Mariage d’Elie et Léa

     Le 29 juin, le Père MICHEL, recteur de la Paroisse Saint Aventin de Tarbes, a célébré, en l’église de la Nativité de la Mère de Dieu de MONTSEGUR (Haute-Ariège), prêtée par le Diocèse de Foix, le mariage de

     ELIE Roy, bûcheron, né le 7 novembre 1986 à Paris XIIIème, baptisé en la Basilique St Gény de Lectoure en 2016

et de

     LEA Defawe, bibliothécaire, née le 2 juin 1993 à Saint-Martin d’Hères (Isère) baptisée en la Basilique Saint Gény de Lectoure en 2019

Entrée des fiancés, la famille et les amis
Accueil
Bénédiction
Couronnement
Danse d’Isaïe

AD MULTOS ANNOS !

Fête de la Pentecôte à Dénat d’Albi

Lecture des Actes des Apôtres

(2, 1·11)

Lorsqu’arriva le jour de la Pentecôte, les Apôtres se trouvaient tous ensemble dans un même lieu. Soudain retentit depuis le ciel un bruit pareil à un souffle violent, qui remplit toute la maison où ils étaient assis.

lls virent apparaître une sorte de feu, qui se partageait en langues, pour se poser sur chacun d’eux. Alors ils furent tous remplis de l’Esprit saint et se mirent à parler en d’autres langues, chacun s’exprimant selon le don de l’Esprit.

Or il y avait, séjournant à Jérusalem, des Juifs fervents, issus de toutes les nations qui sont sous le ciel. Au bruit qui se produisit, ils se rassemblèrent en foule, et chacun eut la stupéfaction de les entendre parler sa propre langue. Déconcertés, émerveillés, ils se disaient tous, les uns aux autres: Ces hommes qui parlent, ne sont-ils pas tous des Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans sa langue maternelle ? Nous qui sommes Parthes, Mèdes ou Elamites, qui habitons la Mésopotamie, la Judée ou la Cappadoce, le Pont, l’Asie, la Phrygie, la Pamphylie ou l’Égypte, Libyens de Cyrénaïque, Romains résidant ici, Juifs de naissance ou prosélytes, Crétois ou Arabes, tous, nous les entendons en notre propre langue proclamer les merveilles de Dieu !

Lecture  du  saint  Évangile  selon saint  Jean

(20,19-23)

Le soir  de  ce même  jour,  le  premier  de  la  semaine, toutes  portes  étant  closes par  crainte  des  Juifs, Jésus vint  là où  se  trouvaient  les disciples, il se tint  au  milieu d’eux  et  leur  dit :

La paix soit avec vous !

Ce disant,  il leur  montra  ses  mains et  son  côté. Les disciples furent  remplis de joie à la vue du Seigneur. Il leur  dit  encore une  fois : 

La paix soit avec vous !

Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. Puis il souffla sur  eux  et  leur  dit: Recevez le saint Esprit. Ceux à qui  vous remettrez  les  péchés, ils  leur  seront remis ; ceux à  qui  vous les retiendrez, ils  leur  seront  retenus.

Tous les peuples ont vu * des merveilles en ce jour * dans la cité de David lorsque l’Esprit saint descendit * sous la forme de langues de feu  comme saint  Luc nous l’a rapporté : * les Disciples du Christ se trouvant  tous réunis, * soudain retentit du ciel un fracas, * une violente bourrasque de vent  * et ce bruit remplit toute la maison où ils siégeaient;  * et tous ils se mirent  à  parler  * en langues étrangères pour enseigner * la doctrine nouvelle de la sainte Trinité.

L’Esprit saint qui est, qui était, qui sera toujours, * sans principe et sans fin, * jouit du même rang que le Père et le Fils ; * il est la Vie, le Seigneur vivifiant, * la lu­mière et la source de la clarté;  * il est le bien,  le trésor de bonté ;  par lui le Père est connu et le Fils glorifié ; * à tous il révèle l’unique puissance et  l’intime union, * la même adoration de la sainte Trinité. 

