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Fête de la paroisse St Michel & Ste Foy à Nérac

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Nos devoirs envers Saint Michel

 comme Chrétien et comme Français

Mes Frères, La dévotion aux Saints Anges est une de celles qui se recommandent le plus à tous les chrétiens, en raison de la mission qu’ils remplissent auprès de nous. Parmi eux, il en est un qui se désigne très spécialement à notre culte ; c’est le Prince de la milice céleste, Saint Michel. Comme Chrétien, comme Français nous avons à lui faire une part de notre piété.

 

I – Comme Chrétien

Nous devons l’honorer en tant que chrétien. Vous savez le rôle qu’il a joué à l’origine des temps. A la tête des cohortes angéliques, il a vengé les droits de Dieu outragés par la révolte de Lucifer et de ses partisans.

 

Depuis lors, la lutte commencée au ciel s’est continuée sur la terre. C’est là que les démons se réfugient pour y dévorer leur honte et assouvir contre Dieu, contre Jésus-Christ, contre l’Eglise, leur implacable haine. Dans leur effroyable infortune, ils ne goûtent plus d’autre volupté que celle de faire des révoltés, de pervertir toute intelligence, tout cœur, toute volonté, de s’assurer des complices pour la destruction de cette « Femme » immortelle dont parle Saint Jean dans son Apocalypse, et qui se nomme l’Epouse du Christ.

Et la lutte n’a pas cessé au long des âges, elle se poursuit toujours plus acharnée, plus savante. Tandis qu’à la suite des persécutions des premiers siècles elle s’était localisée sur quelques points du globe, de nos jours, c’est de toutes parts qu’elle se déchaîne, ici ouverte, là hypocrite et sournoise, partout avec fureur telle que nous pouvons nous demander si ce n’est pas l’heure dont parle la liturgie : Venit tempus quale non fuit, ou celle dénoncée par la Sainte Ecriture : Hoec est hora… et protestas tenebrarum (Luc, XXII, 53).

Afin de la soutenir dans cette terrible guerre, Dieu a confié son Eglise à la protection de Saint Michel. Dès le VIIème siècle, Saint Grégoire le Grand disait : « Chaque fois que, dans l’Eglise, un acte de vaillance s’accomplit, c’est, d’après la tradition, à Saint Michel qu’on l’attribue. »

 

Il n’y a donc pas à s’étonner de la place d’honneur qui lui est faite dans la liturgie. Deux fêtes lui sont consacrées : celle de son Apparition au Mont-Gargan en Italie, le 8 mai 610, et celle que nous célébrons aujourd’hui.

II – Comme Français

Nous, fils de France, nous avons en outre une raison nationale d’honorer et de prier Saint Michel : c’est qu’il est le défenseur attitré de notre patrie.

Chaque nation a son ange tutélaire. Or, depuis longtemps, nos pères ont choisi Saint Michel comme patron de la France. En 709, entre les côtes de Bretagne et de Normandie, il apparaissait sur un rocher aride, qui surgit, tel un géant, au milieu des flots. Il demandait qu’une chapelle lui fût bâtie. Des prodiges s’y accomplirent. A la fin de ce même VIIIème siècle, Charlemagne y vint en pèlerinage ; peu après il fit proclamer l’Archange « Patronus et Princeps imperii Galliarum. Patron et Prince de l’empire des Gaules », et il voulut que son image fût peinte sur ses étendards. A partir de ce moment, Saint Michel devint et se montra le soldat de la France, contre les incursions des Anglais en particulier.

L’intervention la plus signalée du Prince des Anges a été la vocation de notre Jeanne d’Arc et la préparation de l’humble bergère à sa sublime mission. C’est lui qui, pendant deux ans, l’initia aux malheurs du royaume et la pressa, « de par Dieu », de se porter à sa délivrance, puisque tels étaient les desseins du Très-Haut. C’est lui qui se fit son éducateur et l’encouragea à surmonter les oppositions qui lui venaient de sa famille et du sire de Baudricourt : c’est lui qui lui répétait : « Va, fille de Dieu, va ! » jusqu’à ce qu’elle se fût mise en route. Qui ne voit que dans les circonstances présentes, le recours à Saint-Michel s’impose à tous les chrétiens français ? Si notre territoire n’est plus envahi comme au XVème siècle et comme il l’était encore il y a quelque cinquante ans par les armées étrangères, il reste toujours fortement menacé par l’athéisme.

Mais c’est surtout à l’intérieur, comme au temps de Jeanne d’Arc, que des factions se disputent le pays et mettent en péril son existence même. Satan met la division dans tous les rangs de la société, affaiblit par tous les moyens le sens religieux, le sens moral et jusqu’au patriotisme lui-même.

La dévotion à Saint Michel est donc, pour les chrétiens de France, plus opportune que jamais, puisque notre patrie est plus particulièrement le point stratégique des assauts de l’enfer.

Aussi bien, tournons-nous vers le Prince de la milice céleste ; redisons-lui avec toute notre confiance la prière quotidienne : « Defende nos in praelio, contra nequitiam et insidias diaboli esto praesidium ». Qu’il daigne refouler le démon des discordes, des divisions, des haines, le démon de l’impiété et de l’immortalité ; qu’il daigne nous aider à regagner les hauteurs dans la paix, pour la grandeur de la France et pour le triomphe de la Sainte Eglise

 

Il nous sera permis alors de répéter, avec espérance, la parole de l’Apocalypse : « Michel et ses anges combattaient contre le Dragon ; le Dragon et ses anges combattaient aussi à leur côté ; mais ceux-ci ne pouvaient prévaloir (XII, 7).

