Naissance au Ciel de l’Évêque Athanase d’Herzégovine et rétrospective de sa venue à la Basilique St Gény de Lectoure pour l’inauguration le 4 juin 2001 avec l’Archevêque Nicolas et l’Évêque Luka

Procession et bénédiction du monastère
Bénédiction du parc
Entrée dans la Basilique
Divine Liturgie
Au centre l’Archevêque Nicolas de Sarajevo, à sa droite l’Évêque Luka d’Europe occidentale et à sa gauche l’Évêque Athanase d’Herzégovine
Banquet dans la Salle des fêtes de la ville de Lectoure
Les trois prélats
L’archimandrite Antoine lui remet la médaille de la Consécration de la Basilique

Naissance au Ciel de Gérard Schorp, bienfaiteur de la Fraternité

Mr Gérard Schorp reçoit la médaille de la consécration de la Basilique au milieu de 500 fidèles dans la salle des fêtes de la Mairie de Lectoure

MÉMOIRE ÉTERNELLE ! 

Ce samedi 6 mars, où l’Église Orthodoxe célèbre la mémoire des défunts, notre grand ami et bienfaiteur, Gérard SCHORP, est né au Ciel. Le dimanche à 10h, en la basilique St Gény, en présence de nombreux fidèles le père Guilhèm a célébré la Divine Liturgie tandis que le Père Antoine retraçait un témoignage. André Michel Gérard SCHORP est né à Versailles (Yvelines) le 2 février 1935 et le Seigneur est venu le reprendre, pour un monde meilleur, le 6 mars 2021 à Houdan (Yvelines). Il nous accueillait à Églancourt, en Eure-et-Loir, où il résidait habituellement, et allions prier la Très Sainte Mère de Dieu, à Chartres, avec sa famille. Chaque année, il venait nous visiter au monastère et se recueillir dans cette Basilique, ayant une résidence dans le Gers qu’il aimait tant. Beaucoup d’objets d’art sacré et d’icônes ont été offerts par sa Famille à la Basilique et au Monastère car il était Expert qualifié à Paris et en France pour le Culte sacré, et surtout dans l’Art orthodoxe liturgique. Il était avec sa Famille à l’inauguration de la Basilique Saint Gény puis au Repas et Festivités qui regroupèrent plus de 600 fidèles à la salle des Fêtes de Lectoure, à la longue table des Métropolite, Évêques et Personnalités civiles et militaires, avec l’animation de l’agréable groupe folklorique de Lectoure. À son épouse SOLINE, à sa fille et son gendre, à sa petite fille, nous présentons nos sincères condoléances et les soutenons de nos prières dans cette séparation.

Dans la Basilique, le Représentant de l’État (Lunettes foncées) et des Autorités du Département (Maires et Conseillers généraux et municipaux) lors de la consécration de la Basilique
Mr Gérard Schorp est derrière à droite

Naissance au Ciel de Pierre Faussetelle

+ Pierre Faussetelle né le 11 décembre 1956 à Saint Aubin-de-Lanquais, près de Bergerac en Périgord, Dordogne. Trouvé décédé dans sa maison familiale paternelle, où il vivait seul, le 04 février 2021. Très attaché à notre Fraternité, il avait rencontré nos Pères, une dernière fois quelques jours avant sa naissance au Ciel. Âme pure et mystique, sa mère était venue de la Sainte Russie, avec son futur époux, militaire français, pendant la seconde guerre mondiale. De leur mariage, ils eurent cinq enfants, le plus jeune étant Pierre. L’office liturgique chanté a été célébré par les Pères Antoine et Guilhèm, en la belle église du Village, avec la permission de l’Évêché de Périgueux, en présence du Père Curé et de la famille, des amis et habitants du Bourg.

église Saint Aubin pour l’office des funérailles
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In memoriam, Protodiacre Germain

Prions le Seigneur :

Kyrie Eleïson

Dieu des esprits et de toute chair, qui as triomphé de la mort et terrassé le diable pour donner la vie au monde, accorde, Seigneur, à l’âme de ton serviteur le Protodiacre GERMAIN le repos dans le séjour de la lumière, de la fraîcheur et de la paix, en un lieu d’où sont absents la peine, la tristesse et les gémissements ; dans ta divine bonté et ton amour pour les hommes, pardonne-lui toutes les fautes commises en parole, en pensée, en action, car il n’est personne qui vive et ne pèche pas. Toi seul, Seigneur, tu es sans péché, ta justice est une justice éternelle et ta parole est Vérité. Car tu es la résurrection, le repos et la vie de ton serviteur le Protodiacre GERMAIN, ô Christ notre Dieu, nous te rendons gloire, ainsi qu’à ton Père éternel et à ton très-saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen

L’archevêque métropolitain Philarète de Minsk s’est endormi dans le Seigneur

Le 12 janvier 2021, le métropolite Philarète (Vakhromeev), exarque patriarcal honoraire de toute la Biélorussie s’est endormi dans le Seigneur.

