Persécutions en Ukraine, III

Dans l’Ouest de l’Ukraine, des uniates s’emparent d’une église de l’Église orthodoxe ukrainienne

Le 28 février 2022, au village de Tseniava, district de Kolomyia, dans la région d’Ivano-Frankovsk, l’église dédiée à la Vierge « Toute-Souveraine », appartenant à la communauté de l’Église orthodoxe ukrainienne, a été occupée.

Suivant le témoignage du recteur de la paroisse, l’archiprêtre Gueorgui Malycha, des partisans de l’Église gréco-catholique ukrainienne se sont emparés du bâtiment par la violence, sous la conduite du chantre uniate  Arsenytch, connu localement pour son combat contre “les israélites et les moscovites“.

Les serrures ont été brisées, les paroissiens ont été repoussés hors de l’église. Le prêtre n’a pas appelé les paroissiens à défendre l’église pour éviter un bain de sang, les malfaiteurs étant armés, notamment de mitraillettes.

Les assaillants ont justifié leurs actions par la situation militaire. De son côté, l’archiprêtre Gueorgui a proposé de mettre les locaux de la paroisse à la disposition des réfugiés pour la nuit, mais sa proposition a été rejetée. Les fidèles de l’Église orthodoxe ukrainienne ont été autorisés à prendre l’antimension, les ornements liturgiques et quelques vases et objets nécessaires à la liturgie.

La veille, 27 février, tout de suite après l’office dominical, une cinquantaine de représentants de l’Église Grecque Catholique Ukrainienne et de l’ÉOd’U étaient entrés dans l’église, exigeant que le recteur et la communauté « libèrent l’église en 24 heures », les menaçant de représailles dans le cas contraire, informe l’Union des journalistes orthodoxes. L’archiprêtre avait été accusé par une dénonciation anonyme de cacher des munitions et des agents de diversion [russes], ce qui lui avait valu une perquisition par les services secrets qui n’avaient rien trouvé. Des fidèles ont été menacés – ainsi une mère de famille s’est vu menacée d’être brûlée vive avec ses enfants.

L’église Notre-Dame « Toute-Souveraine » a été bâtie il y a dix ans grâce aux dons des paroissiens et, suivant la documentation juridique, appartient à la communauté paroissiale.

Les représentants des organes du maintien de l’ordre n’étaient pas présents au moment de l’agression, bien qu’ayant préalablement promis d’envoyer une patrouille. Bien plus, une fois appelée, la police n’est pas intervenue, aucun représentant de l’ordre ne s’est montré.

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Novozhitove : une église orthodoxe saccagée, le prêtre tabassé

À Novozhitove dans la région de Vinnitsa, dans l’ouest de l’Ukraine, un des bastions nationalistes.

Le 25 février dernier vers 11h, à Novozhitove dans la région de Vinnitsa, dans l’ouest de l’Ukraine, un des bastions nationalistes, une cinquantaine de personnes ont saccagé l’église de l’Intercession de la Mère de Dieu ainsi que les icônes et le matériel puis tabassé le prêtre qui s’est rendu sur les lieux.

Les autorités ont refusé d’enregistrer la plainte, affirmant que l’église a été construite sans permis et devait être détruite. Le culte orthodoxe continue sous un barnum.

Source : L’observatoire de la Christianophobie

Rostov sur le Don (Russie) : incendie criminel dans une église orthodoxe

Le 2 mars dernier, un incendie s’est déclaré dans l’église de la Présentation de Marie, quartier de Temernik à Rostov-sur-le-Don. Le feu, d’origine criminelle, est parti de la procure où une fenêtre a été trouvée brisée, ainsi qu’un spray de peinture – peut être utilisé pour commettre des dégradations.

Les pompiers ont éteint l’incendie en un quart d’heure, les dégâts restent limités. Les autorités russes n’excluent pas un cambriolage ou une diversion ukrainienne.

Néanmoins la paroisse déplore aussi le vol de deux croix et d’objets liturgiques.

Source : L’observatoire de la Christianophobie