Liturgie de la Nativité à Belgrade (vidéo)

Liturgie de la Nativité à Belgrade

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  La Liturgie de la Nativité a été célébrée dans la crypte de la cathédrale Saint-Sava à Belgrade par le patriarche de Serbie Irénée. Étaient présents S.A.R. Alexandre Karageorgévitch, prince héritier de Serbie, son épouse la princesse Katarina, le premier vice-président du gouvernement et ministre des affaires étrangères Ivica Dačić, le directeur du bureau pour la coopération avec les Églises et les communautés religieuses Marko Nikolić, le nonce apostolique Luciano Suriani, l’archevêque catholique-romain de Belgrade Stanislav Hočevar, les représentants des Églises traditionnelles et des communautés religieuses, ainsi que des membres du corps diplomatique.

Source: Orthodoxie.com

MESSAGE DE NOËL 2018 du Patriarche Irénée et de l’Assemblée des évêques orthodoxes serbes

LA PAIX DE DIEU – CHRIST EST NÉ !

Et le Verbe s’est fait chair et Il a campé parmi nous, et nous avons contemplé Sa gloire, gloire qu’Il tient du Père comme Unique-Engendré, plein de grâce et de vérité (Jn 1,14)

Avec les mots le Verbe S’est fait chair, Jean, l’apôtre, évangéliste et disciple bien-aimé du Christ, exprime le grand mystère de notre piété chrétienne. Celui qui était au commencement, à partir du néant, à travers Qui tout fut et sans Qui rien ne fut, Celui qui est la Vie (Jn 1,1-3), le Logos, le Verbe, la Parole de Dieu S’est fait chair quand vint la plénitude du temps (Ga 4,4), afin de prendre tous les hommes pour fils et les élever et les accueillir auprès de Son Père, notre Père céleste, pour le salut et la vie éternelle (2 Co,18).

La naissance de notre Seigneur Jésus-Christ est un événement qui divise l’histoire humaine en deux périodes, celle qui a eu lieu avant Sa nativité et que nous comprenons comme la préparation des hommes à l’arrivée du Messie, et celle qui a suivi Sa nativité et qui est celle où nous vivons. Même ceux qui, pour des raisons très diverses, ne souhaitent pas mentionner le nom du Christ, parlent de l’ère « ancienne » et de l’ère « nouvelle », interprétant ainsi fort bien ce que l’Église du Christ annonce depuis deux mille ans, c’est-à-dire qu’avant le Christ, tout était ancien et qu’avec le Christ tout est nouveau, aussi bien l’homme que sa vie ainsi que toute l’histoire (Ap 21,5).

Pour les chrétiens, la naissance du Fils de Dieu est l’événement central, essentiel, suprême de l’histoire du monde ; sa signification fonde de manière absolue la façon de vivre des chrétiens et leur regard sur le monde. Chers enfants spirituels, ce sont ces fondements que nous voulons vous rappeler aujourd’hui, quand vous êtes rassemblés dans les saintes églises. La mise en exergue des fondements évangéliques de la foi orthodoxe n’est jamais superflue, car nous sommes tous enclins, quasi imperceptiblement, à introduire dans la foi des positions personnelles. Cela se produit tout particulièrement avec les jugements et les positions adoptés dans le monde où nous vivons ; très souvent c’est dans cette perspective que nous comprenons l’Evangile et que nous interprétons les événements de l’histoire du salut. Or pour les chrétiens, seule l’approche opposée est correcte. L’Évangile, la signification des événements de l’histoire du salut et l’expérience eucharistique de la vie dans l’Église, constituent les fondements de notre foi et c’est ainsi que nous jugeons le monde et chaque époque de l’histoire et de la civilisation. Commençons d’abord par l’action de grâces.

Celui qui ne veut pas ou n’est pas capable de rendre grâce, ne peut probablement rien comprendre à la foi chrétienne (1 Th 5,8 ; Ph 4,6). En ne rendant pas grâce, nous considérons que nous ne devons rien à personne et que tout nous appartient selon nos propres mérites. Ainsi nous ne devons rien à nos parents et ancêtres, à la société dans laquelle nous vivons, aux proches avec qui nous vivons, et le moins possible à Dieu. C’est ainsi que se manifeste notre éthique de vie fondée sur un égoïsme extrême, que nous reconnaissons d’ailleurs dans l’époque où nous vivons. Or nous sommes extrêmement redevables à nos ancêtres, à nos parents et à la société dont nous faisons partie – et tout particulièrement à Dieu. Car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils, l’Unique-Engendré, afin que quiconque croit en Lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle (Jn 3,16). Le Père nous a donné Son Fils, non comme une rémunération ou une récompense pour nos efforts, mais comme un don immérité de Son amour, car Il a tant aimé le monde. Une rémunération imméritée ne peut être reçue qu’avec une reconnaissance extrême parce qu’il s’agit tout simplement d’un don, qu’on reçoit avec ceux qui s’approchent aujourd’hui avec amour du petit enfant nouveau-né, le Christ, car on ne peut approcher d’un enfant autrement qu’avec amour. Un enfant ne comprend que les paroles d’amour, de même que Dieu ne parle et ne comprend que le langage de l’amour. Or le don est la confirmation et le signe de l’amour. Dieu le Père nous fait aujourd’hui le don de Son Fils, et c’est avec amour et reconnaissance que nous recevons ce don. Et ce n’est que sur la base de cette position fondamentale de notre existence de chrétiens que nous pouvons continuer à parler de certains autres aspects de la Fête d’aujourd’hui.

Le Fils de Dieu revêt la nature humaine et naît dans la grotte de Bethléem, couché dans la crèche, sans cesser d’être Dieu, tout en devenant un homme complet, le Dieu-homme. Le plus grand mystère de notre piété est que Dieu peut être présent dans l’homme (1 Tm 3,16). Du Saint-Esprit et de la Vierge Marie, naît un Dieu véritable et un homme véritable, le Dieu-homme Jésus-Christ. Depuis cet événement lointain survenu à Bethléem, tout est nouveau dans la vie humaine, tout comme cet événement fut nouveau et unique dans l’histoire (2 Co 5,17). Dieu S’est uni indissolublement à l’homme et quiconque naît du Saint-Esprit lors du baptême et de l’onction par l’huile sainte, est fils du Père, il est vrai non par nature comme le Christ, mais par la grâce et l’adoption (Ga 3,26). L’homme nouveau naît du Saint-Esprit, pour le salut et la vie éternelle. Ainsi Dieu Lui-même par Son Incarnation, puis notre foi, élève l’homme, tout homme, à la plus grande dignité possible – être la manifestation de la présence de Dieu dans le monde.

J’ai vu ta face comme on voit la face de Dieu (Gn 33,10) dit l’ancêtre Jacob à son frère Esaü. Ce témoignage d’amour fraternel est devenu possible en toute plénitude, après l’Incarnation du Fils de Dieu et entraîne les conséquences très profondes sur nos rapports envers les autres hommes, connus et inconnus, les amis et les ennemis et envers tous ceux qui entrent dans notre vie comme de tous ceux dans la vie desquels nous entrons – ce n’est qu’à travers eux et l’expression de notre amour pour eux que réside le chemin vers Dieu. Grâce à la prouesse consistant à aimer notre prochain, nous manifestons notre amour véritable et juste envers Dieu. Celui qui affirme aimer le Dieu qu’il ne voit pas, tout en haïssant le frère qu’il voit, fait un mensonge à l’égard de lui-même et de Dieu (1 Jn 4,20). Nous tous qui sommes nés de l’Esprit Saint, à l’instar du Dieu-enfant Christ, qui avons été baptisés et oints par l’huile sainte, tous les hommes jusqu’à ce jour, instruits dans le Saint-Esprit, qui est un Esprit de communauté, nous confessons que l’homme ne vit véritablement comme un homme que dans la communion d’amour. Nous sommes invités à bâtir de tels liens au sein du mariage, de la famille, de la société au sens large et certainement au sein de l’Eglise qui est par nature une communauté d’amour. C’est pourquoi l’égoïsme mentionné plus haut et l’autarcie, constituent un blasphème contre l’Esprit Saint, un mal dont il faut guérir dès qu’on a remarqué les plus petits signes de son existence.

