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Notre Dame des Moissons 2019

Mes Bien Chers Frères,

      Il est devenu une tradition annuelle de nous retrouver le 14 juillet, en la basilique St Gény pour fêter la Sainte Icône de la Mère de Dieu, Notre Dame des Moissons, que nous vénérons dans notre église, où elle a la place royale au-milieu de la nef, nous y rendant obligatoirement pour un premier hommage à celle qui nous transmet tant de grâces. Nous bénirons ensuite les épis de blé pour que dans notre demeure nous ne manquions jamais du pain et des aliments nécessaires à la vie. Vous pourrez en emporter 7 épis, comme les 7 jours de la semaine et les placer près de l’Icône de la Mère de Dieu et de la Croix.

     En ces temps troublés je voudrais justement répondre à la question : « Comment porter sa croix » ? Car tous, fidèles et clergé, jeunes ou âgés, nous devons la porter bien souvent.

    Tant que la vie est heureuse, que tout réussit, on a confiance en soi, dans ses mérites, dans sa vertu et on éprouve une sorte de suffisance et même un sentiment d’orgueil. L’épreuve abat cette suffisance, cet orgueil et nous montre ce que nous sommes en réalité : faiblesse, impuissance.

     Si le chrétien reconnaît qu’il ne peut rien par lui-même, il doit se souvenir qu’il peut tout en Celui qui nous fortifie. C’est avec courage qu’il doit porter sa croix à la suite du Divin Maître. Il doit la porter avec un courage humble, paisible, grand par la patience, la douceur, petit par l’humilité .

     Dieu est le médecin de nos âmes et s’il tranche au vif, c’est qu’il veut guérir les maux qui leur nuisent et arrêtent leur marche vers la perfection.

     Portons notre Croix en silence. Baisons la main qui nous frappe, et s’il le faut, « buvons le calice jusqu’à la lie », comme Notre-Seigneur Jésus. Il est mort pour ceux qui le faisaient mourir et il nous enseigne à aimer et à prier pour ceux qui nous affligent, nous persécutent et mentent pour nous anéantir.

     Aimer sa Croix, c’est la rendre plus légère. Ce qui la rend lourde, c’est vouloir lutter, se débattre contre elle et se livrer à la révolte de la nature. Nous devons nous persuader que la vie qui passe est une préparation à la vie qui ne passera pas et une purification pour nous en rendre digne.

     Souffrir en se taisant, agir contre son gré pour faire la volonté de Dieu, en s’accommodant à celle du prochain, voilà la voie dans laquelle nous devons marcher.
     C’est Dieu qui nous crucifie par les créatures. Livrons-nous donc à lui chaque jour, sans regarder plus loin. Il nous porte entre ses bras comme une mère porte son enfant. Dans toutes nos peines, dans tous nos besoins, nos regards doivent tendre vers notre Père céleste. « Quand même une mère oublierait son propre fils, je ne vous oublierai jamais », dit le Seigneur.

     Dans les épreuves matérielles, morales, qui peuvent survenir dans notre vie ; dans les maladies qui nous terrassent et nous réduisent à l’impuissance, nous devons nous défendre contre le découragement, l’impatience qui essaient de s’emparer de nous. Pour leur résister, pour garder la force, l’énergie de lutter contre les difficultés qui viennent du dehors, et celles qui viennent de nous-mêmes, le moyen efficace est de vivre sous le regard de Marie. Jetons-nous dans ses bras comme l’enfant qui se jette dans les bras de sa mère à la vue d’un objet qui l’effraye. Établissons-nous dans ce divin refuge et nous y trouverons la patience et l’amour.

     Il y a des heures angoissantes et sombres pendant lesquelles nous nous demandons : que faut-il faire, que faut-il dire pour surmonter les difficultés qui se présentent ? Dieu a mis dans notre âme une lumière pour nous guider et éclairer notre route; c’est l’Esprit-Saint. Recourons à Lui toutes les fois que nous avons une décision à prendre et que la voie à suivre est incertaine.

     Si nous succombons dans la maladie à la tentation de l’impatience, ne nous décourageons pas; appelons Marie à notre secours comme nous appellerions une âme charitable pour nous aider à porter un fardeau trop lourd.