 

Continuons de l’invoquer pour notre pays et redisons-lui souvent cette prière :

« Saint Michel archange, défendez-nous dans le combat ; soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon ; que Dieu exerce sur lui son empire, nous le demandons en suppliant. Et vous, Prince de la milice céleste, repoussez en enfer, par la vertu divine, Satan et les autres esprits mauvais qui sont répandus dans le monde pour perdre les âmes. »

Amen.

 

MARIAGE EN L’ÉGLISE PROPHÈTE ÉLIE – SAINT DENYS À DÉNAT d’ALBI  (Tarn)

 

MICKAËL Todorov, né à Schumen (Bulgarie) le 27 avril 1996 et

GOAHAR Avagimyan, née à Krasnoyarsk (Russie) le 07 mai 1993

Ont été unis par le sacrement du MARIAGE par l’Archimandrite ANTOINE, assisté du Hiéromoine GUILHÈM, en l’absence du Proto-Prêtre ANGELO, en soins médicaux.

NIKOLOZ Darjava (Géorgien) représentait la Famille de Michaël et GOAHAR était entourée de sa Famille.

Homélie du patriarche Irénée pour le commencement du carême de Noël

Homélie du patriarche de Serbie Irénée pour le commencement du carême de Noël

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Le 27 novembre 2018, veille du début du carême de Noël selon l’ancien calendrier, le patriarche de Serbie, a prononcé cette courte homélie en la cathédrale Saint-Michel de Belgrade : « Le commandement du jeûne est l’un des premiers commandements divins : ne pas manger de l’arbre de la connaissance. Le Seigneur Lui-même, au début de Sa mission, a jeûné durant quarante jours et nous a donné l’exemple. Lorsque nous parlons de jeûne, nous pensons d’abord à l’abstinence de nourriture grasse, mais il faut savoir que le jeûne consiste également à se préserver des pensées et des actes mauvais, de tout ce qui nous éloigne de Dieu. Que les jours qui viennent soient utiles à nos âmes, accomplissons les commandements divins ! Élevons nos prières au Seigneur et préparons-nous ainsi dignement à la fête pleine de joie de la Nativité du Christ. Le Seigneur nous a montré la voie sur laquelle nous devons cheminer, Il nous a montré le sens de la vie, et celui-ci consiste à aller vers notre Père et hériter du Royaume céleste. Que le Seigneur nous vienne en aide afin que nous sortions meilleurs du carême ! ».

Source

Source: Orthodoxie.com

Baptême de Mickaël à Dénat en Albigeois

PAROISSE PROPHÈTE ÉLIE – SAINT DENYS

Dénat-en-Albigeois

Le 5/18 novembre 2018, XXVème dimanche après Pentecôte, le ProtoPrêtre ANGELO, assisté du Hiéromoine GUILHÈM, a baptisé MARIO Todorov, MICKAËL au baptême, né le 27 avril 1996 à Schumen (Bulgarie), employé hospitalier, fils de DANAIL Dimov et NATALIA Raycheia.

Parrain : Nikoloz DARJANIA

 

Le documentaire « Kosovo : une chrétienté en péril » doublement primé en Serbie

Le documentaire « Kosovo : une chrétienté en péril »
doublement primé en Serbie

C’est une année forte en récompense pour Eddy Vicken et Yvon Bertorello, auteurs du film “Kosovo, une chrétienté en péril” qui a glané le prix convoité du “meilleur film documentaire” au Festival de la culture chrétienne à Zaječar puis au festival de Kruševac.

Arnaud Gouillon, Directeur de Solidarité Kosovo, représentait les réalisateurs du film documentaire lors de la cérémonie de récompenses à Zaječar

Réalisé en étroite collaboration avec Solidarité Kosovo, le documentaire s’exporte avec succès en Serbie après avoir été chaleureusement accueilli « à domicile » en France. Pour rappel, ce film de 52 minutes a été diffusé en 2017 sur KTO Télévision Catholique, après une avant-première au mythique cinéma Le Grand Rex Paris. Il dévoile une chrétienté aux magnifiques valeurs ancestrales. En apparence fragile parce que menacée, cette chrétienté fait davantage figure d’une force morale exemplaire.

Le festival de Kruševac a également consacré le film documentaire réalisé en collaboration avec Solidarité Kosovo
Consacré par deux fois « meilleur film documentaire », le film a reçu une ovation du public lors des remises de prix. Arnaud Gouillon, Président de Solidarité Kosovo, qui avait cornaqué les réalisateurs du film au Kosovo, était sur place pour les représenter. Il a reçu en leur nom les trophées et a présenté le film avant ses projections.

Le grand public a pu également apprécier le film primé grâce à sa diffusion à plusieurs reprises sur la chaine de service public serbe, Radio Televizija Srbije 1.

Pour découvrir ou revoir le film documentaire « Kosovo : une chrétienté en péril », cliquez ici.

L’équipe de “Solidarité Kosovo

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Moscou défend les normes canoniques intangibles

Le patriarche Cyrille : Il n’y a pas de conflit entre Constantinople et Moscou, mais Moscou défend les normes canoniques intangibles

Le patriarche Cyrille : Il n’y a pas de conflit entre Constantinople et Moscou, mais Moscou défend les normes canoniques intangibles

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Après l’office, au cours des agapes, le primat de l’Église orthodoxe russe a prononcé un discours sur l’unité spirituelle des peuples dont l’Église orthodoxe a la responsabilité pastorale, et sur les désordres causés dans le monde orthodoxe par les actes inamicaux du Patriarcat de Constantinople.

« Je garde de bons souvenirs de ma visite en Biélorussie, de la réunion du Saint-Synode à Minsk. J’en suis revenu revigoré. Nous sommes effectivement unis, spirituellement et canoniquement, et l’épiscopat, le clergé et les fidèles de l’Église orthodoxe biélorussie sont éduqués dans l’idée de cette unité canonique » a dit le patriarche, partageant ses impressions de voyage en République biélorusse.

