Dossier spécial Kosovo dans le Figaro Magazine

Dossier spécial Kosovo dans le Figaro Magazine

Vendredi 14/06/2019 :: Communiqué

Dans son édition du 14 juin, LE FIGARO MAGAZINE publie un large dossier sur le Kosovo. À cette occasion, Arnaud Gouillon, Président de Solidarité Kosovo, a accordé un entretien exclusif à la rédaction que nous vous invitons à découvrir ci-après.

Rédigé sous la plume de Jean-Louis Tremblais, le dossier condense des jours de reportages sur place qui montrent pourquoi le Kosovo, vingt ans après la guerre, est une désillusion pour les Albanais, pourquoi, aujourd’hui, les Serbes y vivent en danger. Et comment Solidarité Kosovo continue malgré les sanctions et les menaces à leur venir en aide. Des citoyens, des religieux, des élus témoignent et disent leurs attentes.

Solidarité Kosovo vous encourage à vous procurer un exemplaire de ce numéro inédit du FIGARO MAGAZINE en vente dès aujourd’hui chez votre buraliste.

Interview d’Arnaud Gouillon, président de Solidarité Kosovo, au Figaro Magazine
14 juin 2019


Arnaud Gouillon, président-fondateur de l’association humanitaire Solidarité Kosovo, qui vient en aide aux Serbes des enclaves, est interdit de séjour depuis septembre 2018. C’est donc au poste-frontière de Jarinje, côté serbe, que nous avons rencontré la bête noire des autorités kosovares.

Propos recueillis par Jean-Louis Tremblais

– Racontez-nous les origines et les circonstances de votre interdiction de séjour…

Solidarité Kosovo a été créée il y a quinze ans, suite aux pogroms anti-serbes de 2004. Depuis, je me rends régulièrement dans les enclaves serbes du Kosovo afin de coordonner notre action humanitaire auprès des populations chrétiennes qui y survivent tant bien que mal. Sans ennui notable, si ce ne sont les tracasseries administratives que vous pouvez imaginer. Tout a fonctionné ainsi jusqu’au 10 septembre 2018. Ce jour-là, je devais inaugurer une ferme financée par notre association à Novo Brdo. J’y étais attendu par les bénévoles et toute la presse réunie. Mais rien ne s’est passé comme prévu : au poste-frontière de Merdare, j’ai été arrêté (échappant de peu aux menottes !) par les douaniers kosovars qui m’ont menacé de prison. Tandis que mon véhicule était intégralement désossé, j’ai subi un interrogatoire ubuesque mené par deux agents des services de renseignement venus spécialement de Pristina. L’opération a duré plusieurs heures, au terme desquelles les deux fonctionnaires m’ont remis une interdiction d’entrée et de séjour au Kosovo. Ce document ne mentionne ni raison ni motif puisque je n’ai commis aucun délit. Il n’est même pas daté…

– C’est donc une mesure arbitraire. Quelle est sa véritable signification ?

Cela relève de l’intimidation. Un avertissement, un coup de semonce. Je vis en Serbie où le ministre de l’Intérieur m’a fait l’honneur de m’octroyer la nationalité serbe au mérite et Solidarité Kosovo (la seule ONG étrangère œuvrant dans les enclaves chrétiennes) agace Pristina. Pourquoi me viser personnellement ? D’abord, parce que notre travail est efficace, médiatisé et que je fais tout pour sensibiliser l’opinion publique sur la situation humanitaire au Kosovo. La preuve : suite à mes déboires, nos 12 000 donateurs réguliers ont immédiatement réagi en intensifiant leurs efforts. Ensuite, parce que le lancement et le suivi des opérations humanitaires (réfection d’écoles, acheminement de matériel médical, colis de Noël pour les enfants, etc.) nécessite ma présence sur place. Heureusement, nous travaillons avec l’Eglise orthodoxe, dont le rayonnement et l’organisation nous permettent de poursuivre les chantiers en cours. J’espère que ma situation va se débloquer mais c’est un imbroglio juridique : l’interdiction de séjour étant sans fondement, mon avocat ne peut même pas contre-attaquer au tribunal. Cela ne m’empêchera pas de continuer car les Serbes du Kosovo ont besoin de soutien. Leur esprit de résistance est intact : suivons leur exemple !

Solidarité Kosovo développe la culture sous serre

La culture sous serre fleurit au Kosovo sous l’impulsion de Solidarité Kosovo qui renouvelle pour la 3e année consécutive son opération agraire encouragée par le succès des précédentes éditions.
Ce printemps, Solidarité Kosovo a installé vingt serres agricoles à autant de familles des enclaves serbes ainsi que trois serres de grande taille au profit de la soupe diocésaine. Grâce à cet outil, les familles pourront cultiver de leur propre main assez de fruits et de légumes pour subvenir à leur besoin tout au long de l’année. 

