Dimanche des Rameaux (2021)

Tropaire t, 1

Pour affermir avant ta Passion * la croyance en la commune résurrection, * d’entre les morts tu as ressuscité Lazare, ô Christ notre Dieu ; * comme les enfants de ce temps, nous portons les symboles de victoire * et te chantons comme au vainqueur de la mort : * Hosanna au plus haut des cieux, * béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.

Seigneur notre Dieu, toi qui sièges sur les Chérubins, tu as réveillé ta puissance et tu as envoyé ton Fils unique, notre Seigneur Jésus Christ, pour sauver le monde par sa croix, sa mise au tombeau et sa résurrection. Tandis qu’il s’approchait de Jérusalem, pour y subir de plein gré sa Passion, le peuple qui était assis dans les ténèbres et l’ombre de la mort, prenant comme symboles de victoire les rameaux des arbres et les branches des palmiers, annonçait par avance la Résurrection. Et nous qui, à leur exemple, en ce jour d’avant-fête, portons en main des palmes et des rameaux et te crions «hosanna» comme jadis la foule et les enfants, garde-nous, Seigneur, sous ta protection ; afin que, par des hymnes et des cantiques spirituels, nous parvenions aussi à la vivifiante résurrection, le troisième jour, dans le Christ Jésus notre Seigneur, avec lequel tu es béni, ainsi que ton très-saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.

Amen.

Psaume 50

Noël 2020

Venez, réjouissons-nous dans le Seigneur, * en exposant le mystère de ce jour. * Le mur de séparation est renversé ; * le glaive flamboyant est déposé, * les Chérubins ne gardent plus l’arbre de vie ; * et moi, je participe aux délices du Paradis * dont la désobéissance m’avait exclu, *  car l’Icône immuable du Père divin, *  l’empreinte de son éternité, * prend forme d’esclave en naissant * d’une Mère vierge, sans subir de changement, * et le Dieu véritable demeure ce qu’il était, * assumant ce qui lui était étranger, * par amour des hommes, l’humanité ; * aussi chantons à notre Dieu : * Toi qui es né de la Vierge, aie pitié de nous.

Ton règne, ô Christ notre Dieu, * est un règne pour les siècles, * ton empire, pour les âges des âges. *  Toi qui pris chair du saint Esprit * et de la toujours-vierge Marie, * tu as fait luire sur nous ta clarté * en ton avènement, ô Christ notre Dieu ;  * lumière de lumière et du Père le reflet, * tu as illuminé toute la création. * Tout ce qui vit et respire te loue, * marque du Père en sa divine splendeur. * Toi dont l’existence précède les temps * et qui, né d’une Vierge, as brillé comme Dieu, * Seigneur Jésus, aie pitié de nous.

Le ciel se réjouisse et la terre exulte de joie, * puisqu’est né sur terre l’Agneau de Dieu * accordant au monde la rédemption. * Car le Verbe, qui est dans le sein du Père, est issu * sans semence, de la Vierge immaculée ; * les Mages s’extasièrent en le voyant à Bethléem * naître comme un enfant que glorifie l’univers.

La Vierge en ce jour enfante le suprême Dieu * et la terre offre asile en une grotte à l’Inaccessible. * Les Anges et les Bergers ensemble chantent sa gloire. * Vers Bethléem une étoile montre aux Mages leur chemin. * Car en ce monde vient pour nous * un enfant nouveau-né, le Dieu d’avant les siècles.

Ce sont les prémices des nations que t’amena le ciel, * Enfant couché dans une crèche, en appelant * par une étoile les Mages d’Orient ; * ce qui les frappa, ce ne fut ni sceptre ni trône, mais ton extrême pauvreté ; * quoi de plus ordinaire que la grotte, en effet, * et quoi de plus humble que les langes, dans lesquels * resplendirent les trésors de ta divinité. Seigneur, gloire à toi.

Il nous a visités du haut des cieux, * le Seigneur qui nous sauve, * Soleil levant plus brillant que tout soleil ; * nous qui étions dans les ténèbres et dans l’ombre de l’erreur, * nous avons trouvé la vérité, * car la Vierge à Bethléem * enfante le Seigneur notre Dieu.

