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Concert de la Maîtrise et Chantres de Saint-Joseph de Lectoure









Exaltez le Seigneur !

Mes bien Chers Frères, en Christ !

   Nous sommes heureux de vous recevoir pour la seconde année en cette Basilique Saint Gény.

    Vous me permettrez de remercier, au nom de l’Église orthodoxe serbe et au notre qui desservons ce lieu de culte ancestral, de l’Église indivise, la Maîtrise et Chantres de St Joseph et de les féliciter du pieux plaisir qu’elle nous procure aujourd’hui.


    C’est, en effet, un vrai régal de vous entendre. Vous vous trouvez dans une communauté où l’on sait apprécier la belle musique : grâce à vos chanteurs et chanteuses, nous avons la joie d’en goûter, des spécimens choisis. Ici donc on ne saurait être insensible à votre exécution, qui touche à la perfection.

    La musique et le chant ont toujours été en honneur dans l’Église, et dans l’Orthodoxie tous les offices,  des dimanches et en semaine, sont chantés entièrement.
    Le chant fut, au cours de ses offices et depuis les temps les plus reculés, une des formes les plus goûtées de la prière. Et c’est un de ses plus illustres Pères, St Augustin, qui disait : « qui chante bien prie deux fois »

    Quand Charlemagne demanda d’ouvrir partout des écoles populaires gratuites, l’Église accepta ce programme qui lui souriait : en plus de la lecture, de l’écriture, du calcul, il exigea que le clergé enseignerait la musique et le chant.

   Les Églises ont d’ailleurs des chants qui leur sont propres, et qui n’a cessé de faire l’admiration des artistes de tous les temps. Elles y tiennent beaucoup, elles l’ont restauré naguère, en les ramenant à leur pureté primitive.

     Mais elles ne condamnent pas pour autant la polyphonie, celle dont vous jouissez cet après-midi. Au contraire, elles l’encouragent de tout son pouvoir ; elles l’admettent chez elles, à condition qu’elles-mêmes respectent la liturgie.

    Aux musiciens, l’Église a donné une Patronne céleste, et elle l’a choisie parmi mes plus grandes et les plus pures sainte de son histoire de l’Église indivise : la vierge Cécile .

Mosaïque de Sainte Cécile

     Comme ils ont fait naître les plus merveilleuses fresques, nos Mystères chrétiens, la Vie de nos Saints ont inspiré aux artistes, anciens et modernes, en même temps que les sublimes icônes, leurs plus splendides compositions musicales. Et quel plaisir, quelle émotion de les entendre exécuter avec talent par nos Maîtrises et nos Chorales !

    Par la musique vocale, plus qu’instrumentale, l’Église se propose, non point de nous distraire, mais de nous faire mieux prier, d’élever plus haut nos âmes et nos cœurs : jusqu’au ciel, où Dieu règne dans sa gloire.

Père David, Archiprêtre de la Cathédrale Sts Gervais & Protais de Lectoure, aumônier de la Maîtrise et Chantres de St Joseph, des écoles, collège et lycée chrétiens de la cité

    Là-haut, on chante aussi et l’on fait de la musique, comme nous l’explique Saint Jean dans son Apocalypse : « jouant de leurs cithares, ils chantaient comme un cantique nouveau, devant le trône » « tenant les harpes de Dieu, ils chantaient le cantique de Moïse, le serviteur de Dieu, et le cantique de l’Agneau disant : « Grandes et admirables sont tes œuvres, Seigneur Dieu Tout-Puissant »

    Chantons ici-bas , de notre mieux, les louanges du Bon Dieu ; et méritons de nous mêler un jour, pour toujours, au chœur des Anges et des Élus qui, au pied du trône de l’Agneau, font entendre sans se lasser, l’Alleluia et le Sanctus éternels. 

Direction: François Bonnet Arrangements: Patrice Albert

Amen

Stella slendens (Livre vermeil de Monserrat, XIV°siècle)
Miserere (Polyphonie Nanino/grégorien, XVI°siècle)
Jesu Salvator Mundi (Menegali, XVI°siècle)
Mariam matrem (Livre vermeil de Monserrat, XIV°siècle)
Lodate Dio (Giovanni Animuccia, XVI°siècle)
Salve Regina des bergers (Chant traditionnel du Rouergue)
Alle psallite cum luya (Manuscrit de Montpellier, XIII°siècle)

Visite du patriarche de Serbie Irénée en Hongrie

Le patriarche Irénée a effectué, du 24 au 27 mai 2019, une visite pastorale au diocèse de l’Église orthodoxe serbe en Hongrie, accompagné des évêques Irénée de Bačka, Cyrille de Buenos Aires et d’Amérique du Sud, et Hésychios de Mohacs.