Cette année, Solidarité Kosovo a installé vingt serres agricoles à autant de familles des enclaves serbes ainsi que trois serres de grande taille au profit de la soupe diocésaine

Des hommes dignes 

Longues de 10 mètres et larges de 5, les serres ont été installées pour favoriser l’autonomie alimentaire des foyers serbes en leur permettant de cultiver eux-mêmes leur potager. Les terres cultivées produiront davantage de fruits et de légumes de mars à novembre grâce à la chaleur de la serre mais aussi durant les mois froids de janvier et février. La culture sous serre leur assura une récolte de légumes d’hiver tels que le chou, la betterave, ou l’épinard. Les serres sont l’assurance de disposer de légumes à tout moment de l’année ce qui correspond à un besoin prioritaire pour ces familles démunies. 
A titre indicatif, la valeur d’une serre agricole est égale à 550€, une somme qu’aucune de ces familles bénéficiaires n’aurait jamais pu épargner sachant que le revenu moyen par foyer dans les enclaves est de 100€.

Les familles pourront subvenir à leur besoin en fruits et en légumes tout au long de l’année

Cultiver l’autonomie alimentaire

La redynamisation économique des territoires chrétiens par le développement d’activités rurales est l’une des priorités de Solidarité Kosovo. Depuis la construction de la ferme alpine en 2013, qui fait figure de première réalisation en la matière, l’ONG française n’a eu de cesse de lui ramifier des programmes agricoles complémentaires, avec notamment la mise en place d’une laiterie en 2014, la création d’une ferme bovine, d’une ferme avicole en 2018 et tout dernièrement la construction d’une confiturerie artisanale. S’inscrivant dans cette dynamique, l’opération des cultures sous serre est un projet agraire renouvelé chaque année depuis 2016.

Père Serdjan aux côtés d’une famille bénéficiaire du programme agraire


Le témoignage de Maria, 29 ans

“Je ne connais pas une maman au Kosovo qui ne souhaite pas posséder une serre. C’est une ressource considérable pour le panier alimentaire quotidien de la famille. J’ai moi aussi longtemps souhaité acquérir une serre mais sans véritablement oser sauter le pas, le coût étant trop élevé. Et lorsque Père Serdjan m’a informé du don de Solidarité Kosovo, mon vœu s’est exaucé !
Depuis l’installation de l’équipement, je dispose d’un potager de tomates, poivrons, aubergines et courgettes. Grâce à la culture sous serres, j’ai la possibilité de réussir une diversité de culture en quantité bien plus importante c’est l’autre avantage des serres ! Je ramène chaque soir à la maison un beau panier de légumes. De quoi ravir mes trois enfants en bas âges en bonnes purées et délicieux gratin !” Le papa semble tout aussi ravi selon les dires du père Serdjan ! 

Maria accompagnée par l’une de ses filles pour nous présenter les récoltes de sa culture sous serre

L’équipe de “Solidarité Kosovo

PS : les personnes souhaitant nous aider peuvent contribuer au développement de nos activités en nous faisant un don. Par chèque à l’ordre de « Solidarité Kosovo », BP 1777, 38220 Vizille ou par Internet en cliquant sur paypal :

Faire un don.

PS2 : « Solidarité Kosovo » étant reconnu d’intérêt général, chaque don ouvre droit à une déduction fiscale à hauteur de 66% du montant du don. A titre d’exemple, un don de 100 € vous permet de déduire 66 € sur la somme de vos impôts à payer. Ainsi votre don ne vous coûte en réalité que 34 €.www.solidarite-kosovo.org       Solidarité Kosovo BP 1777, 38220 VIZILLE, FRANCE

[info] 100.000€ de rénovation pour les écoles du Kosovo

Mardi 14/05/2019 ::

Communiqué:

L’état était sans appel pour les écoles chrétiennes de Binač, Budriga et Zupče en matière de salubrité, sécurité et commodité. Mais c’était sans compter sur l’aide de Solidarité Kosovo. Avec plus d’un tour dans son cartable, l’ONG française a dédié une enveloppe de 100.000€ pour la rénovation complète de ces trois établissements scolaires qui accueillent désormais en toute sécurité 200 écoliers.

Patrimoine scolaire : une priorité renouvelée 

Initié en 2012, le chantier de réfection scolaire est renouvelé fidèlement pour la 8e année consécutive. Cette année, la tranche de rénovation concerne les écoles primaires de de Binač, Budriga et Zupče sélectionnés à partir de critère de vétusté, d’hygiène et de conditions de travail. Une attention particulière a été portée à l’isolation et à l’hygiène. 

 Si l’instruction est un puissant moteur de développement, le lieu où elle s’exerce n’en est pas moins prépondérant.  Alors que l’école joue un rôle crucial dans le retour à la normalité et dans la transmission de la mémoire collective, elle continue d’être sacrifiée au Kosovo-Métochie au détriment des élèves serbes. Pourtant, le retour à une vie normale est essentiel pour que ces enfants chrétiens puissent se reconstruire et construire leur avenir. Dans ce sens, Solidarité Kosovo insiste sur la nécessité d’un environnement scolaire sûre et sain, bien souvent le seul espace de quiétude pour ces enfants qui subissent une exclusion sociale de fait. 