C’est avec ces pensées sur la reconnaissance, la communauté et l’unité comme des dons du Saint-Esprit, que nous vous annonçons, chers enfants spirituels, l’année nouvelle 2019 où nous célébrerons le grand jubilé de notre Église – les huit cents ans de l’acquisition de notre autocéphalie. Selon les témoignages de Domentian et de Théodose, qui avec des mots différents expriment la même chose, la consécration de Saint Sava comme premier archevêque serbe et l’acquisition de l’autocéphalie de l’Église orthodoxe serbe ont eu lieu en 1219 à Nicée, grâce à l’amour et à la compréhension de l’empereur de Byzance Théodore 1er Lascaris et du patriarche de Constantinople de l’époque, Manuel Saranten. Il est évident que Saint Sava a assumé cette ascèse, l’acquisition de l’autocéphalie, par sollicitude envers ses proches, en surmontant tout égocentrisme et dans le désir de rapprocher les chrétiens dispersés de l’État serbe et les réunir véritablement dans la Sainte Liturgie. En d’autres termes, il a fait ce qu’il a fait afin de fournir la possibilité à nos ancêtres, comme à nous tous, de nous retrouver véritablement ensemble dans l’Évangile du Christ, dans Son Église, où tous les peuples et tous les hommes s’unissent comme enfants de Dieu afin de communier à la vie de la Sainte Trinité dans une Liturgie commune, en avant-goût du Royaume céleste. En acquérant le titre d’ «archevêque de toutes les terres serbes et du littoral», Saint Sava a commencé son service d’archevêque dans la Demeure du Salut, au monastère de Žiča, en s’efforçant selon l’expression de Domentian, de « nourrir les âmes en quête du Christ avec des homélies utiles à l’âme et des paroles spirituelles ». Imprégné du Christ et de tous les dons spirituels, « il déversait des torrents de théologie à tous ». A l’époque de saint Arsène du Srem, successeur de saint Sava, le siège de l’Église serbe fut transféré loin à l’intérieur de l’État serbe d’alors, à Peć. Voilà huit siècles que du patriarche de Peć, l’Église serbe apporte au monde la bonne nouvelle de l’Évangile de la naissance du Dieu-enfant Qui vient au monde afin de sauver grâce à Son œuvre de Rédempteur, le monde et l’humanité.

La vérité céleste et terrestre que le Seigneur a commencé par nous aimer et que nous sommes tous appelés à répondre à cet amour par une vie chrétienne, nous a été laissée en témoignage par nos saints ancêtres, qui nous ont montré que c’est dans cette histoire, dans ce monde, que se déroule le combat pour le Royaume céleste. Ils nous ont conforté dans la foi que c’est à travers l’ascèse qu’on entre dans la vie éternelle et que, si nous abordons la vie de cette façon, il n’y a pas de séparation entre Royaume céleste et royaume terrestre, car il n’existe qu’une seule histoire, une seule création divine, un seul Royaume, une seule économie de la Providence divine et de notre salut. Autrement dit, l’histoire dans laquelle nous vivons, le royaume terrestre, nous l’illuminons par le Royaume céleste, alors que tout le reste nous sera, selon les mots du Christ, donné par surcroît (Mt 6,33 ; Lc 12,31), dans ce monde et dans ce temps.

En luttant pour la justice divine et le Royaume de Dieu, et en illuminant le royaume terrestre par le Royaume céleste, nous sommes appelés à accorder une sollicitude particulière à nos frères et sœurs du Kosovo et de Métochie. Tous les jours nous entendons parler de « progrès et de développement de la société humaine » et d’une « attention particulière pour les droits de l’homme ». Or, tandis que nous-mêmes, comme les peuples qui nous entourent, avons le droit de procéder à des choix de vie différents, nos frères du Kosovo-Métochie se voient enlever même le droit fondamental d’avoir une vie digne d’un homme. C’est pourquoi nous considérons qu’un préalable essentiel pour la résolution des problèmes au Kosovo-Métochie, est la construction d’une société fondée sur le règne de la justice, dans laquelle des hommes d’origines différentes peuvent vivre en paix, avec une protection totale et le respect de chaque identité religieuse, culturelle et nationale. Parler d’une solution durable des problèmes au Kosovo-Métochie sans prendre en considération de ces préalables, équivaudrait à accepter la purification ethnique réalisée pendant la guerre et après la guerre, et à considérer les spoliations subies comme un fait accompli, donc à rejeter toutes les valeurs sur lesquelles, au moins en principe, repose l’Europe chrétienne, mais aussi le monde entier.

Nous demandons le respect de l’un des principes chrétiens fondamentaux : Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux (Mt 7,12). Tout ce que nous exigeons pour nos frères et sœurs du Kosovo-Métochie, nous sommes prêts à le fournir et nous le fournissons à tous les peuples vivant soit au Kosovo-Métochie soit dans d’autres régions de la république de Serbie. Mais pour le peuple serbe comme pour tous les autres, une telle liberté n’est pas possible dans l’état auto-proclamé et mensonger du Kosovo ! Cela est parfaitement démontré par les événements survenus ces jours derniers : la privation barbare des produits alimentaires, des médicaments et d’autres produits indispensables pour l’existence du peuple serbe, suite à l’introduction de « taxes » sinistres, de menaces incessantes, d’arrestations et de bien d’autres choses et, tout récemment, de la création d’une soi-disant armée du Kosovo dans le but de la poursuite de la terreur et de l’expulsion définitive de tous les Serbes, aussi bien de ceux vivant au sud de l’Ibar que de ceux vivant au nord de ce fleuve serbe. Nous insistons de nouveau sur le fait que pour nous, la question du Kosovo-Métochie constitue, entre autres, la question de la subsistance de notre peuple, de notre clergé, de nos moines et, tout particulièrement, de nos anciens sanctuaires, sans lesquels nous ne serions pas ce que nous sommes. Nos lieux saints ne sont pas seulement des monuments culturels et historiques, mais leur existence revêt un sens plus profond, d’abord en tant que lieux de rassemblements liturgiques de notre peuple, non seulement de celui vivant au Kosovo-Métochie mais aussi de ceux vivant dans toutes les régions de Serbie et du monde habitées par les Serbes. Dans l’espoir que la joie du Dieu-enfant nouveau-né nous aidera à trouver ensemble la voie et à sortir des dérives dont la cause est le péché (Rm 7,20), nous saluons nos frères et sœurs du Kosovo-Métochie dans leurs efforts pour survivre et rester sur cette terre serbe qui nous a été léguée, avec les paroles que le Christ adresse à Ses disciples à travers les siècles : Sois sans crainte, petit troupeau ! (Lc 12,32). Puisque tout ce qui est né de Dieu est vainqueur du monde. Et telle est la victoire qui a triomphé du monde : notre foi (1 Jn 5,4).