D’octobre 1978 à février 1984, le métropolite Philarète était l’exarque patriarcal d’Europe occidentale, et de novembre 1979 à février 1984, il a temporairement dirigé les paroisses du diocèse de Korsun (dans le cadre du transfert de l’évêque Pierre de Korsun (L’Huillier) à la juridiction de l’Église orthodoxe en Amérique).

Le métropolite Philarète (Vakhromeev) à la fin de la Divine Liturgie dans la cathédrale des Trois Saints Docteurs à Paris – à gauche, l’Archevêque Basile de Bruxelles (Krivoshein), à droite, le Métropolite Anthony (Bloom) de Sourozh.

Vie

Le métropolite Philarète (dans le monde Kirill Varfolomeevich Vakhromeev) est né le 21 mars 1935 à Moscou dans une famille noble. Le père et la mère étaient professeurs des écoles de musique de Moscou.

Diplômé d’une école de musique avec un diplôme en chant choral et contrebasse. En 1957, il est diplômé du Séminaire théologique de Moscou et entre à l’Académie théologique de la capitale.

Le 3 avril 1959, dans sa deuxième année à l’Académie, par l’archimandrite Pimen (Khmelevsky) il a reçu la profession monastique avec le nom Philarète en l’honneur du juste Philarète le Miséricordieux.

Le 26 avril 1959, au cours de la Divine Liturgie à la Cathédrale de l’Épiphanie à Moscou, Sa Sainteté le Patriarche Alexis Ier de Moscou l’a ordonné hiérodiacre.

En 1961, il est diplômé de l’Académie théologique de Moscou avec un doctorat en théologie.
Nommé professeur de l’Académie théologique de Moscou. Il a été ordonné hiéromoine par le patriarche Alexis à partir de juin 1963 – inspecteur de l’Académie théologique de Moscou.

Le 4 août 1963, il est élevé au rang d’higoumène par l’évêque Pitirim (Nechaev) de Volokolamsk. La même année, il fut élevé au rang d’archimandrite.

Il a été nommé évêque le 23 octobre 1965.
En 1961-1965. – Secrétaire de la Commission du Saint Synode pour l’unité des chrétiens.
Le 9 septembre 1971, par Sa Sainteté le patriarche Pimène, il a été élevé au rang d’archevêque.
Le 18 avril 1973, il est nommé archevêque de Berlin et d’Europe centrale, exarque patriarcal d’Europe centrale.

Le 7 mai 1974, il a été élu membre honoraire de l’Académie théologique de Moscou.

Le 15 avril 1975, il est élevé au rang du métropolite. Le 3 mars 1976, il a été élu à la Commission du Saint-Synode sur l’unité des chrétiens et les relations inter-confessionnelles.

Le 10 octobre 1978, il a été nommé métropolite de Minsk et de Biélorussie ; le 12 octobre – Exarque patriarcal d’Europe occidentale. Il a visité à plusieurs reprises les paroisses de l’Exarchat. Le 16 novembre 1979, l’administration provisoire du diocèse de Korsun lui a été confiée (dans le cadre du transfert de l’évêque Pierre de Korsun (L’Yuillier) à la juridiction de l’Église orthodoxe d’Amérique).

Par décision du Saint Synode du 14 avril 1981, il a été nommé président du Département des relations extérieures avec l’Église et membre permanent du Saint-Synode.

Le 19 décembre 1983, il a été élu président de la Commission publique pour les relations avec les cercles religieux pour la paix.

Le 1er février 1984, il a démissionné de ses fonctions d’exarque d’Europe occidentale. Le 19 avril 1985, il est chargé de s’occuper des paroisses orthodoxes de Finlande.

Le 16 octobre 1989, il a été nommé Exarque de Biélorussie avec le titre de «Métropolite de Minsk et Grodno, Exarque Patriarcal de Biélorussie».