Le délabrement des écoles chrétiennes 

En berne depuis la guerre et les bombardements de 1999, fortement endommagé au cours des pogroms antichrétiens de 2004, l’état du système éducatif serbe est l’expression d’une triste réalité. 
Il faut comprendre que se rendre à l’école représente un parcours du combattant pour des milliers d’enfants chrétiens du Kosovo-Métochie. Les obstacles sont nombreux et persistent encore : manque d’enseignants, éloignement des établissements scolaires, absence de transports scolaires, dangers des lieux traversés, manque de ressources des familles…  

 Plus dramatique encore, quand les enfants surmontent toutes ces épreuves et accèdent à l’école, les conditions de scolarité y sont souvent déplorables. Dans certaines écoles primaires, les carreaux des vitres sont cassés, la toiture fuit, l’humidité s’infiltre. Dans d’autres écoles secondaires, le chauffage est inexistant, les toilettes sont insalubres et le mobilier scolaire vétuste. Partout, le constat est sans appel : le système éducatif chrétien est à bout de souffle, détérioré par deux décennies de déficits d’entretien et d’investissement. 

L’école de Binač accède à l’eau 

Grâce aux trois mois de travaux intensifs supervisés par Solidarité Kosovo, les travaux de réhabilitation dans les trois écoles ont été menées à bien. Les travaux ont notamment concerné l’étanchéité, la plomberie, la boiserie, la peinture et la vitrerie. Sur les trois chantiers, l’objectif était commun : rétablir la sécurité des lieux et améliorer les conditions scolaires des enfants chrétiens malmenés par un destin peu clément.L’école de Binač en est le parfait exemple puisque les écoliers étaient jusqu’à lors privés d’eau potable. Depuis que Solidarité Kosovo a forgé un puits aux abords de leur établissement, les petits résidents ont enfin accès à de l’eau potable via un bloc sanitaire construit au cours de la même tranche. Une ressource qui nous paraît évidente alors qu’elle a été vécue comme un véritable cadeau de Pâques à l’école de Binač! 

Apprendre et s’épanouir dans un espace adapté 

C’est un chantier qui lui tient particulièrement à cœur de renouveler tant son rayonnement sur les plus jeunes âmes du Kosovo est bénéfique. Solidarité Kosovo vous remercie pour votre aide qui lui a permis d’intervenir auprès des populations les plus isolées dans les zones serbes du Kosovo-Métochie en renouvelant son programme de réhabilitation du bâti scolaire. Les écoliers de ces trois établissements, tous traumatisés par les épisodes de violence récurrents qu’ils vivent depuis leur naissance, disposent désormais de conditions scolaires dignes et décentes. Pour beaucoup de familles chrétiennes, l’école n’est pas seulement un vecteur de savoirs, c’est un également un lieu «refuge » où les enfants peuvent se reconstruire, espérer et imaginer. 

L’équipe de “Solidarité Kosovo

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Serbie. Une pétition pour un nouveau statut pour le Kosovo

10/05/2019 05:10

Le président serbe Vucic se rendra à Paris début juillet pour traiter, avec nos dirigeants politiques, des relations Serbie-Kosovo.

À cette occasion, des réfugiés serbes de la diaspora lancent une pétition, avec des citoyens français, pour réclamer un nouveau statut pour le Kosovo, craignant les pressions et même le chantage économique que pourrait subir la Serbie, émanant de ceux qui l’ont bombardée il y a vingt ans.

Voici le texte de la pétition, que vous pouvez, si vous le souhaitez, signer ici.

Le Kosovo, cœur de la civilisation serbe

Le Kosovo représente le cœur de la civilisation serbe, car c’est dans cette région que se sont développés les fondements de l’État serbe. C’est au Kosovo que furent érigés, aux XIIIe et XIVe siècles, ces joyaux de culture et de spiritualité orthodoxe que sont les monastères, gardiens précieux des écritures, de l’art médiéval et de la mémoire historique du peuple serbe. Quatre de ces monastères sont classés au patrimoine mondial de l’humanité et inscrits par l’UNESCO sur la liste des monuments en danger.

La résolution 1244 des Nations unies adoptée par le Conseil de Sûreté le 10 juin 1999 réaffirme l’engagement de tous les États membres de l’ONU pour :
– la souveraineté et l’intégrité territoriale de la République fédérale de Yougoslavie et des autres États de la région,
– une autonomie essentielle et une auto-administration significative pour le Kosovo,
– le droit au retour pour tous les réfugiés et déplacés.