En même temps, nous gardons l’espoir que ceux qui sont coupables pour la situation difficile de nos compatriotes seront éclairés par la lumière de la Nativité du Christ et qu’eux aussi comprendront la profondeur du péché qu’ils commettent, non seulement envers nous et nos frères et sœurs mais également envers eux-mêmes et leur descendance. Peut-être se souviendront-ils des paroles du très sage Salomon : La justice des hommes droits les libère, mais les perfides sont pris au piège par leur convoitise (Pr 11,6).

Avec notre sollicitude pastorale et responsabilité, nous invitons nos frères et sœurs de Macédoine qui sont dans le schisme à comprendre, dans l’esprit d’amour du Christ, que l’autocéphalie est exclusivement une institution ecclésiale destinée à contribuer au développement et à la consolidation de l’unité entre Églises orthodoxes locales. C’est dans ce sens que l’Église orthodoxe serbe a œuvré tout au long des huit siècles écoulés. S’il s’avérait, dans la logique de ce monde, que l’autocéphalie était comprise d’une façon différente, comme élément de la souveraineté d’un pays, symbole d’un particularisme national ou d’un séparatisme, alors elle ne contribuerait pas à l’unité et à l’édification de l’Eglise mais inciterait l’égocentrisme et l’égoïsme, devenant ainsi paradoxalement, un élément de blasphème du Saint-Esprit.

Nous adressons le même appel à ceux qui évoquent une certaine « Église du Monténégro », étant incapables de voir la très ancienne Métropole du Monténégro et du Littoral. Ils oublient que le salut n’est pas conditionné par le fait de se déclarer Serbe ou Monténégrin. Ces tentations existent aussi dans l’Ukraine, si proche et fraternelle, où des chauvinistes russophobes, conduits par des politiciens corrompus, avec « l’assistance » d’uniates et avec malheureusement le concours non-canonique du patriarcat de Constantinople, ont creusé les schismes existants et porté gravement atteinte à l’unité de l’Orthodoxie dans son ensemble. Le Christ n’est pas venu afin de sauver le seul peuple juif, bien que ce peuple eût été choisi par Dieu pour préparer tous les peuples à la venue du Messie, mais Il est venu comme Sauveur de tous les peuples, quel que soit leur nom (Rm 10,12) et quelle que soit l’époque où ils s’expriment.

La joie du salut qui nous a été offert, un cadeau dont nous devons tous être reconnaissants, nous ne pouvons l’éprouver ensemble que dans le pardon mutuel et la réconciliation. Ayant cela en vue et pleins de tristesse et de compassion pour toutes les victimes, serbes et autres, des malheureuses guerres qui ont eu lieu sur le territoire de Slovénie, de Croatie, de Bosnie-Herzégovine et de Serbie, nous prions le Dieu-enfant nouveau-né, Donateur de toute paix, pour que la paix s’installe enfin dans nos cœurs, et que nous pardonnions les uns aux autres, car le Seigneur nous a pardonné nos péchés (2 Co 5,18). La seule façon de nous libérer du joug du passé et des intérêts liés à la politique quotidienne, est le pardon et la réconciliation auxquels nous appelons tous les peuples avec lesquels nous avons vécu jadis dans le même Etat.

Nous adressant particulièrement à nos enfants spirituels de la diaspora, d’Amérique jusqu’en Asie, d’Europe jusqu’en Australie, nous les appelons à montrer leur amour à l’œuvre, toujours et en tout lieu. Soyez charitables, ne jugez pas et ne condamnez pas, pardonnez et aidez-vous les uns les autres (Lc 6,37-38) et gardez toujours à l’esprit ces paroles du Christ : Ce n’est pas en me disant « Seigneur, Seigneur » qu’on entrera dans le Royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est dans les cieux (Mt 7,21). Soyez des citoyens scrupuleux et responsables des pays qui vous ont donné l’hospitalité, priez pour les villes où vous vivez car leur bien-être contribuera au vôtre (Jr 29,7), mais n’oubliez jamais votre foi, votre langue et votre patrie, la terre de vos ancêtres, baignée par le sang de martyrs.

Vous tous, chers enfants spirituels, nous vous appelons à la compréhension mutuelle, à l’amour et au pardon. Gardons-nous de paroles dures prononcées imprudemment, ayant à l’esprit que l’environnement social dans lequel nous vivons dépend aussi des paroles que nous prononçons. Les paroles douces guérissent, la parole dure blesse, et les blessures infligées par des mots sont souvent plus éprouvantes que des douleurs physiques. C’est pourquoi le très sage Salomon nous enseigne que mort et vie sont au pouvoir de la langue (Pr 18,21). Si nous voyons qu’un de nos proches nous inflige une injustice, agissons conformément au principe évangélique et discutons avec lui en faisant tout ce qui est en notre possible pour acquérir un frère (Mt 18,15). Pardonnons-nous les uns les autres jusqu’à soixante-dix-sept fois (Mt 18,22) et dans les jugements que nous émettons sur autrui, fions-nous à la vérité qu’il nous faut exprimer doucement, avec respect et en toute conscience (2 Co 4,2).

En exprimant notre reconnaissance au Seigneur pour ce jour où, selon les paroles de saint Romain le Mélode « la Vierge met au monde l’Être suressentiel, et la terre offre une grotte à l’Inaccessible ; les anges et les pasteurs le louent ensemble et les mages avec l’étoile s’avancent ; car c’est pour nous qu’est né un petit enfant, Dieu prééternel », nous annonçons au monde une grande joie et vous saluons tous avec la salutation toute-joyeuse de Noël :

La paix de Dieu – Christ est né !

Que la Nouvelle Année 2019 soit heureuse et bénie de Dieu !

Au patriarcat serbe, à Belgrade – Noël 2018.

Le patriarche serbe IRÉNÉE, avec tous les évêques de l’Église orthodoxe serbe et Mgr Luka, évêque d’Europe occidentale.

Le métropolite du Monténégro Amphiloque : « La soif de pouvoir du patriarche de Constantinople est catastrophique pour l’avenir de l’orthodoxie »

Le métropolite du Monténégro Amphiloque : « La soif de pouvoir du patriarche de Constantinople est catastrophique pour l’avenir de l’Orthodoxie »
Le métropolite du Monténégro Amphiloque

Le métropolite du Monténégro Amphiloque : « La soif de pouvoir du patriarche de Constantinople est catastrophique pour l’avenir de l’orthodoxie »