En 1990-1995. – Député du Soviet suprême de Biélorussie, membre de la Commission de l’éducation, de la culture et de la préservation du patrimoine historique.
Le 16 juillet 1990, il a été nommé président de la commission du Saint-Synode pour aider les efforts visant à surmonter les conséquences de l’accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl.

De janvier à décembre 1991 – Député du peuple de l’URSS.
Le Synode a décidé d’exprimer sa profonde gratitude au Métropolite Philarète pour la présidence à long terme et permanente de la Commission synodale, ” grâce à laquelle la discussion théologique intra-ecclésiale et internationale s’est développée à un niveau élevé, un dialogue sérieux a été organisé entre le monde scientifique ecclésiastique et le monde de la science séculière, questions théologiques envoyées à la commission par les hiérarques “.

Par décision du Saint-Synode du 25 décembre 2013 , il a été mis à la retraite en raison de l’âge de 75 ans. Le Synode a nommé Sa Grâce le Métropolite Philarète Exarque Patriarcal honoraire de toute la Biélorussie, conservant son droit de participer aux travaux du Saint Synode et une place honorifique de protocole aux services divins et aux cérémonies officielles.

Archimandrite Séraphim de Saint-Sabbas (Palestine)

1 9 0 2 – + 1 5 janvier 2 0 0 3

Ô Dieu, Tu vois notre affliction, Tu entends les gémissements de nos cœurs, Tu vois les flots de larmes qui coulent de nos yeux. Nous osons T’interroger : Où trouverons- nous désormais un guide et un conseiller pour notre salut ? Où trouverons-nous consolation dans nos malheurs et nos afflictions ? Car si, selon Ta Parole, Tu veux que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité, si nous avons besoin de conseils pour obtenir le salut, pourquoi nous as-Tu enlevé notre sage maître, notre guide et conseiller spirituel ? Nous n’oserons rien dire de plus. Ta justice est une justice éternelle et Ta Parole vérité, Tu es poussière, frère, et tu retournes à la poussière, comme nous tous !

Nous nous prosternons devant Toi et Te supplions, Seigneur de Bonté. Sois miséricordieux envers Ton serviteur défunt, n’entre pas en jugement avec lui, car si Tu regardes les iniquités, Seigneur, qui subsistera ? Et nous, devenus orphelins pour méditer ta Parole et ta Vérité, reçois-nous entre les mains de Ta puissante protection ; sois Toi-même notre guide et conduis-nous vers Toi, la source de notre salut, la source de la vie et de la lumière ! Ô, notre Père SERAPHIM, nous t’adressons une dernière supplique. Si le Seigneur t’accorde d’avoir de l’assurance devant le Trône de Sa gloire, souviens-toi de nous comme tu l’as promis, visite nos âmes et nos cœurs et implore pour nous la Grâce de notre Seigneur Jésus-Christ. Que de nos lèvres et de nos coeurs s’élève sans cesse cette prière : Mémoire éternelle !

Pardonne-nous, Père ! Paix à toi, va en paix dans la demeure céleste préparée pour toi depuis la fondation du monde. Amen.

Père et Conseiller spirituel du Père ANTOINE et du Monastère

Le Patriarche Irénée s’est endormi dans le Seigneur

L’archevêque de Pec, métropolite de Belgrade-Karlovci et patriarche serbe Irénée (Gavrilovic) s’est endormi dans le Seigneur à l’hôpital militaire Covid “Karaburma” de Belgrade, le vendredi 20 novembre 2020, à 7h07.

Mémoire éternelle et royaume des cieux !

Ses pieux parents Zdravko et Milijana Gavrilovic du village de Vidova près de Cacak – et avec eux toute la famille serbe – ont été bénis par le Seigneur, le 27 août 1930, avec la naissance d’un garçon dont le nom de baptême était Miroslav. Il a terminé l’école primaire dans son village natal et le lycée à Cacak et l’école théologique à Prizren, au Kosovo et  Metochie. Sur ce, il est diplômé de la Faculté de théologie de Belgrade.