30 mai 2019 par Jivko Panev

Visite du patriarche de Serbie Irénée en Hongrie

Accueilli par l’évêque de Budapest Lucien (Église orthodoxe serbe), le patriarche a déclaré à son arrivée qu’il venait visiter les anciens lieux saints serbes et élever des prières avec le peuple pieux. Le 25 mai, le patriarche a visité la basilique Saint-Étienne, où il a été accueilli par l’évêque catholique-romain György Snell, qui a évoqué l’histoire de l’édifice et de son saint patron, le premier roi chrétien de Hongrie. Le même jour, l’ambassadeur de Serbie à Budapest, M. Ivan Todorov a organisé une réception en l’honneur du patriarche et de sa délégation, qui se sont rendus ensuite à Szentendre (Saint-André), le centre historique de la communauté serbe de Hongrie. Le patriarche et sa suite ont reçu, au palais épiscopal, le cardinal Péter Erdő, l’évêque de l’Église évangélique Paul Lackner, le secrétaire d’État hongrois aux Églises Miklós Soltész, le ministre serbe de la culture Vladan Vukosavljević, le ministre serbe de l’éducation nationale Mladen Šarčević et d’autres personnalités. Ensuite, le patriarche a procédé à la bénédiction du nouveau musée du diocèse serbe de Hongrie, situé dans le bâtiment qui abrita la première école de formation des instituteurs serbes. Le musée s’étend sur 1600 m2 et contient 500 objets d’exposition. Le projet de construction et d’adaptation du nouveau musée a été réalisé avec le soutien financier du gouvernement hongrois et du ministère serbe de la culture. À cette occasion, l’évêque orthodoxe serbe de Budapest, Mgr Lucien, a adressé ses vœux de bienvenue au patriarche, ainsi qu’aux représentants des gouvernements hongrois et serbe, ainsi qu’à toutes les personnes présentes. Le patriarche, de son côté, a souligné dans son allocution l’importance de l’amitié entre la Serbie et la Hongrie et a remercié le gouvernement hongrois pour l’aide désintéressée apportée à l’Église orthodoxe serbe en Hongrie. Le 26 mai, en la cathédrale serbe de Szentendre, le patriarche Irénée a célébré la divine Liturgie, assisté des évêques Irénée de Bačka, Cyrille de Buenos Aires et d’Amérique du Sud, et Hésychios de Mohacs. Les chants étaient assurés par les chorales « Saint Étienne de Dečani » de Novi Sad, et « Javor » de Szentendre. À la Liturgie assistaient le vice-premier ministre Semjén Zsolt, et le secrétaire d’État Miklós Soltész. À l’issue de la Liturgie, le patriarche a mentionné dans son allocution que l’amitié entre Serbes et Hongrois doit constituer un exemple pour les autres peuples dans la résolution des problèmes mutuels et montrer comment il faut vivre fraternellement et dans l’amour dans des espaces communs. Le même jour le secrétaire d’État Miklós Soltész a accueilli le patriarche Irénée et sa suite au parlement de Budapest, ainsi que l’ambassadeur de Serbie en Hongrie M. Ivan Todorov, et le député serbe au parlement hongrois M. Ljubomir Aleksov. Le patriarche a encore une fois remercié la Hongrie pout tout ce qu’elle a fait pour l’Église orthodoxe serbe et le peuple serbe en Hongrie.

Le 27 mai, au terme de sa visite, le patriarche a rendu visite à l’école primaire et collège serbe de Budapest Nikola Tesla.

Source 

Traduction: Orthodoxie.com

Communiqué de l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe

L’assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe s’est tenue, du 9 au 18 mai 2019, au monastère de Žiča, puis à Belgrade.

Communiqué de l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe

« La session ordinaire de la sainte Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe de cette année a commencé le 9 mai au monastère de Žiča, qui fut le premier siège de l’Église serbe autocéphale, tandis que nous fêterons cette année le 800èmeanniversaire de cette autocéphalie, la pleine indépendance ecclésiale, un grand don de Dieu et une grande œuvre de saint Sava. Après la sainte liturgie célébrée par les évêques de l’Assemblée et l’invocation du Saint-Esprit en l’église du monastère de Žiča, ont été tenues les premières séances de l’Assemblée au monastère, les 9 et 10 mai, puis celle-ci a poursuivi ses travaux au Palais patriarcal à Belgrade, du 11 mai jusqu’à la clôture de la session de cette année. Tous les évêques diocésains de l’Église orthodoxe serbe ont participé aux travaux, à l’exception de l’évêque d’Europe occidentale, Mgr Luka.