    Jésus est le céleste médecin, et Marie l’infirmière, montrons-leur la profondeur de la plaie afin qu’ils versent le baume divin de la guérison.

     Ne cherchons pas à augmenter le poids de nos douleurs par des inquiétudes, des préoccupations inutiles. Comme le Sauveur sur la Croix, comme Marie au pied de la Croix, restons immobiles tant qu’il plaira à Dieu de nous y laisser. Supportons nos peines avec humilité, notre amour pour Dieu nous les rendra moins dures.

     « Faites cela et vous vivrez » dit le Seigneur. Ne restons pas seuls à porter notre croix; portons-la en union avec Jésus et Marie et elle nous conduira au vrai bonheur.

      Comme bouquet spirituel je vous dirai : « Habituons-nous à vivre sous le regard de Dieu, sous le Voile protecteur de Marie, notre vie si douloureuse soit-elle à certains moments sera transformée en joie et douceur. Amen

Bénédiction des Épis de blé

Dieu éternel et tout-puissant, qui du néant par ta parole as créé le ciel, la terre, la mer, les choses visibles et invisibles; qui as donné l’ordre à la terre de produire les herbes et les arbres pour l’usage des hommes et du bétail, et à chaque plante de porter du fruit selon son espèce; et qui, par ineffable bonté, as voulu que l’herbe servît non seulement de nourriture aux animaux, mais aussi de médecine aux malades; nous te demandons de cœur et de lèvres de bénir en ta miséricorde ces herbes, ces plantes, ces légumes et ces fruits; et, par la force divine qui leur vient de toi, de répandre la grâce de ta nouvelle bénédiction, afin qu’ils protègent les hommes et le bétail de tout mal et de toute infirmité.

Car tu es notre Dieu, et nous te rendons gloire, Père, Fils et saint Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.

Ch. Amen.

Seigneur qui par ton serviteur Moïse as ordonné aux enfants d’Israël d’offrir aux prêtres les prémices des fruits nouveaux et de prendre les· fruits du meilleur arbre pour se réjouir devant toi, leur Dieu, viens à notre appel et, dans ta miséricorde, répands l’abondance de ta bénédiction sur nous et sur les prémices des nouveaux grains, des baies, des herbes et des fruits qu’en action de grâce nous te présentons et qu’en ton nom, au cours de cette fête, nous bénissons; fais que pour les gens, le bétail, les animaux, ils soient une aide contre les maladies, les épidémies, les poisons, les drogues, les intoxications, les vertiges, les cauchemars, les hallucinations, les morsures des serpents et les autres bêtes venimeuses, partout où ils seront appliqués et absorbés; afin qu’avec les prémices de nos bonnes œuvres, par les prières de notre Dame toute-bénie, la Mère de Dieu et toujours-vierge Marie, dont nous fêtons solennellement en ce jour la Dormition, là même où elle a été élevée nous soyons reçus nous aussi.

Par la miséricorde et l’amour pour les hommes de ton Fils unique, avec lequel tu es béni ainsi que ton très-saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.

Ch. Amen.

Procession de la Sainte Icône de Notre Dame des Moissons

Admirable Souveraine,  Protectrice du Duché de Gascogne, manifeste en notre faveur tes merveilles d’amour, sur les épis de blé de nos moissons. Humblement nous t’en prions : délivre-nous de toute affliction et maladie, guide-nous sur la voie du bien, du partage et des vertus, garde-nous des épreuves, de la maladie, de la solitude, des calomnies et du malheur, protège-nous contre la foudre et les incendies, la sécheresse et la famine, les tremblements de terre, les inondations et les mortelles épidémies.

    Accorde-nous ton aide miséricordieuse sur les routes de la terre, de la mer et du ciel, afin qu’aucun malheur ne nous arrive, Toute compatissante Mère du Dieu d’amour. Nous t’adressons notre humble prière avec un ferme espérance : ne repousse pas nos larmes et nos soupirs, ne nous oublie pas tous les jours de notre vie, mais demeure en tout temps avec nous. Par ton perpétuel secours et ta puissante intercession auprès du Seigneur, accorde-nous la joie et la consolation, aide et protection, afin que sans cesse nous puissions louer et magnifier ton nom béni et très digne d’être chanté, Mère Bienfaitrice de la Gascogne.