Revenant sur la situation en Ukraine, le patriarche Cyrille a exprimé sa certitude que ce pays était devenu un « champ de discorde » sous l’influence de forces étrangères. « Trop de forces géopolitiques et financières sont en jeu en Ukraine, aujourd’hui, cherchant à déchirer l’espace historique de la Sainte Russie, a souligné le primat. C’est pourquoi je suis particulièrement reconnaissant à l’épiscopat de l’Église orthodoxe ukrainienne qui reste fidèle et uni dans ces conditions difficiles, prêchant ce qui correspond à la vérité historique. »

« Dans les faits, l’Église en Ukraine continue à faire ce que nous avons fait à l’époque soviétique. L’idéologie était contre nous, et nous annoncions la vérité du Christ. Nous le faisions sans chercher à provoquer le pouvoir, mais nous le faisions » a ajouté Sa Sainteté le patriarche Cyrille.

Le primat a déclaré que l’unité de l’Église n’avait aucun rapport avec un système de direction impérial, il s’agit d’une unité spirituelle, intellectuelle, civilisationnelle des peuples de la Rus’ historique. Selon Sa Sainteté, les chroniqueurs antiques appelaient leur pays « Rus’ », « terre russe », sans faire de différence entre l’Ukraine, la Biélorussie et la Grande Russie, « nous sommes tous les héritiers des Ross, comme les Byzantins appelaient nos ancêtres, quoiqu’on en dise, quelles que soient les idées historiosophiques incongrues qu’on veuille aujourd’hui imposer aux esprits ».

« Nous sommes effectivement un seul peuple, et je n’ai jamais peur de le dire. Nous avons des dialectes différents, des particularités culturelles différentes, mais nous sommes un seul peuple, sorti du baptistère de Kiev. Dieu fasse que le Patriarcat de Moscou, qui nous unit non pas au niveau politique ou économique, mais au niveau spirituel, demeure et continue à nourrir spirituellement toutes les ethnies que rassemble la grande Rus’ historique » a dit le primat.

« Quant aux derniers agissements de Constantinople, je tiens à préciser qu’il n’y a aucun conflit entre Constantinople et Moscou ! Il y a que Moscou défend les normes canoniques intangibles, a déclaré le patriarche. Si l’une des Églises soutient les schismatiques, si une Église enfreint les canons, elle cesse d’être une Église orthodoxe. C’est pourquoi la position de l’Église orthodoxe russe, qui a cessé de faire mémoire du patriarche de Constantinople, ne concerne pas les relations entre deux Patriarcats, il s’agit de la nature même de l’Église orthodoxe. »

« J’ai discuté un jour de la primauté de Constantinople avec le père Alexandre Schmeman, ce célèbre théologien russe et américain. Il a eu ces sages paroles : « Si nous avons vraiment besoin d’un pape, autant s’adresser à celui qui a le plus d’expérience », voulant dire que ce ne serait sûrement pas au patriarche de Constantinople. Mais nous n’avons pas besoin de pape ! Nous sommes profondément convaincus que la direction collégiale de l’Église est la seule qui soit juste. Si quelqu’un s’immisce dans la juridiction des autres Églises, il transgresse tous les canons, et la seule réponse possible à ces transgressions éhontées, est notre réponse sereine : nous ne pouvons plus communier avec vous, vous avez enfreint les canons, vous vous êtes écartés de l’Orthodoxie. Que Dieu soit votre juge ; et Dieu sera juge » a souligné le patriarche Cyrille.

« Nous vivons un moment historique, qu’on peut comparer à l’époque du concile de Ferrare-Florence et de l’union. A l’époque, le métropolite de Kiev, de Moscou et de toute la Russie Isidore, reniant l’Orthodoxie, s’est cru au sommet du pouvoir, a cru qu’il soumettrait tout au siège de Rome. Mais il a été chassé par le grand-prince, par le clergé et par le peuple, a rappelé le patriarche. Cette résistance de notre peuple, de notre clergé et de notre épiscopat à toute sorte de mauvais tours, à l’hérésie et au schisme est le garant de la sauvegarde de l’Orthodoxie à l’échelle mondiale, le garant de la sauvegarde de notre unité. »

« Je suis heureux que les dernières décisions de la hiérarchie ait été parfaitement comprises du peuple croyant, de l’épiscopat, du clergé. Certes, le patriarche traverse une période difficile. Mais c’est toute l’Église orthodoxe russe qui traverse cette période difficile, l’Orthodoxie dans le monde. C’est pourquoi je vous demande de rester unis et de prier pour l’Église russe et pour toute l’Orthodoxie » a conclu le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie.

Source

Source: Orthodoxie.com

 

Le patriarche Irénée a consacré la première église serbe au Botswana

Le patriarche de Serbie a consacré la première église serbe au Botswana

Le patriarche de Serbie a consacré la première église serbe au Botswana

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Serbie Irénée a consacré, le 27 octobre, une nouvelle église, dédiée à saint Sava, à Gaborone, capitale du Botswana. La première liturgie célébrée dans cette église a été présidée par le patriarche Irénée, assisté du métropolite de Gaborone et du Botswana Gennade (Patriarcat d’Alexandrie) et de l’évêque de Choumadie Jean, ainsi que de plusieurs prêtres. Étaient présents l’ambassadeur de Serbie en République d’Afrique du Sud, Božin Nikolić, l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Botswana, Viktor Sibilov, le consul de Serbie à Pretoria, Saša Mart, et de nombreux fidèles serbes qui vivent dans cette partie de l’Afrique. Il y a au Botswana un grand nombre de fidèles orthodoxes grecs et une quarantaine de familles serbes qui, pour la plupart, vivent à Gaberone, ainsi que quelques fidèles russes, bulgares, roumains.