Malgré la présence d’une armée internationale d’interposition (KFOR), les forces terroristes de l’UCK sont parvenues à expulser du Kosovo presque toutes les minorités non albanaises, c’est-à-dire près de 20 % des habitants actuels : cela concerne 240 000 individus, de nationalité serbe, monténégrine, turque, rom, hébraïque, égyptienne, gorani, croate et même albanaise. Plus de 150 églises et monastères orthodoxes ont été détruits, une perte patrimoniale non seulement pour la culture serbe mais pour toute la chrétienté. La majorité des 135 000 Serbes et 15 000 Roms vivent au Kosovo dans de véritables ghettos, au cœur de l’Europe, subissant un véritable apartheid culturel imposé par les autorités auto-proclamées de Priština.

Depuis la déclaration d’indépendance unilatérale du 17 février 2008, la province du Kosovo n’est reconnue que par 105 pays, ce qui ne permet pas d’atteindre les 2/3 des voix à l’Assemblé générale de l’ONU. Plus de la moitié de la population mondiale rejette l’existence de cet État, car les grandes nations émergentes le refusent (Chine, Russie, Inde), ainsi que les principales nations musulmanes (Indonésie, Pakistan, Iran, Algérie, Maroc…).

Au sein même de l’Union européenne la question divise car l’Espagne, Chypre, la Slovaquie, la Roumanie et la Grèce ne reconnaissent pas cette indépendance. La reconnaissance de l’indépendance du Kosovo par la France, souligne les incohérences de la diplomatie française qui a défendu, à juste titre, le principe de souveraineté territoriale en Espagne ou en Ukraine, mais pas en Serbie.

Au regard de la situation extrêmement précaire au Kosovo, où les minorités ethniques et religieuses sont victimes de persécutions quotidiennes et sur le territoire duquel les réseaux mafieux et terroristes règnent en maîtres, cette décision politique du gouvernement français nous interpelle.

À ce jour, les autorités auto-proclamées de Priština ne sont parvenues à entrer dans aucune instance internationale d’envergure. Des organisations notables comme l’UNESCO ou Interpol ont refusé sa candidature, craignant l’entrée d’un État-failli qui ne contrôle plus son territoire.

Ces raisons expliquent en partie le retour sur une reconnaissance du Kosovo pourtant entamée. Depuis 2018, plus de 10 pays ont décidé de revenir sur leur choix d’avoir reconnu l’indépendance du Kosovo : c’est une première dans l’histoire des relations internationales. Les principaux arguments de ces différents pays sont le refus catégorique de la part de Priština de s’impliquer dans le processus de normalisation avec Belgrade, le manque de gouvernance, la trop grande complicité de Priština envers les réseaux de grand banditisme ainsi que l’insécurité générale dans laquelle vivent les minorités au Kosovo.

Face à l’urgence de la situation sécuritaire dans le sud-est de l’Europe, les signataires suivants demandent la création d’un groupe parlementaire pour discuter du statut du Kosovo, suivie de l’ouverture d’un débat à l’Assemblée nationale.
Selon les règles et traditions qui régissent notre démocratie, les signataires demandent à ce que chaque groupe parlementaire s’exprime sur la reconnaissance française du Kosovo et s’engage dans des discussions avec des experts reconnus, des membres de la société civile ainsi que le Comité pour la Paix au Kosovo présentant cette pétition.

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2019

Au Kosovo, une agression anti-serbe tous les deux jours

 

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Au Kosovo, une agression anti-serbe tous les deux jours

Les chrétiens serbes du Kosovo sont une minorité persécutée, empêchée de vivre paisiblement, empêchée de subvenir à ses propres besoins, interdite de représentation politique officielle réelle.

Il y a quelques jours, le département d’État américain (le ministère des Affaires étrangères US) a publié un long rapport sur les atteintes aux droits de l’homme constatées partout dans le monde. Et l’un des chapitres de ce rapport est consacré au Kosovo, et aux nombreuses discriminations dont sont victimes les minorités qui y vivent, les Serbes en premier lieu.

Ce rapport, au ton très officiel et mesuré, va jusqu’à affirmer que « Durant les 7 premiers mois de l’année, on a recensé plus de 100 incidents, dont des vols, des cambriolages, des agressions et des dommages causés aux propriétés de Serbes du Kosovo et de l’Église orthodoxe serbe ». Le calcul est simple : ça veut dire qu’il y a au Kosovo une agression anti-serbe tous les deux jours !

« Pour nous, c’est un immense soulagement de lire tout ce que nous disons depuis des années sous la plume d’une des organisations qu’on peut le moins accuser d’être pro-serbe au monde. Et bien entendu, ça nous confirme dans notre conviction que notre combat est juste, et qu’un jour cela sera reconnu largement. » expliquent les responsables de l’ONG Solidarité Kosovo.

Ces derniers jours ont aussi marqué le quinzième anniversaire des pogroms des 17 et 18 mars 2004, pendant lesquels 10 Serbes ont été tués, 35 édifices religieux ont été détruits, plus de 700 maisons serbes ont été brûlées et plus de 4 000 Serbes ont dû fuir précipitamment le Kosovo.