L’Esprit saint, lumière et vie, * eau vive qui jaillit mys­tiquement, * Esprit de sagesse, de science, de bonté, * droi­ture, intelligence souveraine purifiant les péchés; * il est Dieu et nous déifie ; * feu jaillissant du feu,  * parlant et agissant * et répandant les charismes divins ; * par lui tous les Prophètes et les Apôtres de Dieu * ont  reçu la cou­ronne en compagnie des Martyrs : * étrange vision, prodige inouï ! * le feu se divise pour le partage des dons.

Roi céleste,  Consolateur, * Esprit de vérité, * partout présent et  remplissant l’univers,  * trésor de grâce qui don­nes la vie, * viens et  demeure en nous, * purifie-nous de tout ce qui est vil * et sauve nos âmes, ô Dieu de bonté.

Concert de la Maîtrise et Chantres de Saint-Joseph de Lectoure









Exaltez le Seigneur !

Mes bien Chers Frères, en Christ !

   Nous sommes heureux de vous recevoir pour la seconde année en cette Basilique Saint Gény.

    Vous me permettrez de remercier, au nom de l’Église orthodoxe serbe et au notre qui desservons ce lieu de culte ancestral, de l’Église indivise, la Maîtrise et Chantres de St Joseph et de les féliciter du pieux plaisir qu’elle nous procure aujourd’hui.


    C’est, en effet, un vrai régal de vous entendre. Vous vous trouvez dans une communauté où l’on sait apprécier la belle musique : grâce à vos chanteurs et chanteuses, nous avons la joie d’en goûter, des spécimens choisis. Ici donc on ne saurait être insensible à votre exécution, qui touche à la perfection.

    La musique et le chant ont toujours été en honneur dans l’Église, et dans l’Orthodoxie tous les offices,  des dimanches et en semaine, sont chantés entièrement.
    Le chant fut, au cours de ses offices et depuis les temps les plus reculés, une des formes les plus goûtées de la prière. Et c’est un de ses plus illustres Pères, St Augustin, qui disait : « qui chante bien prie deux fois »

    Quand Charlemagne demanda d’ouvrir partout des écoles populaires gratuites, l’Église accepta ce programme qui lui souriait : en plus de la lecture, de l’écriture, du calcul, il exigea que le clergé enseignerait la musique et le chant.

   Les Églises ont d’ailleurs des chants qui leur sont propres, et qui n’a cessé de faire l’admiration des artistes de tous les temps. Elles y tiennent beaucoup, elles l’ont restauré naguère, en les ramenant à leur pureté primitive.

     Mais elles ne condamnent pas pour autant la polyphonie, celle dont vous jouissez cet après-midi. Au contraire, elles l’encouragent de tout son pouvoir ; elles l’admettent chez elles, à condition qu’elles-mêmes respectent la liturgie.

    Aux musiciens, l’Église a donné une Patronne céleste, et elle l’a choisie parmi mes plus grandes et les plus pures sainte de son histoire de l’Église indivise : la vierge Cécile .

Mosaïque de Sainte Cécile

     Comme ils ont fait naître les plus merveilleuses fresques, nos Mystères chrétiens, la Vie de nos Saints ont inspiré aux artistes, anciens et modernes, en même temps que les sublimes icônes, leurs plus splendides compositions musicales. Et quel plaisir, quelle émotion de les entendre exécuter avec talent par nos Maîtrises et nos Chorales !

    Par la musique vocale, plus qu’instrumentale, l’Église se propose, non point de nous distraire, mais de nous faire mieux prier, d’élever plus haut nos âmes et nos cœurs : jusqu’au ciel, où Dieu règne dans sa gloire.

Père David, Archiprêtre de la Cathédrale Sts Gervais & Protais de Lectoure, aumônier de la Maîtrise et Chantres de St Joseph, des écoles, collège et lycée chrétiens de la cité

    Là-haut, on chante aussi et l’on fait de la musique, comme nous l’explique Saint Jean dans son Apocalypse : « jouant de leurs cithares, ils chantaient comme un cantique nouveau, devant le trône » « tenant les harpes de Dieu, ils chantaient le cantique de Moïse, le serviteur de Dieu, et le cantique de l’Agneau disant : « Grandes et admirables sont tes œuvres, Seigneur Dieu Tout-Puissant »

    Chantons ici-bas , de notre mieux, les louanges du Bon Dieu ; et méritons de nous mêler un jour, pour toujours, au chœur des Anges et des Élus qui, au pied du trône de l’Agneau, font entendre sans se lasser, l’Alleluia et le Sanctus éternels. 