Après avoir terminé son service militaire, il a été nommé professeur de l’école théologique de Prizren, mais avant d’accepter la nomination, il a reçu la tonsure monastique au monastère de Rakovica, par le patriarche serbe Germain, recevant le nom monastique Irinée, en octobre 1959. Le Saint et Grand Vendredi de la même année, il fut ordonné hiéromoine dans l’église de Ruzica à Belgrade. En tant que professeur à l’école de théologie de Prizren, il a passé quelques années à des études de troisième cycle à Athènes. Il a été nommé directeur de l’école monastique du monastère d’Ostrog en 1969, d’où il est revenu à Prizren au poste de directeur de cette célèbre école théologique.

C’est en 1974 qu’il est élu vicaire évêque du patriarche serbe avec le titre d’évêque de Moravica. Il a été élu évêque de Nis en 1975.

Intronisation du patriarche serbe Irinej

L’acte d’intronisation de Sa Sainteté Irinej, archevêque de Pec, métropolite de Belgrade-Karlovci et patriarche serbe, a été célébré le 23 janvier 2010, lors de la sainte liturgie pontificale dans l’église cathédrale de l’archange Michel de Belgrade. La liturgie solennelle a été célébrée par le patriarche serbe élu Irinej avec la concélébration de ses frères évêques, prêtres et diacres, ainsi que des représentants des Églises russe et grecque. Le patriarche Irinej a été officiellement intronisé sur l’ancien trône des patriarches serbes dans le patriarcat du monastère de Pec le 3 octobre 2010, avec la participation des représentants de toutes les Églises orthodoxes sœurs.

Dès le début de son ministère patriarcal, bien que dans des moments très difficiles, Sa Sainteté a préconisé la paix et la stabilité dans toute la région.

Le 10 novembre 2010, il a déclaré dans une interview que “la rivière Drina [entre la Serbie et la Bosnie-Herzégovine] n’est pas une frontière, mais un pont qui nous relie. Bien que, d’une certaine manière, nous soyons un même aujourd’hui, si Dieu le veut, nous en serons bientôt vraiment un”. Le patriarche Irinej a expliqué que pour le moment «il suffit que nous soyons un en tant que peuple, en tant qu’Église orthodoxe, et que nous soyons sur le même chemin de Saint Sava et du Christ». Il a félicité les Serbes de Banja Luka en déclarant qu’«[ils se battent] pour préserver le nom serbe. Bien que ce ne soit pas du tout une tâche facile, ils réussissent».

Le 15 décembre 2011, Sa Sainteté a été décorée par Son Altesse Royale le Prince Davit Bagration Mukhraneli Batonishvilli de Géorgie du Grand Collier de l’Ordre de l’Aigle de Géorgie et de la Sainte Tunique de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Sa Sainteté Irinej a été considérée, tant à l’étranger que dans le pays, comme un traditionaliste modéré, ouvert au dialogue inter-religieux mondial. Dans une interview, il a indiqué qu’il ne s’opposerait pas à la toute première visite du pape catholique en Serbie en 2013 dans le cadre des célébrations du 1700e anniversaire de l’édit de Milan, la loi en vertu de laquelle l’empereur romain Constantin, né à Niš, a mis fin à la persécution des chrétiens. Sa Sainteté a dit :”il y a le souhait du Pape” pour une rencontre à Niš et que ce serait une chance “non seulement pour une rencontre, mais pour un dialogue”.

Concernant l’adhésion de la Serbie à l’Union européenne, le patriarche serbe a déclaré que : “La Serbie ne devrait pas regarder l’UE avec méfiance, si l’UE respecte l’identité, la culture et la religion des serbes. Nous pensons que nous sommes une partie historique de l’Europe, et nous voulons faire partie de cette famille de peuples. Lors de l’adhésion, nous accepterons tout ce qui n’est pas en contradiction avec notre identité culturelle et historique.”

En tant que chef de l’Église orthodoxe serbe, Sa Sainteté représente la plus haute autorité spirituelle parmi le peuple serbe en Serbie et à l’étranger.

Sous sa direction, le Patriarcat serbe a publié un nombre exceptionnel de livres universitaires, liturgiques, religieux et populaires pour l’éducation et l’élévation spirituelle des fidèles. Sa Sainteté est bien connue comme un grand prédicateur et profite de chaque occasion pour prêcher la Parole de Dieu à tous. Plus récemment, le diocèse de Nis a publié un recueil de ses sermons prononcés dans le diocèse de Nis, alors qu’il y était évêque.