Au début de la première séance de l’Assemblée, S.S. le patriarche a adressé aux évêques présents, selon la pratique établie, une allocution d’ouverture, dans laquelle il a pointé les questions essentielles de la vie et de la mission de l’Église orthodoxe serbe dans le monde contemporain, lequel est rempli, d’une part, de grands défis et épreuves spirituels et, d’autre part, de possibilités ouvertes de travail pour le renouveau spirituel de notre peuple.

Dès le début de ses travaux, l’Assemblée a consacré une attention particulière à la célébration liturgique et à la commémoration d’un grand jubilé, à savoir le huit centième anniversaire de l’obtention du statut autocéphale de notre Église (1219-2019), tant au niveau de toute l’Église au monastère de Žiča et à Belgrade, en octobre, que dans tous ses diocèses. Il convient de mentionner que la commémoration sera poursuivie au cours de toute l’année prochaine 2020. Il est également décidé, la même année, de commémorer liturgiquement et solennellement encore un jubilé important, le centenaire de l’unification des Églises de la région en une seule Église orthodoxe serbe, et le rétablissement de son statut de Patriarcat autocéphale.

Sur l’invitation de l’Assemblée, le Patriarcat a reçu la visite du président de la République de Serbie Aleksandar Vučić et du président de Bosnie et Herzégovine Milorad Dodik. Après la séance, dans salle solennelle du Patriarcat, l’Assemblée a écouté avec l’attention requise les exposés des deux leaders serbes sur la situation et les problèmes de notre peuple en Serbie et en République serbe de Bosnie, mais plus largement, sur les efforts et à la lutte inégale avec les potentats pour la préservation du Kosovo et de la Métochie au sein de la Serbie et sur le soutien, ainsi que sur l’assistance globale de l’État serbe à notre peuple afin qu’il puisse survivre sur la terre serbe la plus sainte, le Kosovo et la Métochie. Parallèlement, il a été question de la coopération fraternelle des organes de l’État, des institutions éducatives et culturelles et de tous les autres détenteurs de responsabilité publique en Serbie et en République de Serbie, pour le bien de notre peuple des deux côtés de la Drina, et pour sa prospérité, en général, où qu’il vive.

Au cours de l’Assemblée a été tenue également la session de l’institution centrale en charge de l’achèvement de l’église-mémorial Saint-Sava à Belgrade, qui a présenté un rapport sur tous les travaux accomplis jusqu’à maintenant, avec l’aide importante de l’État et des dons du peuple pieux, notamment la pose des mosaïques par les artistes russes, et l’annonce de la grande consécration solennelle de l’église l’an prochain.

Comme chaque année, l’Assemblée s’est préoccupée des questions de l’enseignement ecclésiastique, ainsi que de la création des conditions au fonctionnement normal de la Bibliothèque patriarcale, du Musée, et des Archives de l’Église orthodoxe serbe. L’archiprêtre Jovan Milanović est élu nouveau recteur ad interim du Séminaire Saint-Arsène à Sremski Karlovici. Il a également été discuté de la coopération de l’Église avec les organes compétents en Serbie dans le processus de la revitalisation de Sremski Karlovci et la création des conditions propices à son nouveau rôle – en réalité ancien – d’importante « ruche » spirituelle, culturelle et éducative du peuple serbe.

La date de la fête de saint Païssios, patriarche de Peć est changée : au lieu du 2/15 octobre, sa commémoration est fixée au 3/16 octobre sur la base de l’annotation trouvée récemment sur ses saintes reliques.

Il est constaté avec tristesse l’activité de différents schismatiques et membres de sectes.

Ont été entendus et analysés les rapports sur les travaux du Saint-Synode et des évêques diocésains, de même que sur la fondation caritative « Čovekoljublje » et d’autres fondations au service de l’Église orthodoxe serbe pendant la période écoulée.

Un changement des limites de certains diocèses a été opéré. C’est ainsi que le diocèse de Banja Luka a cédé un certain nombre de paroisses au diocèse de Bihać-Petrovac, et du diocèse de Zvornik-Tuzla au diocèse de Dabro-Bosna.

L’Assemblée, à l’unanimité, a conféré l’ordre de Saint Sava du premier degré au Dr Dimitrios (Trakatelis), jusque récemment archevêque d’Amérique dans la juridiction du Patriarcat de Constantinople, pour ses actions caritatives en faveur des diocèses de notre Église en Amérique.