Direction: François Bonnet Arrangements: Patrice Albert

Amen

Stella slendens (Livre vermeil de Monserrat, XIV°siècle)
Miserere (Polyphonie Nanino/grégorien, XVI°siècle)
Jesu Salvator Mundi (Menegali, XVI°siècle)
Mariam matrem (Livre vermeil de Monserrat, XIV°siècle)
Lodate Dio (Giovanni Animuccia, XVI°siècle)
Salve Regina des bergers (Chant traditionnel du Rouergue)
Alle psallite cum luya (Manuscrit de Montpellier, XIII°siècle)

Visite d’élèves de l’Université Bordeaux Montaigne à Tarbes

Le Père Michel, Recteur de la Paroisse de Tarbes a accueilli, samedi 18 mai, les élèves de l’Université Bordeaux Montaigne présents en Bigorre pour la visite de différents lieux de cultes, le groupe hétérogène accompagné par leur professeur Mme Bernadette RIGAL-CELLARD  responsable du master religions et sociétés, ont été agréablement surpris par la beauté des fresques et de l’iconostase. Ils ont échangés pendant plus de deux heures.

Le groupe, bien que plus orienté sur une vision sociologique des cultes, n’est pas resté insensible au mystique que dégage notre église.

Nous pensons que notre église tarbaise sera un passage obligatoire pour les universitaires des prochaines sessions, tant leur professeur a été surprise et étonnée qu’un tel lieu de culte soit méconnu.

Le groupe de l’Université ont ensuite pris un petit goûter autour du Père Michel.

Ossuaire de Saint Babyle

Après la Divine Liturgie, pour la fête de Saint GÉNY, les fidèles se sont rendus en procession, par le cloître, aux Catacombes Saint Babyle, récemment restaurées par les Pères du Monastère.

     Chacun a pu prier dans la grotte de l’Archange Michel et vénérer l’icône en pierre, copie de celle conservée au Mont Gargan (Italie du Sud) dont elle a été rapportée lors d’un pèlerinage avec cinquante fidèles.

Crypte de l’Archange Michel

Ensuite chacun s’achemina vers la crypte, placée sous le Maître-Autel de la Basilique, où sont regroupés les ossements des moines depuis la fondation par Saint Gény jusqu’à la révolution de 1789.

Crypte

On peut prier également pour le restaurateur de la Basilique, Mgr Charles de Cortade, (182O – 1892) qui en entreprit une première restauration et décède sur place. Il repose dans le couloir de la crypte. Ses restes ont été violés et dispersés par des intrus qui pensaient trouver un trésor vers la fin du XXème siècle, mais qui n’était que spirituel.

Sépulture de l’Abbé Félix-Charles de Cortade, restaurateur au XIXème siècle

L’église St Gény a été consacrée le 25 juillet 1852 par l’Archevêque d’Auch Mgr Nicolas La Croix d’Azolette, par l’Evêque d’Agen Mgr Jean-Aimé Levezou de Luzençon. Le poète Jasmin, ami de Frédéric Mistral, déclama son poème Lou Presté sans glèiso

Ossuaire des moines

     Les 3 et 4 juin 2001 l’église fut à nouveau consacrée par le Métropolite NICOLAS de Sarajevo, l’Évêque LUKA de Paris et l’Évêque Athanase d’Herzégovine, en présence de plus de 600 fidèles . Plusieurs évêques serbes sont venus ensuite s’y recueillir.

Icône en pierre de Saint Gény (IVème siècle)