Justes, réjouissez-vous, * cieux, tressaillez d’allégresse, * bondissez, montagnes, car le Christ est né ; * la Vierge siège à l’instar des Chérubins * et porte sur son sein le Verbe devenu chair ; * les Bergers glorifient le nouveau-né, * les Mages portent au Maître leurs présents, * les Anges le célèbrent et lui chantent : * Insaisissable Seigneur, gloire à toi.

Vénération d’une parcelle de la crèche de Bethléem dans un reliquaire ancien de l’Enfant Jésus offert par le Patriarche Diodore de Jérusalem

La Divine Liturgie de la Nativité de l’Emmanuel, en la Basilique Saint Gény de Lectoure,  sur demande de l’Etat, ne s’est pas déroulée la Nuit du 6 au 7 janvier, mais le jeudi à lO heures, avec une fervente et nombreuse assistance.

Les Pères ANTOINE, GUILHEM, ALAIN et BERNARD célébraient à l’autel, le Père ANGELO, malade, le Père THIERRY, hospitalisé, le Père MICHEL n’ayant pas obtenu sa matinée au travail, étaient absents mais en communion avec nous. Le Frère ALEXANDRE dirigeait le Chœur, le Frère MICHEL-ANDRE était lui aussi malade.

Très bel Office solennel, ferveur de la foule, homélie remarquée du Père Antoine sur Noël et l’An nouveau, cantiques populaires à la fin de l’Offices : Il est né le Divin Enfant et les Anges dans nos campagnes, avant de se retrouver à Béthanie pour des agapes fraternelles et cordiales préparées par les Dames patronnesses de la Fraternité.

Dormition de la Mère de Dieu (2020)

Tropaire, t. 1

Dans ton enfantement tu as gardé la virginité, * dans ta Dormition tu n’as pas quitté le monde, ô Mère de Dieu : * tu as rejoint la Source de la vie, * toi qui conçus le Dieu vivant * et qui de la mort délivres nos âmes par tes prières.

Kondakion, t. 2

La Mère de Dieu, qui jamais ne se lasse d’intercéder pour
nous * et dont la protection ne pouvait cesser d’être notre espérance, * ne se
laissa vaincre par la mort ni le tombeau,* puisqu’elle est la Mère de la Vie et
qu’elle a rejoint la Source de la vie,* celui qui demeura dans son sein virginal.

Mégalynaire, t. 4

Lorsqu’ils virent la Dormition * de la toute sainte et immaculée, les Anges furent émerveillés, * admirant que la Vierge pût monter * de la terre jusqu’aux cieux.
t. 1: La nature et ses lois * par ton mystère sont dépassées, * Vierge toute-sainte:
tu restes vierge en ton enfantement * et ta mort est le prélude qui annonce
la vie ; * toujours vierge après l’enfantement * et vivante encore après la
mort, * garde pour toujours sous ta protection * ton héritage, ô Mère de Dieu.

Laudes, t. 4

En ta glorieuse Dormition * se réjouissent les deux, * d’allégresse exultent les angéliques armées ; * toute la terre est dans la joie, * te chantant l’hymne des adieux, * Mère du Maître de l’univers, * très-sainte Vierge inépousée * qui as sauvé le genre humain de l’ancestrale condamnation. (2 fois)

Des confins de l’univers * sur un signe divin * accoururent pour t’ensevelir les Apôtres choisis ; * et te voyant portée de terre vers le ciel, * ils t’adressèrent dans la joie la parole de Gabriel: * Réjouis-toi qui fus le char de l’entière divinité, * réjouis-toi, unique Vierge ayant uni * par ton enfantement la terre avec les cieux.

Toi qui as enfanté la Vie, * par ta sainte Dormition * tu as franchi les frontières de l’immortelle vie ; * les Anges, les Principautés, les Vertus, * les Prophètes, les Apôtres et toute la création * te firent cortège, tandis que ton Fils a reçu * ton âme pure en ses mains immaculées, * Vierge Mère et divine Épouse.