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Lors de l’homélie qu’il a prononcée en l’église Saint-Nicolas à Bandići, au Monténégro, le métropolite Amphiloque a rappelé les paroles de l’apôtre Paul, selon lesquelles il n’y a dans l’Église ni Juif, ni Grec, ni esclave, ni homme libre, ni homme, ni femme. « Il n’y a ni Chinois, ni Japonais, ni Russe, ni Américain, ni Serbe, ni Monténégrin, il n’y a que Jésus-Christ et ceux qui se rassemblent autour de Lui. C’est cela l’Église du Christ. Elle a été telle à travers les siècles, et elle le restera jusqu’à la fin du monde et la consommation des siècles. Cela est très important que nous le sachions à notre époque, lorsque les gens sont étrangers à l’Église. Beaucoup sont étrangers à l’Église et voudraient la diriger », a souligné le métropolite. Celui-ci a ajouté que de telles personnes ne croient pas même en Dieu. « Mais elles pensent qu’elles ont le droit de disposer de l’Église et de sa vie. Mais cela n’est pas possible », a ajouté le hiérarque. Le métropolite a posé la question : comment dans un État laïc, un chef d’État peut-il s’immiscer dans les questions ecclésiastiques ? « C’est absolument insensé. Particulièrement chez nous au Monténégro, où pendant la guerre civile, le métropolite du Monténégro et du Littoral avec environ une centaine des meilleurs prêtres du diocèse ont été assassinés. Et c’est ainsi qu’a été créé l’État comme il est aujourd’hui. Celui-ci devrait respecter l’Église. C’est le droit de l’Église » a souligné le métropolite, ajoutant qu’il craignait que ce manque de respect à l’égard de l’Église soit un indicateur de la diffusion de l’esprit fratricide au Monténégro. « Ce n’est bon pour personne, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’une Église qui a réellement créé cet État » a mis en garde le hiérarque. Celui-ci a encore insisté sur le fait que la soif du pouvoir est la maladie la plus dangereuse dans toutes les sociétés et que, dans l’Église catholique-romaine, elle est un dogme à travers les siècles, tandis que dans l’Église orthodoxe, elle est une tentation. « Il en est ainsi de nos jours. Cela se voit aujourd’hui dans la conduite du patriarche de Constantinople à l’égard de l’Ukraine. Sa soif de pouvoir a mené à de grandes tribulations en Ukraine, à une division qui est catastrophique pour l’avenir non seulement de l’Ukraine et de tous les peuples slaves, mais en même temps de toute l’orthodoxie ». a conclu le métropolite. S’exprimant le 25 décembre à Đenovići, le métropolite Amphiloque a commenté ainsi les propos récents du président monténégrin Đukanović, qui réclame l’autocéphalie de l’Église du Monténégro : « Qu’il reçoive d’abord le baptême et devienne membre de l’Église de Dieu, afin de pouvoir parler de l’Église ! »

Sources : 1 et 2

Source: Orthodoxie.com

Au DREE, des visiteurs du Kosovo et de Métochie

Au DREE, des visiteurs du Kosovo et de Métochie
Au DREE, des visiteurs du Kosovo et de Métochie

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Le 25 décembre 2018, le métropolite Hilarion de Volokolamsk a reçu au Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou l’évêque Théodose de Raška-Prizren, hiérarque du Patriarcat de Serbie, et le hiéromoine Isidore (Iagodič), enseignant au séminaire de Prizren, venus effectuer un bref pèlerinage aux sanctuaires de Moscou.

Pendant l’entretien, qui s’est déroulé dans un climat de charité fraternelle et de compréhension mutuelle, il a été question de l’importance du Kosovo et de la Métochie pour le Patriarcat de Serbie et pour les Serbes, ainsi que de la situation actuelle dans cette région.

L’évêque Théodose a exprimé son soutien à l’Orthodoxie en Ukraine, durement éprouvée et persécutée ces derniers temps. Le hiérarque a parlé au président du DREE de la décision prise par les membres du Concile épiscopal de l’Église orthodoxe serbe, les 6 et7 novembre 2018, de ne pas reconnaître de statut canonique aux chefs du schisme ukrainien, ni à leurs adeptes, admis dans la juridiction de Constantinople, et de refuser toute communion eucharitistique avec eux.

Prenaient aussi part à la rencontre l’archiprêtre Nicolas Balachov, vice-président du DREE, et A. Khochev, collaborateur du DREE.

Des cadeaux ont été échangés à la fin de la rencontre.

Les deux ecclésiastiques ont visité les monastères de la Protection et de Saint-Daniel, ainsi que la cathédrale de la Théophanie, où reposent les reliques de saint Alexis de Moscou et où ils se sont recueillis sur la tombe du patriarche Alexis II, de bienheureuse mémoire. Ils se sont aussi rendus à l’église Saint-Nicolas pour vénérer les reliques de saint Alexis Metchiov.

Source

Source: Orthodoxie.com

Moscou défend les normes canoniques intangibles

Le patriarche Cyrille : Il n’y a pas de conflit entre Constantinople et Moscou, mais Moscou défend les normes canoniques intangibles

Le patriarche Cyrille : Il n’y a pas de conflit entre Constantinople et Moscou, mais Moscou défend les normes canoniques intangibles

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Après l’office, au cours des agapes, le primat de l’Église orthodoxe russe a prononcé un discours sur l’unité spirituelle des peuples dont l’Église orthodoxe a la responsabilité pastorale, et sur les désordres causés dans le monde orthodoxe par les actes inamicaux du Patriarcat de Constantinople.

« Je garde de bons souvenirs de ma visite en Biélorussie, de la réunion du Saint-Synode à Minsk. J’en suis revenu revigoré. Nous sommes effectivement unis, spirituellement et canoniquement, et l’épiscopat, le clergé et les fidèles de l’Église orthodoxe biélorussie sont éduqués dans l’idée de cette unité canonique » a dit le patriarche, partageant ses impressions de voyage en République biélorusse.

Revenant sur la situation en Ukraine, le patriarche Cyrille a exprimé sa certitude que ce pays était devenu un « champ de discorde » sous l’influence de forces étrangères. « Trop de forces géopolitiques et financières sont en jeu en Ukraine, aujourd’hui, cherchant à déchirer l’espace historique de la Sainte Russie, a souligné le primat. C’est pourquoi je suis particulièrement reconnaissant à l’épiscopat de l’Église orthodoxe ukrainienne qui reste fidèle et uni dans ces conditions difficiles, prêchant ce qui correspond à la vérité historique. »

« Dans les faits, l’Église en Ukraine continue à faire ce que nous avons fait à l’époque soviétique. L’idéologie était contre nous, et nous annoncions la vérité du Christ. Nous le faisions sans chercher à provoquer le pouvoir, mais nous le faisions » a ajouté Sa Sainteté le patriarche Cyrille.

Le primat a déclaré que l’unité de l’Église n’avait aucun rapport avec un système de direction impérial, il s’agit d’une unité spirituelle, intellectuelle, civilisationnelle des peuples de la Rus’ historique. Selon Sa Sainteté, les chroniqueurs antiques appelaient leur pays « Rus’ », « terre russe », sans faire de différence entre l’Ukraine, la Biélorussie et la Grande Russie, « nous sommes tous les héritiers des Ross, comme les Byzantins appelaient nos ancêtres, quoiqu’on en dise, quelles que soient les idées historiosophiques incongrues qu’on veuille aujourd’hui imposer aux esprits ».

« Nous sommes effectivement un seul peuple, et je n’ai jamais peur de le dire. Nous avons des dialectes différents, des particularités culturelles différentes, mais nous sommes un seul peuple, sorti du baptistère de Kiev. Dieu fasse que le Patriarcat de Moscou, qui nous unit non pas au niveau politique ou économique, mais au niveau spirituel, demeure et continue à nourrir spirituellement toutes les ethnies que rassemble la grande Rus’ historique » a dit le primat.

« Quant aux derniers agissements de Constantinople, je tiens à préciser qu’il n’y a aucun conflit entre Constantinople et Moscou ! Il y a que Moscou défend les normes canoniques intangibles, a déclaré le patriarche. Si l’une des Églises soutient les schismatiques, si une Église enfreint les canons, elle cesse d’être une Église orthodoxe. C’est pourquoi la position de l’Église orthodoxe russe, qui a cessé de faire mémoire du patriarche de Constantinople, ne concerne pas les relations entre deux Patriarcats, il s’agit de la nature même de l’Église orthodoxe. »

« J’ai discuté un jour de la primauté de Constantinople avec le père Alexandre Schmeman, ce célèbre théologien russe et américain. Il a eu ces sages paroles : « Si nous avons vraiment besoin d’un pape, autant s’adresser à celui qui a le plus d’expérience », voulant dire que ce ne serait sûrement pas au patriarche de Constantinople. Mais nous n’avons pas besoin de pape ! Nous sommes profondément convaincus que la direction collégiale de l’Église est la seule qui soit juste. Si quelqu’un s’immisce dans la juridiction des autres Églises, il transgresse tous les canons, et la seule réponse possible à ces transgressions éhontées, est notre réponse sereine : nous ne pouvons plus communier avec vous, vous avez enfreint les canons, vous vous êtes écartés de l’Orthodoxie. Que Dieu soit votre juge ; et Dieu sera juge » a souligné le patriarche Cyrille.