Activités inter-orthodoxes et œcuméniques de Sa Sainteté le patriarche Irinée :

Sa Sainteté le patriarche serbe Irinej a rendu une visite irénique et canonique à Sa Toute-Sainteté le patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomée immédiatement après son intronisation.
Il a participé à la célébration du 1250e anniversaire du baptême de la Russie en 2013;
Il a effectué une visite irénique et canonique au Patriarcat d’Alexandrie et de toute l’Afrique en octobre 2012.
En 2013, il a rendu visite au mont Athos et au monastère Chilandar.
Il a dirigé une délégation inter-religieuse de Serbie qui a participé au deuxième dialogue inter-religieux à Jakarta en octobre 2013, au niveau de l’État entre la Serbie et l’Indonésie.
Il soutient activement le dialogue inter-chrétien entre les dénominations chrétiennes d’Orient et d’Occident et communique avec les chefs, les dirigeants et les dignitaires d’église d’autres confessions et religions au plus haut niveau.
En mai 2014, à l’invitation de Sa Béatitude Anastasios d’Albanie, Sa Sainteté le Patriarche Irinej a visité Tirana à l’occasion de la consécration de l’église cathédrale de la Sainte Résurrection.
En octobre 2014, Sa Sainteté le patriarche serbe Irinej a accueilli le 1700e anniversaire pan-orthodoxe de l’édit de Milan à Nis, en Serbie, lieu de naissance de l’empereur Constantin.
Le patriarche serbe Irinej a pris une part active au rassemblement panorthodoxe à Constantinople en mars 2014, lorsqu’il a été décidé de commencer par les préparatifs d’un grand et saint concile panorthodoxe qui se tiendra en 2016.
Récompenses et honneurs

Grand-Croix de l’Ordre de l’Étoile de Karađorđe, dynastie Karađorđević
Grand collier de l’ordre de l’aigle de Géorgie, dynastie Bagrationi
L’évêque de Nis Irinej élu pour un nouveau patriarche de Serbie
Intronisation du patriarche Irinej de Serbie
Le patriarche de Serbie rencontre le président de la Serbie
Thanksgiving servi au monastère de Hilandar à l’occasion de l’intronisation du nouveau patriarche de Serbie
Sa Sainteté le patriarche Irinej de Serbie s’adresse au public

Source : http://www.spc.rs/eng

Mgr Amphiloque du Monténégro s’est endormi dans le Seigneur

Il est un descendant de la voïvode Mina Radović qui a participé à l’unification de la région de Morača avec la Principauté du Monténégro en 1820. Il a étudié au séminaire Saint Sava et est diplômé de la Faculté de théologie de Belgrade en 1962. Pendant son séjour en tant que séminariste à la fin des années 50, Amphiloque connaissait le grand théologien Saint Justin Popović, qui avait beaucoup appris sur sa pensée. Il a également étudié la philosophie classique à l’Université de Belgrade.

À Paris, Mgr Amphiloque a étudié à l’Institut théologique orthodoxe russe Saint-Serge, à Rome à l’Institut pontifical oriental et à Berne à la Faculté ancienne catholique. Il a terminé ses études de troisième cycle à Berne et à Rome, puis a déménagé en Grèce où il a vécu pendant sept ans, a prononcé des vœux monastiques et a travaillé comme hiéromoine de l’Église orthodoxe grecque.

Mgr Amphiloque a été ordonné hiéromoine au monastère de Saint Gérasime de Céphalonie à Argostoli, dans la province grecque de Céphalonie. La veille, il avait été ordonné hiérodiacre par le même métropolite de Céphalonie, devant qui il avait prononcé les vœux monastiques en 1967. Plusieurs fois, Son Éminence Amphiloque a souligné que le métropolite Procope jouait un rôle important dans sa vie.

À Athènes, il a terminé sa thèse de doctorat sur Saint Grégoire Palamas et obtenu un doctorat en théologie. Après avoir passé un an au Mont Athos, il s’installe à Paris et travaille comme professeur à l’Institut théologique orthodoxe Saint-Serge.

En 2001, lors de notre pèlerinage au Monténégro

En 1976, il est enseignant et plus tard professeur de catéchèse orthodoxe à la Faculté orthodoxe de théologie de Belgrade. Il est docteur honoris causa de l’Académie théologique de Moscou depuis 2006 et de l’Institut de théologie de l’Université d’État biélorusse depuis 2008.