A été également examinée la situation de notre Église dans la région, à savoir dans les États issus de la dissolution de l’ancienne Yougoslavie. Il a été constaté que l’animosité et la discrimination à l’égard de notre Église sont présentes, dans une plus ou moins grande mesure, pratiquement partout – En Croatie, Bosnie et Herzégovine, Macédoine du Nord, et particulièrement au Monténégro, où a été récemment confirmé le projet de loi anti-européen et anti-civilisé sur les Églises et les communautés religieuses. Par ce projet de loi sont discriminés particulièrement et intentionnellement les diocèses du Monténégro et du Littoral, et de Budimlje-Nikšić. Il est même prévu que les saintes églises soient saisies et proclamées propriétés d’État (!). De telles décisions suppriment le droit inaliénable des citoyens à la liberté religieuse et de conscience et constituent une immixtion directe dans les affaires internes de l’Église. Il y a là des tentatives de saisie violente des lieux saints en faveur de « l’Église orthodoxe du Monténégro » [groupuscule schismatique, ndt] qui est inexistante tant selon les canons que dans la réalité. Il y a également la menace de destruction de certains édifices religieux (l’église située sur le Mont Rumija et le baptistère de Prevlaka). Heureusement, partout, tant au Monténégro qu’en Croatie et ailleurs, il y a des particuliers, des communautés et organisations qui militent pour la justice et la liberté de tous. La situation de notre Archevêché autonome d’Ohrid en Macédoine du Nord est difficile. S’il n’y a pas en ce moment de persécutions directes contre l’archevêque Jean, les évêques, les clercs, les moines et fidèles de cette Église, l’épée de Damoclès de nouvelles poursuites judiciaires est suspendue en permanence au-dessus de leurs têtes. Malgré cela, notre Église continue, comme c’était le cas jusqu’à maintenant, de se prononcer pour le dialogue avec l’Église de ce pays qui, depuis des décennies déjà, demeure dans le schisme, et pour la résolution du problème sur une base authentiquement canonique.

L’évêque d’Amérique occidentale Maxime a exprimé ses regrets pour ses déclarations irréfléchies et inappropriées lors d’une interview, selon lesquelles St Sava aurait obtenu l’autocéphalie de l’Église serbe de façon non canonique. Ces propos ont scandalisé beaucoup de personnes. Mgr Maxime a déclaré devant l’Assemblée qu’il acceptait que St Sava ait agi irréprochablement, selon les saints canons, à l’occasion de l’obtention de l’autocéphalie, et a demandé et obtenu le pardon de l’Assemblée.

Relativement à l’attitude du public concernant la vaccination obligatoire des enfants ou à leur encontre, l’Assemblée considère qu’il convient de respecter les motifs scientifiques de la médecine, mais également les craintes des parents.

Le plus grand problème de l’Église orthodoxe aujourd’hui est le schisme ecclésial en Ukraine et l’échec de la tentative du Patriarcat de Constantinople de résoudre ce problème hâtivement, à sa façon, sans dialogue avec l’Église canonique en Ukraine et avec l’Église orthodoxe russe dans son ensemble, et sans consultation panorthodoxe. Aussi, l’Assemblée maintient sa position actuelle : notre Église ne reconnaît pas la structure para-ecclésiale nouvellement établie en Ukraine, ayant à sa tête les citoyens Denisenko et Doumenko, mais elle se trouve en communion liturgique et canonique, uniquement et exclusivement, avec l’Église orthodoxe canonique d’Ukraine, ayant à sa tête Sa Béatitude le métropolite Onuphre, аinsi qu’avec toutes les autres Églises orthodoxes canoniques.

L’Assemblée exprime pour la énième fois sa consternation et son amertume au sujet des intrusions anti-canoniques des évêques et des prêtres de l’Église orthodoxe roumaine dans les diocèses de l’Église orthodoxe serbe en Serbe orientale.

Les relations avec l’Église catholique-romaine et avec les Églises de la Réforme en Serbie, de même qu’avec la Communauté islamique de Serbie sont traditionnellement bonnes et correctes, ce qui, malheureusement, ne peut être dit des relations avec certains cercles de l’Église catholique-romaine en Croatie et de la Communauté islamique en Bosnie et Herzégovine.

Le Saint-Synode, dans sa nouvelle composition, est constitué du métropolite de Dabro-Bosna Chrysostome, et des évêques Irénée de Bačka, Jean de Choumadie et David de Kruševac.

Communiqué rédigé par le porte-parole de l’Église orthodoxe serbe : Mgr Irénée, évêque de Bačka »

Source 

Traduction: Orthodoxie.com

Solidarité Kosovo développe la culture sous serre

La culture sous serre fleurit au Kosovo sous l’impulsion de Solidarité Kosovo qui renouvelle pour la 3e année consécutive son opération agraire encouragée par le succès des précédentes éditions.
Ce printemps, Solidarité Kosovo a installé vingt serres agricoles à autant de familles des enclaves serbes ainsi que trois serres de grande taille au profit de la soupe diocésaine. Grâce à cet outil, les familles pourront cultiver de leur propre main assez de fruits et de légumes pour subvenir à leur besoin tout au long de l’année. 