« Nous vivons un moment historique, qu’on peut comparer à l’époque du concile de Ferrare-Florence et de l’union. A l’époque, le métropolite de Kiev, de Moscou et de toute la Russie Isidore, reniant l’Orthodoxie, s’est cru au sommet du pouvoir, a cru qu’il soumettrait tout au siège de Rome. Mais il a été chassé par le grand-prince, par le clergé et par le peuple, a rappelé le patriarche. Cette résistance de notre peuple, de notre clergé et de notre épiscopat à toute sorte de mauvais tours, à l’hérésie et au schisme est le garant de la sauvegarde de l’Orthodoxie à l’échelle mondiale, le garant de la sauvegarde de notre unité. »

« Je suis heureux que les dernières décisions de la hiérarchie ait été parfaitement comprises du peuple croyant, de l’épiscopat, du clergé. Certes, le patriarche traverse une période difficile. Mais c’est toute l’Église orthodoxe russe qui traverse cette période difficile, l’Orthodoxie dans le monde. C’est pourquoi je vous demande de rester unis et de prier pour l’Église russe et pour toute l’Orthodoxie » a conclu le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie.

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Source: Orthodoxie.com

 

Le patriarche Irénée a consacré la première église serbe au Botswana

Le patriarche de Serbie a consacré la première église serbe au Botswana

Le patriarche de Serbie a consacré la première église serbe au Botswana

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Serbie Irénée a consacré, le 27 octobre, une nouvelle église, dédiée à saint Sava, à Gaborone, capitale du Botswana. La première liturgie célébrée dans cette église a été présidée par le patriarche Irénée, assisté du métropolite de Gaborone et du Botswana Gennade (Patriarcat d’Alexandrie) et de l’évêque de Choumadie Jean, ainsi que de plusieurs prêtres. Étaient présents l’ambassadeur de Serbie en République d’Afrique du Sud, Božin Nikolić, l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Botswana, Viktor Sibilov, le consul de Serbie à Pretoria, Saša Mart, et de nombreux fidèles serbes qui vivent dans cette partie de l’Afrique. Il y a au Botswana un grand nombre de fidèles orthodoxes grecs et une quarantaine de familles serbes qui, pour la plupart, vivent à Gaberone, ainsi que quelques fidèles russes, bulgares, roumains.

Source (dont photographie) : Église orthodoxe serbe

Source: Orthodoxie.com

L’archimandrite Barsanuphe inhumé au monastère de Grassac

L’archimandrite Barsanuphe inhumé au monastère de Grassac

Les fidèles sont venus rendre un dernier hommage au Père Barsanuphe / © F3 Poitou-Charentes
Les fidèles sont venus rendre un dernier hommage au Père Barsanuphe / © F3 Poitou-Charentes

Figure de l’orthodoxie, l’archimandrite Barsanuphe a été enterré jeudi 25 octobre, dans le cimetière du monastère Korssoun à Grassac, qu’il a fondé il y a plus de 30 ans. De nombreux fidèles sont venus se recueillir pour rendre un dernier hommage à leur père spirituel.

Par Thibault Marotte

C’était une figure de l’Eglise orthodoxe. L’image de sa longue barbe grise et de ses habits aux teintes dorées restera gravée dans l’univers religieux. L’archimandrite Barsanuphe a été enterré, jeudi 25 octobre, dans le cimetière du monastère de Korssoun à Grassac, monastère qu’il avait fondé en 1987.

Vice-président de la conférence mondiale des religions pour la paix, il était l’une des figures de l’oecuménisme. En Charente, il avait aussi construit une église de style byzantin ainsi qu’un autre monastère à Marcenat dans le Cantal.

Une vie dédiée à l’art et sa religion

Le Père Barsanuphe est né en 1935 à Paris. Après avoir fait l’école des Beaux-Arts, il a été fait moine du monastère Skit du Saint-Esprit situé à Mesnil-Saint-Denis dans le département des Yvelines en 1964.

Il enseignait l’iconographie à Grassac. Quatre Soeurs occupent aujourd’hui le monastère et consacrent une partie de leur temps à la réalisation d’oeuvres iconographiques“L’iconographie est fondamentale dans la foi orthodoxe puisque c’est la foi dans l’incarnation de dieu. Dieu s’est incarné donc on peut le représenter”, explique Mère Anastasie.

Un père spirituel

De nombreux fidèles ont assisté à la cérémonie pour rendre hommage à celui qu’ils considèrent comme un père spirituel“C’est celui qui nous a amenés à l’orthodoxie et c’est celui qui nous a fait vivre dans l’orthodoxie”, raconte le Père Innokenti Viaud, archiprêtre du Patriarcat de Moscou.

L’engagement du Père Barsanuphe pour la paix et dans le dialogue inter-religieux avait fait écho chez les orthodoxes. En France, seuls 300 000 personnes sont affiliées à l’Eglise orthodoxe russe. 

L’archimandrite Barsanuphe inhumé au monastère de Grassac
Reportage : Jérôme Deboeuf, Cécile Landais et Josianne Etienne Intervenants : Mère Anastasie (Mère supérieure du monastère de l’icône de la Mère de Dieu de Korssoum à Grassac), Père Innokenti Viaud (Archiprête du Patriarcat de Moscou), Père Guy Rougerie (Vicaire Général du Diocèse d’Angoulême)

 

Message du skit du Saint-Esprit au monastère:

À l’attention de Père Archimandrite ANTOINE, monastère de Saint Geny

Révérend Père , Bénissez,


Nous tenons tout particulièrement à vous demander vos prières à la suite du décès du Père Archimandrite BARSANUPHE, Higoumène du skit du Saint Esprit (Le Mesnil Saint-Denis, Yvelines). Il avait eu la joie d’échanger avec vous ces dernières années.

Monseigneur Nestor, évêque de l’Eglise orthodoxe russe (Patriarcat de Moscou) a présidé l’office des funérailles en la Cathédrale de la Sainte Trinité à Paris mercredi 24 octobre et Père BARSANUPHE a été inhumé le 25 octobre dans le cimetière du Monastère de l’icône de la Mère de Dieu de Korssoun (Charente) qu’il a fondé.

Grande figure de l’Église orthodoxe russe en France (Patriarcat de Moscou), l’Archimandrite BARSANUPHE est décédé le samedi 20 octobre 2018.  Higoumène du skit du Saint Esprit (Le Mesnil Saint-Denis, Yvelines) et fondateur du monastère de l’icône de la Mère de Dieu de Korssoun (Charente) et de celui de l’icône de la Mère de Dieu de Znaménié (Cantal), le Père BARSANUPHE a été un travailleur infatigable au service de l’Église et de la tradition monastique orthodoxe. Il est aussi connu depuis vingt-cinq ans pour son engagement en faveur de la Paix.

Durant ses cinquante-quatre années de vie monastique, l’Archimandrite BARSANUPHE a engendré spirituellement des personnes de tous horizons. Et il a été un inlassable bâtisseur de lieux monastiques et d’églises orthodoxes en France.

