Prière à notre Seigneur Jésus Christ

Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, par l’intercession de ta Mère très-pure, de tes Anges incorporels, de Jean ton prophète, précurseur et baptiste, des Apôtres qui ont porté au monde la parole de Dieu, des lumineux et victorieux Martyrs, des Pères vénérables et théophores, et de tous les Saints, délivre-moi du démon qui m’assaille en ce moment. Oui, mon Créateur et Seigneur, toi qui ne désires pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse et qu’il vive, accorde aussi la conversion à l’indigne, au misérable que je suis. Arrache-moi aux crocs du funeste serpent qui cherche à m’avaler pour m’entraîner tout vif aux enfers. Oui, Seigneur, ma consolation, toi qui as revêtu, à cause du misérable que je suis, la corruptible chair, retire-moi de ma misère, accorde à ma pauvre âme la consolation ; plante en mon coeur le goût de faire ta volonté, de renoncer aux mauvaises actions et de parvenir à tes béatitudes : car en toi j’ai mis mon espoir, Seigneur, sauve-moi.

Symbole de Foi

Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de toutes les choses visibles et invisibles.

Et en un seul Seigneur, Jésus Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles.

Lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré, non créé, consubstantiel au Père et par qui tout a été fait.

Qui pour nous les hommes et pour notre salut est descendu des cieux, a pris chair du saint-Esprit et de la Vierge Marie, et s’est fait homme.

Crucifié pour nous sous Ponce Pilate, il souffrit et fut mis au tombeau, et le troisième jour il est ressuscité selon les Ecritures.

Il est monté au ciel, est assis à la droite du Père et viendra de nouveau avec gloire pour juger les vivants et les morts ; son règne n’aura pas de fin.

Et au saint Esprit, Seigneur vivifiant, qui procède du Père, qui est adoré et glorifié avec le Père et le Fils, et a parlé par les prophètes.

Je crois en l’Eglise une, sainte, catholique et apostolique. Je reconnais un seul baptême pour la rémission des péchés.

J’attends la résurrection des morts et la vie du siècle à venir. Amen.

« Prosevkhitaire ; PRIÈRES – Traduction : P Denis Guillaume »

Prière de demande

A ceux qui nous haïssent et qui nous font du tort pardonne, Seigneur. A nos bienfaiteurs fais du bien. A nos frères et nos proches accorde ce qu’ils demandent pour leur salut et l’éternelle vie. Les malades, visite-les, accorde-leur la guérison. A qui navigue sers de gouvernail, sois pour les voyageurs un compagnon de route. Garde nos souverains (ou) ceux qui nous gouvernent et donne-leur la paix. A ceux qui nous servent et qui font preuve de miséricorde envers nous accorde la rémission des péchés. A ceux qui nous ont demandé, malgré notre indignité, de prier pour eux pardonne et fais grâce, en ta grande miséricorde. Souviens-toi, Seigneur, de tous nos pères et frères défunts et donne-leur le repos là où brille la lumière de ta face. Souviens-toi, Seigneur, de nos frères captifs et délivre-les de tout malheur. Souviens-toi de ceux qui apportent leurs offrandes à tes saintes églises et à ceux qui y servent : accorde-leur ce qu’ils demandent pour leur salut et l’éternelle vie. Seigneur, souviens-toi aussi des misérables pécheurs et indignes serviteurs que nous sommes : éclaire notre esprit à la lumière de ta connaissance et guide-nous sur la voie de tes commandements : par les prières de notre Dame, la très-pure Mère de Dieu et toujours-vierge Marie, et de tous les Saints, car tu es béni dans les siècles. Amen.

Prière à la Croix

Que Dieu se lève et que ses ennemis se dispersent, que ses adversaires fuient devant sa face ! Comme se dissipe la fumée, ils se dispersent, comme fond la cire en face du feu, ainsi périssent les démons en face de ceux qui aiment Dieu et qui, se marquant du signe de la Croix, disent avec allégresse : Réjouis-toi, vénérable et vivifiante Croix du Seigneur, toi qui chasses les démons par la puissance de celui qui sur toi fut crucifié,  notre Seigneur Jésus Christ ; descendu aux enfers, il a vaincu la puissance du démon et t’a donnée à nous, précieuse Croix, afin de repousser tout ennemi. Vénérable et vivifiante Croix du Seigneur, avec notre sainte Dame la Vierge Mère de Dieu et tous les saints, viens à notre aide pour les siècles. Amen.