Cette année, Solidarité Kosovo a installé vingt serres agricoles à autant de familles des enclaves serbes ainsi que trois serres de grande taille au profit de la soupe diocésaine

Des hommes dignes 

Longues de 10 mètres et larges de 5, les serres ont été installées pour favoriser l’autonomie alimentaire des foyers serbes en leur permettant de cultiver eux-mêmes leur potager. Les terres cultivées produiront davantage de fruits et de légumes de mars à novembre grâce à la chaleur de la serre mais aussi durant les mois froids de janvier et février. La culture sous serre leur assura une récolte de légumes d’hiver tels que le chou, la betterave, ou l’épinard. Les serres sont l’assurance de disposer de légumes à tout moment de l’année ce qui correspond à un besoin prioritaire pour ces familles démunies. 
A titre indicatif, la valeur d’une serre agricole est égale à 550€, une somme qu’aucune de ces familles bénéficiaires n’aurait jamais pu épargner sachant que le revenu moyen par foyer dans les enclaves est de 100€.

Les familles pourront subvenir à leur besoin en fruits et en légumes tout au long de l’année

Cultiver l’autonomie alimentaire

La redynamisation économique des territoires chrétiens par le développement d’activités rurales est l’une des priorités de Solidarité Kosovo. Depuis la construction de la ferme alpine en 2013, qui fait figure de première réalisation en la matière, l’ONG française n’a eu de cesse de lui ramifier des programmes agricoles complémentaires, avec notamment la mise en place d’une laiterie en 2014, la création d’une ferme bovine, d’une ferme avicole en 2018 et tout dernièrement la construction d’une confiturerie artisanale. S’inscrivant dans cette dynamique, l’opération des cultures sous serre est un projet agraire renouvelé chaque année depuis 2016.

Père Serdjan aux côtés d’une famille bénéficiaire du programme agraire


Le témoignage de Maria, 29 ans

“Je ne connais pas une maman au Kosovo qui ne souhaite pas posséder une serre. C’est une ressource considérable pour le panier alimentaire quotidien de la famille. J’ai moi aussi longtemps souhaité acquérir une serre mais sans véritablement oser sauter le pas, le coût étant trop élevé. Et lorsque Père Serdjan m’a informé du don de Solidarité Kosovo, mon vœu s’est exaucé !
Depuis l’installation de l’équipement, je dispose d’un potager de tomates, poivrons, aubergines et courgettes. Grâce à la culture sous serres, j’ai la possibilité de réussir une diversité de culture en quantité bien plus importante c’est l’autre avantage des serres ! Je ramène chaque soir à la maison un beau panier de légumes. De quoi ravir mes trois enfants en bas âges en bonnes purées et délicieux gratin !” Le papa semble tout aussi ravi selon les dires du père Serdjan ! 

Maria accompagnée par l’une de ses filles pour nous présenter les récoltes de sa culture sous serre

L’équipe de “Solidarité Kosovo

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Visite d’élèves de l’Université Bordeaux Montaigne à Tarbes

Le Père Michel, Recteur de la Paroisse de Tarbes a accueilli, samedi 18 mai, les élèves de l’Université Bordeaux Montaigne présents en Bigorre pour la visite de différents lieux de cultes, le groupe hétérogène accompagné par leur professeur Mme Bernadette RIGAL-CELLARD  responsable du master religions et sociétés, ont été agréablement surpris par la beauté des fresques et de l’iconostase. Ils ont échangés pendant plus de deux heures.

Le groupe, bien que plus orienté sur une vision sociologique des cultes, n’est pas resté insensible au mystique que dégage notre église.

Nous pensons que notre église tarbaise sera un passage obligatoire pour les universitaires des prochaines sessions, tant leur professeur a été surprise et étonnée qu’un tel lieu de culte soit méconnu.

Le groupe de l’Université ont ensuite pris un petit goûter autour du Père Michel.

Ossuaire de Saint Babyle

Après la Divine Liturgie, pour la fête de Saint GÉNY, les fidèles se sont rendus en procession, par le cloître, aux Catacombes Saint Babyle, récemment restaurées par les Pères du Monastère.

     Chacun a pu prier dans la grotte de l’Archange Michel et vénérer l’icône en pierre, copie de celle conservée au Mont Gargan (Italie du Sud) dont elle a été rapportée lors d’un pèlerinage avec cinquante fidèles.

Crypte de l’Archange Michel

Ensuite chacun s’achemina vers la crypte, placée sous le Maître-Autel de la Basilique, où sont regroupés les ossements des moines depuis la fondation par Saint Gény jusqu’à la révolution de 1789.