France-Serbie : retour sur plusieurs mois de vexations, par Alexis Troude

France-Serbie : retour sur plusieurs mois de vexations, par Alexis Troude

Le président serbe Aleksandar Vucic et Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse de l’Elysée le 17 juillet.

Après l’annulation de la visite du président serbe en France, le spécialiste des Balkans Alexis Troude revient sur les derniers mois des relations entre Paris et Belgrade marquées par les brimades diplomatiques sur fond de tensions avec le Kosovo.

Alexis Troude est spécialiste des Balkans, chercheur en géographie et en géopolitique et chargé de cours à l’Université de Versailles-Saint Quentin.

Le 2 juillet, Emmanuel Macron devait recevoir à Paris le président de Serbie Aleksandar Vucic. Ce dernier a finalement refusé de venir à Paris, répliquant que les autorités kosovares et l’Union Européenne, le garant des discussions, ne respectent pas leurs engagements. Après de nombreux efforts diplomatiques, la Serbie a donc décidé de ne pas se rendre à Paris.

Pour saisir cette décision de Vucic, il faut comprendre que les vexations ont été nombreuses. A l’occasion des commémorations du 11 novembre 2018, le président de Serbie avait été relégué au troisième rang, alors que les présidents de pays ennemis (Turquie, Allemagne, Bosnie) ou inexistant en 1918 (Kosovo) étaient placés au premier rang ou aux côtés d’Emmanuel Macron.

En décembre 2018, la politique très habile des Albanais du Kosovo a abouti à l’installation du drapeau albanais, aux côtés de nombreux drapeaux des pays vainqueurs de la Première guerre mondiale, à l’intérieur de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Cela est d’autant plus tragique que c’est au sein de cette même cathédrale, siège des rois de France, qu’en juin 1389, les cloches ont retenti pour saluer les premières victoires serbes contre l’envahisseur ottoman !

Les 250 000 Serbes et 60 000 Roms expulsés de leur terre natale par ces mêmes autorités depuis 1999 seront contents de savoir que «la paix règne au Kosovo»

Enfin, en mai 2019, les autorités auto-proclamées de Pristina ont réussi à inverser totalement le sens de l’histoire. Grâce à la bénédiction du gouverneur militaire des Invalides et d’un appui au gouvernement français, l’ambassadeur du Kosovo à Paris a réussi le tour de force d’organiser, au sein de la chapelle des Invalides, jouxtant la tombe de Napoléon, une soirée en l’hommage, selon lui, des «20 ans de paix au Kosovo» et, ultime sacrilège, de faire chanter à un muezzin l’appel à la prière musulmane dans un des plus hauts lieux du christianisme français. Les 250 000 Serbes et 60 000 Roms expulsés de leur terre natale par ces mêmes autorités depuis 1999 seront contents de savoir que «la paix règne au Kosovo»; sans parler des 135 églises orthodoxes détruites et du pogrom anti-serbe de mars 2004, durant lequel 19 personnes ont été tuées et 34 églises orthodoxes serbes ont été détruites sous le regard quasiment impassible de l’ONU et des soldats de l’OTAN sur place.

En 2018, plusieurs événements ont amené le Kosovo au bord de la guerre civile. En mars 2018, le directeur du bureau du Kosovo-Métochie, Marko Djurić, en visite officielle auprès des maires des communes serbes du Kosovo-Nord, a été scandaleusement interpellé à Mitrovica puis molesté dans les rues de Pristina par la police du Kosovo. En décembre 2018, les autorités autoproclamées de Pristina ont déclaré un blocus commercial aux frontières avec la Serbie, provoquant des manques alimentaires importants dans la partie majoritairement serbe du Kosovo-Nord.

C’est en suivant cette escalade des tensions que Pristina a également décidé de transformer la Force de sécurité du Kosovo en véritable armée et ce, contre l’avis de l’OTAN, des Etats-Unis, parrain du Kosovo, et de la plupart des pays Occidentaux.

Par son refus de venir à Paris, Vucic a donc décidé de rejeter les pressions exercées envers lui et la Serbie. 