3 MAI

Dormition de notre vénérable Père GÉNIE DE LECTOURE

Œuvre du moine-prêtre Denis, 2001


PETITES VÊPRES

Lucernaire, t. 5
Te donnant au baptême ce nom, * tes parents ont fait de toi
un bon Génie, * le gardien tutélaire de Lectoure et de toute la
contrée; * c’est pourquoi les habitants de la Lomagne, en ce
jour, * et ceux de l’Armagnac te glorifient, * rendant grâces,
vénérable Père, à notre Dieu * pour ta constante et bienveillante protection.
Le génie de l’homme avait sculpté* avec art l’or et J’argent*
ainsi que la pierre pour en faire des dieux; * mais toi, par le
baptême devenu * participant de la nature même de Dieu * et
fils du Père par adoption, tu as prêché* qu’à ces matériaux
n’est pas semblable la Divinité.
Ingénieux dans le mal se sont montrés les impies* qui n’ont
pas jugé bon * de garder la connaissance de Dieu; * aussi le Seigneur
a-t-il laissé * ces mauvais génies à leur esprit dépravé; *
mais toi, vénérable Père, tu t’es ingénié* à mener vers la lumière
les esprits ingénus.
Père vénérable, tu peux te flatter * d’avoir été le guide des
non-voyants, * la lumière pour ceux qui dans les ténèbres cheminaient,*
l’éducateur des ignorants et le maître des simples, *
le père des pauvres, leur pédagogue judicieux, * toi qui possédais
dans la loi d’amour de notre Dieu* l’expression même de
la connaissance et de la vérité.

Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit

Louons saint Génie, ce bienfaiteur * qui ne s’est pas contenté * d’être un homme de prière et de méditation, * mais fut pour ceux qui s’approchèrent de lui * un prédicateur de la foi, * conduisant au baptême ceux qu’il avait convertis; * après sa mort, plus vivant que jamais, * il s’est montré un véritable bienfaiteur, * guérissant sur sa tombe les aveugles pèlerins * et rassasiant les veuves pauvres de bon pain, * à l’image du Christ notre Dieu, * qui nous donne avec sa lumière la nourriture de vie.

Maintenant et toujours et dans les siècles des siècle, Amen.

Stavrothéotokion
Elles sont accomplies, les prophéties * te concernant, ô Vierge,
ainsi que la Croix de ton Fils: * par ta conception et ton virginal
enfantement * tu es devenue, en effet, * la porte de l’Eden
regardant vers l’orient, * par où nul n’est passé hormis le Roi
de l’univers; * en toi, comme dans le buisson embrasé, * demeura
le feu divin sans que tu fusses consumée, * de toi la
pierre d’angle s’est détachée comme de la montagne non touchée * et la sainte Impératrice, retrouvant en ce jour la vraie
Croix, * accomplit l’oracle du prophète David au sujet de ton
Fils, * car nous nous prosternons devant ce qui fut l’escabeau
de ses pieds.

Apostiches, t. 6
Heureuse la nation qui a pour Dieu le Seigneur, * bienheureux
le peuple qu’en héritage il s’est choisi, * prospère la contrée
qu’il a pourvue de saints protecteurs;* c’est pourquoi Lectoure
vénère en ce jour son bienfaiteur * et lui chante: Réjouis-toi *
qui, ayant les mains innocentes et le coeur pur,* as gravi la
montagne du Seigneur pour te tenir en son lieu saint.


Elle est précieuse devant le Seigneur,
la mort de ses amis.


Qu’une armée vînt camper contre toi,* ton coeur fut sans crainte,
Génie: *Dieu ne t’a point livré aux mains de l’ennemi, *
mais il a mis au large tes pas; * dans les eaux débordantes demeura
le Seigneur, * par ta parole sa voix a retenti sur les
eaux * pour diviser sur tes auditeurs les flammes de feu.

Bienheureux l’homme qui craint le Seigneur,
qui se plaît à ses préceptes.


Un fleuve, Seigneur, éleva la voix, * un fleuve souleva ses flots
mugissants, * dans le fracas des grandes eaux, * admirables
comme les vagues de la mer; * puis, sur les eaux débordantes
s’éleva * la prédication de ton serviteur adressée aux soldats, *
qui rendit ton témoignage vraiment digne de foi.


Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit


Admirable est notre Dieu dans les hauteurs, * les sommets des
montagnes sont à lui: * sur terre on s’attaque à la vie du juste,
on condamne à mort l’innocent, * mais le Seigneur fut un refuge
pour toi, saint Génie, * en lui tu espérais, il fut ton secours, il submergea les complots des impies * et suscita par ta parole une foule de témoins, * renonçant aux idoles des nations * pour devenir les adorateurs de la sainte Trinité.

Maintenant et toujours et dans les siècles des siècles, Amen.

Théotokion De l’Archange imitant la voix, * chantons fidèlement * le céleste palais, * la porte scellée en vérité: * Réjouis-toi, par qui nous fut donné le Sauveur de l’univers, * le Christ source de vie et notre Dieu; * repousse, notre Dame, les ennemis de notre foi, * qui font peser sur nous leur tyrannie; * qu’ils sachent la puissance de ton bras, * Vierge sainte, espérance des chrétiens.