Source (dont photographie) : Église orthodoxe serbe

Source: Orthodoxie.com

L’archimandrite Barsanuphe inhumé au monastère de Grassac

L’archimandrite Barsanuphe inhumé au monastère de Grassac

Les fidèles sont venus rendre un dernier hommage au Père Barsanuphe / © F3 Poitou-Charentes
Les fidèles sont venus rendre un dernier hommage au Père Barsanuphe / © F3 Poitou-Charentes

Figure de l’orthodoxie, l’archimandrite Barsanuphe a été enterré jeudi 25 octobre, dans le cimetière du monastère Korssoun à Grassac, qu’il a fondé il y a plus de 30 ans. De nombreux fidèles sont venus se recueillir pour rendre un dernier hommage à leur père spirituel.

Par Thibault Marotte

C’était une figure de l’Eglise orthodoxe. L’image de sa longue barbe grise et de ses habits aux teintes dorées restera gravée dans l’univers religieux. L’archimandrite Barsanuphe a été enterré, jeudi 25 octobre, dans le cimetière du monastère de Korssoun à Grassac, monastère qu’il avait fondé en 1987.

Vice-président de la conférence mondiale des religions pour la paix, il était l’une des figures de l’oecuménisme. En Charente, il avait aussi construit une église de style byzantin ainsi qu’un autre monastère à Marcenat dans le Cantal.

Une vie dédiée à l’art et sa religion

Le Père Barsanuphe est né en 1935 à Paris. Après avoir fait l’école des Beaux-Arts, il a été fait moine du monastère Skit du Saint-Esprit situé à Mesnil-Saint-Denis dans le département des Yvelines en 1964.

Il enseignait l’iconographie à Grassac. Quatre Soeurs occupent aujourd’hui le monastère et consacrent une partie de leur temps à la réalisation d’oeuvres iconographiques“L’iconographie est fondamentale dans la foi orthodoxe puisque c’est la foi dans l’incarnation de dieu. Dieu s’est incarné donc on peut le représenter”, explique Mère Anastasie.

Un père spirituel

De nombreux fidèles ont assisté à la cérémonie pour rendre hommage à celui qu’ils considèrent comme un père spirituel“C’est celui qui nous a amenés à l’orthodoxie et c’est celui qui nous a fait vivre dans l’orthodoxie”, raconte le Père Innokenti Viaud, archiprêtre du Patriarcat de Moscou.

L’engagement du Père Barsanuphe pour la paix et dans le dialogue inter-religieux avait fait écho chez les orthodoxes. En France, seuls 300 000 personnes sont affiliées à l’Eglise orthodoxe russe. 

L’archimandrite Barsanuphe inhumé au monastère de Grassac
Reportage : Jérôme Deboeuf, Cécile Landais et Josianne Etienne Intervenants : Mère Anastasie (Mère supérieure du monastère de l’icône de la Mère de Dieu de Korssoum à Grassac), Père Innokenti Viaud (Archiprête du Patriarcat de Moscou), Père Guy Rougerie (Vicaire Général du Diocèse d’Angoulême)

 

Message du skit du Saint-Esprit au monastère:

À l’attention de Père Archimandrite ANTOINE, monastère de Saint Geny

Révérend Père , Bénissez,


Nous tenons tout particulièrement à vous demander vos prières à la suite du décès du Père Archimandrite BARSANUPHE, Higoumène du skit du Saint Esprit (Le Mesnil Saint-Denis, Yvelines). Il avait eu la joie d’échanger avec vous ces dernières années.

Monseigneur Nestor, évêque de l’Eglise orthodoxe russe (Patriarcat de Moscou) a présidé l’office des funérailles en la Cathédrale de la Sainte Trinité à Paris mercredi 24 octobre et Père BARSANUPHE a été inhumé le 25 octobre dans le cimetière du Monastère de l’icône de la Mère de Dieu de Korssoun (Charente) qu’il a fondé.

Grande figure de l’Église orthodoxe russe en France (Patriarcat de Moscou), l’Archimandrite BARSANUPHE est décédé le samedi 20 octobre 2018.  Higoumène du skit du Saint Esprit (Le Mesnil Saint-Denis, Yvelines) et fondateur du monastère de l’icône de la Mère de Dieu de Korssoun (Charente) et de celui de l’icône de la Mère de Dieu de Znaménié (Cantal), le Père BARSANUPHE a été un travailleur infatigable au service de l’Église et de la tradition monastique orthodoxe. Il est aussi connu depuis vingt-cinq ans pour son engagement en faveur de la Paix.

Durant ses cinquante-quatre années de vie monastique, l’Archimandrite BARSANUPHE a engendré spirituellement des personnes de tous horizons. Et il a été un inlassable bâtisseur de lieux monastiques et d’églises orthodoxes en France.

Au total, le Père BARSANUPHE a conçu, dessiné et bâti une dizaine d’églises orthodoxes un peu partout en France et aménagé et équipé huit églises domestiques aujourd’hui disparues.

L’Archimandrite BARNANUPHE s’est engagé dans le travail pour la Paix. En 2005, le Patriarcat de Moscou l’a décoré de l’ordre de Saint Serge de Radonège au titre de son service pour l’Eglise et de son travail fructueux pour promouvoir la Paix.