La question est donc, dans ce contexte très tendu, de savoir ce que Macron va proposer à Vucic pour continuer les discussions entre Belgrade et Pristina. En effet, la Serbie a entamé en 2008 les négociations d’adhésion à l’UE et nous en sommes à l’article 25 sur 34. L’UE repousse à chaque fois l’entrée de la Serbie et, aux dernières nouvelles, ce devrait être en 2025. Mais le point 35, le dernier chapitre, est le point crucial. Il concerne la province autonome méridionale de la Serbie : le Kosovo-Métochie. Lire aussi Kosovo : prime à la mafia

Même si les autorités albanaises de Pristina ont déclaré la sécession en février 2008, la résolution 1 244 de l’ONU stipule que le Kosovo-Métochie fait partie intégrante de la Serbie. D’autre part, plus de 115 pays sur 193 de l’ONU n’ont toujours pas reconnu l’indépendance autoproclamée de Pristina. Enfin, les accords de Belgrade, signés en 2013, prévoyaient un compromis entre Belgrade et Pristina, avec notamment l’obligation pour les autorités albanaises de reconnaître la création du Kosovo-Nord, c’est-à-dire une autonomie de cinq communes à majorité serbe au sein du Kosovo.

Par son refus de venir à Paris, Vucic a donc décidé de rejeter les pressions exercées envers lui et la Serbie. En effet, au cas où le président serbe subisse une pression en lui imposant la perte du Kosovo-Métochie, consubstantiel à l’identité serbe et à l’existence de l’état serbe, en échange d’une accélération du processus d’intégration européenne, on assisterait à une inversion des valeurs défendues jusque là par l’UE. Ce serait la première fois qu’en temps de paix, une région se sépare d’un pays – un blanc-seing serait donné à des dirigeants – le président kosovar Hashim Thaci et son Premier ministre Ramush Haradinaj, tous deux pourtant poursuivis par plusieurs cours de justice en Europe.

Et enfin, l’UE reconnaîtrait de facto en son sein un Etat failli, plaque tournante du trafic d’héroïne et du trafic de femmes en Europe, en contradiction avec la Charte européenne des droits de l’homme et avec celle de l’ONU.

Source: RT France

À bord du Saint Lukas, le train-hôpital qui parcourt la Sibérie

Icône de Saint Lukas vénérée au monastère de Lectoure

En Russie, financé par le gouvernement russe, le train Saint Lukas,
train-hôpital, parcourt la Sibérie et l’Extrême Orient russe afin d’offrir des soins aux personnes vivant dans des villages reculés. En effet, dans ces lieux quasiment coupés du reste du monde en raison de l’éloignement géographique et de l’exode rural, il manque souvent de médecins et d’infrastructures médicales. Pour les villageois, l’arrivée du train médical une fois dans l’année est donc un événement à ne pas manquer.Au sein du convoi, grâce au matériel dont ils disposent, médecins et infirmières effectuent échographies, scanners,
prises de sang, diagnostics… Les visites et les soins sont gratuits.

Le Saint Lukas

Au total, toutes professions confondues, ce sont près de 75 personnes qui sont présentes à bord du train, avec plus d’une vingtaine de spécialités médicales. L’équipage s’arrête plus ou moins longtemps dans les villages. Les médecins voient en moyenne 150 patients par jour. Le train porte le nom de saint Lukas.
En effet, canonisé en l’an 2000 dans l’Église orthodoxe, Mgr Lukas était à la fois évêque et chirurgien, il a survécu à la révolution bolchévique et aux goulags de Staline. Très tourné vers la très sainte Mère de Dieu, il ne manquait pas de l’invoquer avant d’opérer quelqu’un.

La chapelle du train

L’un des wagons a d’ailleurs été transformé en église. Les patients peuvent venir se recueillir entre deux examens dans ce wagon baigné par la lueur des cierges.


Plus qu’un simple train, le Saint Lukas est un véritable lieu de vie. 

Travaux d’été au monastère #2

Abattage d’un cèdre centenaire

Troisième opération estivale : la pollution de la route nationale Agen vers Tarbes et les Pyrénées, et qui longe le monastère, nous a fait mourir deux arbres séculaires.

     Le premier cèdre a été coupé il y a 4 ans puis débité en planches pour notre menuiserie, puis maintenant, en juin, triste opération  pour un second cèdre centenaire.

   En trois heures, cinq ouvriers jeunes, motivés et expérimentés sont arrivés à mettre à terre ce grand arbre, assistés d’un grutier des établissements Troisel de Fleurance, car la route avait été coupée et surveillée par l’Équipement pour passage alterné sur une autre voie.