Crypte

On peut prier également pour le restaurateur de la Basilique, Mgr Charles de Cortade, (182O – 1892) qui en entreprit une première restauration et décède sur place. Il repose dans le couloir de la crypte. Ses restes ont été violés et dispersés par des intrus qui pensaient trouver un trésor vers la fin du XXème siècle, mais qui n’était que spirituel.

Sépulture de l’Abbé Félix-Charles de Cortade, restaurateur au XIXème siècle

L’église St Gény a été consacrée le 25 juillet 1852 par l’Archevêque d’Auch Mgr Nicolas La Croix d’Azolette, par l’Evêque d’Agen Mgr Jean-Aimé Levezou de Luzençon. Le poète Jasmin, ami de Frédéric Mistral, déclama son poème Lou Presté sans glèiso

Ossuaire des moines

     Les 3 et 4 juin 2001 l’église fut à nouveau consacrée par le Métropolite NICOLAS de Sarajevo, l’Évêque LUKA de Paris et l’Évêque Athanase d’Herzégovine, en présence de plus de 600 fidèles . Plusieurs évêques serbes sont venus ensuite s’y recueillir.

Icône en pierre de Saint Gény (IVème siècle)

3 MAI

Dormition de notre vénérable Père GÉNIE DE LECTOURE

Œuvre du moine-prêtre Denis, 2001


PETITES VÊPRES

Lucernaire, t. 5
Te donnant au baptême ce nom, * tes parents ont fait de toi
un bon Génie, * le gardien tutélaire de Lectoure et de toute la
contrée; * c’est pourquoi les habitants de la Lomagne, en ce
jour, * et ceux de l’Armagnac te glorifient, * rendant grâces,
vénérable Père, à notre Dieu * pour ta constante et bienveillante protection.
Le génie de l’homme avait sculpté* avec art l’or et J’argent*
ainsi que la pierre pour en faire des dieux; * mais toi, par le
baptême devenu * participant de la nature même de Dieu * et
fils du Père par adoption, tu as prêché* qu’à ces matériaux
n’est pas semblable la Divinité.
Ingénieux dans le mal se sont montrés les impies* qui n’ont
pas jugé bon * de garder la connaissance de Dieu; * aussi le Seigneur
a-t-il laissé * ces mauvais génies à leur esprit dépravé; *
mais toi, vénérable Père, tu t’es ingénié* à mener vers la lumière
les esprits ingénus.
Père vénérable, tu peux te flatter * d’avoir été le guide des
non-voyants, * la lumière pour ceux qui dans les ténèbres cheminaient,*
l’éducateur des ignorants et le maître des simples, *
le père des pauvres, leur pédagogue judicieux, * toi qui possédais
dans la loi d’amour de notre Dieu* l’expression même de
la connaissance et de la vérité.

Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit

Louons saint Génie, ce bienfaiteur * qui ne s’est pas contenté * d’être un homme de prière et de méditation, * mais fut pour ceux qui s’approchèrent de lui * un prédicateur de la foi, * conduisant au baptême ceux qu’il avait convertis; * après sa mort, plus vivant que jamais, * il s’est montré un véritable bienfaiteur, * guérissant sur sa tombe les aveugles pèlerins * et rassasiant les veuves pauvres de bon pain, * à l’image du Christ notre Dieu, * qui nous donne avec sa lumière la nourriture de vie.

Maintenant et toujours et dans les siècles des siècle, Amen.

Stavrothéotokion
Elles sont accomplies, les prophéties * te concernant, ô Vierge,
ainsi que la Croix de ton Fils: * par ta conception et ton virginal
enfantement * tu es devenue, en effet, * la porte de l’Eden
regardant vers l’orient, * par où nul n’est passé hormis le Roi
de l’univers; * en toi, comme dans le buisson embrasé, * demeura
le feu divin sans que tu fusses consumée, * de toi la
pierre d’angle s’est détachée comme de la montagne non touchée * et la sainte Impératrice, retrouvant en ce jour la vraie
Croix, * accomplit l’oracle du prophète David au sujet de ton
Fils, * car nous nous prosternons devant ce qui fut l’escabeau
de ses pieds.

Apostiches, t. 6
Heureuse la nation qui a pour Dieu le Seigneur, * bienheureux
le peuple qu’en héritage il s’est choisi, * prospère la contrée
qu’il a pourvue de saints protecteurs;* c’est pourquoi Lectoure
vénère en ce jour son bienfaiteur * et lui chante: Réjouis-toi *
qui, ayant les mains innocentes et le coeur pur,* as gravi la
montagne du Seigneur pour te tenir en son lieu saint.


Elle est précieuse devant le Seigneur,
la mort de ses amis.