Un anniversaire évidemment douloureux pour nos amis serbes du Kosovo, mais qui est particulièrement important pour nous puisque ce sont ces deux jours dramatiques qui ont poussé un groupe de jeunes Français, scandalisés par ce nettoyage ethnique se déroulant au cœur de l’Europe dans l’indifférence générale, à remplir quelques cartons de jouets et de vêtements récupérés ici ou là, à les charger dans une fourgonnette et à traverser l’Europe pour aller donner ces quelques cadeaux à ces Serbes ayant décidé de rester vivre chez eux malgré les persécutions. Ce convoi humanitaire improvisé a été le premier convoi de Noël de Solidarité Kosovo. Le premier d’une longue série.

Le rapport du département d’État consacre un chapitre entier à la question des réfugiés serbes ayant quitté le Kosovo en 1999 ou en 2004. Sa conclusion est sans appel : les Serbes expulsés du Kosovo par la force sont aujourd’hui empêchés de revenir vivre sur la terre de leurs ancêtres par les membres de la majorité, à tous les niveaux. Ils sont pourtant nombreux à souhaiter ce retour malgré les difficultés auxquelles ils savent qu’ils s’exposent.

Ces deux constats, les moines du monastère de Draganac au Kosovo les ont faits depuis longtemps. Ils ont acheté il y a quelques années le village de Stari Draganac (« Vieux Draganac » en serbe). Situé à quelques centaines de mètres du monastère, ce village a été abandonné par ses habitants, serbes, contraints de fuir la guerre. Depuis quatre ans maintenant, les moines le rénovent petit à petit, patiemment, dans le but d’offrir un toit aux familles qui ont dû quitter la région et aimeraient maintenant y revenir.

Cette année, les travaux avançant bien, ils ont décidé d’essayer de franchir une nouvelle étape et ont fait appel à l’ONG Solidarité Kosovo pour les y aider. Vous en apprendrez plus sur ce projet en vous rendant sur la plateforme de financement participatif chrétien « Credofunding », en cliquant sur ce lien.

Des extraits du rapport :

➡️ « Les hommes politiques représentant les minorités ne sont pas consultés sur de nombreux sujets fondamentaux. »

➡️ « Traductions médiocres ou fournies avec des délais avant les procès, absence de juges issus des minorités […], non-exécution récurrente de décisions de justice, tout cela continue de faire entrave à l’application d’une justice équitable pour les Serbes du Kosovo. »

➡️ « Les minorités ethniques font face à des discriminations institutionnelles concernant l’emploi, l’éducation, les services sociaux, la liberté de mouvement, le droit de vivre chez eux, et d’autres droits. »

➡️ « Le gouvernement a refusé de reconnaître la validité des documents d’identités édités par la Serbie comportant des noms de villes du Kosovo, ce qui a rendu les déplacements à l’intérieur et à l’extérieur du Kosovo particulièrement difficile pour leurs propriétaires. »

➡️ « Durant les 7 premiers mois de l’année, on a recensé plus de 100 incidents, dont des vols, des cambriolages, des agressions et des dommages causés aux propriétés de Serbes du Kosovo et de l’Église orthodoxe serbe. Si la motivation ethnique de ces incidents est souvent difficile à démontrer de façon absolue, elle ne fait aucun doute dans la plupart des cas. »

Le département d’État américain pointe également les difficultés que connaissent les Serbes ayant quitté le Kosovo après la guerre de 1999 ou après les pogroms de mars 2004 :

➡️ « D’après l’Agence des Nations-Unies pour les réfugiés, les déplacés sont exclus de la protection des droits de l’homme et des plans de développement. »

➡️ « Le processus de retour dans certaines zones du pays continuent d’être marqués par des incidents de sécurité et le refus des habitants des zones concernées d’accepter le retour de membres des minorités. »

➡️ « À plusieurs reprises, des officiels ont tout mis en œuvre pour empêcher ces retours. »

Source :

Crédit photos : DR
[cc] Breizh-info.com, 2019

Création d’un atelier de confiture au Kosovo

Création d’un atelier de confiture artisanale

Il flottait une douce odeur sucrée au-dessus de Novo Berdo cet automne, signe que la nouvelle activité gourmande du complexe agricole de Solidarité Kosovo avait été mise en fonction.

Grâce à ce nouvel atelier de transformation de fruits saisonnier -principalement des prunes-, les étals de la cuisine diocésaine comptent désormais d’alléchants pots de confiture. Une seconde partie de la production artisanale se trouve en vente au comptoir de l’épicerie solidaire de Kosovska Mitrovica. Leurs recettes sont affectées au financement des emplois agricoles de Novo Berdo.

Père Serdjan découvre les pots violets et oranges de la confiturerie

 

Une confiture qui fait recette

C’est un jalon de plus dans le développement de l’autosuffisance alimentaire des Serbes du Kosovo. La confiturerie de Novo Berdo a été construite il y a tout juste quelques mois à proximité de la laiterie. Un projet agro-alimentaire de 12.000 euros intégralement réalisé et financé par Solidarité Kosovo pour le plus grand plaisir des gourmands de la région.