     Il fallait voir la grue panoramique soulever l’arbre coupé en son milieu, par un jeune « alpiniste » suspendu dans le vide avec sa tronçonneuse, déposé sur la route et les autres munis d’élagueuses couper les branches afin de laisser au sol le tronc, en attendant la seconde partie et faire des voyages vers la scierie de ces monstres qui reviendront débités dans un an… puis nettoyage de la route nationale !

Félicitations à ces jeunes et à leur Patron qui ont fait un travail remarquable, avec courage, témérité, respect de l’environnement. Que Dieu les bénisse et les protège.

À gauche, Enzo, collègue de Thomas, fils du Père Michel, au Lycée technique

Travaux d’été au monastère

     Cette période estivale permet d’entreprendre création, restauration, élagage…

    Nous avons aménagé le Parc Saint BABYLE qui permet aux fidèles et pèlerins d’accéder à la crypte et à l’ossuaire de la basilique restaurés récemment, ainsi qu’à la grotte de l’Archange Michel, en partant de Béthanie.

     Ainsi les fidèles peuvent méditer et se reposer en admirant la Colline Sainte Croix où se retirait Saint GÉNY pour prier et méditer dans le calme et la sérénité.

     Saint Babyle est le plus vénéré compagnon de Saint CLAIR, et, selon la Tradition, l’associé constant des travaux de son apostolat, l’ayant suivi pas à pas dans tous les lieux qu’il évangélisa, depuis son départ de Rome, jusqu’à sa mort à Lectoure.

     D’après des documents crédibles, Hauteserre nous apprend qu’il fut martyrisé à l’extérieur de la Cité, comme St Clair, une Croix en rappelle le lieu, non pas le même jour mais à une date proche. Il était honoré d’un culte spécial dans le diocèse de Lectoure où le peuple le désignait sous le nom de Saint Bébel  (Dictionnaire d’Hagiographie de Migne selon l’abbé Couture qui occupa la Chaire de Littérature romane à l’Institut Catholique de Toulouse)

     Nous avons entrepris également la RESTAURATION de l’antique mur de clôture du Monastère où ont vécu et sont sanctifiés les Moines jusqu’à la révolution française, devenu après restauration la Maison Béthanie car il menaçait de disparaître, abandonné d’entretien depuis plus de deux siècles.

     Nous avons dégagé les antiques pierres sur 30 mètres, recouvertes de végétation, voir d’arbres et buissons, de cette clôture monastique construite pour protéger les moines, leur permettre de prier dans la paix et vaquer à leurs occupations.

     Ce travail minutieux a été réalisé à l’ancienne, manuellement, avec amour et respect du sacré par des fidèles orthodoxes courageux et solides. Que Dieu les bénisse pour cette réalisation spectaculaire.

     Cette clôture protégeait le Monastère avec ses trois puits, toujours en fonctionnement, longée d’un chemin qui nous mène à la Chapelle, en bois de Saint Antoine le Grand, avec ses icônes sculptées, et aux parcs arboré et provençal. Ce mur regarde la Colline Sainte Croix et l’ermitage où montait Saint Gény.

Mariage d’Elie et Léa

     Le 29 juin, le Père MICHEL, recteur de la Paroisse Saint Aventin de Tarbes, a célébré, en l’église de la Nativité de la Mère de Dieu de MONTSEGUR (Haute-Ariège), prêtée par le Diocèse de Foix, le mariage de

     ELIE Roy, bûcheron, né le 7 novembre 1986 à Paris XIIIème, baptisé en la Basilique St Gény de Lectoure en 2016

et de

     LEA Defawe, bibliothécaire, née le 2 juin 1993 à Saint-Martin d’Hères (Isère) baptisée en la Basilique Saint Gény de Lectoure en 2019

Entrée des fiancés, la famille et les amis
Accueil
Bénédiction
Couronnement
Danse d’Isaïe

AD MULTOS ANNOS !