« Prosevkhitaire ; PRIÈRES – Traduction : P Denis Guillaume »

Réjouis-toi Mère de Dieu

Plus que toutes glorieuse, Mère de Dieu toujours-vierge et bénie, présente notre prière à ton Fils et notre Dieu, et demande-lui, par ton intercession, de sauver nos âmes.

Mon espérance, ô Mère de Dieu, tout entière je la mets en toi : garde-moi sous ta protection.

Vierge Mère de Dieu, ne méprise pas le pécheur que je suis, car j’ai besoin de ton aide et protection : en toi mon âme espère, aie pitié de moi.

« Prosevkhitaire ; PRIÈRES – Traduction : P Denis Guillaume »

Notre Père

Gloire à toi, notre Dieu, gloire à toi !

Roi céleste, Consolateur, Esprit de vérité, partout présent et remplissant l’univers, trésor de grâces et donateur de vie, viens et demeure en nous, purifie-nous de tout péché, et save nos âmes, ô Dieu de bonté.

Dieu Saint, Dieu saint et fort, Dieu saint et immortel, aie pitié de nous ! (3 fois)

Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen

Trinité toute-sainte, aie pitié de nous. Seigneur, efface nos péchés. Maître, pardonne-nous nos iniquités. Saint, visite-nous et guéris nos infirmités, pour la gloire de ton nom.

Kyrie eleison (3 fois) Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen

Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour ; pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aissi à ceux qui nous ont offensés ; et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du mal.

« Prosevkhitaire ; PRIÈRES – Traduction : P Denis Guillaume »

Prière à l’Ange gardien

Saint Ange qui assistes ma pauvre âme et présides à ma vie si pleine de passions, n’abandonne pas le pécheur que je suis et ne t’éloigne pas de moi à cause de mon intempérance. Ne donne pas lieu au méchant démon de s’emparer de moi, en maîtrisant de force mon corps de mortel. Fortifie ma pauvre et faible main, et guide moi sur la voie du salut. Oui, saint Ange de Dieu, gardien de ma pauvre âme, protecteur de mon corps, pardonne-moi tout ce par quoi je t’ai offensé tous les jours de ma vie ; si j’ai commis quelque faute en ce jour, protège moi aujourd’hui et garde moi des tentations de l’ennemi, afin que par aucun péché je n’irrite mon Dieu ; et prie pour moi le Seigneur, afin qu’il m’affermisse dans sa crainte et fasse de moi un digne serviteur de sa bonté. Amen.

« Prosevkhitaire ; PRIÈRES – Traduction : P Denis Guillaume »

05 La Liturgie

La Divine Liturgie (Le mot vient du Grec de service commun) ou Eucharistie (action de grâces, Remerciements) elle est le Centre de la Vie de l’Église Orthodoxe. Les Pères Saints l’ont définie comme le Mystère le plus saint, Mystère qui secrètement comble l’église. Elle est la Porte du Royaume des Cieux, la présence Divine sur Terre. Tous les autres sacrements sont liés et découlent et de la Divine Liturgie. Communauté des croyants visibles avec ses représentants, Evêque, Prêtre, Diacre, Hypo-diacre, Lecteur, Psalmiste ou simple fidèle tous sont importants, autour de son évêque l’Eglise devient UNE, Corps du Christ, Le Peuple de Dieu. La Divine Liturgie a été établie par Notre Seigneur Jésus-Christ Lui-même, lors du dernier repas avec ses disciples. Il a rompu le Pain, leur donnant avec du Vin dit : « FAITES CECI en mémoire de moi » Les prières de la Liturgie sont chantées ou psalmodiées en utilisant le rituel des huit tons. Pendant la liturgie l’Eglise prie pour le monde ENTIER AU NOM du Christ et pour que Dieu accepte le sacrifice d’action de grâces. Nous faisons Mémoire de La mort et de La Résurrection du Seigneur. Après La la transformation du Pain et du Vin en Corps et du Sang du Christ qui deviennent les Saints Dons, nous participons à la communion sous les deux Espèces, nous sommes en Union Parfaite avec le Christ et ne Formons qu’Un.