Solennité de Saint Gény de Lectoure

Mes Bien Chers Frères, Les peuples entourent de respect et d’honneur la mémoire de leurs grands hommes ; ils célèbrent leurs services, leur génie et veillent avec un soin jaloux sur leur tombeau.

     Bien différent est l’honneur que l’Église rend à ceux qu’elle appelle les Saints. Ceux-là sont vraiment dignes des triomphes qu’on leur décerne; l’humanité croyante est unanime à le proclamer et elle reconnaît en eux ses véritables bienfaiteurs. En eux, elle honore surtout ce qui fait l’homme grand et honorable: la vertu, et si elle entoure leurs restes de respect et de vénération, c’est à autre chose qu’à des ossements qu’elle prétend bien faire parvenir ses louanges et ses marques d’honneur. Mais, puisque la fête de ce jour nous y invite, entrons à ce sujet dans quelques amples explications.

     Quels sont les caractères de la touchante cérémonie dont vous êtes ce jour les témoins ? Que devait dire à vos âmes l’exposition des saintes reliques de Saint Gény ?

     Le culte que nous rendons aux reliques est d’abord un acte de foi. Ce n’est pas seulement un pieux souvenir que nous donnons à celui qui a vécu ici il y a plus de quinze siècles, mais nous faisons par là une triple affirmation.

     Nous affirmons d’abord l’immortalité de l’âme humaine. Ces ossements nous rappellent un être qui a cessé de vivre ici-bas, c’est vrai, mais qui continue à vivre ailleurs, d’une vie plus pleine, plus réelle, plus intense et sans fin.

     Nous affirmons en second lieu que le bonheur existe au-delà de la tombe, que les saints en jouissent, et que par eux nous espérons jouir de l’éternelle félicité. Par là nous condamnons tous les paradis terrestres inventés par les faiseurs de systèmes.

    Nous affirmons enfin la résurrection des corps. Ces ossements que nous conservons dans des chasses précieuses ou des reliquaires, gardent enfermés des étincelles de vie, et un jour viendra où le Seigneur fera tressaillir ces restes et les tirera de leur humiliation. La mort perd donc à nos yeux le plus terrifiant de ses caractères apparents : l’éternité ; elle n’est qu’une dissolution d’un moment, une séparation passagère.

     Le culte des reliques est ensuite un acte de respect et d’honneur. Sans doute, des ossements ne sont rien par eux-mêmes, sinon une vile matière, venue de la terre, destinée à la terre. Mais nous savons que ces membres ont servi au bien et aux bonnes œuvres, qu’ils ont été l’objet de la pénitence, les coopérateurs des travaux des saints, les instruments dociles de leurs âmes, et que l’enveloppe de chair que nous vénérons forma comme la demeure de l’auguste Trinité, et en particulier de l’Esprit de Dieu. Dieu est passé par là, et nous avons bien le droit et le devoir de baiser la trace de ses pas.

     Mais c’est surtout l’âme qui habita le corps, que vont trouver nos hommages. Les reliques nous sont comme un canal par lequel nous transmettons aux saints notre vénération et notre culte, et par eux au Très-Haut lui-même dont les saints sont les chefs-d’œuvre. Que les protestants et les impies ne nous reprochent donc pas de faire acte d’idolâtrie ! Il n’est personne de moins idolâtre qu’un vrai chrétien, et dix-neuf siècles d’une tradition constante protestent contre cette calomnie.

« Nous n’adorons pas les reliques des saints, disait St Jérôme au IVème siècle, période où vécut ici Saint Gény, pas plus que nous n’adorons le soleil, la lune, les archanges, de peur de rendre le culte souverain à la créature plutôt qu’au Créateur, qui est béni dans tous les siècles. Nous honorons les reliques des saints, pour adorer Celui auquel ils ont rendu témoignage par leur vie vertueuse. » Nous honorons Saint GÉNY pour que l’honneur qui lui est rendu remonte jusqu’au Seigneur qui a dit : « Celui qui vous reçoit me reçoit »… Toutes les fois que nous entrons dans cette basilique, est-ce donc au temple d’une idole que nous portons nos hommages ? Les cierges et veilleuses que nous allumons devant ses reliques sont-ils donc des signes d’idolâtrie ?