Fête de la Pentecôte à Dénat d’Albi

Lecture des Actes des Apôtres

(2, 1·11)

Lorsqu’arriva le jour de la Pentecôte, les Apôtres se trouvaient tous ensemble dans un même lieu. Soudain retentit depuis le ciel un bruit pareil à un souffle violent, qui remplit toute la maison où ils étaient assis.

lls virent apparaître une sorte de feu, qui se partageait en langues, pour se poser sur chacun d’eux. Alors ils furent tous remplis de l’Esprit saint et se mirent à parler en d’autres langues, chacun s’exprimant selon le don de l’Esprit.

Or il y avait, séjournant à Jérusalem, des Juifs fervents, issus de toutes les nations qui sont sous le ciel. Au bruit qui se produisit, ils se rassemblèrent en foule, et chacun eut la stupéfaction de les entendre parler sa propre langue. Déconcertés, émerveillés, ils se disaient tous, les uns aux autres: Ces hommes qui parlent, ne sont-ils pas tous des Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans sa langue maternelle ? Nous qui sommes Parthes, Mèdes ou Elamites, qui habitons la Mésopotamie, la Judée ou la Cappadoce, le Pont, l’Asie, la Phrygie, la Pamphylie ou l’Égypte, Libyens de Cyrénaïque, Romains résidant ici, Juifs de naissance ou prosélytes, Crétois ou Arabes, tous, nous les entendons en notre propre langue proclamer les merveilles de Dieu !

Lecture  du  saint  Évangile  selon saint  Jean

(20,19-23)

Le soir  de  ce même  jour,  le  premier  de  la  semaine, toutes  portes  étant  closes par  crainte  des  Juifs, Jésus vint  là où  se  trouvaient  les disciples, il se tint  au  milieu d’eux  et  leur  dit :

La paix soit avec vous !

Ce disant,  il leur  montra  ses  mains et  son  côté. Les disciples furent  remplis de joie à la vue du Seigneur. Il leur  dit  encore une  fois : 

La paix soit avec vous !

Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. Puis il souffla sur  eux  et  leur  dit: Recevez le saint Esprit. Ceux à qui  vous remettrez  les  péchés, ils  leur  seront remis ; ceux à  qui  vous les retiendrez, ils  leur  seront  retenus.

Tous les peuples ont vu * des merveilles en ce jour * dans la cité de David lorsque l’Esprit saint descendit * sous la forme de langues de feu  comme saint  Luc nous l’a rapporté : * les Disciples du Christ se trouvant  tous réunis, * soudain retentit du ciel un fracas, * une violente bourrasque de vent  * et ce bruit remplit toute la maison où ils siégeaient;  * et tous ils se mirent  à  parler  * en langues étrangères pour enseigner * la doctrine nouvelle de la sainte Trinité.

L’Esprit saint qui est, qui était, qui sera toujours, * sans principe et sans fin, * jouit du même rang que le Père et le Fils ; * il est la Vie, le Seigneur vivifiant, * la lu­mière et la source de la clarté;  * il est le bien,  le trésor de bonté ;  par lui le Père est connu et le Fils glorifié ; * à tous il révèle l’unique puissance et  l’intime union, * la même adoration de la sainte Trinité. 

L’Esprit saint, lumière et vie, * eau vive qui jaillit mys­tiquement, * Esprit de sagesse, de science, de bonté, * droi­ture, intelligence souveraine purifiant les péchés; * il est Dieu et nous déifie ; * feu jaillissant du feu,  * parlant et agissant * et répandant les charismes divins ; * par lui tous les Prophètes et les Apôtres de Dieu * ont  reçu la cou­ronne en compagnie des Martyrs : * étrange vision, prodige inouï ! * le feu se divise pour le partage des dons.

Roi céleste,  Consolateur, * Esprit de vérité, * partout présent et  remplissant l’univers,  * trésor de grâce qui don­nes la vie, * viens et  demeure en nous, * purifie-nous de tout ce qui est vil * et sauve nos âmes, ô Dieu de bonté.