Au total, le Père BARSANUPHE a conçu, dessiné et bâti une dizaine d’églises orthodoxes un peu partout en France et aménagé et équipé huit églises domestiques aujourd’hui disparues.

L’Archimandrite BARNANUPHE s’est engagé dans le travail pour la Paix. En 2005, le Patriarcat de Moscou l’a décoré de l’ordre de Saint Serge de Radonège au titre de son service pour l’Eglise et de son travail fructueux pour promouvoir la Paix.

Avec vos prières,
Fraternellement en Christ

Le skit du Saint Esprit
leskitdusaintesprit@free.fr
tel: 06 61 82 01 10

Déclaration du Synode de l’Église russe hors-frontières au sujet de la rupture de la communion de l’Église orthodoxe russe avec le Patriarcat de Constantinople

Déclaration du Synode de l’Église russe hors-frontières au sujet de la rupture de la communion de l’Église orthodoxe russe avec le Patriarcat de Constantinople

Déclaration du Synode de l’Église russe hors-frontières au sujet de la rupture de la communion de l’Église orthodoxe russe avec le Patriarcat de Constantinople

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Le 18 octobre, le Synode des évêques de l’Église orthodoxe russe hors-frontières a publié le message suivant :

« Le Synode des évêques de l’Église orthodoxe russe hors-frontières fait part de sa profonde affliction au plérôme de son clergé et de ses fidèles, ainsi qu’aux orthodoxes du monde entier, à l’occasion des actes non canoniques perpétrés ces derniers jours par le Patriarcat de Constantinople. Cela concerne particulièrement le communiqué de la chancellerie du Synode constantinopolitain du 11 octobre 2018. En même temps, nous exprimons notre soutien complet à la position exprimée par le Saint-Synode du Patriarcat de Moscou lors de sa session du 15 octobre 2018, ainsi qu’à la déclaration de celui-ci, adoptée le même jour. Les actions illicites de l’Église de Constantinople ne peuvent aucunement être justifiées canoniquement et constituent une injustice grave et dangereuse faites aux traditions de l’Orthodoxie, de même que ce mépris et cette indifférence choquantes au bien spirituel du troupeau du Christ (cf. Jn. X, 3 ; 11). Ayant exprimé son intention d’établir une stavropégie de son Église en Ukraine, Constantinople, de cette façon, s’est ingéré sur le territoire canonique d’une autre Église locale, ce qui en soi constitue un arbitraire anti-canonique flagrant, du fait que le Synode de l’Église de Constantinople n’a pour des actions semblables, ni pouvoir, ni droit. Aussi, nous déclarons ouvertement qu’en aucun cas nous ne reconnaîtrons une force juridique à de telles institutions, et nous nierons la légitimité de ceux qui oseront se déclarer pasteurs en appartenant à ces organisations non ecclésiales. Plus grave encore est la décision de l’Église de Constantinople de « rétablir » le statut canonique de certains schismatiques qui, pour des transgressions canoniques évidentes, ont été déposés par l’Assemblée des évêques des l’Église orthodoxe russe et ce avec l’assentiment des autres Églises orthodoxes locales. Partant de cette affirmation fausse selon laquelle la prérogative formée dans les temps anciens et permettant à Constantinople de recevoir les demandes de médiations dans la résolution des conflits et des désaccords dans les Églises orthodoxes, est égale à la possession d’un pouvoir personnel et exclusif, Constantinople s’est approprié de par sa propre volonté des pouvoirs inexistants, et justifie ainsi ses tentatives d’immixtion dans les affaires des autres Églises locales. Cependant, conformément aux canons, Constantinople ne possède pas un tel pouvoir canonique et, dans les cas d’une iniquité semblable, la véritable nature du concept de « premier parmi les égaux » est altérée, ce qui va directement à l’encontre de l’orthodoxie canonique. Dans le but d’une claire compréhension de la situation présente parmi les fidèles, nous déclarons explicitement que l’anathème prononcé à juste titre par le concile des évêques de l’Église orthodoxe russe contre ceux qui se sont engagés dans le schisme et persistent dans leurs erreurs, ne peut être abrogé et n’est pas abrogé par les actes unilatéraux de Constantinople. Aux yeux de Dieu, conformément aux saints canons et à l’enseignement de l’Église orthodoxe, ces gens restent sous leur juste condamnation et sont considérés comme schismatiques, c’est-à-dire déchus de leur appartenance à la sainte orthodoxie. En outre, nous rappelons aux fidèles que les canons nous disent ouvertement que ceux qui entrent en communion avec ceux qui sont légalement déposés se trouvent eux-mêmes dans le schisme (2ème canon du Concile d’Antioche), ce qui expose leurs propres âme à un danger de mort. L’Église orthodoxe d’Ukraine, confiée aux soins de Sa Béatitude le métropolite Onuphre et ses confrères archipasteurs, lesquels sont des confesseurs de la foi, reste aujourd’hui également, tout comme cela est le cas depuis l’acte de 1686, la seule Église canonique sur cette terre bénie de Dieu [de l’Ukraine]. La décision de l’Église de Constantinople de « révoquer » cette « gramata » [Lettre synodale] est sans fondement, et conformément à la tradition canonique orthodoxe, est de par sa nature, impossible. Malgré la déclaration du Saint-Synode de l’Église de Constantinople du 11 octobre de cette année, les fidèles peuvent être certains que la Gramata historique de 1686 reste un acte en vigueur et contraignant, conformément auquel l’autorité canonique de l’Église orthodoxe d’Ukraine et du Patriarcat de Moscou reste inchangée, indépendamment des intentions des autorités actuelles du Phanar. À la lumière du fait que la nature même de l’orthodoxie canonique est gravement atteinte, le Synode des évêques de l’Église orthodoxe russe hors-frontières n’a pas d’autre choix que de déclarer avec profonde affliction, mais en toute conviction, son accord avec la décision du Saint-Synode du Patriarcat de Moscou, par laquelle est reconnue l’impossibilité de continuer la communion eucharistique, à tous les niveaux, avec l’Église de Constantinople, et ce jusqu’à ce que cette Église-sœur, ancienne et jadis glorieuse, fasse pénitence, renonce à l’introduction d’une doctrine fausse et étrangère à l’orthodoxie sur une sorte de primauté avec un pouvoir universel qui soi-disant lui appartiendrait, revienne à la foi orthodoxe et mette fin à ses iniquités. Aussi, nous informons notre clergé et nos fidèles que la communion eucharistique avec Constantinople est actuellement impossible, tant pour les hiérarques et le clergé, que pour les laïcs. Tant que la situation actuelle reste inchangée, le clergé de notre Église ne peut célébrer dans aucune paroisse de l’Église de Constantinople, ni inviter les clercs de cette Église à célébrer dans nos églises. De même, il n’est pas permis aux laïcs de communier aux saints mystères du Christ dans les églises du Patriarcat de Constantinople. Nous informons aussi que l’Église russe hors-frontières ne participera à aucune réunion théologique ou dialogue, y compris les assemblées régionales des évêques canoniques, dont les présidents (ou les vice-présidents) sont des hiérarques et des clercs de l’Église de Constantinople. Nous appelons tous les fidèles à renforcer leurs prières pour la paix ecclésiale qui, aujourd’hui, est tant mise à l’épreuve par les actes iniques dus à des doctrines néo-ecclésiologiques les plus diverses. Malgré cela, nos cœurs ne doivent pas faiblir, car nous croyons que la sagesse de Dieu vaincra tout mensonge, si nous maintenons notre fidélité envers ce qui est vrai et sacré. Nous demandons aux primat des Églises orthodoxes locales de réfléchir sur les circonstances actuelles et à se réunir en temps voulu, afin d’atteindre la résolution authentique, canonique, des problèmes urgents. Nous croyons et nous espérons que notre Seigneur Jésus-Christ, qui n’abandonnera pas Ses enfants et qui surmontera l’orgueil humain par un amour sans limite envers la vérité divine, et qu’Il renforcera Sa Béatitude le métropolite Onuphre, tous les hiérarques, le clergé et les fidèles de l’Église orthodoxe d’Ukraine, ainsi que tous les fidèles orthodoxes de toutes les langues et pays du monde.