Avec vos prières,
Fraternellement en Christ

Le skit du Saint Esprit
leskitdusaintesprit@free.fr
tel: 06 61 82 01 10

Visite du Patriarche Jean X d’Antioche et de tout l’Orient au Kosovo

Venu de Syrie, le Patriarche Jean X était en visite au Kosovo

Le Patriarche Jean X d’Antioche et de tout l’Orient a quitté sa résidence de Damas pour se rendre en Serbie sur l’invitation officielle de l’Église orthodoxe serbe. La visite de Sa Béatitude s’est amorcée à Belgrade au Saint siège serbe. Accueillie par Sa Sainteté Irénée, patriarche de Serbie, les deux délégations serbe et syrienne ont poursuivi leur rencontre au chevet des églises martyres du Kosovo-Métochie.

Le Patriarche Jean X d’Antioche au monastère de Visoki Dečani

Patriarche Jean X en “visite aux églises martyres du Kosovo-Métochie”

À l’issue de l’office tenue au monastère de Visoki Dečani, le patriarche Jean X a évoqué la situation difficile et les épreuves que vit l’Église d’Antioche dans le contexte du conflit larvé au Moyen Orient et particulièrement en Syrie. “Considérant le martyr des chrétiens en Syrie et la disparition toujours non élucidée de deux de nos évêques, je réaffirme aux pays les plus puissants que nous voulons la paix et le calme” avant d’ajouter que “les habitants de Syrie, comme les Serbes du Kosovo, vivent des moments difficiles.”

Le primat de l’Église orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient a rappelé les relations bilatérales fraternelles entre les deux Églises ainsi que les liens de communion qui les unissent. “L’objectif de ma visite est de renforcer les relations entre nos Églises afin qu’elles puissent faire face aux défis du monde d’aujourd’hui”, a-t-il également déclaré.

Le Patriarche Jean X d’Antioche au monastère de Gračanica

“Les habitants de Syrie, comme les Serbes du Kosovo, vivent des moments difficiles”, Jean X d’Antioche

Concluant son déplacement au monastère de Gračanica, le Patriarche Jean X d’Antioche a envoyé un message d’espoir aux Serbes du Kosovo. “Les Églises serbes et d’Antioche sont des martyrs. Mais la Sainte croix nous guide jusqu’à la résurrection. La Sainte terre du Kosovo a vu naitre beaucoup de martyrs et de saints. Ne craignez pas le mal ni l’obscurité car la lumière du Christ renforce et nous sommes ses fils qui n’avons pas peur de la mort.”

L’équipe de “Solidarité Kosovo

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Source: Solidarité Kosovo

Déclaration du Synode de l’Église russe hors-frontières au sujet de la rupture de la communion de l’Église orthodoxe russe avec le Patriarcat de Constantinople

Déclaration du Synode de l’Église russe hors-frontières au sujet de la rupture de la communion de l’Église orthodoxe russe avec le Patriarcat de Constantinople

Déclaration du Synode de l’Église russe hors-frontières au sujet de la rupture de la communion de l’Église orthodoxe russe avec le Patriarcat de Constantinople

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Le 18 octobre, le Synode des évêques de l’Église orthodoxe russe hors-frontières a publié le message suivant :