Communiqué de presse des Patriarches Jean X d’Antioche et Irénée de Serbie

Communiqué de presse commun des patriarches Jean X d’Antioche et Irénée de Serbie

 ” Ayant en vue l’unité de la foi, agissant selon la tradition et les usages de l’Église, S.S. le patriarche de Serbie Irénée, à la tête de sa délégation ecclésiale, a effectué une visite officielle et pacifique à l’Église orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient. S.B. Jean X, patriarche d’Antioche, avec les hiérarques du synode du Patriarcat d’Antioche, leur a réservé un accueil solennel. La visite de Sa Sainteté était effectuée sur l’invitation que lui avait adressée le patriarche Jean X lors de sa visite en Serbie en octobre dernier. S.S. le patriarche Irénée et sa délégation ont eu l’occasion de faire connaissance de la situation réelle de l’Église d’Antioche en Syrie et au Liban, où les deux parties ont examiné un grand nombre de questions importantes pour les Églises d’Antioche et de Serbie. Les patriarches ont également confirmé nombre de positions avec fermeté : les deux Églises considèrent que les chrétiens constituent une composante fondamentale de la mosaïque orientale dans les sociétés où ils vivent, et que la paix dans la région du Proche-Orient ne peut être fondée ni sur la théorie des minorités, ni sur la logique de la suprématie de la majorité, mais qu’elle doit être atteinte par le croisement et la synergie de tous les efforts dans le cadre de la citoyenneté et d’une vie unique pour tous les groupes religieux et sociaux. Les deux Églises affirment également que la responsabilité repose sur tous, à l’intérieur comme à l’extérieur de la Syrie, pour l’éradication du terrorisme, tant idéologique qu’armé, et elles se prononcent pour la résolution de la crise de façon pacifique, ce qui devrait préserver la population de l’Orient des souffrances de la guerre telles que le sont les enlèvements, les assassinats, les expulsions et la violence. Les deux Églises appellent également la communauté internationale et tous les gouvernements à examiner véritablement le problème du terrorisme, qui pèse depuis longtemps sur tous les pays et les hommes en Orient, parmi lesquels se trouvent aussi les chrétiens, dont les enfants de l’Église d’Antioche et d’autres, lesquels paient particulièrement cher. Les deux Églises soulignent l’importance de la coopération au sein de l’orthodoxie et appellent au renforcement et à l’activation du dialogue entre toutes les Églises orthodoxes autocéphales, car c’est là le seul moyen de sortie de crise. En outre, elles confirment que l’on doit respecter les limites historiques et géographiques entre les Églises locales et considèrent que l’unité du monde orthodoxe est un héritage précieux que nous a confié le Seigneur Jésus-Christ Lui-même, et qu’il restera préservé, indépendamment de ce que peuvent amener les crises futures. Les deux Églises soulignent également leur foi dans la bonté de l’homme dans nos pays, ainsi que dans son héritage religieux et civilisationnel qui constituent son identité et son appartenance, et qui ne peut être fragmenté dans les tourbillons du monde contemporain pénétré de l’esprit d’indépendance et d’individualisme, ni dans les tendances au schisme et à l’utilisation de la religion dans le domaine politique. En outre, les deux Églises confirment aussi que l’appartenance à l’Église ni n’abolit, ni, simultanément, s’identifie, avec l’appartenance nationale, fondée sur la spécificité des pays, mais l’appartenance à l’Église pose précisément un fondement à l’appartenance à la nation et à l’État, édifiant en l’homme la culture de la citoyenneté et de la cohabitation avec les autres, en respectant pleinement ses particularités. Les deux Églises attirent également l’attention sur l’enlèvement des deux métropolites d’Alep, Jean Ibrahim et Paul Yazigi, qui dure depuis avril 2013 et ce, jusqu’à aujourd’hui. Les deux Églises condamnent tant cet enlèvement criminel que le silence qui enveloppe cet événement, appelant tous à fournir des efforts pour que les deux métropolites soient libérés et ainsi mettre fin à cette tragédie qui symbolise sur une petite échelle les souffrances de tous ceux qui ont été enlevés, de même les souffrances des hommes d’Orient qui payent le prix des guerres. Les deux Églises appellent également la communauté internationale à sauvegarder les lieux saints du Kosovo et de la Métochie. Les deux Églises prient pour la prospérité du peuple qui appartient à l’Église orthodoxe serbe, pour la paix et la stabilité dans tous les pays et pour la paix en Syrie et la stabilité au Liban, pour l’humanité dans sa globalité qui aspire à la paix du Dieu très saint.”