Au premier desquels, les écoliers ! Heureux de déguster chaque jour, au goûter, une bonne tranche de pain de campagne légèrement beurrée et généreusement tartinée de cette confiture artisanale, le tout gracieusement livré par l’équipe de la soupe diocésaine. Une nouvelle qui ravit également les papilles les familles de Kosovska Mitrovica qui ont paré leurs réserves de ces petits pots violets. De quoi se sustenter « sucré » tout au long de l’hiver tout en étoffant le portefeuille du complexe agricole.

 

La confiture de prunes 100% serbe

 

Un mélange de ressources et de tradition

Solidarité Kosovo est devenu en huit ans un acteur régional incontournable. Il créée de l’emploi dans les enclaves chrétiennes, fait vivre l’économie locale, tout en mettant à l’honneur le savoir-faire et la culture culinaire serbe. L’atelier de confiture artisanale en est la dernière illustration en date.

Confectionnée à partir des quetsches ramassées dans les vergers du diocèse, le džem (se dit djem en serbe) est un délicieux produit du terroir, alliant savoir-faire traditionnel et naturalité. Si bien qu’il est difficile de ne pas se pourlécher les babines en admirant les gestes appliqués des confituriers qui tournent à la main dans de vieux chaudrons cuivre ces prunes cueillies à maturité pour exhaler tous leurs arômes.

Un projet utile, bon et solidaire à la fois qui utilise les ressources locales pour renforcer la sécurité alimentaire des familles chrétiennes.

 

Les pruneaux du verger diocésain prêts à être dégustés

L’équipe de “Solidarité Kosovo

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Arnaud Gouillon Lauréat du Prix de la Fondation Karic !

Plébiscite et récompenses pour bien amorcer l’année !

Figure emblématique de Solidarité Kosovo, Arnaud Gouillon mène depuis plus de quinze ans des chantiers humanitaires dans les zones les plus hostiles du Kosovo au secours des familles chrétiennes enclavées. Sa personnalité et son parcours hors norme suscitent l’admiration de tout un pays et lui valent d’être régulièrement distingué, comme tout récemment par la fondation Karic et le quotidien Blic.

Allocution d’Arnaud Gouillon lors de la cérémonie de remise de prix de la Fondation Karic

Lauréat du Prix de la Fondation Karic

Humanitaire au grand cœur, Arnaud Gouillon a aussi le cuir épais. Très épais. Rien ne semble pouvoir le faire dévier de son engagement pour les Serbes du Kosovo. Ni le détourner de ses activités humanitaires et encore moins en affecter les résultats. Pas même l’interdiction de séjour au Kosovo injustement infligée par Pristina le 11 septembre dernier (pour lire notre article à ce sujet, cliquez ici). Face à cette épreuve, le directeur humanitaire s’illustre combattif.

Arnaud Gouillon et Ivana Gajic lors de la cérémonie de remise de prix de la Fondation Karic
« Quand on sait l’ampleur des défis humanitaires à relever, on ne recule pas. L’expérience de la vie n’a eu de cesse de renforcer ma résistance, ma volonté et ma détermination à poursuivre cette juste cause solidement ancrée en moi » explique-t-il dans son discours prononcé à l’occasion de la remise du Prix de la Fondation Karic. Une institution serbe qui consacre chaque année les personnalités émérites de la vie publique et de la société civile.
Allocution d’Arnaud Gouillon lors de la cérémonie de remise de prix de la Fondation Karic
Lauréat de cette prestigieuse distinction, Arnaud Gouillon s’est exprimé devant un parterre de cinq mille personnes parmi lesquels de nombreux ambassadeurs étrangers. Largement retranscrite dans la presse écrite, son allocation a marqué les esprits. « Je dédie cette récompense aux 12.000 donateurs de Solidarité Kosovo qui sont le cœur battant de notre association. C’est grâce à leur soutien et à leur générosité que nous changeons, projet après projet, le quotidien des chrétiens du Kosovo, malmenés par un destin peu clément ».
Le journal Blic, quotidien le plus lu en Serbie, classe Arnaud Gouillon parmi les vingts personnalités de l’année 2018
Personnalité émérite de l’année 2018

Deux semaines plus tard, c’est au tour de Blic, le quotidien le plus lu de Serbie, de le couronner. Pour la 2e fois, le Directeur humanitaire de Solidarité Kosovo se retrouve en haut du célèbre palmarès parmi les vingt premières personnalités du pays qui ont marqué l’actualité en 2018.