« Le Synode des évêques de l’Église orthodoxe russe hors-frontières fait part de sa profonde affliction au plérôme de son clergé et de ses fidèles, ainsi qu’aux orthodoxes du monde entier, à l’occasion des actes non canoniques perpétrés ces derniers jours par le Patriarcat de Constantinople. Cela concerne particulièrement le communiqué de la chancellerie du Synode constantinopolitain du 11 octobre 2018. En même temps, nous exprimons notre soutien complet à la position exprimée par le Saint-Synode du Patriarcat de Moscou lors de sa session du 15 octobre 2018, ainsi qu’à la déclaration de celui-ci, adoptée le même jour. Les actions illicites de l’Église de Constantinople ne peuvent aucunement être justifiées canoniquement et constituent une injustice grave et dangereuse faites aux traditions de l’Orthodoxie, de même que ce mépris et cette indifférence choquantes au bien spirituel du troupeau du Christ (cf. Jn. X, 3 ; 11). Ayant exprimé son intention d’établir une stavropégie de son Église en Ukraine, Constantinople, de cette façon, s’est ingéré sur le territoire canonique d’une autre Église locale, ce qui en soi constitue un arbitraire anti-canonique flagrant, du fait que le Synode de l’Église de Constantinople n’a pour des actions semblables, ni pouvoir, ni droit. Aussi, nous déclarons ouvertement qu’en aucun cas nous ne reconnaîtrons une force juridique à de telles institutions, et nous nierons la légitimité de ceux qui oseront se déclarer pasteurs en appartenant à ces organisations non ecclésiales. Plus grave encore est la décision de l’Église de Constantinople de « rétablir » le statut canonique de certains schismatiques qui, pour des transgressions canoniques évidentes, ont été déposés par l’Assemblée des évêques des l’Église orthodoxe russe et ce avec l’assentiment des autres Églises orthodoxes locales. Partant de cette affirmation fausse selon laquelle la prérogative formée dans les temps anciens et permettant à Constantinople de recevoir les demandes de médiations dans la résolution des conflits et des désaccords dans les Églises orthodoxes, est égale à la possession d’un pouvoir personnel et exclusif, Constantinople s’est approprié de par sa propre volonté des pouvoirs inexistants, et justifie ainsi ses tentatives d’immixtion dans les affaires des autres Églises locales. Cependant, conformément aux canons, Constantinople ne possède pas un tel pouvoir canonique et, dans les cas d’une iniquité semblable, la véritable nature du concept de « premier parmi les égaux » est altérée, ce qui va directement à l’encontre de l’orthodoxie canonique. Dans le but d’une claire compréhension de la situation présente parmi les fidèles, nous déclarons explicitement que l’anathème prononcé à juste titre par le concile des évêques de l’Église orthodoxe russe contre ceux qui se sont engagés dans le schisme et persistent dans leurs erreurs, ne peut être abrogé et n’est pas abrogé par les actes unilatéraux de Constantinople. Aux yeux de Dieu, conformément aux saints canons et à l’enseignement de l’Église orthodoxe, ces gens restent sous leur juste condamnation et sont considérés comme schismatiques, c’est-à-dire déchus de leur appartenance à la sainte orthodoxie. En outre, nous rappelons aux fidèles que les canons nous disent ouvertement que ceux qui entrent en communion avec ceux qui sont légalement déposés se trouvent eux-mêmes dans le schisme (2ème canon du Concile d’Antioche), ce qui expose leurs propres âme à un danger de mort. L’Église orthodoxe d’Ukraine, confiée aux soins de Sa Béatitude le métropolite Onuphre et ses confrères archipasteurs, lesquels sont des confesseurs de la foi, reste aujourd’hui également, tout comme cela est le cas depuis l’acte de 1686, la seule Église canonique sur cette terre bénie de Dieu [de l’Ukraine]. La décision de l’Église de Constantinople de « révoquer » cette « gramata » [Lettre synodale] est sans fondement, et conformément à la tradition canonique orthodoxe, est de par sa nature, impossible. Malgré la déclaration du Saint-Synode de l’Église de Constantinople du 11 octobre de cette année, les fidèles peuvent être certains que la Gramata historique de 1686 reste un acte en vigueur et contraignant, conformément auquel l’autorité canonique de l’Église orthodoxe d’Ukraine et du Patriarcat de Moscou reste inchangée, indépendamment des intentions des autorités actuelles du Phanar. À la lumière du fait que la nature même de l’orthodoxie canonique est gravement atteinte, le Synode des évêques de l’Église orthodoxe russe hors-frontières n’a pas d’autre choix que de déclarer avec profonde affliction, mais en toute conviction, son accord avec la décision du Saint-Synode du Patriarcat de Moscou, par laquelle est reconnue l’impossibilité de continuer la communion eucharistique, à tous les niveaux, avec l’Église de Constantinople, et ce jusqu’à ce que cette Église-sœur, ancienne et jadis glorieuse, fasse pénitence, renonce à l’introduction d’une doctrine fausse et étrangère à l’orthodoxie sur une sorte de primauté avec un pouvoir universel qui soi-disant lui appartiendrait, revienne à la foi orthodoxe et mette fin à ses iniquités. Aussi, nous informons notre clergé et nos fidèles que la communion eucharistique avec Constantinople est actuellement impossible, tant pour les hiérarques et le clergé, que pour les laïcs. Tant que la situation actuelle reste inchangée, le clergé de notre Église ne peut célébrer dans aucune paroisse de l’Église de Constantinople, ni inviter les clercs de cette Église à célébrer dans nos églises. De même, il n’est pas permis aux laïcs de communier aux saints mystères du Christ dans les églises du Patriarcat de Constantinople. Nous informons aussi que l’Église russe hors-frontières ne participera à aucune réunion théologique ou dialogue, y compris les assemblées régionales des évêques canoniques, dont les présidents (ou les vice-présidents) sont des hiérarques et des clercs de l’Église de Constantinople. Nous appelons tous les fidèles à renforcer leurs prières pour la paix ecclésiale qui, aujourd’hui, est tant mise à l’épreuve par les actes iniques dus à des doctrines néo-ecclésiologiques les plus diverses. Malgré cela, nos cœurs ne doivent pas faiblir, car nous croyons que la sagesse de Dieu vaincra tout mensonge, si nous maintenons notre fidélité envers ce qui est vrai et sacré. Nous demandons aux primat des Églises orthodoxes locales de réfléchir sur les circonstances actuelles et à se réunir en temps voulu, afin d’atteindre la résolution authentique, canonique, des problèmes urgents. Nous croyons et nous espérons que notre Seigneur Jésus-Christ, qui n’abandonnera pas Ses enfants et qui surmontera l’orgueil humain par un amour sans limite envers la vérité divine, et qu’Il renforcera Sa Béatitude le métropolite Onuphre, tous les hiérarques, le clergé et les fidèles de l’Église orthodoxe d’Ukraine, ainsi que tous les fidèles orthodoxes de toutes les langues et pays du monde.

Source (de la photographie) : Église orthodoxe russe hors-frontières

Source: Orthodoxie.com

Déclaration commune publiée par le Patriarcat orthodoxe serbe et le Patriarcat grec-orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient

Déclaration commune publiée par le Patriarcat orthodoxe serbe et le Patriarcat grec-orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient

Déclaration commune publiée par le Patriarcat orthodoxe serbe et le Patriarcat grec-orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient

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Déclaration commune publiée par le Patriarcat orthodoxe serbe et le Patriarcat grec-orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient
Déclaration commune publiée par le Patriarcat orthodoxe serbe et le Patriarcat grec-orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient

“Lors de la visite irénique et officielle de Sa Béatitude Jean X d’Antioche et de tout l’Orient à l’Église orthodoxe serbe, entre le 11 et le 19 octobre 2018, un communiqué commun a été publié le 19 octobre.

Cette visite historique, qui est la première depuis la visite du patriarche d’Antioche Théodose IV (Abou Rjaili) à Belgrade, intervient dans le contexte de la situation difficile et douloureuse que connaît l’Église orthodoxe d’Antioche en Syrie, au Liban et le Moyen-Orient, mais aussi, dans le contexte de la crise que vit l’Église orthodoxe universelle aujourd’hui, où les développements qui se succèdent d’une manière soucieuse s’accélèrent et présagent de retombées négatives sur le lien de communion, de paix et d’unité entre les frères.