Qu’une armée vînt camper contre toi,* ton coeur fut sans crainte,
Génie: *Dieu ne t’a point livré aux mains de l’ennemi, *
mais il a mis au large tes pas; * dans les eaux débordantes demeura
le Seigneur, * par ta parole sa voix a retenti sur les
eaux * pour diviser sur tes auditeurs les flammes de feu.

Bienheureux l’homme qui craint le Seigneur,
qui se plaît à ses préceptes.


Un fleuve, Seigneur, éleva la voix, * un fleuve souleva ses flots
mugissants, * dans le fracas des grandes eaux, * admirables
comme les vagues de la mer; * puis, sur les eaux débordantes
s’éleva * la prédication de ton serviteur adressée aux soldats, *
qui rendit ton témoignage vraiment digne de foi.


Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit


Admirable est notre Dieu dans les hauteurs, * les sommets des
montagnes sont à lui: * sur terre on s’attaque à la vie du juste,
on condamne à mort l’innocent, * mais le Seigneur fut un refuge
pour toi, saint Génie, * en lui tu espérais, il fut ton secours, il submergea les complots des impies * et suscita par ta parole une foule de témoins, * renonçant aux idoles des nations * pour devenir les adorateurs de la sainte Trinité.

Maintenant et toujours et dans les siècles des siècles, Amen.

Théotokion De l’Archange imitant la voix, * chantons fidèlement * le céleste palais, * la porte scellée en vérité: * Réjouis-toi, par qui nous fut donné le Sauveur de l’univers, * le Christ source de vie et notre Dieu; * repousse, notre Dame, les ennemis de notre foi, * qui font peser sur nous leur tyrannie; * qu’ils sachent la puissance de ton bras, * Vierge sainte, espérance des chrétiens.

Solennité de Saint Gény de Lectoure

Mes Bien Chers Frères, Les peuples entourent de respect et d’honneur la mémoire de leurs grands hommes ; ils célèbrent leurs services, leur génie et veillent avec un soin jaloux sur leur tombeau.

     Bien différent est l’honneur que l’Église rend à ceux qu’elle appelle les Saints. Ceux-là sont vraiment dignes des triomphes qu’on leur décerne; l’humanité croyante est unanime à le proclamer et elle reconnaît en eux ses véritables bienfaiteurs. En eux, elle honore surtout ce qui fait l’homme grand et honorable: la vertu, et si elle entoure leurs restes de respect et de vénération, c’est à autre chose qu’à des ossements qu’elle prétend bien faire parvenir ses louanges et ses marques d’honneur. Mais, puisque la fête de ce jour nous y invite, entrons à ce sujet dans quelques amples explications.

     Quels sont les caractères de la touchante cérémonie dont vous êtes ce jour les témoins ? Que devait dire à vos âmes l’exposition des saintes reliques de Saint Gény ?

     Le culte que nous rendons aux reliques est d’abord un acte de foi. Ce n’est pas seulement un pieux souvenir que nous donnons à celui qui a vécu ici il y a plus de quinze siècles, mais nous faisons par là une triple affirmation.

     Nous affirmons d’abord l’immortalité de l’âme humaine. Ces ossements nous rappellent un être qui a cessé de vivre ici-bas, c’est vrai, mais qui continue à vivre ailleurs, d’une vie plus pleine, plus réelle, plus intense et sans fin.

     Nous affirmons en second lieu que le bonheur existe au-delà de la tombe, que les saints en jouissent, et que par eux nous espérons jouir de l’éternelle félicité. Par là nous condamnons tous les paradis terrestres inventés par les faiseurs de systèmes.

    Nous affirmons enfin la résurrection des corps. Ces ossements que nous conservons dans des chasses précieuses ou des reliquaires, gardent enfermés des étincelles de vie, et un jour viendra où le Seigneur fera tressaillir ces restes et les tirera de leur humiliation. La mort perd donc à nos yeux le plus terrifiant de ses caractères apparents : l’éternité ; elle n’est qu’une dissolution d’un moment, une séparation passagère.

     Le culte des reliques est ensuite un acte de respect et d’honneur. Sans doute, des ossements ne sont rien par eux-mêmes, sinon une vile matière, venue de la terre, destinée à la terre. Mais nous savons que ces membres ont servi au bien et aux bonnes œuvres, qu’ils ont été l’objet de la pénitence, les coopérateurs des travaux des saints, les instruments dociles de leurs âmes, et que l’enveloppe de chair que nous vénérons forma comme la demeure de l’auguste Trinité, et en particulier de l’Esprit de Dieu. Dieu est passé par là, et nous avons bien le droit et le devoir de baiser la trace de ses pas.