La Sainte Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe, l’a élu évêque du Banat en mai 1985. Il a été consacré dans l’église cathédrale de Belgrade le 16 juin 1985 par  feu le patriarche serbe Germain avec la concélébration du métropolite Danilo du Monténégro et du Littoral et les évêques Nikanor de Backa, Hrisostom de Branicevo, Stefan de Zicaa, Sava de Sumadija, Nikolai de Dalmatie, Milutin de Timok, Vasilije de Zvornik et Tuzla, Vasilije d’Australie et la Nouvelle-Zélande, Jefrem de Banja Luka et Danilo de Marcha. Le métropolite Procope de Céphalonie était également parmi eux. L’intronisation d’Amfilohije a eu lieu à Vrsac le 21 juillet 1985.

Au Monastère de l’Archange Michel à Lavardac (Lot-et-Garonne)

Par décision de la Sainte Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe, Mgr Amphiloque de Banat a été promu métropolite du Monténégro et du Littoral avec un siège à Cetinje en décembre 1990. Le 30 décembre 1990, l’intronisation solennelle a été célébrée par le patriarche Paul de bienheureuse mémoire avec concélébration des évêques au monastère de Cetinje.

Le métropolite Amphiloque parlait grec, russe, italien, allemand et français. Il est membre de l’Association des écrivains de Serbie et du Monténégro.

Lors de la consécration de l’église de Budua (Monténégro) le 15/28 août 2000

Naissance au Ciel d’Alexis, pèlerin russe en terre d’Occitanie

« Ce ne sont pas les Hommes qui meurent, mais les mondes qui les contiennent. »

Eugène Evtouchenko, poète

Alexei Gavriline, Aliocha pour ceux qui l’ont connu, est né à Moscou le 15 Janvier dans ce qui était encore l’URSS en 1967, rassemblait en lui plusieurs mondes, plusieurs vies, comme si un seul monde, une seule vie, ne suffisait pas au géant qu’il était. Écartelé entre Orient et Occident, entre les Rolling Stones et Vladimir Vissotsky, entre Talking Heads et les chants liturgiques orthodoxes, Alexei naviguait depuis son adolescence moscovite entre rêves et réalités, à la recherche d’un Idéal qui réconcilierait Terre et Ciel et assouvirait son appétit de vie. Cet Idéal, il l’a trouvé dans la Foi et la prière, accueilli avec chaleur et amour inconditionnel comme l’Enfant Prodigue qu’il fut, par l’archimandrite Antoine du Monastère Saint-Gény de Lectoure et par le père Guilhèm de l’église Saint Saturnin à Toulouse.

Aliocha, comme l’ont décrit mes amis Bea et Philippe, qui l’ont connu en février 1989, et l’avaient aussi accueilli à la gare à Paris, avec sa mère, après deux jours et demi de train en provenance de Moscou en janvier 1990, c’était « un beau colosse au regard clair, soulevant Philippe dans ses bras comme un bébé, ou engloutissant vodkas et cornichons russes assis en tailleur dans notre studio, (…) cet Aliocha qui aimait la vie et la croquait à pleines dents…». Aliocha, pilier de rugby, joueur international dans l’équipe Dynamo de Moscou, était bien d’une force herculéenne, capable de renverser la solide porte d’un appartement moscovite pour aller à la rescousse d’une amie qu’on lui avait dit en danger. Capable aussi de supporter la blessure intense qu’il s’était infligée au genou, -en toute connaissance de cause car cela mettait fin à sa carrière de joueur international soviétique-, pour échapper aux trois ans de service militaire dans l’Armée Rouge qui l’aurait immanquablement envoyé se battre et mourir en Afghanistan.

Les photos ont été prises lors de la fête de Saint Saturnin à Toulouse en novembre 2019

L’Occident fantasmé, mirobolant pour le jeune Soviétique qu’il était, il l’avait découvert lors d’un championnat de rugby – jeunesse – en Belgique alors qu’il était encore au lycée. Ce court voyage dans un monde  nouveau était devenu son obsession : quitter l’URSS. Alors qu’on lui avait imposé l’apprentissage de l’allemand, il apprit l’anglais tout seul, dans la rue, en se mettant, -comme beaucoup de jeunes à qui le système ne convenait pas-, au marché noir. C’est comme cela que nous nous sommes connus, sur la Place Rouge, qui n’était donc pas vide. Il s’est approché de moi, il m’a demandé si je voulais lui acheter une montre Mickey Mouse, il a retroussé ses manches… Il avait trois montres sur chaque bras ! Son rêve, c’était les États-Unis… Sa réalité fut la France, un troisième monde, une troisième vie, une troisième langue qu’il apprit rapidement en lisant une édition bilingue franco-russe des nouvelles de Gogol et lors d’un aller-retour à Lamalou-les Bains, avec ma sœur Barbara… Au retour de cette journée, il connaissait tous les jurons possibles et inimaginables qu’un conducteur français puisse proférer, qu’elle ne m’en veuille pas de dire cela !