Le journal Blic, quotidien le plus lu en Serbie, classe Arnaud Gouillon parmi les vingts personnalités de l’année 2018
L’ingrédient principal de la popularité le jeune grenoblois de 33 ans serait connu selon certains commentateurs. Plus que sa vocation humanitaire, ce sont les valeurs qu’il véhicule qui ont conquis le cœur des Serbes. Ses valeurs, comme le respect des traditions, la continuité de l’amitié séculaire franco-serbe mais aussi celles de la charité et de la préservation du patrimoine culturelle trouvent un écho puissant dans la société serbe.
Arnaud Gouillon et Ivana Gajic lors de la cérémonie de remise de prix de la Fondation Karic

L’équipe de “Solidarité Kosovo

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Le documentaire « Kosovo : une chrétienté en péril » doublement primé en Serbie

Le documentaire « Kosovo : une chrétienté en péril »
doublement primé en Serbie

C’est une année forte en récompense pour Eddy Vicken et Yvon Bertorello, auteurs du film “Kosovo, une chrétienté en péril” qui a glané le prix convoité du “meilleur film documentaire” au Festival de la culture chrétienne à Zaječar puis au festival de Kruševac.

Arnaud Gouillon, Directeur de Solidarité Kosovo, représentait les réalisateurs du film documentaire lors de la cérémonie de récompenses à Zaječar

Réalisé en étroite collaboration avec Solidarité Kosovo, le documentaire s’exporte avec succès en Serbie après avoir été chaleureusement accueilli « à domicile » en France. Pour rappel, ce film de 52 minutes a été diffusé en 2017 sur KTO Télévision Catholique, après une avant-première au mythique cinéma Le Grand Rex Paris. Il dévoile une chrétienté aux magnifiques valeurs ancestrales. En apparence fragile parce que menacée, cette chrétienté fait davantage figure d’une force morale exemplaire.

Le festival de Kruševac a également consacré le film documentaire réalisé en collaboration avec Solidarité Kosovo
Consacré par deux fois « meilleur film documentaire », le film a reçu une ovation du public lors des remises de prix. Arnaud Gouillon, Président de Solidarité Kosovo, qui avait cornaqué les réalisateurs du film au Kosovo, était sur place pour les représenter. Il a reçu en leur nom les trophées et a présenté le film avant ses projections.

Le grand public a pu également apprécier le film primé grâce à sa diffusion à plusieurs reprises sur la chaine de service public serbe, Radio Televizija Srbije 1.

Pour découvrir ou revoir le film documentaire « Kosovo : une chrétienté en péril », cliquez ici.

L’équipe de “Solidarité Kosovo

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Visite du Patriarche Jean X d’Antioche et de tout l’Orient au Kosovo

Venu de Syrie, le Patriarche Jean X était en visite au Kosovo

Le Patriarche Jean X d’Antioche et de tout l’Orient a quitté sa résidence de Damas pour se rendre en Serbie sur l’invitation officielle de l’Église orthodoxe serbe. La visite de Sa Béatitude s’est amorcée à Belgrade au Saint siège serbe. Accueillie par Sa Sainteté Irénée, patriarche de Serbie, les deux délégations serbe et syrienne ont poursuivi leur rencontre au chevet des églises martyres du Kosovo-Métochie.

Le Patriarche Jean X d’Antioche au monastère de Visoki Dečani

Patriarche Jean X en “visite aux églises martyres du Kosovo-Métochie”

À l’issue de l’office tenue au monastère de Visoki Dečani, le patriarche Jean X a évoqué la situation difficile et les épreuves que vit l’Église d’Antioche dans le contexte du conflit larvé au Moyen Orient et particulièrement en Syrie. “Considérant le martyr des chrétiens en Syrie et la disparition toujours non élucidée de deux de nos évêques, je réaffirme aux pays les plus puissants que nous voulons la paix et le calme” avant d’ajouter que “les habitants de Syrie, comme les Serbes du Kosovo, vivent des moments difficiles.”

Le primat de l’Église orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient a rappelé les relations bilatérales fraternelles entre les deux Églises ainsi que les liens de communion qui les unissent. “L’objectif de ma visite est de renforcer les relations entre nos Églises afin qu’elles puissent faire face aux défis du monde d’aujourd’hui”, a-t-il également déclaré.

Le Patriarche Jean X d’Antioche au monastère de Gračanica

“Les habitants de Syrie, comme les Serbes du Kosovo, vivent des moments difficiles”, Jean X d’Antioche

Concluant son déplacement au monastère de Gračanica, le Patriarche Jean X d’Antioche a envoyé un message d’espoir aux Serbes du Kosovo. “Les Églises serbes et d’Antioche sont des martyrs. Mais la Sainte croix nous guide jusqu’à la résurrection. La Sainte terre du Kosovo a vu naitre beaucoup de martyrs et de saints. Ne craignez pas le mal ni l’obscurité car la lumière du Christ renforce et nous sommes ses fils qui n’avons pas peur de la mort.”

L’équipe de “Solidarité Kosovo

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Source: Solidarité Kosovo

Interdiction de séjour au Kosovo pour Arnaud Gouillon

Arrestation et interdiction de séjour au Kosovo.
Une semaine après, la suite des démarches.