     Mais c’est surtout l’âme qui habita le corps, que vont trouver nos hommages. Les reliques nous sont comme un canal par lequel nous transmettons aux saints notre vénération et notre culte, et par eux au Très-Haut lui-même dont les saints sont les chefs-d’œuvre. Que les protestants et les impies ne nous reprochent donc pas de faire acte d’idolâtrie ! Il n’est personne de moins idolâtre qu’un vrai chrétien, et dix-neuf siècles d’une tradition constante protestent contre cette calomnie.

« Nous n’adorons pas les reliques des saints, disait St Jérôme au IVème siècle, période où vécut ici Saint Gény, pas plus que nous n’adorons le soleil, la lune, les archanges, de peur de rendre le culte souverain à la créature plutôt qu’au Créateur, qui est béni dans tous les siècles. Nous honorons les reliques des saints, pour adorer Celui auquel ils ont rendu témoignage par leur vie vertueuse. » Nous honorons Saint GÉNY pour que l’honneur qui lui est rendu remonte jusqu’au Seigneur qui a dit : « Celui qui vous reçoit me reçoit »… Toutes les fois que nous entrons dans cette basilique, est-ce donc au temple d’une idole que nous portons nos hommages ? Les cierges et veilleuses que nous allumons devant ses reliques sont-ils donc des signes d’idolâtrie ?

     Nous faisons enfin, par l’honneur rendu aux reliques, un acte de confiance et d’espérance. Cela signifie que nous croyons les saints non seulement vivants, mais puissants et bienveillants. Nous sommes persuadés que le cri de notre détresse peut parvenir jusqu’à leurs oreilles, que ce cri sera accueilli favorablement, qu’il sera transmis au Dieu tout-puissant et que ce Dieu dont ils sont l’honneur, dont ils forment la cour, dont ils constituent les amis, écoutera leurs requêtes et par eux nous sera plus indulgent, plus généreux, plus libéral.

    Telle a toujours été la croyance de l’Église. Celle-ci a toujours cru que les âmes justes, reçues dans le ciel, y continuent par leur intercession le ministère de charité qu’elles ont exercé par leurs prières en ce monde. Tout cœur chrétien prie pour ses frères et désire qu’ils prient pour lui; les Apôtres nous ont appris à cet égard à nous recommander les uns aux autres. Lorsqu’une âme juste quitte la terre pour le ciel, croyez-vous que sa charité soit glacée à jamais parce que son cœur de chair et de sang est refroidi par la mort ?  Vous figurez-vous que le ciel soit quelque chose qui étouffe dans un éternel égoïsme la  piété de l’amour fraternel ? Ou bien vous semble-t-il qu’une âme est moins puissante parce qu’elle est transfigurée, et que ses prières cessent d’être agréables à Dieu du moment qu’elle est fixée à jamais dans son amitié ?  Si la prière est la toute-puissance de la créature, suffit-il de monter au ciel pour perdre ce pouvoir ? Est-on destitué parce qu’on est couronné ? Redisons plutôt comme St Jérôme : « Si les apôtres et les martyrs encore vivants de la vie du corps et préoccupés par leur propre salut, peuvent cependant prier pour autrui, combien plus le peuvent-ils après les couronnes conquises, après les victoires et les triomphes ! »

     Au spectacle de ces merveilles qui se sont produites dans tous les temps, qui se continuent de nos jours encore, le chrétien a bien le droit de répéter avec confiance la parole de St Grégoire de Nazianze au sujet de St Cyprien : « Les cendres de Cyprien peuvent tout, comme le savent ceux qui l’ont éprouvé. » Oui les reliques de nos saints sont toutes-puissantes, nous le savons par l’expérience de nos pères en la foi et par notre propre expérience.
     Gardons donc précieusement ces restes, veillons à leur conservation, ils ont été protégés par les Anges du départ des derniers moines à la Révolution de 1789 jusqu’à l’arrivée d’autres moines en 2000, avec la bénédiction de notre bien-aimé Évêque Luka.

Et surtout honorons Saint GÉNY par nos prières. Et vous, ô Saints, vous surtout dont les restes constituent le trésor de cette basilique, saints de Gascogne, saint Gény patron de Lectoure, sa sainte Mère Clara et les trente Soldats romains martyrs envoyés par l’Empereur pour l’arrêter, et qui se convertirent à son contact et furent massacrés, restez les gardiens de cette église, de cette cité, de notre Doyenné St Jean Cassien qui a des églises, rattachées à ce saint Lieu avec ses diverses paroisses de l’Occitanie et de l’Aquitaine.

     Soyez pour tous nos Fidèles des remparts, vous avez été nos pères et frères dans la foi, obtenez-nous de toujours nous souvenir que nous devons être de votre race, c’est-à-dire des saints, dans un monde de débauche et de perversion.  Amen ! 

                                                        + Père ANTOINE,  recteur de la Basilique