Source (de la photographie) : Église orthodoxe russe hors-frontières

Source: Orthodoxie.com

Déclaration commune publiée par le Patriarcat orthodoxe serbe et le Patriarcat grec-orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient

Déclaration commune publiée par le Patriarcat orthodoxe serbe et le Patriarcat grec-orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient

Déclaration commune publiée par le Patriarcat orthodoxe serbe et le Patriarcat grec-orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient

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Déclaration commune publiée par le Patriarcat orthodoxe serbe et le Patriarcat grec-orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient
Déclaration commune publiée par le Patriarcat orthodoxe serbe et le Patriarcat grec-orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient

“Lors de la visite irénique et officielle de Sa Béatitude Jean X d’Antioche et de tout l’Orient à l’Église orthodoxe serbe, entre le 11 et le 19 octobre 2018, un communiqué commun a été publié le 19 octobre.

Cette visite historique, qui est la première depuis la visite du patriarche d’Antioche Théodose IV (Abou Rjaili) à Belgrade, intervient dans le contexte de la situation difficile et douloureuse que connaît l’Église orthodoxe d’Antioche en Syrie, au Liban et le Moyen-Orient, mais aussi, dans le contexte de la crise que vit l’Église orthodoxe universelle aujourd’hui, où les développements qui se succèdent d’une manière soucieuse s’accélèrent et présagent de retombées négatives sur le lien de communion, de paix et d’unité entre les frères.

1. La visite a été une importante occasion fraternelle de rencontre des frères, où les Églises d’Antioche et de Serbie se sont enlacées. Elle dut une occasion de discussion sur différents sujets qui constituent un facteur commun du témoignage et du service des deux Églises dans le « monde en crise » d’aujourd’hui, et sur les nécessités de consolider les processus de concertation et d’entente entre les Églises orthodoxes locales et autocéphales.

2. Les discussions ont été animées entre les deux Églises par esprit très élevé de fraternité, d’amour, de paix, et de transparence ecclésiale. Les échanges se sont ainsi fondés sur les véritables critères ecclésiaux, dénués de tout unilatéralisme et de recherche d’intérêt, ce qui a permis aux deux délégations, serbe et antiochienne, de s’entendre avec harmonie sur les différents dossiers évoqués. Les deux délégations, serbe et antiochienne, ont ainsi passé en revue les facteurs de similitude dans les expériences historiques respectives de leurs deux Églises, de telle manière qu’elles ont pu constater que chacune d’elles est à la fois une Église « témoin » et une Église « martyre », qui continue à témoigner, en dépit des difficultés et des épreuves, pour la vérité et pour le Christ, dans sa société d’origine et dans le monde. Les échanges ont évoqué les domaines théologiques, académiques, culturels, etc. où la coopération entre les deux Églises peut et doit être activée. A été affirmée de même, la prochaine visite irénique que doit effectuer Sa Béatitude le patriarche Irénée, à l’Église orthodoxe d’Antioche.

3. Les deux délégations ont passé en revue les efforts que déploient l’Église orthodoxe serbe devant les différentes instances pour la préservation de son héritage historique, spirituel et national, plus particulièrement dans le Kosovo et la Métochie, qui est considéré comme étant le foyer historique de l’Église orthodoxe serbe. Les deux délégations ont insisté sur la nécessité de soutenir ces efforts étant donné l’importance de cet héritage pour l’histoire et la conscience de l’Église orthodoxe serbe, pour son présent et son avenir et ce, à travers le respect des principes de droit de l’homme et des critères de coexistence pacifique entre les civilisations et les religions, ainsi qu’à travers le respect de l’ordre et du droit international.

4. Les deux délégations serbe et antiochienne, ont passé en revue les circonstances douloureuses et difficiles que connaît l’Église orthodoxe antiochienne en Syrie, au Liban et dans l’ensemble des États et sociétés du Moyen-Orient, qui endurent les meurtres, le terrorisme, les destructions, les déplacements forcés de population, l’émigration ainsi que toutes formes d’instabilité politique et sociétale qui portent atteinte à l’être humain, sa dignité, sa liberté et la dignité de son vécu au quotidien. Les deux délégations ont réaffirmé que la présence chrétienne antiochienne en Orient est une présence originelle, et remonte à deux mille ans d’histoire. Elles ont affirmé de même que les chrétiens ne sont pas, et ne se considèrent point, des minorités dans cette région, mais une de ses composantes historiques originelles, et de celle de ses États et de ses sociétés et constituent une partie intégrante du tissu sociétal historique du Moyen-Orient et de l’espace antiochien où ils continuent à vivre et demeurent attachés à leur terre et à leur témoignage dans cette région centrale du monde.

5. Les deux Églises, serbe et antiochienne, insistent ainsi sur l’importance d’apporter à l’Église orthodoxe apostolique d’Antioche tout le support dont elle a besoin pour aller de l’avant dans son témoignage de salut, dans la région du Moyen-Orient, et dans ses œuvres pour affirmer et consolider les chrétiens dans leurs terres, de les ériger en partenaires dans la construction de « l’État de la citoyenneté » qui assure à tous les citoyens l’égalité des droits et des obligations. Les deux Églises considèrent que la solution unique possible pour mettre fin aux tragédies de tous les États de la région du Moyen-Orient réside dans le respect de l’autre, dans l’adoption du dialogue ouvert, dans la coexistence pacifique entre toutes les composantes de cette région et dans l’égalité de tous les citoyens devant la loi, droite et obligation. Plus que jamais, l’instauration de la paix et le respect de la diversité religieuse sont deux facteurs d’importance pour que la paix puisse régner dans toutes les contrées de la région du Moyen-Orient.

6. Les deux Églises regrettent le silence marqué qui persiste autour de la question de l’enlèvement des deux métropolites d’Alep, Mgr Paul Yazigi et Mgr Jean Ibrahim, de telle manière que le monde a oublié ou fait semblant d’oublier depuis plus que cinq ans, cette cause humanitaire centrale. Les deux Églises, serbe et antiochienne, en appellent à toutes les instances locales, régionales et internationales, pour assurer un suivi étroit de cette cause afin de révéler le sort des deux évêques et œuvrer pour leur libération pour les ramener sains et sauf à leurs diocèses.

7. Les deux Églises, serbe et antiochienne, regrettent le fait qu’il n’a pas été mis fin à ce jour, d’une manière irénique et pacifique, au différend canonique qui persiste entre les deux patriarcats d’Antioche et de Jérusalem, et qui résulte de la décision du Patriarcat de Jérusalem d’élire et d’ordonner un archevêque pour le Qatar qui est une juridiction canonique historique du Patriarcat d’Antioche. Les deux Églises regrettent de même que la portée de ce différend et de ses conséquences n’ont pas été pris en comptent de la part des autres Églises orthodoxes autocéphales, différend qui persiste en dépit de l’accord qui a été conclu entre les deux patriarcats de Jérusalem et d’Antioche à l’issue de leurs discussions en juin 2013 en présence et avec la médiation du Patriarcat œcuménique et du ministère grec des affaires étrangères, accord dont les termes sont connus et documentés au dit ministère et dans les correspondances du Patriarcat œcuménique qui attestent de son existence et celle de ses termes en trois points.