Nous vous en informions la semaine dernière dans un communiqué d’urgence, le Président de Solidarité Kosovo, Arnaud Gouillon, faisait l’objet d’une arrestation scandaleuse au poste frontière de Merdare suite à laquelle une interdiction de séjour au Kosovo-Métochie lui avait été signifiée par les forces de l’ordre kosovares. Plus effrayant encore, des menaces quant à son intégrité et celle de sa famille avaient même été proférées lors de sa garde à vue par deux agents des services de renseignements kosovars spécialement dépêchés depuis Pristina.

Depuis, l’équipe humanitaire réunie autour d’Arnaud Gouillon n’a eu de cesse de dénoncer cette mesure injustifiée et arbitraire. Aujourd’hui, Solidarité Kosovo vous informe sur l’avancement de ses démarches.

Interview accordée à “Valeurs actuelles” au lendemain de l’arrestation et de l’interdiction

Couverture médiatique et engouement populaire

Les sites d’information français, Valeurs actuelles et Boulevard Voltaire ont relayé la nouvelle de l’interdiction de séjour d’Arnaud Gouillon au Kosovo, emboîtant le pas aux publications serbes s’étant fait largement écho de cette actualité depuis lundi dernier.

De nombreux quotidiens ont même consacré leurs « Une » à la « décision honteuse des autorités de Pristina». Les journalistes et les rédactions serbe en sont abasourdis et consternés. Tous pointent un acte d’hostilité envers les Serbes du Kosovo-Métochie « très attachés au jeune Français ». Le journal Vesti titrait hier « le sourire volé aux enfants serbes » en empêchant Arnaud Gouillon de leur venir en aide. La chaîne de service public serbe, RTS, enfonce un petit peu plus le clou en qualifiant dans son journal télévisée la décision d’incompréhensible.

Tout au long de la semaine, l’opinion publique serbe s’est passionnée pour cette actualité manifestant son soutien sur les réseaux sociaux. Les mots de soutien et d’encouragement ont afflux sur les pages dédiées à l’association.

Le quotidien Kurir titre en “Une”: “Les Kosovars menacent de me compromettre”
Consensus auprès des autorités politiques et religieuses

La nouvelle de l’arrestation d’Arnaud Gouillon a immédiatement été dénoncée par le diocèse du Kosovo-Métochie qui, par la voix de père Sava Janjic, l’higoumène du monastère de Visoki Decani, a fait savoir qu’elle intervenait auprès des représentants européens et internationaux en mission au Kosovo afin de faire lever cette sanction. Monseigneur Théodose, évêque du Kosovo-Métochie, a déclaré dans un communiqué officiel qu’il condamnait fermement l’arrestation et l’interdiction infligée à Arnaud Gouillon. « C’est en raison de son sacrifice et de sa solidarité envers le peuple serbe souffrant qu’Arnaud s’est trouvé être la cible de ceux pour qui, les amis des Serbes sont considérés ipso facto comme des ennemis du Kosovo » a souligné l’évêque.

Invité du Journal Télévisé de la RTS, chaine de service public serbe
La défense d’Arnaud Gouillon s’est également organisée au plus haut sommet de l’État serbe. Le Premier ministre, Ana Brnabić lui a officiellement apporté son soutien quelques heures après celui exprimé par le ministre en charge du Kosovo et de la Métochie, Marko Đurić, qui a déclaré lors d’une intervention télévisée : « le seul reproche que l’on puisse faire à Arnaud Gouillon, c’est d’avoir dénoncé avec honnêteté et succès au monde entier la souffrance des Serbes du Kosovo ».
L’Église du Kosovo-Métochie condamne fermement la décision de Pristina

Poursuivre l’aide humanitaire dans les enclaves

Afin de permettre de clarifier et de normaliser sa situation administrative, Arnaud Gouillon a donné pouvoir à un avocat pour présenter un recours en son nom auprès des instances compétentes à Pristina.
En attendant une réponse officielle, Solidarité Kosovo continue d’interpeller les représentants de la communauté internationale à Pristina et en Serbie.
Ana Brnabic, Premier ministre serbe, a apporté son soutien à Arnaud Gouillon
dès l’annonce de l’interdiction de séjour
Marko Djuric, ministre en charge du Kosovo, s’est solidarisé avec Arnaud Gouillon
Ce matin même, l’Ambassadeur de France en Serbie, son Excellence, M. Frédéric MONDOLONI, recevait Arnaud Gouillon dans sa résidence à ce sujet.

Renforcée par les nombreux soutiens exprimés depuis une semaine, l’ONG Solidarité Kosovo nourrit davantage l’espoir de voir lever le blocage administratif à l’encontre de son Président afin d’assurer la continuité d’une aide humanitaire vitale en faveur des Serbes du Kosovo.

Ce matin l’Ambassadeur de France recevait Arnaud Gouillon

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