Gloire au Père… Maintenant, t. 6

Pour ton immortelle Dormition, * Mère de Dieu et de la Vie, * les nuées portèrent les Apôtres dans les airs ; * eux qui étaient dispersés dans l’univers, * ils furent rassemblés en un seul chœur * auprès de ton corps immaculé * et l’ensevelirent avec respect, * chantant mélodieusement les paroles de Gabriel : * Réjouis-toi, Pleine de grâce, * Vierge Mère inépousée, * le Seigneur est avec toi ! * Avec eux intercède auprès de ton Fils et notre Dieu, * pour qu’il sauve nos âmes.

Fête de l’icône de la Mère de Dieu, Reine de France à Tarbes

Dès le commencement, l’être humain a été préoccupé par la question de la vie après la mort. Que m’arrivera-t-il quand je serai mort ? En sera-t-il pour de bon ? Ne suis-je pas davantage qu’un être apparaissant un court instant à l’horizon du temps pour, tout de suite après, disparaître irrévocablement ? 

Ou bien comme le prétendent certaines religions asiatiques, l’homme est-il condamné à vivre ici-bas plusieurs vies, avant de se perdre et se fondre dans le grand tout divin ? Ou peut-être l’homme, après la mort, est-il libéré de toute corporéité pour continuer à vivre en tant que pur esprit ? 

Ce que la tradition séculaire de l’Église enseigne à propos de la mort de la Mère de Dieu, donne une idée très concrète de la destination ultime de l’être humain. Rien, dans la personnalité de Marie, ne s’est perdu après sa mort. Ella a été élevée au ciel avec tout son être. Tout ce qu’elle avait été ici-bas a continué d’exister : il n’y a pas eu destruction, mais bien transformation. Pour l’éternité, Marie est resté un être humain, mais un être humain glorifié.

Marie montre que tout homme qui s’endort dans le Christ aura un jour en partage. Quiconque meurt dans l’amitié de Dieu est élevé au ciel avec son âme et son corps. Cela se passe-t-il immédiatement après la mort ou après une période de purification, ou au dernier jour ? Nous ne le savons pas et n’avons pas non plus à le savoir. L’important est de savoir que nous serons élevés au ciel, non pas avec la moitié de notre être mais avec notre personnalité tout entière. 

L’amour de Dieu ne peut nous envahir si nous sommes remplis d’ambitions personnelles, de désirs propres, de soucis inutiles et de jugements critiques. Nous devons dégager pas mal de choses à l’intérieur de nous pour laisser la place à Dieu. Il n’exige pas que tout soit en ordre. Qu’il y ait seulement assez de place pour Lui permettre d’entrer et Il sera satisfait. Commençons à faire du rangement à l’intérieur de nous et nous pourrons le constater, chaque fois que nous nous débarrassons d’une chose en vue de Dieu, son amour vient nous remplir en retour. Alors nous ne voudrons plus nous arrêter d’ici que toute notre maison soit nettoyée.

Dieu ne se laisse pas si facilement trouver quand, à l’intérieur de nous, règnent désordre et bruit. Il est ami de l’ordre et du silence, sa propre vie est un océan de silencieux amour. Pour partager sa vie, nous devons garder le silence en tout. Ce n’est pas seulement de parler avec les autres qui trouble le silence, mais aussi et même davantage de parler avec nous-même, de prêter attention à toutes nos pensées et les images qui nous passent par la tête.

Et même, à trop parler avec Dieu, nous risquons de troubler le silence. Si nous ne faisons que discourir sur nos désirs et sur ce que nous voudrions bien qu’il fasse, comment pourra-t-il nous murmurer doucement à l’oreille : « Tu as du prix à mes yeux, d’un amour éternel je t’ai aimé » ? Prier, c’est s’entretenir avec Dieu. Tenant le premier rôle dans le dialogue, il nous parle le langage du silence. Notre rôle à nous, dans le dialogue, est avant tout d’écouter son silence. Et on ne peut écouter le silence qu’en étant soi-même calme et silencieux.