La structure de la base de la Sainte liturgie sont les suivants:

  • Proskomede – La Préparation de l’offrande du Pain et du Vin, avec mention de tous les membres de l’Église, les défunts et les vivants.
  • Liturgie des catéchumènes – Dans la primitive Eglise les catéchumènes assisté qu’à cette partie de la Liturgie. Ils sont ce qui se préparent au Baptême ; elle est appelée aussi Liturgie de la Parole, à cause des parties principales qui font référence aux saintes écritures, Epîtres, Evangiles, Prédication avec  leur l’interprétation.
  • La liturgie des Fideles – Elle commence par la Grande-Entrée – Transport des Dons sur l’Autel, ensuite elle se poursuit avec l’offrande de nous-mêmes à Dieu, par le sacrifice du Christ nous avons la victoire, puis l’invocation au Saint-Esprit qui transforme les offrandes.
  • Renvoi – La prière du Prêtre qui demande de sortir en paix, nous rappele notre devoir de chrétiens, nous sommes disposés de s’en «aller en paix » de retourner dans le Monde.

La liturgie se vie chaque jour, le dimanche jour de la Résurrection du Christ et aux grandes fêtes du Christ de la Vierge des Saints. Nous utilisons le plus souvent dans le  cours de l’Année la liturgie de Saint Jean Chrysostome. La liturgie de Saint-Basile-le-Grand est célébrée les dimanches du Grand Carême ; la nuit de Noël et le jour de la fête du saint. La Liturgie des Dons-Présanctifiés de saint Grégoire le Grand est célébré seulement en période du Grand Carême en semaine.

Eglise Orthodoxe Serbe

06 Prier sans cesse du Père Denis

Priez sans cesse. C’est ce que recommande le saint apôtre Paul dans sa première épître aux Thessaloniciens, au chapitre 5, verdet 17 : « Priez sans cesse. » C’est comme un écho du précepte évangélique : Veillez et priez, ainsi que de la parabole des dix vierges.

Priez sans cesse, c’est, à son plus haut niveau de perfection, la prière du coeur ou prière de Jésus, récitée sans repos ni répit, même de façon inconsciente durant les multiples occupation du jour ou durant le sommeil de la nuit.

Priez sans cesse, c’est aussi consacrer à l’oraison chacune des vingt-quatre heures du jour et de la nuit comme le faisaient jadis les moines Acémètes de Constantinople, qui se relayaient dans leur église pour une prière continue, de sorte que les gens de l’extérieur croyaient qu’ils ne dormaient pas.

Pour ceux qui ne peuvent sanctifier par une prière spéciale chaque heure du jour ou de la nuit il y a en,core la formule du Prosevkhitaire, qui consiste à prier « le soir, le matin et à midi », comme nous en a donné l’exemple dans un psaume le roi David, à une époque où le « nykhthiméron » n’était pas encore divisé en vingt-quatre heures, mais où les trois temps forts de la journée étaient ceux du soleil à son lever, à son apogée et à son coucher, de même que l’obscurité avait pour divisions les quatre veilles de la nuit, celles qu’observaient les marins sur leurs navires ou les guetteurs des camps militaires et des cités fortifiés.

Priez sans cesse, c’est ce qui a inspiré ma traduction du début de la « petite litanie », qui revient au cours des offices et de la Liturgie.

C’était en 1960, alors qu’on se préparait au concile oecuménique annoncé par Jean XXIII dont on espérait qu’il serait important pour l’Unité entre les Églises. Dom Lambert Beauduin avait demandé que l’on fît des prières spéciales. Une fois par semaine, entre le repas de midi et la récréation, la communauté se rendait en procession jusqu’à l’église byzantine du monastère en chantant les stichères de la Litie de l’Exaltation de la Croix. Une fois que nous étions arrivés dans la crypte, le prêtre hebdomadier disait une litanie instante qui, pour la circonstance, avait été composée en français. Elle commençait par : « Encore et encore ». Alors que nous étions habitués à entendre : « Paki i paki », ou : « Eti kai éti », cet « encore et encore » sembla drôle à plus d’un, en particulier à dom Clément Lialine, le seul russe de notre communauté, qui alliait le bon sens à l’esprit théologique. Je n’oublierai jamais son geste : du dos de la main il effleura, de haut en bas, sa joue rasée comme pour dire : « Quelle barbe ! » Plus tard, quand j’ai commencé à traduire du grec et du slavon en français, je me suis souvenu de dom Clément et j’ai traduit par : « Encore et sans cesse », comme un rappel de saint Paul, qui nous permet de transfigurer ce qui serait, sinon, une ennuyeuse répétition.

Après avoir demandé de « prier sans cesse », saint Paul ajoute : « en toute choses rendez grâces, réjouissez-vous en tout temps. »

Ainsi, en nous souvenant de la recommandation du saint Apôtre aux Thessaloniciens, ce n’est plus avec lassitude, mais avec joie que nous aurons à coeur de prier « sans cesse ».

Nîmes, Pentecôte 2007.

Père Denis GUILLAUME (+2008)