1. La visite a été une importante occasion fraternelle de rencontre des frères, où les Églises d’Antioche et de Serbie se sont enlacées. Elle dut une occasion de discussion sur différents sujets qui constituent un facteur commun du témoignage et du service des deux Églises dans le « monde en crise » d’aujourd’hui, et sur les nécessités de consolider les processus de concertation et d’entente entre les Églises orthodoxes locales et autocéphales.

2. Les discussions ont été animées entre les deux Églises par esprit très élevé de fraternité, d’amour, de paix, et de transparence ecclésiale. Les échanges se sont ainsi fondés sur les véritables critères ecclésiaux, dénués de tout unilatéralisme et de recherche d’intérêt, ce qui a permis aux deux délégations, serbe et antiochienne, de s’entendre avec harmonie sur les différents dossiers évoqués. Les deux délégations, serbe et antiochienne, ont ainsi passé en revue les facteurs de similitude dans les expériences historiques respectives de leurs deux Églises, de telle manière qu’elles ont pu constater que chacune d’elles est à la fois une Église « témoin » et une Église « martyre », qui continue à témoigner, en dépit des difficultés et des épreuves, pour la vérité et pour le Christ, dans sa société d’origine et dans le monde. Les échanges ont évoqué les domaines théologiques, académiques, culturels, etc. où la coopération entre les deux Églises peut et doit être activée. A été affirmée de même, la prochaine visite irénique que doit effectuer Sa Béatitude le patriarche Irénée, à l’Église orthodoxe d’Antioche.

3. Les deux délégations ont passé en revue les efforts que déploient l’Église orthodoxe serbe devant les différentes instances pour la préservation de son héritage historique, spirituel et national, plus particulièrement dans le Kosovo et la Métochie, qui est considéré comme étant le foyer historique de l’Église orthodoxe serbe. Les deux délégations ont insisté sur la nécessité de soutenir ces efforts étant donné l’importance de cet héritage pour l’histoire et la conscience de l’Église orthodoxe serbe, pour son présent et son avenir et ce, à travers le respect des principes de droit de l’homme et des critères de coexistence pacifique entre les civilisations et les religions, ainsi qu’à travers le respect de l’ordre et du droit international.

4. Les deux délégations serbe et antiochienne, ont passé en revue les circonstances douloureuses et difficiles que connaît l’Église orthodoxe antiochienne en Syrie, au Liban et dans l’ensemble des États et sociétés du Moyen-Orient, qui endurent les meurtres, le terrorisme, les destructions, les déplacements forcés de population, l’émigration ainsi que toutes formes d’instabilité politique et sociétale qui portent atteinte à l’être humain, sa dignité, sa liberté et la dignité de son vécu au quotidien. Les deux délégations ont réaffirmé que la présence chrétienne antiochienne en Orient est une présence originelle, et remonte à deux mille ans d’histoire. Elles ont affirmé de même que les chrétiens ne sont pas, et ne se considèrent point, des minorités dans cette région, mais une de ses composantes historiques originelles, et de celle de ses États et de ses sociétés et constituent une partie intégrante du tissu sociétal historique du Moyen-Orient et de l’espace antiochien où ils continuent à vivre et demeurent attachés à leur terre et à leur témoignage dans cette région centrale du monde.

5. Les deux Églises, serbe et antiochienne, insistent ainsi sur l’importance d’apporter à l’Église orthodoxe apostolique d’Antioche tout le support dont elle a besoin pour aller de l’avant dans son témoignage de salut, dans la région du Moyen-Orient, et dans ses œuvres pour affirmer et consolider les chrétiens dans leurs terres, de les ériger en partenaires dans la construction de « l’État de la citoyenneté » qui assure à tous les citoyens l’égalité des droits et des obligations. Les deux Églises considèrent que la solution unique possible pour mettre fin aux tragédies de tous les États de la région du Moyen-Orient réside dans le respect de l’autre, dans l’adoption du dialogue ouvert, dans la coexistence pacifique entre toutes les composantes de cette région et dans l’égalité de tous les citoyens devant la loi, droite et obligation. Plus que jamais, l’instauration de la paix et le respect de la diversité religieuse sont deux facteurs d’importance pour que la paix puisse régner dans toutes les contrées de la région du Moyen-Orient.

6. Les deux Églises regrettent le silence marqué qui persiste autour de la question de l’enlèvement des deux métropolites d’Alep, Mgr Paul Yazigi et Mgr Jean Ibrahim, de telle manière que le monde a oublié ou fait semblant d’oublier depuis plus que cinq ans, cette cause humanitaire centrale. Les deux Églises, serbe et antiochienne, en appellent à toutes les instances locales, régionales et internationales, pour assurer un suivi étroit de cette cause afin de révéler le sort des deux évêques et œuvrer pour leur libération pour les ramener sains et sauf à leurs diocèses.

7. Les deux Églises, serbe et antiochienne, regrettent le fait qu’il n’a pas été mis fin à ce jour, d’une manière irénique et pacifique, au différend canonique qui persiste entre les deux patriarcats d’Antioche et de Jérusalem, et qui résulte de la décision du Patriarcat de Jérusalem d’élire et d’ordonner un archevêque pour le Qatar qui est une juridiction canonique historique du Patriarcat d’Antioche. Les deux Églises regrettent de même que la portée de ce différend et de ses conséquences n’ont pas été pris en comptent de la part des autres Églises orthodoxes autocéphales, différend qui persiste en dépit de l’accord qui a été conclu entre les deux patriarcats de Jérusalem et d’Antioche à l’issue de leurs discussions en juin 2013 en présence et avec la médiation du Patriarcat œcuménique et du ministère grec des affaires étrangères, accord dont les termes sont connus et documentés au dit ministère et dans les correspondances du Patriarcat œcuménique qui attestent de son existence et celle de ses termes en trois points.