8. Les deux Églises, serbe et antiochienne, expriment leur grande inquiétude devant le danger de distanciation, de division, de séparation et de schisme qui menace aujourd’hui les Églises orthodoxes autocéphales, en raison des décisions unilatérales qui menacent ici et là, par leurs conséquences négatives, les fondements du consensus ecclésial et les relations fraternelles de toutes les Églises orthodoxes autocéphales et heurtent les liens de l’unité ecclésiale entre elles, ce qui affecte le témoignage de l’orthodoxie dans le monde d’aujourd’hui. Les deux Églises considèrent que la période historique actuelle est très sensible, délicate et difficile et nécessite, aujourd’hui plus que jamais, beaucoup de sagesse, de retenue et de non-précipitation ainsi qu’une vigilance spirituelle afin de préserver le lien de la paix à l’intérieur de l’Église orthodoxe et de préserver son unité, et d’éviter qu’elle ne glisse, consciemment ou inconsciemment, dans les pièges de la politique des axes et des intérêts politiques des États, ce qui heurte et affaiblie la témoignage de l’orthodoxie dans le monde d’aujourd’hui.

Par conséquent, les deux Églises déclarent ce qui suit :

A. L’unité du monde chrétien orthodoxe et sa paix nous ont été donnés par Jésus Christ et ont été mis entre nos mains. Sur ce, les deux Églises affirment que la consolidation et l’affermissement de l’unité de l’Église orthodoxe universelle est une affaire d’une grande importance puisque l’Église est exposée, de nos jours, à des dangers et des défis que le monde d’aujourd’hui avec ses contradictions, ses divisions et ses influences existentielles et sociétales diverses qui impactent l’être humain, produit.

B. Il n’est pas possible de traduire l’unité de la foi, en une vérité sensible et en réalité, et dans un témoignage efficient qui influence positivement l’être humain du monde d’aujourd’hui, qui est affecté par les tiraillements existentiels et sociétaux, que si l’Église orthodoxe réussie à extérioriser au monde, en parole et en acte, son unité et ce, à travers des processus conciliaires de travail et de concertation, et des processus de prise de décision fondés sur l’ordre canonique traditionnel de l’Église orthodoxe et sur le consensus de toutes les Églises, quelle que soit leur taille. L’Église orthodoxe est en effet, l’Église une, sainte, catholique et apostolique, et non pas une fédération ou une confédération d’Églises, séparées les unes des autres, qui se traitent réciproquement à travers les prismes des considérations animées par l’intérêt, et qui apparaissent au monde, comme un ensemble d’Églises qui se disputent, qui se distancent l’une de l’autre, et qui sont en conflit.

C. Dans le contexte de la présence de l’Église orthodoxe sur le plan mondial, le témoignage de l’orthodoxie, nécessite plus que jamais, le déploiement de plus de transparence, de concertation et d’échange d’expérience ainsi que la conciliarité traditionnelle entre toutes les Églises orthodoxes pour tout ce qu’implique l’unification du témoignage de l’orthodoxie dans le monde d’aujourd’hui. Par conséquent, les deux Églises serbe et antiochienne, affirment le fait que l’intérêt de l’Église orthodoxe universelle, et la nécessité de préserver les liens d’unité et de communion dans la fraternité, l’amour et la paix entre toutes les Églises orthodoxes, étant donné qu’elles constituent les membres d’un seul corps, le corps du Christ, impliquent une remise en cause critique de tous les processus et décisions fondés sur l’unilatéralisme, et impliquent aussi une réactivation effective et sérieuse et méthodique, de l’esprit d’unité, de concertation, de conciliarité et le recours au principe d’unanimité dans l’approche de toutes les questions orthodoxes ecclésiales communes, en ce compris, les questions de l’octroi de l’autocéphalie, et la nécessité de prendre les décisions qui la concerne à l’unanimité, et ce en partant et en se fondant sur les critères et les principes ecclésiologiques orthodoxes et selon l’ordre canonique ecclésial.

D. Seule la conciliarité orthodoxe est le moyen efficace pour éviter que les questions conflictuelles entre les Églises orthodoxes ne se transforment en autant de facteurs de distanciation, de division et de séparation, et de schisme entre elles, ce qui porte atteinte et menace l’ensemble du corps ecclésial. Seule la bonne synodalité fondée en premier lieu sur la communion commune au même calice eucharistique, est le fondement et la substance des liens entre les Églises orthodoxes.

La situation dangereuse actuelle dans le monde orthodoxe qui résulte des évolutions en Ukraine ne peut perdurer sans qu’elle préside à la fondation d’une situation de division permanente entre tous les membres de la famille orthodoxe, situation qui porte un grand préjudice et dommage au lien de paix au sein du plérôme de l’Église orthodoxe et de son témoignage dans le monde d’aujourd’hui.

Par conséquent, et étant donné la nécessité urgente de prévenir une plus grande détérioration de cette crise, les deux patriarches, serbe et antiochien, en appellent à leur frère, sa Toute-Sainteté le patriarche œcuménique, pour reprendre le dialogue fraternel avec l’Église orthodoxe russe afin de résoudre le différend entre les deux patriarcats de Constantinople et de Moscou, avec l’assistance et la participation de tous les primats des Églises orthodoxes locales autocéphales, et de rétablir le lien de paix au sein du plérôme de l’Église orthodoxe.

Sa Béatitude patriarche Irénée              Sa Béatitude patriarche d’Antioche Jean X

Source: Orthodoxie.com

Icône Notre Dame des Ibères

Les Ibères dont il s’agit ici ne sont pas Espagnols, mais des Géorgiens établis dans le monastère d’Iviron au Mont-Athos.

L’icône de Notre-Dame des Ibères remonte au moins au IXe siècle. Elle fut cachée par une pieuse veuve de la ville de Nicée, durant la persécution iconoclaste qui eut lieu sous le règne de l’empereur Théophile (829-842). L’un des iconoclastes, ayant découvert la sainte icône, la transperça de sa lance. L’icône se mit à saigner (depuis lors, on représente toujours cette icône avec une petite marque noire sur la joue de la Vierge).

La veuve obtint des soldats que l’image sainte ne fût pas détruite avant le lendemain. Durant la nuit, elle mit l’icône à la mer et celle-ci navigua, dressée sur les flots, jusqu’au Mont-Athos. Les moines, ayant aperçu une colonne de feu allant de la mer jusqu’au ciel, descendirent sur la plage et trouvèrent l’icône, dressée sur l’eau. Ils la placèrent immédiatement dans l’église, mais l’icône, chaque matin, se retrouvait à la porte du monastère. La Mère de Dieu révéla au Frère Ibère qui l’avait recueillie qu’elle entendait assurer la garde du monastère et son icône est, depuis, à l’entrée du monastère des Ibères et surnommée « portaitissa », ce qui signifie « portière ».

Une copie de cette icône fut transportée à Moscou le 13 octobre 1648. Cette copie, elle-même miraculeuse (de nombreux miracles se manifestèrent dès son arrivée au monastère Novodiévitchi de Moscou), est l’une des icônes les plus vénérées de Russie. La fête de sa translation est fixée, dans l’Église russe, au 13 octobre. L’icône est proposée à la vénération des fidèles au monastère durant les jours de fête.

Source: Schola Sainte Cécile