Mais quitter l’URSS n’a jamais signifié quitter la Russie pour Alexei. Comme beaucoup d’exilés russes, volontaires -comme lui- ou involontaires -comme Soljenitsyne-, la Russie c’est plus qu’un Etat au sens politique du terme. C’est un état émotionnel, psychologique, un attachement irrationnel, à la fois de chair et d’esprit, à cette terre russe (Ziémlia) vaste, sans limite d’horizons, de la steppe à la taïga ; à la nation russe (Narod), courageuse, qui se sacrifiera toujours ; aux traditions, à la langue russe, à la musique, à la poésie russe, et à la Foi orthodoxe (Viéra). La Russie, Alexei l’a portée passionnément jusque dans les prénoms choisis pour ses enfants : Ivan, son fils ; et Katia, sa fille ; dans son amour pour les chansons tourmentées de Vladimir Vissotsky comme pour les nombreux chants traditionnels ; dans sa lecture avide du livre de Mikhail Boulgakov, Le maître et Marguerite ; dans cette valse Numéro 2 de Shostakovitch. La Russie d’Aliocha n’était pas qu’un fil ténu, un souvenir nostalgique, il la portait en lui constamment jusque dans la reconnaissance qu’il m’a exprimée encore en juillet 2019, lors de notre ultime et émouvante rencontre, d’avoir éduqué autant que possible Ivan dans les contes russes, l’histoire russe, la musique russe et la foi orthodoxe, de lui avoir fait connaitre en 2002 Moscou et toute sa famille, son père, Victor Grigoriévitch, sa mère, Galina Vassilievna, son frère Sergei, et sa nièce Dacha.

La Russie, il l’a retrouvée intégralement, telle qu’il la vivait, quand il a été touché par la Foi, qu’il a accepté cette grâce qui lui était offerte, qui lui ouvrait encore un autre monde, une autre vie. Il a accepté la Grâce et en retour il a été accepté inconditionnellement, pleinement, «tel qu’il était, comme il était et pour qui il était», selon les paroles de l’archimandrite Antoine, combattant ses «démons» (c’est le terme qu’Alexei a utilisé quand nous nous sommes vus en juillet 2019) mais dans la connaissance qu’il était pleinement un enfant de Dieu. Il était devenu sous-diacre et co-célébrait la divine Liturgie avec une grande humilité ; sa piété était authentique et fervente, hors du Temps et en-dehors du monde que nous connaissons. Lors de notre dernière rencontre, il a parlé de ses enfants, Ivan, Katia, de ce qu’il n’avait pas su être pour eux mais de comment il les aimait et priait pour eux tous les jours. La connexion spirituelle ne s’interrompt jamais chez les Orthodoxes : Alexei continuera encore dans ce nouveau monde, et dans cette vie nouvelle sans démons et sans souffrance, à aimer ses enfants et à prier pour eux.

Éloge funèbre de Sarah Diligenti

Mémoire Éternelle !

Heureux celui que Tu as élu, celui que Tu as pris Seigneur avec toi, son souvenir demeure d’âge en âge !

Archimandrite Denis

Mémoire : 18 Juin

Prière

Puisque tous, nous nous hâtons vers la même maison et qu’une même pierre nous couvrira, que nous serons nous-mêmes cendres sous peu, demandons au Christ pour l’Archimandrite DENIS, abbé émérite de St Gény de Lectoure, le repos; telle est en effet, ô frères, notre vie, tel est sur terre notre jeu : au sortir du non-être recevoir le don d’exister et possédant l’existence, se la voir enlever; nous sommes un songe sans durée, un souffle qu’on ne peut retenir, le vol d’un oiseau qui passe dans le ciel, un esquif ne laissant pas de sillage sur les flots; aussi chantons à notre Roi immortel : Seigneur, accorde-lui ta béatitude sans fin.

HEUREUX CEUX QUE TU AS ÉLUS, CEUX QUE TU AS PRIS, SEIGNEUR, AVEC TOI.