En ces temps difficiles pour le Monde et la France, dans un tourbillon de folie, où l’on a perdu toutes les valeurs morales et spirituelles, privilégiant le paraître, le bien-être égoïste à tous prix, l’immoralité et le dévergondage, le lucre… Disons avec ferveur cette Prière à la Mère de Dieu, qui, elle seule pour venir à notre aide et nous sauver dans les mois difficiles qui s’ouvrent à nous :

Ô Vierge très sainte, garde l’Église dans la fidélité à l’Évangile de ton Fils.

Fais de tous les baptisés des témoins de la vérité et des bâtisseurs de paix.

Mère admirable, étends ton saint Voile et ton manteau de tendresse sur chacun de nous.

Veille sur les familles, afin qu’elles connaissent le bonheur d’aimer et de transmettre la vie.

Aide les jeunes à avancer sur le chemin de la foi, de l’espérance et de la charité.

Toi qui donne au monde le Christ Sauveur, ouvre nos cœurs à toute détresse, inspire nous les gestes de solidarité et d’accueil, à l’égard de nos frères et sœurs les plus fragiles.

Ô notre Dame, Mère de Dieu,  Patronne de la France, toi qui veille sans trêve sur notre pays, tu as célébré les merveilles du Seigneur, tu as chanté la fidélité de Dieu aux promesses faites à nos pères.

Nous te bénissons, car tu as cru en l’accomplissement de la Parole de Dieu et en son amour qui s’étend d’âge en âge.

Amen !

Dimanche de tous les saints

Tropaire des Saints t, 4

En tout l’univers tes Martyrs * ont orné l’Église de leur sang : * revêtue de pourpre et de lin fin, * par leur bouche elle te chante, ô Christ notre Dieu : * À ce peuple qui est tien manifeste ta compassion, * donne la paix à ceux qui veillent sur notre nation, * accorde à nos âmes la grâce du salut.

Pentecôte 2020

Tropaire, t. 8

Béni sois-tu, ô Christ notre Dieu, * toi qui fis descendre sur tes Apôtres le saint Esprit, * transformant par ta sagesse de simples pêcheurs * en pêcheurs d’hommes dont les filets prendront le monde entier. * Seigneur ami des hommes, gloire à toi.

Kondakion, t. 8

Ayant confondu les langues de l’univers, * le Seigneur du haut des cieux dispersa les nations; * mais en partageant les langues de feu,* il invite tous les hommes à l’unité, * et tous ensemble nous glorifions le très-saint Esprit.

HUITIÈME DIMANCHE DE PÂQUES

ou DIMANCHE DE PENTECÔTE

 À LA LITURGIE

Lecture de l’Évangile selon saint Jean

(7 , 37-52 ; 8 , 12)

27

Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus se leva pour dire à haute voix : Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive ! Celui qui croit en moi, selon le mot de l’Écriture, des fleuves d’eau vive couleront de son sein. Il parlait de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui. Car l’Esprit saint n’était pas encore donné, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié.

Des gens de la foule, ayant entendu ces paroles, disaient : C’est vraiment lui, le prophète ! D’autres disaient : C’est le Christ ! Et d’autres encore : Le Christ viendrait-il de Galilée ? L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la race de David et du village de Bethléem que le Christ doit venir ? La foule fut donc divisée à cause de lui. Certains voulaient l’arrêter, mais personne ne porta la main sur lui.

Les gardes revinrent trouver les grands prêtres et les Pharisiens, qui leur dirent : Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? Les gardes répondirent : Jamais personne n’a parlé comme lui ! Les Pharisiens répliquèrent : Vous vous êtes donc laissé prendre, vous aussi ? Est-il un seul des notables ou des Pharisiens qui ait cru en lui ? Maudite soit cette populace qui ignore la Loi !

L’un d’entre eux, Nicodème, celui qui était allé de nuit trouver Jésus, déclara : Notre Loi condamne-t-elle un homme sans l’avoir entendu et sans qu’on sache ce qu’il a fait ? Ils lui répondirent : Serais-tu Galiléen, toi aussi ? Examine et tu verras que la Galilée ne suscite point de prophète !

Jésus leur parla de nouveau et leur dit : Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie.