À Damas, le 7 juin 2019

Patriarcat de Serbie, S.S. le patriarche Irénée ; Patriarcat d’Antioche, S.B. le patriarche Jean X  

Source Site patriarcat serbe

Traduction: Orthodoxie.com

Dossier spécial Kosovo dans le Figaro Magazine

Dossier spécial Kosovo dans le Figaro Magazine

Vendredi 14/06/2019 :: Communiqué

Dans son édition du 14 juin, LE FIGARO MAGAZINE publie un large dossier sur le Kosovo. À cette occasion, Arnaud Gouillon, Président de Solidarité Kosovo, a accordé un entretien exclusif à la rédaction que nous vous invitons à découvrir ci-après.

Rédigé sous la plume de Jean-Louis Tremblais, le dossier condense des jours de reportages sur place qui montrent pourquoi le Kosovo, vingt ans après la guerre, est une désillusion pour les Albanais, pourquoi, aujourd’hui, les Serbes y vivent en danger. Et comment Solidarité Kosovo continue malgré les sanctions et les menaces à leur venir en aide. Des citoyens, des religieux, des élus témoignent et disent leurs attentes.

Solidarité Kosovo vous encourage à vous procurer un exemplaire de ce numéro inédit du FIGARO MAGAZINE en vente dès aujourd’hui chez votre buraliste.

Interview d’Arnaud Gouillon, président de Solidarité Kosovo, au Figaro Magazine
14 juin 2019


Arnaud Gouillon, président-fondateur de l’association humanitaire Solidarité Kosovo, qui vient en aide aux Serbes des enclaves, est interdit de séjour depuis septembre 2018. C’est donc au poste-frontière de Jarinje, côté serbe, que nous avons rencontré la bête noire des autorités kosovares.

Propos recueillis par Jean-Louis Tremblais

– Racontez-nous les origines et les circonstances de votre interdiction de séjour…

Solidarité Kosovo a été créée il y a quinze ans, suite aux pogroms anti-serbes de 2004. Depuis, je me rends régulièrement dans les enclaves serbes du Kosovo afin de coordonner notre action humanitaire auprès des populations chrétiennes qui y survivent tant bien que mal. Sans ennui notable, si ce ne sont les tracasseries administratives que vous pouvez imaginer. Tout a fonctionné ainsi jusqu’au 10 septembre 2018. Ce jour-là, je devais inaugurer une ferme financée par notre association à Novo Brdo. J’y étais attendu par les bénévoles et toute la presse réunie. Mais rien ne s’est passé comme prévu : au poste-frontière de Merdare, j’ai été arrêté (échappant de peu aux menottes !) par les douaniers kosovars qui m’ont menacé de prison. Tandis que mon véhicule était intégralement désossé, j’ai subi un interrogatoire ubuesque mené par deux agents des services de renseignement venus spécialement de Pristina. L’opération a duré plusieurs heures, au terme desquelles les deux fonctionnaires m’ont remis une interdiction d’entrée et de séjour au Kosovo. Ce document ne mentionne ni raison ni motif puisque je n’ai commis aucun délit. Il n’est même pas daté…

– C’est donc une mesure arbitraire. Quelle est sa véritable signification ?

Cela relève de l’intimidation. Un avertissement, un coup de semonce. Je vis en Serbie où le ministre de l’Intérieur m’a fait l’honneur de m’octroyer la nationalité serbe au mérite et Solidarité Kosovo (la seule ONG étrangère œuvrant dans les enclaves chrétiennes) agace Pristina. Pourquoi me viser personnellement ? D’abord, parce que notre travail est efficace, médiatisé et que je fais tout pour sensibiliser l’opinion publique sur la situation humanitaire au Kosovo. La preuve : suite à mes déboires, nos 12 000 donateurs réguliers ont immédiatement réagi en intensifiant leurs efforts. Ensuite, parce que le lancement et le suivi des opérations humanitaires (réfection d’écoles, acheminement de matériel médical, colis de Noël pour les enfants, etc.) nécessite ma présence sur place. Heureusement, nous travaillons avec l’Eglise orthodoxe, dont le rayonnement et l’organisation nous permettent de poursuivre les chantiers en cours. J’espère que ma situation va se débloquer mais c’est un imbroglio juridique : l’interdiction de séjour étant sans fondement, mon avocat ne peut même pas contre-attaquer au tribunal. Cela ne m’empêchera pas de continuer car les Serbes du Kosovo ont besoin de soutien. Leur esprit de résistance est intact : suivons leur exemple !