8. Les deux Églises, serbe et antiochienne, expriment leur grande inquiétude devant le danger de distanciation, de division, de séparation et de schisme qui menace aujourd’hui les Églises orthodoxes autocéphales, en raison des décisions unilatérales qui menacent ici et là, par leurs conséquences négatives, les fondements du consensus ecclésial et les relations fraternelles de toutes les Églises orthodoxes autocéphales et heurtent les liens de l’unité ecclésiale entre elles, ce qui affecte le témoignage de l’orthodoxie dans le monde d’aujourd’hui. Les deux Églises considèrent que la période historique actuelle est très sensible, délicate et difficile et nécessite, aujourd’hui plus que jamais, beaucoup de sagesse, de retenue et de non-précipitation ainsi qu’une vigilance spirituelle afin de préserver le lien de la paix à l’intérieur de l’Église orthodoxe et de préserver son unité, et d’éviter qu’elle ne glisse, consciemment ou inconsciemment, dans les pièges de la politique des axes et des intérêts politiques des États, ce qui heurte et affaiblie la témoignage de l’orthodoxie dans le monde d’aujourd’hui.

Par conséquent, les deux Églises déclarent ce qui suit :

A. L’unité du monde chrétien orthodoxe et sa paix nous ont été donnés par Jésus Christ et ont été mis entre nos mains. Sur ce, les deux Églises affirment que la consolidation et l’affermissement de l’unité de l’Église orthodoxe universelle est une affaire d’une grande importance puisque l’Église est exposée, de nos jours, à des dangers et des défis que le monde d’aujourd’hui avec ses contradictions, ses divisions et ses influences existentielles et sociétales diverses qui impactent l’être humain, produit.

B. Il n’est pas possible de traduire l’unité de la foi, en une vérité sensible et en réalité, et dans un témoignage efficient qui influence positivement l’être humain du monde d’aujourd’hui, qui est affecté par les tiraillements existentiels et sociétaux, que si l’Église orthodoxe réussie à extérioriser au monde, en parole et en acte, son unité et ce, à travers des processus conciliaires de travail et de concertation, et des processus de prise de décision fondés sur l’ordre canonique traditionnel de l’Église orthodoxe et sur le consensus de toutes les Églises, quelle que soit leur taille. L’Église orthodoxe est en effet, l’Église une, sainte, catholique et apostolique, et non pas une fédération ou une confédération d’Églises, séparées les unes des autres, qui se traitent réciproquement à travers les prismes des considérations animées par l’intérêt, et qui apparaissent au monde, comme un ensemble d’Églises qui se disputent, qui se distancent l’une de l’autre, et qui sont en conflit.

C. Dans le contexte de la présence de l’Église orthodoxe sur le plan mondial, le témoignage de l’orthodoxie, nécessite plus que jamais, le déploiement de plus de transparence, de concertation et d’échange d’expérience ainsi que la conciliarité traditionnelle entre toutes les Églises orthodoxes pour tout ce qu’implique l’unification du témoignage de l’orthodoxie dans le monde d’aujourd’hui. Par conséquent, les deux Églises serbe et antiochienne, affirment le fait que l’intérêt de l’Église orthodoxe universelle, et la nécessité de préserver les liens d’unité et de communion dans la fraternité, l’amour et la paix entre toutes les Églises orthodoxes, étant donné qu’elles constituent les membres d’un seul corps, le corps du Christ, impliquent une remise en cause critique de tous les processus et décisions fondés sur l’unilatéralisme, et impliquent aussi une réactivation effective et sérieuse et méthodique, de l’esprit d’unité, de concertation, de conciliarité et le recours au principe d’unanimité dans l’approche de toutes les questions orthodoxes ecclésiales communes, en ce compris, les questions de l’octroi de l’autocéphalie, et la nécessité de prendre les décisions qui la concerne à l’unanimité, et ce en partant et en se fondant sur les critères et les principes ecclésiologiques orthodoxes et selon l’ordre canonique ecclésial.

D. Seule la conciliarité orthodoxe est le moyen efficace pour éviter que les questions conflictuelles entre les Églises orthodoxes ne se transforment en autant de facteurs de distanciation, de division et de séparation, et de schisme entre elles, ce qui porte atteinte et menace l’ensemble du corps ecclésial. Seule la bonne synodalité fondée en premier lieu sur la communion commune au même calice eucharistique, est le fondement et la substance des liens entre les Églises orthodoxes.

La situation dangereuse actuelle dans le monde orthodoxe qui résulte des évolutions en Ukraine ne peut perdurer sans qu’elle préside à la fondation d’une situation de division permanente entre tous les membres de la famille orthodoxe, situation qui porte un grand préjudice et dommage au lien de paix au sein du plérôme de l’Église orthodoxe et de son témoignage dans le monde d’aujourd’hui.

Par conséquent, et étant donné la nécessité urgente de prévenir une plus grande détérioration de cette crise, les deux patriarches, serbe et antiochien, en appellent à leur frère, sa Toute-Sainteté le patriarche œcuménique, pour reprendre le dialogue fraternel avec l’Église orthodoxe russe afin de résoudre le différend entre les deux patriarcats de Constantinople et de Moscou, avec l’assistance et la participation de tous les primats des Églises orthodoxes locales autocéphales, et de rétablir le lien de paix au sein du plérôme de l’Église orthodoxe.

Sa Béatitude patriarche Irénée              Sa Béatitude patriarche d’Antioche Jean X

Source: Orthodoxie.com