Dimanche des saints Pères du 1er Concile Œcuménique (325)

SEPTIÈME DIMANCHE DE PÂQUES

Dimanche des saints Pères

À LA LITURGIE

Lecture de l’Évangile selon saint Jean

(17, 1-13)

56

En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit : Père, l’heure est venue ; glorifie ton Fils, pour que ton Fils te glorifie et que, par le pouvoir sur toute chair que tu lui as conféré, il donne la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et ton envoyé, Jésus Christ. Je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’avais confiée. Et maintenant, Père, glorifie-moi de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde fût créé. J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as tirés du monde pour me les donner. Ils étaient à toi et tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole. Maintenant ils savent que tout ce que tu m’as donné vient de toi ; car les paroles que tu m’as données, je les leur ai données, et ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé. Je prie pour eux ; je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi, et tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi, et je suis glorifié en eux. Je ne suis plus dans le monde, mais ils vont rester dans le monde, et moi, je vais auprès de toi. Père saint, garde en ton nom ceux que tu m’as donnés, pour qu’ils soient un comme nous. Quand j’étais avec eux, je gardais en ton nom ceux que tu m’as donnés. J’ai veillé sur eux, et aucun d’entre eux ne s’est perdu, si ce n’est le fils de perdition, pour que l’Écriture fût accomplie. Mais maintenant je viens à toi, et je dis ces choses, encore présent dans le monde, afin qu’ils aient la plénitude de ma joie.

Ascension de Notre Seigneur

JEUDI DE L’ASCENSION

À LA LITURGIE

Lecture de l’Évangile selon saint Luc

(24, 36-53)

114

En ce temps-là, Jésus, étant ressuscité des morts, se tint au milieu de ses disciples et leur dit : La paix soit avec vous ! Saisis de stupeur et d’effroi, ils s’imaginèrent voir un esprit. Mais il leur dit : Pourquoi tout ce trouble, et pourquoi ces incertitudes en vos cœurs ? Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi et regardez : un esprit n’a ni chair ni os, comme vous voyez que j’en ai ! Et ce disant, il leur montra ses mains et ses pieds. Mais comme, dans leur joie, ils ne croyaient pas encore et s’étonnaient, il leur dit: Avez-vous ici quelque chose à manger ? Ils lui présentèrent un morceau de poisson grillé et un rayon de miel, qu’il prit et mangea devant eux. Puis il leur dit : C’est là ce que je vous disais lorsque j’étais encore avec vous : il fallait que s’accomplît tout ce qui est écrit de moi dans la Loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. Alors il leur ouvrit l’esprit pour leur faire comprendre les Écritures, et il leur dit : Ainsi est-il écrit et ainsi fallait-il que le Christ souffrît, qu’il ressuscitât des morts, et qu’à toutes les nations, à commencer par Jérusalem, fussent prêchées en son nom la repentance et la rémission des péchés. De cela vous êtes témoins. Et moi, je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis. Vous autres, demeurez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la force d’en haut. Puis il les conduisit vers Béthanie et, levant les mains, il les bénit. Or, tandis qu’Il les bénissait, il se sépara d’eux et fut enlevé au ciel. Quant à eux, s’étant prosternés devant lui, ils revinrent à Jérusalem en grande joie. Et ils étaient constamment dans le Temple, louant et bénissant Dieu. Amen.

Tropaire, t. 4

Dans la gloire Tu t’élèves, Ô Christ notre Dieu, * comblant tes Disciples de joie * par la promesse du saint Esprit, * leur donnant force et de tes mains les bénissant, * car Tu es le Fils de Dieu, le Rédempteur de nos âmes. 

Le père Antoine présente l’icône de la Fête à la vénération des fidèles en la Basilique Saint Gény

Kondakion, t. 6

(de Romain le Mélode)

Ayant accompli en notre faveur ton oeuvre de salut, * après avoir uni les cieux et la terre et les hommes avec Dieu, * dans la gloire, ô Christ notre Dieu, Tu montas vers le ciel * sans pour autant nous délaisser, * mais restant toujours parmi nous * et disant à ceux qui conservent ton amour : * Je suis toujours avec vous * et personne à jamais ne peut rien contre vous.