     Nous faisons enfin, par l’honneur rendu aux reliques, un acte de confiance et d’espérance. Cela signifie que nous croyons les saints non seulement vivants, mais puissants et bienveillants. Nous sommes persuadés que le cri de notre détresse peut parvenir jusqu’à leurs oreilles, que ce cri sera accueilli favorablement, qu’il sera transmis au Dieu tout-puissant et que ce Dieu dont ils sont l’honneur, dont ils forment la cour, dont ils constituent les amis, écoutera leurs requêtes et par eux nous sera plus indulgent, plus généreux, plus libéral.

    Telle a toujours été la croyance de l’Église. Celle-ci a toujours cru que les âmes justes, reçues dans le ciel, y continuent par leur intercession le ministère de charité qu’elles ont exercé par leurs prières en ce monde. Tout cœur chrétien prie pour ses frères et désire qu’ils prient pour lui; les Apôtres nous ont appris à cet égard à nous recommander les uns aux autres. Lorsqu’une âme juste quitte la terre pour le ciel, croyez-vous que sa charité soit glacée à jamais parce que son cœur de chair et de sang est refroidi par la mort ?  Vous figurez-vous que le ciel soit quelque chose qui étouffe dans un éternel égoïsme la  piété de l’amour fraternel ? Ou bien vous semble-t-il qu’une âme est moins puissante parce qu’elle est transfigurée, et que ses prières cessent d’être agréables à Dieu du moment qu’elle est fixée à jamais dans son amitié ?  Si la prière est la toute-puissance de la créature, suffit-il de monter au ciel pour perdre ce pouvoir ? Est-on destitué parce qu’on est couronné ? Redisons plutôt comme St Jérôme : « Si les apôtres et les martyrs encore vivants de la vie du corps et préoccupés par leur propre salut, peuvent cependant prier pour autrui, combien plus le peuvent-ils après les couronnes conquises, après les victoires et les triomphes ! »

     Au spectacle de ces merveilles qui se sont produites dans tous les temps, qui se continuent de nos jours encore, le chrétien a bien le droit de répéter avec confiance la parole de St Grégoire de Nazianze au sujet de St Cyprien : « Les cendres de Cyprien peuvent tout, comme le savent ceux qui l’ont éprouvé. » Oui les reliques de nos saints sont toutes-puissantes, nous le savons par l’expérience de nos pères en la foi et par notre propre expérience.
     Gardons donc précieusement ces restes, veillons à leur conservation, ils ont été protégés par les Anges du départ des derniers moines à la Révolution de 1789 jusqu’à l’arrivée d’autres moines en 2000, avec la bénédiction de notre bien-aimé Évêque Luka.

Et surtout honorons Saint GÉNY par nos prières. Et vous, ô Saints, vous surtout dont les restes constituent le trésor de cette basilique, saints de Gascogne, saint Gény patron de Lectoure, sa sainte Mère Clara et les trente Soldats romains martyrs envoyés par l’Empereur pour l’arrêter, et qui se convertirent à son contact et furent massacrés, restez les gardiens de cette église, de cette cité, de notre Doyenné St Jean Cassien qui a des églises, rattachées à ce saint Lieu avec ses diverses paroisses de l’Occitanie et de l’Aquitaine.

     Soyez pour tous nos Fidèles des remparts, vous avez été nos pères et frères dans la foi, obtenez-nous de toujours nous souvenir que nous devons être de votre race, c’est-à-dire des saints, dans un monde de débauche et de perversion.  Amen ! 

                                                        + Père ANTOINE,  recteur de la Basilique

Cérémonie du Souvenir avec l’Association franco-serbe

Cérémonie du Souvenir avec l’Association franco-serbe en mémoire des 450 000 soldats morts aux côté de l’armée française pendant la première guerre mondiale.

9h30 Office religieux

11h Rassemblement au monument aux morts d’ARSAC (Gironde) pour la cérémonie du souvenir.

Le Père Alain, recteur de la Paroisse Saint Martial et Eutrope, de Bordeaux était présent. Il y avait déjà reçu l’Association franco-serbe en notre église.

À droite du Père Alain, le Maire d’ARSAC