. Le Seigneur nous abandonne alors à nos pensées, et nos souffrances commencent. Mais aucune force n’est en mesure de détruire la miséricorde du Seigneur. C’est pourquoi les martyrs ne ressentaient pas leurs souffrances, et quand ils les ressentaient, le doux Seigneur les réconfortait. Quand la grâce du Saint-Esprit illumine l’âme, elle ne ressent plus les souffrances.

Après le Seigneur, nous n’avons pas de bonheur plus grand que nos parents.

Le Seigneur a dit : « Je suis Celui qui conçoit le fruit dans les entrailles maternelles. » Les parents sont un instrument entre les mains du Seigneur. C’est pourquoi le Seigneur accorde Sa bénédiction au mariage.

Blasphémer le Saint-Esprit, c’est s’obstiner à ne pas se repentir et s’opposer à la vérité.

Les Saints Pères se sont demandés ce que blasphémer le Saint-Esprit signifiait en réalité et ils ont fini par y répondre. Blasphémer le Saint-Esprit c’est s’obstiner à ne pas se repentir et s’opposer à la vérité.

Quand l’homme se refuse à entendre, il est vain de parler.

C’est en vain qu’on explique à quelqu’un que Dieu est présent partout et qu’Il est Celui qui donne la vie, si cette personne ne veut même pas en entendre parler.